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samedi 4 avril 2009

Assassinat du journalistes Jean DOMINIQUE ; neuf ans après des journalistes haïtiens réclament encore justice



Vendredi, 3 avril 2009 19:58


Des journalistes haïtiens ont marché dans les rues de Port-au-Prince, ce 3 avril 2009, pour marquer le 9e anniversaire de l'assassinat du journaliste Jean Léopold Dominique.


Vêtus de t-shirts à l'effigie de Jean Dominique, ces travailleurs de divers médias de la capitale haïtienne et des villes de province ont lancé des messages à travers lesquels ils réclament justice pour l'ancien directeur général de Radio Haïti Inter.


Sur tout le parcours de la marche, le message était clair : « justice pour Jean Dominique.


Un ancien collaborateur de Jean Dominique à Radio Haïti Inter, Grégory Casimir est venu directement du Canada pour participer à cette manifestation qui a pris fin devant le Palais de Justice.


Pour Grégory Casimir, le ministère de la justice doit intervenir dans ce dossier. L'important ce n'est pas de nommer des juges, mais de faire avancer le dossier a-t-il fait remarquer.


En 9 ans, « le dossier sera passé entre les mains de six juges d'instruction et l'impunité totale demeure », a dénoncé l'organisation internationale Reporters Sans Frontières (RSF) dans un communiqué de presse.

RD
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Haïti-Presse-Assassinat
Affaire Jean Dominique : Les journalistes furieux contre les juges
Une "prime de 50.000 dollars" bientôt disponible pour récompenser toute personne détentrice d’informations crédibles, annonce le responsable de SOS Journalistes, Guyler Delva, à l’occasion du 9e anniversaire de l’assassinat du plus célèbre des journalistes haïtiens
vendredi 3 avril 2009,
Plusieurs dizaines de personnes, pour la plupart des journalistes, ont manifesté vendredi à Port-au-Prince en vue de réclamer justice pour le directeur de Radio Haïti Inter, Jean Léopold Dominique, à l’occasion du neuvième anniversaire de son assassinat.
Le 3 avril 2000, un commando avait exécuté le plus célèbre journaliste haïtien dans la cour même de sa station en compagnie d’un employé, Jean-Claude Louissaint.
Avec à leur tête Guyler Delva, responsable de l’organisation SOS Journalistes et de la commission présidentielle d’appui aux enquêtes sur les journalistes assassinés (CIAPEAJ), les manifestants ont fustigé le laxisme des juges d’instruction chargés de mener l’enquête, particulièrement le dernier, Fritzner Fils-Aimé. « Neuf juges, les uns plus rusés que les autres, se sont succédés sans qu’aucun résultat n’ait été obtenu après neuf années d’instruction », a déclaré Delva devant le Palais de justice.
Apellant à la nomination d’un autre juge pour prendre en charge ce dossier encombrant, il soutient que les assassins de Jean Dominique - les commanditaires aussi bien que les auteurs matériels du double meurtre du 3 avril 2000- doivent être coûte que coûte identifiés, jugés et condamnés. Le responsable de la CIAPEAJ se dit d’autant plus convaincu qu’il n’y a pas d’autres issues que le Président René Préval et la Première ministre Michèle Pierre-Louis étaient tous deux très proches du directeur de Radio Haïti.
Guyler Delva a, par ailleurs, annoncé l’organisation d’une levée de fonds en vue de réunir une prime de 50.000 dollars américains destinée à toute personne pouvant fournir des informations crédibles sur les auteurs du meurtre de M. Dominique.
D’autres journalistes ayant pris la parole au cours de la marche ont également exprimé leur ras-le-bol face à l’indifférence des autorités judiciaires chargées d’élucider un cas aussi emblématique.
Les manifestants se sont arrêtés devant le ministère de la justice et le Palais National avant de se disperser dans le calme.
Un peu plus tard dans la journée, les mêmes confrères ont pris part à un débat, retransmis en direct par la Télévision Nationale, sur l’affaire Jean Dominique et la situation de la presse haïtienne. Une liaison téléphonique a été établie avec la journaliste Michèle Montas, veuve du disparu et porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. Depuis New York, elle a exprimé sa déception devant l’impunité qui continue d’entourer la mort odieuse de son mari tout en émettant l’espoir de voir la justice rattraper un jour les assassins.
La veille de ce nouvel anniversaire douloureux, l’organisation Reporters Sans Frontières s’est demandée si Jean Dominique et Jean-Claude Louissaint auront jamais droit à une décision de justice équitable après le renvoi du juge instructeur Fritzner Fils-Aimé soupçonné de corruption dans le traitement d’autres dossiers.
spp/Radio Kiskeya

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