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dimanche 26 octobre 2008

Flash ! La MINUSTAH tue un homme à Pignon, Incendie au Cap-Haïtien.

Par Cyrus Sibert

Cap-Haïtien, le 26 Octobre 2008 ; (Ré.Cit.).-

Une situation de tension règne à Pignon. Selon les témoignages, des soldats de la MINUSTAH auraient abattu froidement et sans raison valable un citoyen de la localité. Saint-Martin est le nom la victime qui se trouve entre la vie et la mort. Avec une balle à la tête, il n’a aucune chance de survie. Tout est provoqué par un match de football entre Pignon et Hinche - deux localités voisines - qui s’est dégénéré en confrontation entre fanatiques. Des soldats de la MINUSTAH sont intervenus brutalement en tirant aveuglement. Saint-Martin qui revenait de son jardin en est sorti victime. La population de Pignon critique cette façon de la MINUSTAH de réagir brutalement tuant des citoyens haïtiens sans raisons valables. Toutefois, d’autres témoignages accusent des policiers en civile qui accompagnaient l’équipe de Hinche. Ces derniers seraient à la base du meurtre de Saint-Martin. Ils auraient tiré dans toutes les directions provoquant une riposte de la MINUSTAH qui n’arrivant pas à identifier l’auteur des coups de feu, attaquait des citoyens non armés de Pignon.

Par ailleurs, les bureaux départementaux du Ministère des Finance et du Ministère de la Santé Publique sont consumés par le feu - en partie, le samedi 25 octobre 2008 aux environs de 15 heures. Le service pompier de la ville n’a pas pu intervenir faute de moyens et surtout d’organisation. Grâce à la décision du Directeur de l’aéroport du Cap-Haïtien Jean Joseph Larosilière qui a autorisé l’intervention des pompiers de l’aéroport du Cap-Haïtien, on a pu maîtriser l’incendie et éviter le pire.

RESEAU CITADELLE (Ré.Cit.), le 26 Octobre 2008, 20 heures 10.

Nouvelles du Nord.

La commune de Fort-Liberté était le théâtre d’une grande manifestation mercredi 22 octobre.

Par Ernest Saintilus

Cap-Haïtien, le 23 Octobre 2008 ; (Ré.Cit.).-

Il s’agissait pour les protestataires venus de diverses couches de la population d’exiger du gouvernement notamment du ministère de la Santé publique l’implantation d’un centre de diagnostique intégrale. Un projet qui a été annoncé par le président haïtien René Préval, lors d’une visite dans la zone selon les manifestants.

Ne voulant pas que cette œuvre soit reléguée aux oubliettes, les Fort-dauphinois voulaient attirer l’attention des plus hautes autorités du pays sur la nécessité de ce service pour la zone.

Le Maire de Fort-Liberté Moise Charles Pierre a apporté son soutien au mouvement. Il invite le Ministère des finances et celui de la santé publique à donner les raisons du retard dans le démarrage des travaux tout en faisant remarquer qu’un projet de la sorte devrait démarrer sans retard à Trou du Nord.

Réagissant autour de cette question, le Directeur du Ministère de la Santé publique branche Nord-Est demande à la population de garder son calme soulignant que des démarches administratives sont en cours, pour la mise en place du CID de Fort-Liberté.

A la question d’inquiétude témoignée par les protestataires à entendre parler de construction prochaine du service du même genre à Trou du Nord, Jean Denis Pierre indique que ce projet rentre dans le cadre d’un accord tripartite Haïti, Cuba et Canada.

RESEAU CITADELLE (Ré.Cit.), le 23 Octobre 2008, 13 heures 17.

____________________

Certains propriétaires de pompe à essence du Nord semblent vouloir se soustraire à la décision du gouvernement relative à la baisse des produis pétroliers sur le marché local.

