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samedi 30 mai 2009

Haiti-Histoire : La Société Capoise d'Histoire offre Firmin en modèle à la génération montante

Anténor Firmin


Cap-Haitien, 30 mai 09 [AlterPresse] --- La Société Capoise d'Histoire et de Protection du Patrimoine a lancé le 29 mai au Cap Haitien (Nord) les activités de commémoration du centenaire de la mort du célèbre homme politique et écrivain haïtien, Anténor Firmin, offert comme modèle à la génération montante, a constaté AlterPresse.


« La Société Capoise d'Histoire offre Anténor Firmin à la jeunesse haïtienne comme modèle à suivre, une référence positive haïtienne », déclare le président du Comité de Commémoration, le Dr Charles Manigat, lors de l'inauguration officielle des activités, en présence de personnalités de différents milieux et d'un public nombreux composé d'un fort pourcentage de jeunes.

Le président de la Commission Présidentielle de Commémoration de la Décennie du Bicentenaire (CPCDB), le professeur Michel Hector, les ministres de la justice, Jean Joseph Exhumé, du tourisme, Patrick Delatour, des relations avec le parlement, Joseph Jasmin, plusieurs secrétaires d'État et le président du sénat, Kelly Bastien, ont pris part à la cérémonie.

« Dans ces moments difficiles de doute et de confusion que traverse le pays, à l'heure d'une grande mondialisation et de la montée en puissance d'instances régionales à caractère économique et politique, ne serait-ce pas la le moment de susciter des recherches profondes, des débats critiques et constructives sur l'homme Firmin, sur nous ? »


A la lumière de la pensée de Firmin, Charles Manigat invite aussi à réfléchir sur « nos pratiques politiques, nos choix économiques, sur notre place dans la Caraïbe et sur notre diplomatie ».


Prenant la parole à son tour, le professeur Michel Hector exprime sa « grande joie » et relève l'actualité de Firmin par rapport aux exigences du Nord et du pays. Pour lui, Firmin pose « le problème de nos responsabilité s en tant qu'intellectuels et citoyens, par rapport au devenir de ce pays ».

L'ombre de Firmin a plané sur toute la cérémonie. « Notre destinée en dernière analyse, doit être notre propre ouvrage » est sa phrase retenue comme slogan de la commémoration et qui a accompagné sa photo, en guise de fond de scène.


Issu d'une humble famille du Cap-Haïtien, Firmin est né dans le quartier de la Fossette (aujourd'hui un bidonville) le 18 octobre 1850 et est décédé le 19 septembre 1911 à l'ile de St Thomas. Figure emblématique du 19e siècle haïtien, il a été ministre des finances, diplomate, gestionnaire et a également fait d'importantes contributions à la pensée haïtienne. Son ouvrage intitulé « De l'Egalité des races humaines », demeure une un classique de standard international.

La commémoration du centenaire de la mort de Firmin « ne concerne pas uniquement le Cap-Haitien », souligne à AlterPresse Emile Eyma Jr., président de la Société Capoise d'Histoire. Au-delà de sa réflexion sur la construction de l'avenir d'Haïti, qui a rencontré l'approbation d'importantes couches de la population dans plusieurs régions du pays, Firmin est « l'un des pères de l'esprit caribéen », soutient Eyma.


Il rappelle entre autres les contacts serrés entre l'intellectuel et homme politique haïtien avec ses homologues dans plusieurs pays de la Caraïbe, dont Jose Marti à Cuba.

En plus des séquences de chants patriotiques, offertes à l'assistance par le pianiste Nikol Levy, maestro du Septentrional accompagné de quelques musiciens de cet orchestre, les talents de plusieurs jeunes ont été récompensés par des prix portant les noms de grandes personnalités capoises.

Globalisation et Développement Local

Paru dans le Journal « Le Matin »
29 mai 2009

La globalisation et le développement local sont parmi les concepts les plus discutés et les plus controversés au niveau de la littérature économique contemporaine. Etablir le rapport entre eux revient à alimenter un paradoxe découlant de la logique et de l’évolution même de ces concepts, considérés comme le fruit de deux processus parallèles en compétition avec les structures traditionnelles de l’Etat Nation dans l’exercice de certaines fonctions et attributions.

En Haïti, les politiques publiques en matière de développement local sont réduites à un simple processus de décentralisation sans une réelle imbrication avec le contexte dynamique de la réalité internationale marquée par la globalisation. Parler de ces deux concepts implique de passer en revue le changement opéré dans la structure institutionnelle de l’Etat Nation. On parle en ce sens, d’une situation de double pression : une pression provenant d’en haut avec la Globalisation et une autre provenant d’en bas avec la décentralisation.

Dans le cadre de cet article nous allons, d’une part, décrire la situation de double pression qui s’exerce sur les structures de l’Etat nation et d’autre part, démontrer l’articulation entre le développement local et la globalisation.

1- Pressions sur l’Etat Nation : Globalisation et Développement Local

A- 1 : Avec La Globalisation

Malgré les discussions et divergences suscitées, la globalisation constitue les données du monde contemporain. Pas un seul domaine d’activités ne l’échappe, elle atteint presque la totalité de la vie en société. Dixit Marc Bazin[1] « Qu’on l’aime ou non, on doit s’adapter et savoir la tourner à notre avantage ». C’est un phénomène irréversible qui implique une pédagogie d’adaptation

Une de ses caractéristiques fondamentales en constitue sa portée internationale et sa capacité à modifier les orientations stratégiques traditionnelles de l’Etat Nation en vigueur depuis la signature en 1648 du traité de Westphalie. Ce traité a consacré l’hégémonie et la prééminence de l’Etat Nation sur les autres acteurs du système des relations internationales.

A partir des années 70, ce paradigme westphalien des Relations Internationales subit une profonde modification à travers une intensification des échanges et une plus grande interdépendance des Etats. Les bases théoriques de ce changement sont formulées dans les travaux de Joseph Nye et Robert Keohane2 sur le transnationalisme et l’interdépendance complexe. En ce sens, Sergio Boisier3 parle à juste titre de la mort de la géographie et des frontières.

La globalisation a mis en difficulté la notion de souveraineté de l’Etat, à tel point qu’on parle aujourd’hui de la crise contemporaine de l’Etat Nation. Certaines structures supranationales sont plus présentes aujourd’hui sur la scène internationale en s’acquittant désormais de certaines taches et responsabilités réservées autrefois aux compétences exclusives et à l’exercice de souveraineté des Etats.

B-1 : Les pressions avec le Développement Local
La fin des dictatures classiques et l’ouverture démocratique des années 80 et 90 dans beaucoup de pays dans le monde se sont incontestablement accompagnées d’une plus grande recherche de participation des citoyens dans l’amélioration de leur bien être et la gestion de la chose publique. En témoigne la chute de la dictature des Duvalier en 1986 qui a favorisé l’émergence d’un espace démocratique. Cet espace a permis en 1987 l’adoption d’une nouvelle constitution qui a accordée une place centrale aux questions de décentralisation et développement local. Elle oblige l’Etat Central à partager le pouvoir avec les diverses collectivités territoriales et permet de renforcer la démocratie. En ce sens, on établit toujours une relation proportionnelle entre la démocratie et la décentralisation.

De même que les institutions supranationales, les collectivités exercent de leur cote une très forte pression sur l’Etat Central en revendiquant de nouvelles taches et responsabilités. Elles veulent aller au delà de simples taches traditionnelles comme les ramassages d’ordures, les entretiens de places publiques etc., pour s’occuper d’autres taches beaucoup plus complexes pouvant influencer directement le bien-être de la population locale. Elles sont très présentes dans le domaine très réservé des relations internationales qui ont été toujours l’apanage exclusif de l’Etat central. Cette situation génère bien souvent des conflits avec l’Etat Central qui les perçoit comme de véritables compétiteurs. . Dans certains pays le pouvoir de ces collectivités est tellement étendu qu’on les assimile à un quasi Etat.

Mieux que l’Etat central, les gouvernements non centraux se révèlent beaucoup plus efficaces dans l’exercice d’une gouvernance de proximité pour résoudre certains problèmes au niveau des communautés locales. C’est un cadre propice qui permet aux citoyens de s’impliquer directement dans la gestion de la chose publique et de se transformer en acteurs et initiateurs de leurs propres avenirs à travers un réel processus développement local.

2- Glocalisation : Articulation Global- Local
« Penser Global, Agir Local » est une maxime souvent utilisée pour décrire l’articulation du développement local avec la globalisation. C’est en ce sens on évoque ces jours-ci le néologisme « Glocalisation ». Ce terme désigne la nécessité d’adapter les défis et enjeux de la Globalisation aux spécificités et réalités locales.

La globalisation comme processus planétaire cherche à incorporer les entreprises, les villes, les régions, les personnes dans un seul et même réseau mondial en assoyant un nouvel ordre économique à travers deux faits importants : d’une part, un espace unique de commerce et transactions dans le cadre du libre marché et de l’abolition des frontières géographiques et technologiques et d’autre part de multiples territoires de production qui renforce le contexte de la Glocalisation.

Dans ce nouveau contexte glocal, les collectivités territoriales constituent les nouveaux acteurs de la compétition internationale en vue d’attirer les capitaux, technologies, investissements, tourisme etc. A titre d’illustration, considérons les cas du Cap-Haïtien et Jacmel qui devraient être en compétition directe avec des villes touristiques comme Puerto Plata et Barahona en République Dominicaine qui connaissent un développement touristique notoire. Malheureusement nos villes sont loin d’atteindre ce niveau développement, n’étant pas gérées avec un souci d’ouverture sur l’international, elles ne sont pas compétitives par rapport à d’autres villes de la région.

Pour qu’une région, ville, localité, territoire etc., à l’intérieur d’un Etat, s’insère durablement dans ce nouvel ordre glocal, il est important d’articuler avec succès les points suivants, considérés parmi les plus importants:

1- Le Marketing Territorial
C’est une branche d’activités relativement récente. Elle Développe une vision intégrée des divers éléments d’un territoire en vue de le rendre plus attractif et vendre avec succès ses atouts et spécificités. Elle permet aux collectivités de se positionner dans le monde international.

2- La Paradiplomatie
C’est une sorte diplomatie alternative, on la considère comme l’action internationale des villes, régions, localités etc. A travers les outils comme la coopération internationale décentralisée, elle permet la réalisation d’un ensemble d’activités : jumelage , forum d’activités, réseau d’intégration, partage d’expériences etc.

3- Management du Développement Economique Local (DEL)
Le DEL se réfère au développement de la capacité économique d’une zone pour améliorer son avenir et la qualité de vie de ses habitants. C’est en fait un processus permanent de négociation entre les acteurs locaux du secteur public, du monde des entreprises, des secteurs organisés de la société civile en vue du bien être de la population locale. La gestion du DEL requiert l’appui de véritables managers spécialisés (City Manager).

Jean Garry Denis
Expert en Développement Communautaire
Professeur de Marketing International
dgarry50@yahoo.fr
__________

[1] Bazin Louis Marc : 10-11 mai 2008, « 2008-2011, une feuille de route », Journal Le Nouvelliste, Haiti

2 Nye Joseph S. et Keohane Robert O. : (1997), « Power and Interdependance » troisième édition, Pearson Scott Foresman

3 Sergio Boisier : 2007, Imagen en el espejo: Aportes a la discusión sobre crecimiento y desarrollo territorial, Universidad del Estado de Mexico

La nouvelle route Cap/Dajabon sert de piste d’atterrissage pour des avions clandestins.

Par Cyrus Sibert
Radio Souvenir FM, 106.1 : souvenirfm@yahoo.fr
Le Ré.Cit : www.reseaucitadelle.blogspot.com/

Cap-Haïtien, le 30 Mai 2009

Le reste d’un petit avion a été découvert au matin du mardi 26 mai 2009 dans la localité « Ti Couline » zone située entre les communes Trou du Nord et Caracole Nord-est du pays et plusieurs panneaux de signalisation ont été endommagés sur la route internationale Cap-Haitien/ Dajabon vraisemblablement par les hélices de l’appareil. Cependant, aucun cadavre n’a été découvert tant à l’intérieur que dans les parages de l’avion.

Très tôt dans la matinée, les autorités policières et judiciaires s’étaient présentées sur les lieux en vue du constat légal mais aucun signe ne pouvait pour l’heure permettre d’identifier l’appareil. Des membres de la population s’y étaient rendus également, une situation qui avait ralenti la circulation d’automobiles dans les environs pendant plusieurs heures.

Le Commissaire du gouvernement de Fort-Liberté, Maitre Gerson Bernard attribue cette action à l’œuvre des trafiquants de drogue soulignant que ces faits se répètent fort souvent dans cette vaste plaine.

Soulignons que le tronçon Cap-Haitien/Dajabon dont les panneaux sont brisés au niveau de ‘‘Ti Couline’’ a été inauguré en décembre 2008 par la première Ministre Michelle Duvivier Pierre-Louis et c’est l’Union Européenne qui avait financé sa construction.

RESEAU CITADELLE (Le Ré.Cit), le 30 Mai 2009, 12 heures 45.

vendredi 29 mai 2009

Des stratèges de l’ONU comptent sur la participation citoyenne pour endiguer les corrompus et désamorcer la ‘‘bombe populaire’’.







Par Cyrus Sibert
Radio Souvenir FM, 106.1 : souvenirfm@yahoo.fr
Le Ré.Cit : www.reseaucitadelle.blogspot.com/
Cap-Haïtien, le 29 Mai 2009


Ce vendredi 29 mai 2009, le Chef de la Section des Droits de l’Homme de la MINUSTAH madame Lizbeth CULLITY et deux autres membres du Bureau Central de Port-au-Prince, madame Sonia BAKAR et madame Lisa MBELE-MBONG, ont rencontré des représentants de la société civile capoise à salle de conférence du Bureau de la MINUSTAH dans la région du Nord d’Haïti.


Il s’agissait de proposer aux organisations de défense des droits humains et de la société civile en générale une perspective d’orientation des actions citoyennes vers de nouveaux objectifs : Les droits économiques, sociaux et culturels.


Les responsables de la MINUSTAH ont dressé un bilan positif des avancées dans le respect des libertés civiles et politiques en Haïti. Selon madame CULLITY, les luttes contre les dictatures avaient occasionné la concentration des interventions sur le respect des libertés civiles et politiques. Aujourd’hui, le peuple haïtien veut du concret. Sans de véritables réalisations sur le plan économique, social et culturel, les acquis démocratiques et les progrès en termes de liberté civiles et politiques ne seront pas pérennes. On ne peut pas compter seulement sur le gouvernement, la participation citoyenne est indispensable. Seule l’implication des citoyens, dans un espace démocratique, peut forcer les dirigeants à être plus transparents, à lutter contre la corruption et enfin à réaliser des œuvres concrètes dans le sens de la réduction de la pauvreté. Le DSNCRP (Document de Stratégie Nationale pour la Croissance et pour la Réduction de la Pauvreté) servira de document de base pour permettre aux organisations de la société civile d’agir. Des séminaires de formation sur le Suivi budgétaire et les Techniques de plaidoirie seront organisés afin de renforcer la capacité des organisations de la société civile.


Après plusieurs réactions exprimant méfiance et scepticisme, l’assemblée qui était composée de plusieurs organisations de base comme l’Association de Marchands de Cité du Peuple, l’Association des chauffeurs du Port de Cap-Haïtien, l’Association des universitaires du Nord, l’Association des Pasteurs, des journalistes, des associations de femmes et de vodouisants, a finalement adopté l’idée de militer pour la défense des droits économiques et la participation citoyenne ou populaire. Une nouvelle rencontre est programmée en ce sens dans le but d’institutionnaliser le mouvement.

En fin de réunion, Madame Cullity a salué la volonté des dirigeants haïtiens de coopérer en ce sens. L’exemple de ce qui se fait à Port-au-Prince avec d’autres organisations citoyennes est un signe de bonne volonté qui marque un possible changement dans les rapports entre les gouvernants et les gouvernés.