Par Ernest Saintilus

Cap-Haïtien, le 23 Octobre 2008 ; (Ré.Cit.).-

Des chauffeurs et propriétaires de véhicules assurant les trajets Cap-Haïtien vers d’autres communes se déclarent victimes de cette insoumission. Ils demandent aux autorités départementales d’agir sérieusement contre ces entrepreneurs.

Par ailleurs ils expriment leurs insatisfactions concernant la légère baisse du prix du carburant. Les conducteurs de véhicule interrogé par Réseau Citadelle se déclarent pour un réajustement.

Rappelons que le Ministre haïtien de l’économie et des finances a annoncé mercredi 22 octobre que de nouvelles baisses du coût de l’essence sont possibles puisque, explique-t-il les prix seront fixés en fonction de la date d’arrivage des cargaisons.

Nouveau sit-in mercredi des médecins résidents de l’Hôpital Universitaire Justinien du Cap-Haïtien.

En plus de l’obtention des 9 mois d’arriéré de salaire, ces employés de la santé exige pour l’instant de meilleures conditions de travail au Ministère de la Santé Publique. Telle est la réclamation de leurs confrères de l’Hôpital Général à Port-au-prince.

Le Directeur Exécutif du plus grand centre hospitalier du Nord, Pierre Chavannes a indiqué que son administration multiplie les contacts auprès du Ministère de tutelle, pour parvenir à bout de cette crise qui perturbe le fonctionnement du plus grand centre hospitalier public du Grand Nord.

Il explique le retard dans le paiement des arriérés par le passage successif de 4 tempêtes tropicales et ouragans dans le pays ainsi que les changements ministériels.

Faut-il remarquer que des organisations de droits humains commencent déjà à s’inquiéter de ce quasi-dysfonctionnement de l’hôpital Justinien. L’association des citoyens pour l’épanouissement des droits humains dit déplorer que l’HUJ soit jusqu’à présent privé de certains équipements et infrastructures d’accueil. L’ACDH croit qu’une telle situation doit interpeller la conscience de chaque citoyen.

RESEAU CITADELLE (Ré.Cit.), le 26 Octobre 2008, 13 heures 27.

jeudi 23 octobre 2008

Les Tontons-macoutes de René Préval.

Les hommes de main du Maire Michel Saint-Croix terrorisent la ville du Cap-Haïtien


Par Cyrus SIBERT

Cap-Haïtien, le 18 Octobre 2008 ; (Ré.Cit.).-


Le vendredi 03 octobre 2008, le Maire de la ville du Cap-Haïtien Michel Saint-Croix a été l’invité de Valéry Numa. Sur Radio Vision 2000, le premier citoyen de la Cité Christophienne répondait aux attaques du délégué de ville Claude Etienne qui l’accuse -comme beaucoup d’autres citoyens - de corruption dans la gestion de les finances publiques. Il n’a pas moins laissé apparaître son vrai visage celui d’un homme violent qui ne cherche qu’à humilier tous ses interlocuteurs, si ces derniers refusent d’avaler ses diktats. Un homme arrogant qui n’a aucun respect pour les journalistes dans le Nord d’Haïti, aucun égard pour la presse libre.


Ce jour là, Michel Saint-Croix a confirmé tous nos avertissements. Dans plusieurs textes parus dans la presse, nous avions sonné la sonnette d’alarme sur le danger que représente l’Autoritarisme municipal, le refus de Michel Saint-Croix de respecter les procédures en matière de finances publiques, les violations systématiques de droits humains commises par les hommes qui composent sa milice municipale. Tous les traits d’un dictateur en herbe étaient visibles, particulièrement sa capacité à dénaturer la vérité et ce qu’il comprend à peine. Nos textes sur la situation sont disponibles à l’adresse :

http://reseaucitadelle.blogspot.com/2008/05/la-mairie-du-cap-hatien-implique-dans.html


Sans surprise, nous avons écouté le phénomène Saint-Croix. Et nous nous sommes dit : si dans un pays qui se veut démocratique, un maire qui agit en dehors du cadre légal jusqu’à faire de sa municipalité une reproduction miniaturisée des dictatures comme celui de François Duvalier, Raoul Cédras et Jean-Bertrand Aristide, si sous l’œil des observateurs de la MINUSTAH et des organisations des Droits humains ces pratiques barbares peuvent passer sous silence, il n’est pas impossible qu’un régime sanguinaire s’installe en Haïti. Quelle est l'utilité des ONGs de renforcement de la démocratie qui empochent des millions au nom de la démocratie locale et des droits humains ?