Une rencontre qui marque un focus de la communauté internationale et de ses interlocuteurs en Haïti sur la gouvernance publique et la pauvreté. Car, il y a de cela huit (8) jours (le vendredi 22 Mai 2009), la plate-forme des organisations de droits humains avait clôturé un forum de deux jours organisé à l’Hôtel Roi Henry Christophe au Cap-Haitien sur les droits socio-économiques et culturels des citoyens. Il s’agissait de conscientiser les participants de l’importance des droits et devoirs inscrits dans le cadre du pacte international relatif aux droits socio-économiques et culturels, non adoptés par l’Etat haïtien, mais insérés dans la Constitution haïtienne de 1987.


Le Directeur Exécutif de la POHDH, Antonal Mortiné s’était dit croire que la forte majorité de la population haïtienne fait peu de cas de ce type de droits en raison de deux éléments : les gens demeurent encore ignorants vis-à-vis de leurs droits et la politique appliquée par l’Etat ne fait aucune promotion de ces droits et devoirs qui sont entre-autres l’accès à la scolarisation, aux soins de santé et au logement.

Il avait ajouté : Les recommandations formulées par les membres d’organisations présents permettront à la plate-forme de droits humains de disposer d’avantages d’arguments pour poursuivre ses plaidoiries auprès des instances internationales afin de forcer l’Etat haïtien à adopter le pacte international relatif aux droits socio-économiques et culturels avait indiqué Monsieur Mortiné.


Tout porte à croire que nous sommes dans une ère nouvelle. Après la nomination de M. Bill Clinton comme Envoyé Spécial du Secrétaire Général de l’ONU chargé de faire le suivi des dons promis, à l’intérieur du pays, les stratèges de l’ONU comptent sur la participation citoyenne pour endiguer les dirigeants ‘‘Grands-mangeurs’’ afin de pouvoir réaliser des projets socio-économiques capables de désamorcer la ‘‘bombe populaire’’ de pauvres marginalisés par les corrompus d’un régime qu’ils ont imposé en violation de la loi électorale de 2005. La vague des voyageurs clandestins rapatriés en ce début d’année 2009 est une preuve des conséquences de la mauvaise gouvernance en Haïti. Pour le Président Clinton qui s’était fondé sur les refugiés haïtiens pour envahir notre pays en 1994, cela doit créer la confusion totale. Car, avec l’embargo en 1992, il a accéléré la destruction l’économie Haïti et fait de ce pays un exportateur permanent de réfugiés. Les dégâts causés sur nos forêts et sur notre environnement par l’embargo pétrolier imposé pour le retour d’Aristide en 1994 sont les causes des inondations et des dévastations saisonnières. De plus, en 2009, il n’y pas d’armée en Haïti, pas de FRAPH (Front pour l’Avancement et le Progrès d’Haïti), encore moins de Généraux au pouvoir. Le seul Homme Fort d’Haïti est René Préval, Président des corrompus et poulain d’Aristide, incapable de réparer les dégâts.

RESEAU CITADELLE (Le Ré.Cit), le 29 Mai 2009, 20 heures 00.

jeudi 28 mai 2009

Le journal pro-Lavalas « Haiti-Liberté » questionne le leadership d’Aristide… (Tardivement


Editorial du Journal Haiti Liberté : Aristide veut-il retourner en Haïti?


HAITI LIBERTE, vol. 2 No.42 / du 6 au 12 Mai 2009
1583 Albany Ave, Brooklyn, NY 11210, Tel : 718-421-0162
Email: editor@haitiliberte.com
www.haitiliberte.com


Par Berthony Dupont
Nous saluons aujourd’hui les organisations de base du Parti Fanmi Lavalas qui en maintes occasions ont montré la capacité de cette organisation à mobiliser la population. Ainsi, juste après les tragiques évènements du 19 avril 2009, des représentants de la base du Parti dans une conférence de presse ont pris la décision de chasser de Fanmi Lalavas certains membres accusés de violation de la charte du Parti, de trahison vis-à-vis de Jean-Bertrand Aristide et de la cause du peuple.
Cette décision de la base du parti semblerait n’avoir pas trouvé d’appui de la part de la direction ou du comité exécutif formé par Aristide pour diriger en son absence. Car jusqu’à maintenant aucune déclaration officielle du parti n’a été faite pour confirmer ou affirmer que les expulsions annoncées sont réelles ou fausses. C’est le silence complet. On a du mal à comprendre ce silence surtout que l’un des exclus en la personne de Yvon Neptune, avait fait savoir avec autorité que ces gens là de la base ne peuvent pas le chasser.
Vu l’importance du parti Fanmi Lavalas sur l’échiquier politique haïtien;
Vu les manœuvres du gouvernement de Préval et de l’Impérialisme pour définitivement exclure les masses populaires des décisions politiques haïtiennes, comme les dernières sénatoriales ont commencé à le montrer, n’est-il pas important à ce stade des événements sur ce qui retient toujours Aristide en exil ?
Depuis le coup d’Etat du 29 février 2004, le peuple sans répit demande le retour immédiat et sans condition d’Aristide. Cinq ans après il continue à le demander. Alors, quel est l’obstacle qui non seulement empêche Aristide d’intervenir et de participer au affaires internes du Parti, mais l’empêche également de revenir au pays. Sont-ce les Etats-Unis à travers la nouvelle administration d’Obama qui a remplacé celle de Bush ? Est-ce la France de Sarkozi cet américanophile qui a remplacé Chirac ? Ou l’administration de Harper qui a remplacé celle de Paul Martin ?
On a du mal à comprendre qu’un leader politique de la trempe d’Aristide, jouissant d’une si grande popularité dans le pays, se contente simplement et seulement, à chaque fin d’année, d’adresser un message à la population sans s’engager davantage. Un dirigeant politique conscient et conséquent a toujours soif de parler à son peuple. Si l’Afrique du Sud n’est pas l’endroit idéal pour lui faciliter de continuer la lutte et préparer son retour, qu’il cherche un autre pays frère et solidaire de la lutte du peuple haïtien pouvant lui donner accès à la parole et même à l’action.
Aristide avait promis de publier un livre pour dénoncer le kidnapping de février de 2004. Jusqu’à nos jours, on attend encore ce livre. L’ex-premier ministre Yvon Neptune vient de faire croire qu’il aimerait être face à face avec Aristide pour l’entendre dire qu’il a été kidnappé. Rien n’est clair, et dans la foulée le quotidien américain « Miami Herald » vient d’annoncer que le Procureur Général de l’Etat de Floride a ordonné l’ouverture d’une enquête sur Jean-Bertrand Aristide « soupçonné d’avoir perçu de l’argent issu du trafic illicite de stupéfiants » (Miami Herald 29 Avril 2009)
Le devoir aujourd’hui de tout citoyen haïtien honnête où qu’il soit est de contribuer à mettre un terme à l’escalade de la violence contre le peuple haïtien pour arrêter le pourrissement de la situation et remettre le pays sur les rails d’une renaissance. Si Aristide veut retourner au pays pour encadrer son parti et les masses populaires, il n’a qu’à reprendre son mot d’ordre d’antan à Saint-Jean Bosco : charlemagnepéraltement.
Pour l’histoire rappelons qu’Aristide n’est pas le premier leader à avoir vécu en exil. Le cubain José Marti a passé un laps de temps en exil, et il a même vécu en Haïti. Vladimir Ilitch Oulianov, dit Lénine a passé de nombreuses années en exil en Europe jusqu’en 1917. Il a vécu en Allemagne, en France et en Suisse. C’est entre 1907 et 1917, qu’il s’engagea dans plusieurs polémiques avec les mencheviks (en russe pour « minorité ») dont il critiquait l’opportunisme, leur attribuant la responsabilité de l’échec de la révolution de 1905, alors que plusieurs de ses propres disciples s’éloignaient de lui. C’est de sa lutte incessante contre le révisionnisme qu’il aboutit ainsi à la constitution d’un parti bolchevique (en russe pour « majorité ») indépendant et à la création de son journal, la Pravda (« Vérité »). C’est de l’exil qu’il fonda l’Union de lutte pour la libération de la classe ouvrière, le premier journal marxiste russe, Iskra (« l’Etincelle »)
En 1902, il formula la première théorie d’un parti marxiste, de son organisation et de son rôle d’élément directeur dans le combat politique du prolétariat dans le texte intitulé « Que faire ? ». Lorsque la Première Guerre mondiale éclata, en 1914, il s’y opposa catégoriquement, en faisant savoir que « les ouvriers allaient s’entre-tuer pour satisfaire les intérêts de la bourgeoisie ». A ce compte, il encouragea les socialistes à « transformer la guerre impérialiste en guerre civile ». Il exposa et systématisa les idées marxistes sur cette guerre dans « l’impérialisme stade suprême du capitalisme » (1916), avançant la thèse selon laquelle seule une révolution permettant de détruire le capitalisme était susceptible d’engendrer une paix durable. Enfin c’est lors du déclenchement de la Révolution russe de février 1917, une révolution qu’il avait préparée en exil, qu’il traversa l’Allemagne dans un train blindé pour rejoindre triomphalement son pays, la Russie.

L’Histoire ne saurait être plus claire et plus convaincante.

(Editorial)Aristide veut-il retourner en Haïti?


HAITI LIBERTE, vol. 2 No.42 / du 6 au 12 Mai 2009
1583 Albany Ave, Brooklyn, NY 11210, Tel : 718-421-0162
Email: editor@haitiliberte.com
www.haitiliberte.com


Par Berthony Dupont

Nous saluons aujourd’hui les organisations de base du Parti Fanmi Lavalas qui en maintes occasions ont montré la capacité de cette organisation à mobiliser la population. Ainsi, juste après les tragiques évènements du 19 avril 2009, des représentants de la base du Parti dans une conférence de presse ont pris la décision de chasser de Fanmi Lalavas certains membres accusés de violation de la charte du Parti, de trahison vis-à-vis de Jean-Bertrand Aristide et de la cause du peuple.

Cette décision de la base du parti semblerait n’avoir pas trouvé d’appui de la part de la direction ou du comité exécutif formé par Aristide pour diriger en son absence. Car jusqu’à maintenant aucune déclaration officielle du parti n’a été faite pour confirmer ou affirmer que les expulsions annoncées sont réelles ou fausses. C’est le silence complet. On a du mal à comprendre ce silence surtout que l’un des exclus en la personne de Yvon Neptune, avait fait savoir avec autorité que ces gens là de la base ne peuvent pas le chasser.

Vu l’importance du parti Fanmi Lavalas sur l’échiquier politique haïtien,

Vu les manœuvres du gouvernement de Préval et de l’Impérialisme pour définitivement exclure les masses populaires des décisions politiques haïtiennes, comme les dernières sénatoriales ont commencé à le montrer, n’est-il pas important à ce stade des événements sur ce qui retient toujours Aristide en exil ?

Depuis le coup d’Etat du 29 février 2004, le peuple sans répit demande le retour immédiat et sans condition d’Aristide. Cinq ans après il continue à le demander. Alors, quel est l’obstacle qui non seulement empêche Aristide d’intervenir et de participer au affaires internes du Parti, mais l’empêche également de revenir au pays. Sont-ce les Etats-Unis à travers la nouvelle administration d’Obama qui a remplacé celle de Bush ? Est-ce la France de Sarkozi cet américanophile qui a remplacé Chirac ? Ou l’administration de Harper qui a remplacé celle de Paul Martin ?

On a du mal à comprendre qu’un leader politique de la trempe d’Aristide, jouissant d’une si grande popularité dans le pays, se contente simplement et seulement, à chaque fin d’année, d’adresser un message à la population sans s’engager davantage. Un dirigeant politique conscient et conséquent a toujours soif de parler à son peuple. Si l’Afrique du Sud n’est pas l’endroit idéal pour lui faciliter de continuer la lutte et préparer son retour, qu’il cherche un autre pays frère et solidaire de la lutte du peuple haïtien pouvant lui donner accès à la parole et même à l’action.

Aristide avait promis de publier un livre pour dénoncer le kidnapping de février de 2004. Jusqu’à nos jours, on attend encore ce livre. L’ex-premier ministre Yvon Neptune vient de faire croire qu’il aimerait être face à face avec Aristide pour l’entendre dire qu’il a été kidnappé. Rien n’est clair, et dans la foulée le quotidien américain « Miami Herald » vient d’annoncer que le Procureur Général de l’Etat de Floride a ordonné l’ouverture d’une enquête sur Jean-Bertrand Aristide « soupçonné d’avoir perçu de l’argent issu du trafic illicite de stupéfiants » (Miami Herald 29 Avril 2009)

Le devoir aujourd’hui de tout citoyen haïtien honnête où qu’il soit est de contribuer à mettre un terme à l’escalade de la violence contre le peuple haïtien pour arrêter le pourrissement de la situation et remettre le pays sur les rails d’une renaissance. Si Aristide veut retourner au pays pour encadrer son parti et les masses populaires, il n’a qu’à reprendre son mot d’ordre d’antan à Saint-Jean Bosco : charlemagnepéraltement.

Pour l’histoire rappelons qu’Aristide n’est pas le premier leader à avoir vécu en exil. Le cubain José Marti a passé un laps de temps en exil, et il a même vécu en Haïti. Vladimir Ilitch Oulianov, dit Lénine a passé de nombreuses années en exil en Europe jusqu’en 1917. Il a vécu en Allemagne, en France et en Suisse. C’est entre 1907 et 1917, qu’il s’engagea dans plusieurs polémiques avec les mencheviks (en russe pour « minorité ») dont il critiquait l’opportunisme, leur attribuant la responsabilité de l’échec de la révolution de 1905, alors que plusieurs de ses propres disciples s’éloignaient de lui. C’est de sa lutte incessante contre le révisionnisme qu’il aboutit ainsi à la constitution d’un parti bolchevique (en russe pour « majorité ») indépendant et à la création de son journal, la Pravda (« Vérité »). C’est de l’exil qu’il fonda l’Union de lutte pour la libération de la classe ouvrière, le premier journal marxiste russe, Iskra (« l’Etincelle »)
En 1902, il formula la première théorie d’un parti marxiste, de son organisation et de son rôle d’élément directeur dans le combat politique du prolétariat dans le texte intitulé « Que faire ? ». Lorsque la Première Guerre mondiale éclata, en 1914, il s’y opposa catégoriquement, en faisant savoir que « les ouvriers allaient s’entre-tuer pour satisfaire les intérêts de la bourgeoisie ». A ce compte, il encouragea les socialistes à « transformer la guerre impérialiste en guerre civile ». Il exposa et systématisa les idées marxistes sur cette guerre dans « l’impérialisme stade suprême du capitalisme » (1916), avançant la thèse selon laquelle seule une révolution permettant de détruire le capitalisme était susceptible d’engendrer une paix durable. Enfin c’est lors du déclenchement de la Révolution russe de février 1917, une révolution qu’il avait préparée en exil, qu’il traversa l’Allemagne dans un train blindé pour rejoindre triomphalement son pays, la Russie.


L’Histoire ne saurait être plus claire et plus convaincante.

mercredi 27 mai 2009

Haïti: crainte d'émeutes de la faim

Michel Forst, expert indépendant des Nations unies sur Haïti.

Par Laura-Julie Perreault

Au printemps dernier, les Haïtiens, frappés de plein fouet par la crise alimentaire, ont déversé leur désespoir dans les rues, demandant du pain, mais aussi une grande ration de justice sociale à leur gouvernement. Ces «émeutes de la faim» ont fait des dizaines de morts. Un an plus tard, où en est le pays le plus pauvre des Amériques?


À deux cheveux d'un autre soulèvement populaire, croit Michel Forst, l'expert indépendant des Nations unies sur la situation des droits de l'homme en Haïti. Venu présenter à Montréal les résultats de la mission d'observation qu'il vient tout juste de terminer, le spécialiste français, mandaté par le secrétaire-général de l'ONU, a répondu aux questions de La Presse hier.