Les gaffes d'un petit menteur qui se veut fossoyeur de la presse capoise.

Michel Saint-Croix, dans ses pratiques méchantes à l’endroit des journalistes du Cap-Haïtien, a déclaré qu’il a le contrôle de 15 journalistes. 15 travailleurs de presse sont inféodés à la Mairie du Cap-Haïtien. C’est dommage que notre confrère Valéry Numa n’ait pas signalé les contradictions qui existent dans cette déclaration fallacieuse et sans fondement, qui ne vise qu’à humilier la presse capoise. Le maire Michel Saint-Croix venait juste de rechigner ‘‘ les journalistes refusent de couvrir les évènements de la Mairie ’’. Alors comment un Maire qui contrôle 15 journalistes - en occurrence toute la presse capoise - puisse se plaindre à ce point ? La réponse est que la majorité des 15 personnes ne sont pas des journalistes, mais des partisans du maire qui travaillaient dans des médias comme Radio Ti MOUN, Radio Télé Kombit de Jose Ulysse, Radio Vérité de Bell Angelot, Radio Africa de Nawoon Marcellus. Ces organes de presse ne travaillent plus. Elles ont été détruites en 2004, lors des évènements politiques.

Même quand les journalistes du Nord croupissent dans la misère, dans un pays où les citoyens intègres n’ont d’autre choix que de crever de faim, ils se respectent et ont donné une bonne leçon à ces apprentis despotes. Ils l’ont gardé en quarantaine, pour avoir violenté Radio Kontak Inter. Pour camoufler cette action répressive contre un média, le maire Michel Saint-croix a mis en évidence ses amitiés avec le Directeur de Radio Kontak Inter. Mais, les histoires personnelles de cœur entre Kenston Jean-Baptiste Directeur de Radio Kontak Inter et le Maire Michel Saint-Croix n’intéressent pas le public et n’infirment en rien ses actions répressives contre la presse capoise. D’ailleurs, le Bureau de Droits Humains de la MINUSTAH au Cap-Haïtien a dans ses archives une déposition écrite de Kenston Jean-Baptiste et de Paul Jean-Louis le propriétaire de la Radio Kontak Inter.


Autour de RCPN (REGROUPEMENT DES CORRESPONDANTS DE PRESSE DU NORD) les journalistes ont exigé justice. Dans ses pratiques barbares, Saint-Croix n’a trouvé d’autre stratégie que d’essayer de corrompre les membres de RCPN en tentant d’allouer un fonds en faveur des journalistes membres de l’organisation, lors du festival culturel du Nord de 2007. Pour preuve, sans gêne, le Maire Saint-croix vante ses capacités de corrompre les gens avec des fonds publics. Un refus catégorique s’en est suivi. Le RCPN exigeait que le chèque soit annulé et que son nom ne soit pas apparu au rapport. Ce que le Maire Saint-Croix refusa. Il préfère garder le chèque au bureau comptable de la Mairie et tire l’avantage de voir le nom de RCPN figurer au rapport financier. A partir de ces différends, une multitude d’actions d’intimidation a été orchestrée contre les journalistes dans le Nord.


On n’a qu’à consulter les cahiers de la section des droits humains de la MINUSTAH, pour se faire une idée des plaintes déposées contre le Maire du Cap-Haïtien. Une enquête de terrain suffit pour comprendre la terreur qui règne dans la ville du Cap-Haïtien.


Les Maires sont toujours impliqués dans des histoires de bastonnades. Ils ne jurent que par des menaces d’arrestation. Ils sont supportés par des Casecs (Conseil d’Administration de la Section Communale) qui arrêtent, maltraitent et emprisonnent les citoyens, en dehors de la justice. Quand le citoyen porte plainte, le juge lui conseille de trouver une entente avec son bourreau. Les Maires de la ville du Cap-Haïtien sont en conflit avec la majorité des Directeurs Régionaux. Ils lancent des attaques sans fondement contre la MINUSTAH. Ils utilisent, avec la complicité des comptables, les fonds publics. D’ailleurs, il est évident que Michel Saint-Croix à deux reprises sur Radio Vision 2000, a avoué que les fonds de la ville du Cap-Haïtien sont utilisés comme bon lui semble, sans règles budgétaires ni principes.


Alors pourquoi ne pas enquêter sur les agissements de la Mairie de Michel Saint-Croix ? Pourquoi ne pas mettre à nu ses gabegies administratives, le mettre en garde des conséquences qui pourraient en résulter ? Pourquoi l’ULCC (Unité de Lutte Contre la Corruption) qui se veut à l’avant-garde de la lutte contre la corruption en Haïti n’initie t-elle pas une enquête sur le niveau de vie, les dépenses somptuaires extravagantes des trois maires de la ville du Cap-Haïtien.

Une politique de fin de règne du Président René Préval


En effet, ce qu’on observe au Cap-Haïtien n’est pas un fait isolé. Cette politique répressive au niveau municipal est l’œuvre du Chef de l’Etat René Préval. Car le 22 mai 2008, lors d’une rencontre au Palais National d’Haïti, René Préval a procédé comme François Duvalier. Il a transformé les maires, les agents de développement, en agent du Palais, au dessus de la loi en ces termes :

‘‘Magistrat ? Maire ? A mes yeux vous êtes des présidents comme moi. Vous devez régner au niveau de votre commune. Vous n’avez aucune explication à fournir à ceux qui ne sont pas des exécutifs élus comme vous et moi. Car vous êtes l’Exécutif au niveau communal. Vous avez les plains pouvoirs. Ne vous vous occupez pas du Conseil Electoral qui parle de réduction de votre mandat. D’ailleurs nous allons refaire ce CEP (Conseil Electoral Provisoire). C’est vous qui allez déléguer les membres du Conseil sérieux qui organisera les élections.’’ Et pour prouver sa détermination, un Maire qui se plaignait d’avoir un mandat d’arrêt contre lui a vu le Président demander au Ministre de la justice de révoquer le juge qui a osé agir ainsi. Le Maire Michel Saint-Croix a expulsé un membre du conseil électoral qui était de passage dans le Nord et voulait le rencontrer.

Les amis du président Préval, de l’intérieur comme à l’extérieur, attendent un système présidentiel. Il faut amender la constitution, organiser des élections truquées. Et les maires constituent la pierre angulaire du projet. Un tel projet ne pouvant réussir sans un système répressif et despotique, le chef de l’Etat, tout en faisant preuve d’ouverture, transforme les maires des villes de province en petits despotes : les tontons macoutes de son régime.


Le maire Michel Saint-Croix ne cache pas son allégeance au Palais National. Dans les émissions de la Mairie il ne rate aucune occasion pour vanter ses contacts avec le chef de l’Etat qui supporte ses abus. Il se dit avoir plein pouvoir. Il a le numéro personnel du grand chef qui a fait de lui un petit chef. Il peut l’appeler à n’importe qu’elle heure du jour et/ou de la nuit.


Encore une preuve que le Président René Préval refuse de diriger l’Etat d’Haïti dans la voie démocratique, il ne respecte plus les consensus de son choix. Manipulation sous manipulation, nos dirigeants refusent d’appliquer la Constitution en vigueur. Au lieu de voir la cause des crises dans leur entêtement à tromper la nation, ils continuent d’accuser...