Q: Un an près les émeutes, est-ce que le gouvernement haïtien a réussi à répondre à certaines des doléances de sa population?


R: La réponse est non et c'est la principale conclusion de mes deux visites en Haïti. Ma crainte est que les émeutes qu'on a connues en avril 2008 se reproduisent. Il y a une question à aborder à Haïti (en matière des droits de la personne), au-delà de la réforme de la police et de la justice et c'est la question de l'extrême pauvreté et de l'accès aux droits économiques et socioculturels. Je fais partie de ceux qui pensent que l'insécurité actuelle est une menace pour Haïti et on ne parle pas ici seulement de l'insécurité physique, mais aussi de l'insécurité alimentaire. C'est là-dessus qu'il faut attirer l'attention de la communauté internationale.


Q: Vous estimez que la réponse de la communauté internationale n'est pas la bonne?


R: La difficulté pour le moment, c'est que la communauté internationale répond aux besoins de la population haïtienne, mais on parle peu de droits. La population a besoin d'eau potable, on creuse des puits. On en est encore au stade où il faut que le gouvernement reconnaisse que les droits qui sont garantis dans la Constitution (dont le droit à l'éducation, aux soins de santé et au logement) peuvent être revendiqués par la population. Il y a des communautés, en Haïti, à Jacmel, à Jérémie et à Cap-Haïtien, par exemple, où on réussit déjà à assurer ces droits. Où il y a des écoles gratuites, de l'eau potable, des emplois. La difficulté sera de prendre ces résultats locaux et d'en faire quelque chose de national.


Q: Bill Clinton vient tout juste d'être nommé envoyé spécial du secrétaire-général des Nations unies en Haïti. Quel impact croyez-vous que cela aura sur la situation actuelle?


R: C'est quelqu'un qui a une stature internationale. Il sait parler à la fois aux États et au secteur privé. Il faut aller chercher du financement pour des projets destinés à la population et faire revenir les investisseurs en Haïti. Par son charisme et son carnet d'adresses, Bill Clinton a la possibilité d'accomplir beaucoup de choses.


Q: Vous notiez dans un rapport publié en mars qu'il y avait certains signes positifs de diminution de la violence en Haïti, notamment moins d'enlèvements. À la lumière de votre dernière visite, révisez-vous votre position?


R: Non, il y a des signes positifs. La sécurité physique s'est améliorée. Mais on ne peut pas encore se promener en toute quiétude dans les rues de Cité-Soleil! Les principaux chefs de gang ont été arrêtés et, comme partout ailleurs, les chefs arrêtés ont été remplacés par les sous-chefs. Il y a une lutte entre ces derniers qui risque de se terminer par une reprise du pouvoir des gangs. La situation reste très précaire.


HAÏTI : Des galettes de boue pour tout repas ...


Dans ce pays, l'un des plus pauvres du monde, les paysans affamés finissent par manger de la boue salée et séchée. L'augmentation du prix des céréales, les inondations, l'instabilité politique et la mauvaise gestion de l'aide humanitaire sont en cause.


Quand il n'y a rien à manger, il y a encore de la terre. Le mélange, avec un peu d'eau, du sel et de la matière grasse végétale, donne une masse boueuse lisse. Découpée en rondelles plates et séchées au soleil, elle devient une sorte de "biscuit", "peu appétissant et qui donne des maux de ventre", disent ceux qui en goûtent. Mais c'est bien le seul repas que prennent des milliers de Haïtiens trois fois par jour depuis quelques semaines. Autant dire que Haïti n'en finit pas sa descente aux enfers.


Comment en est-on arrivé là ?


Charles Ridoré, un Fribourgeois d'origine haïtienne et ancien secrétaire romand de l'organisation caritative Action de carême, accuse d'emblée la classe politique de son pays natal. "L'instabilité et la guerre des clans ont empêché tout progrès. Les réformes, notamment agraires, n'ont pas eu lieu, et le pays importe l'essentiel des produits alimentaires de base", explique-t-il.


En effet, la totalité de la farine consommée, soit 200 000 tonnes par an, est importée. Pour le riz, 75 % de la consommation – soit 320 000 tonnes – vient de l'étranger.


Or les prix du riz et de la farine ont pris l'ascenseur ces derniers temps sur le marché mondial. Les raisons sont multiples : mauvais temps, récoltes insuffisantes, forte demande de l'Asie émergente et utilisation de blé pour les biocarburants. "Pour les 6 millions de Haïtiens qui vivent dans l'extrême pauvreté, sur une population de 9 millions d'habitants, la hausse des prix des produits alimentaires est insupportable", explique Mario Rapacosta, fonctionnaire à l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), basée à Rome. Il fait aussi remarquer qu'il y a de moins en moins de vivres disponibles pour l'aide humanitaire.


Autre raison de cette catastrophe :


Noël et Olga, deux cyclones tropicaux qui ont dévasté le pays en novembre et en décembre. "Ils ont frappé juste avant la récolte des bananes plantain et des légumes et ont tout détruit", poursuit Mario Rapacosta. Selon lui, ce sont précisément les paysans des hauts plateaux qui ont tout perdu et qui sont aujourd'hui réduits à l'extrême pauvreté.


Marco Gilli, responsable de l'aide humanitaire suisse à Port-au-Prince, la capitale haïtienne, n'est pas surpris que les gens démunis finissent par manger de la boue. "Nous voyons de plus en plus d'enfants à la campagne, ayant une teinte rouquine. C'est un indicateur fiable de l'extrême malnutrition", dit-il. La coopération suisse consacre environ 5 millions de francs par année à Haïti. L'essentiel est versé au Programme alimentaire mondial (PAM), qui achète et distribue les vivres.


Mario Rapacosta ne cache pas sa frustration face à cette situation. Il estime que le fonctionnement de la FAO, mais aussi de l'ensemble des organisations onusiennes et non gouvernementales, est en cause. "Nous agissons en cas d'urgence et négligeons les problèmes structurels, dit-il. Le travail de prévention des catastrophes – construction des infrastructures, éducation des paysans – passe à la trappe.


"Pour Charles Ridoré, il y a un autre coupable :


les exportations subventionnées du riz, de la farine et d'autres denrées par les Etats-Unis et l'Europe. "Petit à petit, nos paysans ont abandonné les champs parce qu'ils ne pouvaient pas faire face aux importations à bas prix, explique-t-il. Aujourd'hui nous sommes dépendants des importations et payons le prix fort lorsque le marché international est à la hausse."


HAITI- - RAPID ACTION FORCE TEAM ( RAFT ) And ROLE OF THE NEW FORCE IN HAITI / Joel Deeb.

Joel DEEB
April 17 2007
We need to prepare a new ( Rapid Action Force Team ) (RAFT).

We will realize that if these troops are carefully selected, trained and well paid, they will be the solution to a growing civil disorder. Haiti is a poor country, with a lot of crime, several radical gangs, a new wave of smugglers, and a growing tendency toward terrorism.The National Police Force of 10,000 is poorly paid, corrupt, ill-equipped, and not very effective in maintaining order as stated by many experts.


UN Experts could start recruiting and trained such force.
The recruits of the new force would be for a period of 2 to 3 years, recruited from the police, ex soldiers and from our young graduates of high school.

The constant infusion of new manpower not only reduces the chances of corruption, but keeps the force fresh. Once that 2 to 3 years has ended, they would be reassigned back to the police.

Police officers going back to their old assignments feel a lot better as well, as they have seen what honest and well executed policing can accomplish. It is hoped that the long term effect on the police, especially, will be positive.

ROLE OF THE NEW FORCE in Haiti
1.IS to serve the people effectively in maintaining PUBLIC PEACE AND PROTECTING THE RIGHTS, LIVES AND PROPERTIES OF THE CITIZEN in accordance with the established law of the land.