Conclusion

Si d'après ABDOU DIOUF Secrétaire Général de la Francophonie (39e Assises de l'Union de la Presse Francophone à Cote d'Ivoire) ..."des medias libres et professionnels'' sont l'une des trois ''exigences'' que réclame la démocratie, les deux autres étant ''un Etat fort et légitime'' et '' des organes de régulation et d'autorégulation stables'', il n'y a aucune victoire à chercher à acculer les journalistes misérables d'un pays pauvre. Etant donné qu'Un journaliste qui a peur, un journaliste qui a faim, n'est pas un journaliste libre, un journaliste au service de ses concitoyens, les institutions publiques devraient renforcer les travailleurs de presse sans chercher à les piéger. Toute action contraire est primaire, antidémocratique donc intolérable. Des dirigeants comme Michel Saint-Croix ne devraient pas avoir l’audience de la presse indépendante, pour vanter leur art corrupteur. La presse libre capoise ne baissera pas la garde face aux assauts répétés. Si elle est attaquée en permanence par les apprentis despotes c’est parce qu’elle se veut la première ligne de défense des libertés civiles et politiques. Et les tontons-macoutes de René Préval se sentent menacés.

RESEAU CITADELLE (Ré.Cit.), le 18 Octobre 2008, 13 heures 30.

mardi 14 octobre 2008

Reprise des cas de kidnapping dans le Nord : Tolérance et laxisme à l’égard des bandits.

Par Cyrus Sibert

Cap-Haïtien, le 11 Octobre 2008 ; (Ré.Cit.).-

Jean Fritzner alias Baby est un chauffeur de la Direction Départementale Nord du MSPP. Le vendredi 10 octobre 2008, revenant de borgne, il a été kidnappé sur la route Nationale#1. Il était accompagné d’un autre employé du ministère de la Santé Publique.

Depuis environ un mois, les citoyens du Nord constatent une reprise des cas de kidnapping dans la région du Nord. Au mois de septembre 2008, trois (3) personnes qui revenaient des Gonaïves ont connu le même sort du coté de la Rivière Salée, zone Morne Anglais, entre Plaine du Nord et Acul du Nord, sur la route National # 1.

Des réseaux de kidnappeurs sont reconstitués dans le Nord. Le Juge d’Instruction Heidi Fortuné subit seul les menaces des bandits. La police refuse d’exécuter 21 mandats lancés par la Chambre d’Instruction Criminelle. Le Groupe Armé proche du Parti Populaire National (PPN) et des extrémistes Lavalas à la solde de Nawoon Marcellus continue d’agir. Après l’attaque de la Caisse Populaire Fraternité de Saint-Raphaël, aucune suite n’a été donnée pour faire la lumière sur les crimes commis et réprimer les bandits. Borgne, Port-Margot, Limbé et Plaisance constituent l’espace géographique de ce groupe d’extrême gauche armé, connu sous le nom de l’ADLN (Armée Dessalinienne de Libération Nationale). Dans des sections de la commune de Borgne, ces hommes circulent librement avec leurs armes de guerre. Ils organisent la justice et emprisonnent les personnes jugées coupables. Leur ‘‘Armée’’ continue de bénéficier du silence politiquement motivé de la Police Nationale dans le Nord.

Alors que le Directeur Départemental de la police Comm. Joiny Canéus se montre très actif contre les soldats démobilisés qui revendiquent leur fonds de pension, il fait preuve de tolérance, de laxisme à l’égard de ces bandits qui tuent et se préparent à remporter les élections par les armes.

Notons que dans une lettre rendue public, le policier Guillaume Dieuveuil accuse le Directeur Départemental Nord de protéger les bandits – une faute allant jusqu’à exiger des libérations extrajudiciaires. Pour le moment beaucoup de citoyens ne prennent pas au sérieux la lettre de Guillaume Dieuveuil, vu qu’il est considéré comme le principal policier corrompu lié aux kidnappeurs. Toutefois, on observe le comportement du Directeur Joiny Canéus. Pour le moment, ses actions n’encouragent pas ceux qui croient encore en son intégrité.

RESEAU CITADELLE (Ré.Cit.), le 11 Octobre 2008, 20 heures 00.

mardi 7 octobre 2008

Un nouveau Conseil est installé ce mardi 7 octobre 2008 à la tête de la Faculté de droit du Cap-Haïtien.

De Gauche à droite: Me Philomé FENELON, Dr Gesner NELSON, Me Fédé CALIXTE

Un nouveau Conseil est installé ce mardi 7 octobre 2008 à la tête de la Faculté de droit du Cap-Haïtien en vue d’essayer de mettre un terme au disfonctionnement de cette institution causé par des luttes de clans. Jean Vernet (Recteur de l’Université d’Etat d’Haïti - UEH), Wilson Laleau (Vice Recteur aux affaires académique) et Fritz Deshommes (Vice Recteur à la recherche Scientifique) ont fait le déplacement pour une cérémonie d’installation des trois membres qui assureront l’intérima pour une période de deux ans.

Dr Gesner Nelson, Me Philomé FENELON et de Me Fédé Calixte sont les membres de ce Conseil. Nous publierons un article complet sur cette situation.

vendredi 3 octobre 2008

Des délégués de ville du Cap-Haïtien dénoncent la corruption qui fait rage au sein de la Mairie de leur commune…

Par Ernest SAINTILUS
Cap-Haïtien, le 03 Octobre 2008 ; (Ré.Cit.).-

Lors d’un point de presse donné le mercredi 1er Octobre 2008 au local de la délégation du Nord, les élus de la collectivité municipale de Cap-Haïtien ont indiqué que le cartel municipal n’a jamais publié de rapport sur certains montants collectés tant en Haïti qu’à l’étranger pour la réalisation de plusieurs projets. Des travaux qui, selon-eux, n’ont pas été achevés ni même démarrés. Ils exigent des maires Lavalas du Cap-Haïtien, particulièrement le ‘‘super chef’’ Michel Saint-croix des explications claires sur le mode de gestion des fonds qui devaient servir à financer la reconstruction du marché public de cité du peuple, la construction de la place publique de Sainte-Philomène, le projet de forage de puits au niveau de la section communale de Bande du Nord, l’organisation de quelques festivités dans la commune notamment le festival culturel du Nord, l’achat d’ampoules devant servir à l’éclairage de la ville (projet pour lequel des fonds ont été recueillis à Miami par le Maire Saint-Croix pendant deux marathon organisés dans cet Etat des Etats Unis d’Amérique.)

Selon les délégués de ville, certaines hautes autorités du département du Nord dont des parlementaires seraient de connivence avec le conseil municipal, dans la disparition ou la sous-utilisation de ces fonds publics.

Ils invitent l’unité de lutte contre la corruption (ULCC), la Cour supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif, aussi bien que le Ministre de l’intérieur à faire un audite en urgence dans cette institution.

Soulignons qu’il y a quelque un mois et demi depuis l’organisation du festival culturel du Nord de 2008, jusqu’à aujourd’hui, la presse capoise n’a aucune information ni sur les montants qui ont été alloués et recueillis, ni sur les dépenses faites. Les informations reçues de sources sûres feraient croire qu’il y avait eu discordance entre le Maire principal Michel Saint-Croix et les maires assesseurs Fritz Joseph et Philoclès Saint-Fleur. L’absence de transparence dans la gestion des fonds est une source de conflit entre les trois du cartel qui souvent prend l’aspect de scandale public.

RESEAU CITADELLE (Ré.Cit.), le 03 Octobre 2008, 12 heures 40.

jeudi 2 octobre 2008

Boulos, vous nous manquez!

Un groupe de 10 sénateurs, qui se sont gardés de révéler leur identité, ont écrit au président du Sénat, Kelly C. Bastien, pour lui demander d'organiser une séance spéciale sur le dossier de Roudolph Boulos. L'ancien vice-président du Sénat a été contraint d'abandonner son poste le 18 mars 2008 à la suite d'un rapport sénatorial sur la double nationalité. Niant détenir une nationalité étrangère, Roudolph Boulos avait pourtant annoncé sa démission avant le vote d'une résolution constatant qu'il n'a pas les qualités requises pour siéger au Sénat de la République.