2. The Special force training instructors shall therefore strive their best and make all possible attempts to provide COMPREHENSIVE QUALITY TRAINING to all trainees and inculcate in them a sense of RESPONSIBILITY AND LEADERSHIP by respecting human and social values of the society in the service of the people.

3. Further, the trainees shall be prepared to meet the people expectation in full CONFIDENCE COURAGE AND DEDICATION with a high degree of DISCIPLINE AND INTEGRITY in discharge of their BONAFIDE DUTIES in conformity with the motto of Haitian Army :( SECURITY, SERVICE and SACRIFICE ) to the Country.

The New force should be trained in: Low intensity Conflict to better understand the terrorism of gang threat
Terrorism of Gang Threat in Low-Intensity Conflict is intended for the understanding and also for Recruits in the new force that will be, assigned to units or staff activities that have to oversea missions, such as peacekeeping forces, military groups, mobile training teams or participants in training exercises hold in low-intensity conflict areas. The course should also train the recruits to better understand the terrorism of gang threat.

Anti-Gangs Course
The Anti-Gangs Course is an intensive course which gives its recruits an introduction to gangs and terrorist operations as well as instruction in self- protective measures and hostage survival techniques. Recruits also learn to teach others what they have learned, and so they can give anti-gangs instruction to the next or new units. This course and Individual gangs and terrorism Awareness can also be taught to the police special units the likes of Swat as well as other special units.

Joel R DeebChairman
Omega Military Consultant

mardi 26 mai 2009

Météo : Bulletin spécial # 10 du Mardi 26 mai 2009.


Courtoisie de Agr Gabriel-Archange Léon du Bureau Départemental Nord de Gestion des Risques et Des Désastres.

Bulletin spécial # 10 du Mardi 26 mai 2009

Valable jusqu’au 27 mai 09


Situation synoptique dans la Caraïbe et sur l’Atlantique


Des cellules nuageuses de fortes pluies et d’orages vont encore traverser tous les départements géographiques d’Haïti aujourd’hui et demain.

En conséquence, le SPGRD maintient ce mardi 26 mai 2009 à 10 h00 am le niveau d’alerte JAUNE (i.e. risque d’impact d’intensité peu modérée à modérée ) aux fortes pluies du Plan National de Gestion des Risques et des Désastres(PNGRD) face aux menaces de pluies abondantes avec risques d’éboulements, de glissements de terrain, de crues de rivières pour tous les départements géographiques du pays.

Le SPGRD et la DPC demandent aux populations vivant dans les zones à risques d’inondations, de rester vigilante et d’appliquer scrupuleusement les consignes de sécurité suivantes en cas d’inondation, d’éboulements, de glissements de terrain, de coups de vent et d’orages violents (éclair et tonnerre).


Consignes

· Evacuer, si nécessaire, les zones exposées aux inondations et glissements de terrain : (bords de mer, ravines, rivières, flancs des montagnes, etc.).

· Ne pas traverser les rivières en crues sous aucun prétexte.

* En cas d’orages violents (éclair et tonnerre), ne vous abritez pas près des fenêtres et en zone boisée afin d’éviter le foudroiement.

* Ne pas rester sous les arbres au moment des coups de vent

Ne pas rester sur les ponts au moment des crues

Bulletin météo marine du mardi 26 mai 2009

Valable pour 27 mai 2009

Prévisions maritimes:


Zone côtière nord et passage du vent :

Mardi & Mercredi

Vent du secteur sud-est sud : 10-15 nœuds ;

Hauteur des vagues : 3 à 4 pieds ;

Pluie et orages sur le littoral

Mer peu gitée



Golfe de la Gonâve :

Mardi & Mercredi

Vent du secteur est sud-est : 15-20 nœuds ;

Hauteur des vagues : 4 à 6 pieds ;

Pluie et orages sur le littoral

Mer plus ou moins agitée notamment dans le golfe de la Gonâve.



Zone côtière sud :


Mardi & Mercredi

Vent du secteur est sud-est : 15/20 nœuds ;

Hauteur des vagues : 4 à 7 pieds ;

Pluie et orages sur le littoral

Mer plus ou moins agitée.


Ronald Semelfort, Directeur CNM

ROLE OF THE NEW FORCE IN HAITI

News : Local Last Updated: Apr 13th, 2009 - 17:30:40


ROLE OF THE NEW FORCE IN HAITI
By Joel Deeb
Apr 12, 2009, 18:48

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Joel DEEB

ROLE OF THE NEW FORCE IN HAITI


1. Is to serve the people effectively in maintaining PUBLIC PEACE AND PROTECTING THE RIGHTS, LIVES AND PROPERTIES OF THE CITIZEN in accordance with the established law of the land.
2. The Special force training instructors shall therefore strive their best and make all possible attempts to provide COMPREHENSIVE QUALITY TRAINING to all trainees and inculcate in them a sense of RESPONSIBILITY AND LEADERSHIP by respecting human and social values of the society in the service of the people.
3. Further, the trainees shall be prepared to meet the people expectation in full CONFIDENCE COURAGE AND DEDICATION with a high degree of DISCIPLINE AND INTEGRITY in discharge of their BONAFIDE DUTIES in conformity with the motto of Haitian Army :( SECURITY, SERVICE and SACRIFICE ) to the Country.


The New force
should be trained in: Low intensity Conflict to better understand the terrorism of gang threat.Terrorism of Gang Threat in Low-Intensity Conflict is intended for the understanding and also for Students in the new force that will be, assigned to units or staff activities that have to oversea missions, such as peacekeeping forces, military groups, mobile training teams or participants in training exercises hold in low-intensity conflict areas. The course should also train the recruits to better understand the terrorism of gang threat.


Anti-Gangs Course


The Anti-Gangs Course is an intensive course which gives its recruits an introduction to gangs and terrorist operations as well as instruction in self- protective measures and hostage survival techniques. Recruits also learn to teach others what they have learned, and so they can give anti-gangs instruction to the next or new units. This course and Individual gangs and terrorism Awareness can also be taught to the police special units the likes of Swat as well as other special units.


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Omega Staff Writers

Assassinat de l’inspecteur Accelesse Laîné : Quelles leçons ?

#1. Le chef de la Police, Mario Andrésol (à droite), visiblement préoccupé, se tient à l'entrée de la salle d'urgence de l'hôpital du Canapé Vert alors que l'inspecteur Accelesse Laîné était encore soigné le 14 mai. (Photo:Dieu Nalio Chéry/Alertehaïti)
Port-au-Prince, le 21 mai.-Une semaine après l’assassinat du responsable du sous commissariat de Martissant, l’inspecteur Accelesse Laîné le 14 mai, on se pose encore des questions sur les circonstances de ce drame au sein de la PNH, précédé par tant d’autres. Selon des policiers basés à Martissant il effectuait en compagnie de deux autres, une patrouille de routine à pied vers huit heures du soir. Malheureusement, dans une zone peu éclairée. Aucun de ces policiers ne portait un gilet pare-balles. Le port de ce gilet aurait pu sauver la vie de l’inspecteur touché à l’abdomen et à la cage thoracique. Atteint de deux projectiles, il tombe dans un canal non loin de la route principale. Il utilise la radio de communication pour indiquer sa position. Il signale qu’il est blessé et prie les policiers de lui sauver la vie. Les deux autres qui l’accompagnaient arrivent à prendre la fuite. L’un d’eux atteint de deux balles sera soigné quelques heures plus tard à l’hôpital; Il est hors de danger.
Un autre policier en service, loin de la scène, entendant l’appel à l’aide de l’inspecteur Laîné se dirige en trombe à bord de son véhicule à l’endroit indiqué. Risquant lui aussi d’être attaqué par les bandits cachés dans le noir, il se jette dans le canal pour ramener l’inspecteur sur la route. Il le place à l’arrière de son pick up et traverse la capitale à vive allure. L’hôpital général est tout près, mais il craint que le service d’urgence ne soit paralysé par une autre grève. Il se dirige vers l’hôpital du Canapé Vert où selon lui, Accelesse Laîné aura toutes les chances de recevoir les meilleurs soins.Arrivé à l’hôpital, il devra attendre une bonne trentaine de minutes. Aucune mesure urgente n’est prise pour le stabiliser. On lui installe un sérum. Il raconte les détails de ce qui s’est passé. Selon ses dires, des individus masqués dans le noir s’attaquait aux passants. Il a essayé de rattraper l’un d’eux identifié comme le dangereux "PapPadap" quand il a été atteint de deux projectiles.
Personne ne se rend compte qu’il s’affaiblit. On fait appel au médecin de la PNH qui finira par arriver. On sollicite des donneurs de sang. Le chef de la police et plusieurs autres policiers qui se trouvaient au chevet de l'inspecteur Laîné, se portent volontaires. On entend alors à peine la voix d’Accelesse Laîné. Il prononce ses dernières paroles avant de rendre l'âme: "Tout priè’m fè anyen pa monte…"
A chacun d’en tirer les leçons.

lundi 25 mai 2009

Deux blessés, lors d'une manifestation des étudiants de la faculté médecine et de pharmacie.



Lundi, 25 mai 2009 10:17


La crise perdure à la faculté médecine et de pharmacie. Une intervention des agents du CIMO (Corps d'Intervention et de maintien de l'ordre) à la dite Faculté a fait deux victimes le weekend dernier.


Un étudiant a été blessé à la tête par une balle en caoutchouc et un autre est tombé en syncope suite à l'absorption du gaz lacrymogène lancé dans l'enceinte même de l'espace universitaire par La police et les soldats de la Mission de Stabilisation des Nations Unies en Haïti (MINUSTAH).


Les étudiants de la Faculté de Médecine et de Pharmacie (FMP) de l'Université d'Etat d'Haïti (UEH) observent une grève des cours depuis plusieurs semaines, en vue de réclamer le départ de l'actuel décanat accusé de ne pas assurer un fonctionnement « normal et adéquat » de la faculté et de pratiquer une politique dite de « la chasse aux cours ».


Une réunion avec le rectorat pour discuter de la question samedi dernier a mal tourné car, les autorités du rectorat n'avaient manifesté le moindre désir de revenir sur leurs décisions selon protestataires.


En réaction, les étudiants ont élevé des barricades à la hauteur de la rue Oswald Durant juste au-devant de la faculté de Médecine et de pharmacie.


Il y a plus de 22 jours que les portes du Décanat sont fermées et que les salles de cours sont vides. Les escaliers donnant accès au 1er étage du bâtiment logeant les salles de cours sont bloqués par un lot de chaises.


RD

Météo : Bulletin spécial # 9 du LUNDI 25 mai 2009

Courtoisie de Agr Gabriel-Archange Léon du Bureau Départemental Nord de Gestion des Risques et Des Désastres.
Valable jusqu’au 26 mai 09

Situation synoptique dans la Caraïbe et sur l’Atlantique

La caraïbe centrale est dominée par un vent d’ouest d’altitude qui charrie des nuages en direction des grandes Antilles. Ces cellules nuageuse de fortes pluies et d’orages qui se sont éparpillées dans le bassin de la caraïbe couvrent encore Haïti aujourd’hui. Selon les modèles de prévision, de la pluie et des orages demeurent encore possibles pour tous les départements géographiques du pays.

En conséquence, le SPGRD maintient ce lundi 25 mai 2009 à 10 h00 am le niveau d’alerte JAUNE (i.e. risque d’impact d’intensité peu modérée à modérée ) aux fortes pluies du Plan National de Gestion des Risques et des Désastres(PNGRD) face aux menaces de pluies abondantes avec risques d’éboulements, de glissements de terrain, de crues de rivières pour tous les départements géographiques du pays.

Le SPGRD et la DPC demandent aux populations vivant dans les zones à risques d’inondations, de rester vigilante et d’appliquer scrupuleusement les consignes de sécurité suivantes en cas d’inondation, d’éboulements, de glissements de terrain, de coups de vent et d’orages violents (éclair et tonnerre).
Consignes

· Evacuer, si nécessaire, les zones exposées aux inondations et glissements de terrain : (bords de mer, ravines, rivières, flancs des montagnes, etc.).

· Ne pas traverser les rivières en crues sous aucun prétexte.
En cas d’orages violents (éclair et tonnerre), ne vous abritez pas près des fenêtres et en zone boisée afin d’éviter le foudroiement.
Ne pas rester sous les arbres au moment des coups de vent
Ne pas rester sur les ponts au moment des crues


Bulletin météo marine du lundi 25 mai 2009

Valable pour 26 mai 2009

Prévisions maritimes:
Zone côtière nord et passage du vent :
Lundi & mardi
Vent du secteur sud-est sud : 10-15 nœuds ;
Hauteur des vagues : 3 à 4 pieds ;
Pluie et orages sur le littoral
Mer peu gitée


Golfe de la Gonâve :
Lundi & mardi
Vent du secteur est sud-est : 15-20 nœuds ;
Hauteur des vagues : 4 à 6 pieds ;
Mer plus ou moins agitée notamment dans le golfe de la Gonâve.


Zone côtière sud :
Lundi & mardi
Vent du secteur est sud-est : 15/20 nœuds ;
Hauteur des vagues : 4 à 7 pieds ;
Pluie et orages sur le littoral
Mer plus ou moins agitée.

Esterlin Marcelin, Prévisionniste au CNM

dimanche 24 mai 2009

Les Naufragés de Notre Honte Nationale / de Joel R Deeb

Joel DEEB

OMEGA MILITARY CONSULTANT

Les Naufragés de Notre Honte Nationale

Par Joel Deeb, Chairman
Omega Military Consultants

24 Mai 2009

La semaine dernière, des Haitiens sont venus mourir sur les côtes de la Floride, une autre fois encore, et une autre fois de trop, dans une absurde tentative de braver les hautes mers et les lois américaines, pour fuir l’arbitraire, l’injustice, la torture mentale et physique du kidnapping politique savamment entretenu par les alliés des Fidel Castro, Hugo Chavez et consorts, l’insécurité générale, l’absence d’opportunités économiques, le chômage endémique, et son macabre cortège de pauvreté généralisée, de misère abjecte, de malnutrition, de grangou klorox et latriye.

Omega s’incline devant la dépouille mortelle de ces hommes, femmes et enfants qui ont péri affreusement dans les eaux et côtes devenues hostiles de la Floride ; offre ses condoléances aux familles éplorées ; et présente ses sympathies et regrets aux survivants qui seront vite rapatriés en Haiti, sans aucun doute, selon les prescrits des lois Américaines relatives à l’immigration et à la protection des frontières des Etats-Unis. Ces malheureuses victimes ne sont en réalité que les plus visibles naufragés de notre grande barque nationale, durement secouée par toutes les intempéries, dans une vaste mer de misère, de terreur, de désespoir, de honte nationale, régionale et internationale, de notre propre création, qu’est devenue cette Haiti livrée à une dérive totale par ces mêmes imposteurs et apatrides qui se disent être un gouvernement, et qui feignent de croire encore aux fausses promesses d’une théologie de libération axée sur l’extrême violence, anti-chrétienne, de la lutte des classes.

L’Etat Haitien a failli. Et les corrompus qui prétendent le représenter aujourd’hui, extraordinairement sans gêne, sans honte, et sans scrupules, ne s’en servent que pour abriter leur commerce de drogue et de blanchiment d’argent provenant de leurs activités criminelles, incluant le transfert illégal de richesses d’une classe sociale à une autre, que cachent la témérité et la violence des nombreux cas quotidiens de kidnapping. Haiti est devenue un repaire de gangters, de trafiquants de drogues et de tueurs, qui prétendent agir au nom d’une doctrine politique violente et désormais désuète, qui demeure incapable, comme partout ailleurs, de créer des emplois, la prospérité économique, la richesse, et un sentiment de bien-être social, dans notre pays. La faillite est totale, générale, sans appel et pernicieuse.