« L'Assemblée constate sur la base des faits établis que les sieurs Ultimo Decena Compère, également connu sous le nom de Ultimo Compère, et Rudolph Henri Boulos sont de nationalité étrangère », avait fait remarquer la résolution adoptée le 18 mars dernier. Ajoutant : « Les sieurs Ultimo Decena Compère et Rudolph Henri Boulos n'ont pas la qualité pour siéger au Sénat de la République. De ce fait, leur présence au Sénat a été une usurpation et une imposture. »

Sur 20 sénateurs présents, 17 avaient voté en faveur de la résolution. Les sénateurs Edmonde Supplice Beauzile et Judnel Jean ont toujours dénoncé la résolution constatant que le premier sénateur du Nord-Est n'a pas les qualités pour siéger au Grand Corps. La commission présidée par le premier sénateur de l'Artibonite, Youri Latortue, avait mis en avant un passeport américain qu'aurait détenu M. Boulos pour le forcer à laisser le Parlement la tête baissée. Son nom a été rayé de la liste des sénateurs en fonction. Et des élections anticipées ont été organisées pour le remplacer à la vice-présidence.

Le président du Sénat, Kély C. Bastien, qui considérait le dossier de Boulos comme une affaire classée se dit prêt à donner suite à la demande de ses collègues. Seulement, le sénateur Bastien invite les dix sénateurs à formaliser leur demande en révélant leur identité.

Une source proche du bureau du Sénat révèle que ces signatures s'identifient aux sénateurs suivants:
Carlos Lebon
Andris Riché
Youri Latortue
Eddy Bastien
Judnel Jean
Edmonde Supplice Beauzile
Jean-Joseph Pierre-Louis
Laurent Féquière Mathurin
Roudy Hériveaux.

Retour immminent du senateur Boulos au Senat Haitien

Par Jean Monard Metellus InfoHaiti.net -


C'est décidément l'information de la journée: le sénateur Rudolphe Boulos qui avait perdu son poste de parlementaire à cause de sa nationalité étrangère (américaine) après la décision prise par l'assemblée des sénateurs suite à un rapport d'une commission présidée par le sénateur Youri Latortue au mois de Juin de l'année dernière pourrait faire son retour au grand corps, a t-on appris au près de ses proches. De l'avis même du président de l'Assemblée Nationale, le sénateur Kelly C. Bastien, les sénateurs pourraient revenir sur ce vote qui avait soulevé pas mal d'interrogations à l'époque à cause « du caractère illégal de la mesure ». Il était en effet dit que l'Assemblée des sénateurs n'avait pas les prérogatives légales et constitutionnelles pour invalider le pouvoir d'aucun membre du grand corps. Un tribunal du Nord-est avait d'ailleurs relevé le caractère illégal et inconstitutionnel de la mesure sénatoriale.

Des sources proches de l'intéressé font état des contacts qui auraient déjà été établis en prévision du retour très imminent du sénateur Boulos dans le pays, lui qui était tour à tour à St Domingue et à Washington dans une situation qu'il avait lui-même décrite comme celle d'un parlementaire en exil.

Rudolphe Boulos, grand entrepreneur et industriel, frère ainé du Dr Réginald Boulos avait été élu premier sénateur du département du Nord-est avec une large majorité sous la bannière de la Fusion des Sociaux Démocrates. Son collègue Judnel Jean (2e sénateur du département), également membre de la Fusion, de même que Mme Edmonde Supplice Beauzile Fusion/Centre) n'ont jamais raté l'occasion de tirer à boulets rouges sur leurs collègues pour ce vote qu'ils n'ont pas cessé de dénoncer.

Note de Presse : Fondation Prod’Arts proteste en faveur de la conteuse et comédienne Natacha Jeune Saintil.

Note de presse

Suite aux actes barbares perpétrés contre la conteuse et comédienne Natacha Jeune Saintil en sa résidence privée à carrefour (Impasse vainqueur, canne à sucre) le mercredi 24 septembre par des policiers du commissariat de Carrefour dit Oméga, la Fondation Prod’Arts proteste et condamne les terribles brutalités qu’a subit la comédienne qui venait tout juste de rentrée chez elle vers 9h 30 PM, après une séance de répétition.

En signe de support et de sympathie à la comédienne qui avait donné un très beau extrait du spectacle « Defile » lors de la dernière sortie de notre activité culturelle dénommée « Vibrations » (le vendredi 19 septembre), organisée chaque deux vendredi du mois à la Direction Nationale du Livre (DNL), la Fondation Prod’Arts a annulé la seizième sortie de cette activité qui aurait dû lieu ce vendredi 3 octobre 2008.

La comédienne devrait participer à la prochaine édition du mois créole de Montréal, le 11 octobre 2008, avec la pièce « Defile » de Gary Victor et mise en scène par Ralph Civil de la compagnie KTK (Konpayi Teyat Kreyòl).

Injustement, Natacha Jeune Saintil, une autre personnalité haïtienne est victime des mains des brigands policiers cantonnés au Commissariat de carrefour dit Oméga, réputé par ses arrestations illégales, violations des droits humains, sabotages et tant d’autres. Par conséquent, la Fondation Prod’Arts exige à la première ministre Michèle Duvivier Pierre Louis également ministre de la justice et au directeur général de la police nationale d’Haïti (PNH), Mario Andrésol de prendre les dispositions que de droit pour que ces brigands policiers soient jugés et condamnés. La conteuse s’est vite référée à l’un des centres hospitalier de la capitale, elle souffrait de lésion internes (perforations intestinales) et des fractures au bassin.

Natacha Jeune Saintil est une comédienne de renommée internationale, elle a déjà participé à des représentations à l’étranger. Elle est membre des troupes du Petit conservatoire, konpayi Teyat Kreyol, Théâtre Nationale d’Haïti…

La Fondation Prod’Arts invite tous les victimes d’actes de brutalités policières quelconques à venir nous rejoindre pour signer cette pétition afin que cessent ces actes de barbaries policière dans le pays.

Port-au-Prince, Haïti, le 29 septembre 2008

Fortestson ‘Lokandya’ Fénelon
Poète, comédien, journaliste culturel

Vladimir Delva
Comédien, animateur culturel

Raoul Saint Cyr Junior
Scénographe, éclairagiste

Farid Sauvignon
Comédien

Georges Nesly
Troupe de théâtre Ayizan

Faubert Bolivar
Ecrivain

Bien Cher Louis Pierre
Journaliste culturel

James Noel
Poète

Makenzy Orcel
Poète

Jean Max Beauchamp
Poète

Senal Yve Marie
Animateur culturel

Gary Victor
Ecrivain

Loudnard Esther Clergé
Poétesse

Numa Thomas
Comédien

Sherly Philidor
Etudiante

Ralph Civil
Metteur en scène

Francesseca Mérentier
Comédienne

Serge Junior Fécu
Poète

Daniel Marcelin
Metteur en scène

Ricardo Lefèvre
Acteur, Comédien

Toussaint François
Poète, Journaliste culturel

France Medeley Guilloux
Comédienne

Pierre Richard Jean Pierre
Professeur, Philosophe

Albert Moléon
Comédien

Chénald Augustin
Poète, Journaliste culturel

Jean Venèl Casséus
Groupe COMPAS, Journaliste culturel

Billy Elucien
Metteur en scène

Wooly Saint Louis Jean
Chanteur, Parolier

Jean Emmanuel Jacquet
Comédien, Journaliste culturel

C.C : Ministre à la condition féminine et aux droits de la femme, Bureau de la première ministre, Direction Générale de la PNH, Ministre de la justice, Bureau des droits humains aux Nations Unies …