Il faut changer les choses en Haiti. Le changement requis exige la refondation de l’Etat Haitien, et de la société haitienne, dans une nouvelle culture de liberté, d’épanouissement des libertés individuelles, de la liberté économique notamment - comme notre économiste et professeur Parnell Duverger aime le démontrer -, de la démocratie, du règne de la loi, et du respect des droits humains. Seuls tous les Haitiens, ceux de l’intérieur, comme et avec ceux de l’extérieur, peuvent créer et sauvegarder cette nouvelle Haiti dont nous rêvons tous, pour nous tous, mais surtout pour nos enfants, notre jeunesse.

Jeunesse d’Haiti, vos cris et vos espoirs sont entendus et compris, partout. Partez dès maintenant, aujourd’hui même, sans plus tarder, à la conquête de votre avenir de liberté, de prospérité économique, de paix sociale et de sérénité, dans votre propre pays. La démission, ou le départ forçé de ces bandits et apatrides qui entravent le progrès de notre Haiti, sont une condition nécéssaire à l’établissement d’un nouveau gouvernement de sauvetage national, composé de gens qualifiées, compétentes et honnêtes, dignes et honorées de vous servir, de vous représenter, et de rétablir la grandeur de notre peuple, de notre nation.

Bientôt, un ancien et grand président des Etats-Unis, Mr. Bill Clinton, très respecté autour du monde, autant pour son action politique que ses oeuvres sociales et philanthropiques, sera parmi nous, pour aider à réparer les graves et terribles erreurs des années 94s, et créer les conditions d’une relance économique et d’une paix sociale durable en Haiti, par la création d’emplois activés et soutenus par d’importants investissements étrangers.

Sans la sécurité des vies et des biens, et une administration compétente et sérieuse des affaires de l’état, cependant, tout effort sera vain. Jeunesse d’Haiti, vos aînés vous comprennent et vous supportent. Jetons loin de nous l’ivraie, pour que le bon grain puisse émerger, travailler et produire une merveilleuse récolte pour le bien-être de tous, et pour mettre fin aussi à ces aventures et naufrages insensés qui témoignent de notre honte nationale, tuent nos compatriotes, et nous avilissent tous.

Joel Deeb, Chairman
Omega Military Consultants
23 Mai 2009



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samedi 23 mai 2009

Météo : Bulletin SPECIAL # 7 du SAMEDI 23 Mai 2009

Courtoisie de Agr Gabriel-Archange Léon du Bureau Départemental Nord de Gestion des Risques et Des Désastres.
Bulletin SPECIAL # 7 du SAMEDI 23 Mai 2009
Valable jusqu’au 24 mai 09

Situation synoptique dans la Caraïbe et sur l’Atlantique

Alerte JAUNE aux fortes pluies du Plan National de Gestion des Risques et des Désastres (PNGRD)

Les cellules nuageuses de fortes pluies et d’orages se sont retirées des côtes nord et sud d’Haïti ce matin. Tous les départements géographiques du pays bénéficient de cette amélioration graduelle des conditions de la météo Cependant les possibilités de pluie et d’orages ne sont pas tout à fait écartées ce soir et demain.

En conséquence, le SPGRD passe ce samedi 23 mai 2009 à 10 h00 am au niveau d’alerte JAUNE (i.e. risque d’impact d’intensité peu modérée à modérée ) aux fortes pluies du Plan National de Gestion des Risques et des Désastres(PNGRD) face aux menaces de pluies abondantes avec risques d’éboulements, de glissements de terrain, de crues de rivières pour tous les départements géographiques du pays.


Le SPGRD et la DPC demandent aux populations vivant dans les zones à risques d’inondations, de rester vigilante et d’appliquer scrupuleusement les consignes de sécurité suivantes en cas d’inondation, d’éboulements, de glissements de terrain, de coups de vent et d’orages violents (éclair et tonnerre).
Consignes

· Evacuer, si nécessaire, les zones exposées aux inondations et glissements de terrain : (bords de mer, ravines, rivières, flancs des montagnes, etc.).

· Ne pas traverser les rivières en crues sous aucun prétexte.

En cas d’orages violents (éclair et tonnerre), ne vous abritez pas près des fenêtres et en zone boisée afin d’éviter le foudroiement.
Ne pas rester sous les arbres au moment des coups de vent
Ne pas rester sur les ponts au moment des crues


Bulletin météo marine du samedi 23 mai 2009

Valable pour 24 mai 2009

Prévisions maritimes:

Zone côtière nord et passage du vent :
Samedi & dimanche
Vent du secteur sud-est sud : 10-15 nœuds ;
Hauteur des vagues : 2 à 4 pieds ;
Mer peu gitée

Golfe de la Gonâve :
Samedi & dimanche
Vent du secteur est sud-est : 15-20 nœuds ;
Hauteur des vagues : 5 à 7 pieds ;
Mer plus ou moins agitée notamment dans le golfe de la Gonâve.

Zone côtière sud :
Samedi & dimanche
Vent du secteur sud-est : 10/ 15 nœuds ;
Hauteur des vagues : 4 à 5 pieds ;
Mer peu gitée.

Esterlin Marcelin, Prévisionniste au CNM

vendredi 22 mai 2009

Météo : Bulletin SPECIAL # 6 du VEDREDI 22 Mai 2009

Courtoisie de Agr Gabriel-Archange Léon du Bureau Départemental Nord de Gestion des Risques et Des Désastres.

Publié par Réseau Citadelle
www.reseaucitadelle.blogspot.com

Valable jusqu’au 23 mai 09
Situation synoptique dans la Caraïbe et sur l’Atlantique :
Alerte orange aux fortes pluies du Plan National de Gestion des Risques et des Désastres (PNGRD)

La petite zone convective de fortes pluies et d’orages s’est déplacée et se trouve ce matin sur la mer des caraïbes non loin de la péninsule sud d’Haïti. Elle continue donc d’influencer les conditions de la météo en Haïti. Selon les modèles de prévision, de fortes pluies peuvent encore affectées les dix départements ce soir et demain.

En conséquence, le SPGRD garde ce vendredi 22 mai 2009 à 10 h00 am le niveau d’alerte orange (i.e. risque d’impact d’intensité modérée à violent ) aux fortes pluies du Plan National de Gestion des Risques et des Désastres(PNGRD) face aux menaces de pluies abondantes avec risques d’éboulements, de glissements de terrain, de crues de rivières pour les départements du Sud, du Sud-est, des Nippes, de la Grande Anse , du Centre, de l’Artibonite, de l’Ouest, du Nord-ouest, du Nord et du Nord-est.

Les vols locaux en provenance et à destination de Jérémie, des Cayes et de Jacmel et les opérations de cabotage sur la côte sud peuvent reprendre leurs activités, avec beaucoup de précautions, en attendant une amélioration complète des conditions de la météo.

Le SPGRD et la DPC demandent aux populations vivant dans les zones à risques d’inondations, de rester vigilante et d’appliquer scrupuleusement les consignes de sécurité suivantes en cas d’inondation, d’éboulements, de glissements de terrain, de coups de vent et d’orages violents (éclair et tonnerre).

Pluviométrie d’hier soir.
CNM (aeroport) : 10mm ; Damien : 11mm ; Mon repos ( carrefour) : 10mm ; Côte-Plage ( carrefour) : 10mm ; Nazon : 10mm ; Bas Bourdon :30mm ; Montagne Noire : 26mm ; Jacmel : 16mm ; Côte de fer : 25mm ; Bainet : 17mm ; Cayes : 65mm ; Coteaux :56mm ; Tiburon : 64mm ; Les anglais 74mm ; Port à piment : 66mm ; Roche à bateau : 57 mm . Jeremie : 50mm Mombin crochu : 13mm.

Consignes
· Evacuer, si nécessaire, les zones exposées aux inondations et glissements de terrain : (bords de mer, ravines, rivières, flancs des montagnes, etc.).
· Ne pas traverser les rivières en crues sous aucun prétexte.
En cas d’orages violents (éclair et tonnerre), ne vous abritez pas près des fenêtres et en zone boisée afin d’éviter le foudroiement.
Ne pas rester sous les arbres au moment des coups de vent
Ne pas rester sur les ponts au moment des crues.

Bulletin météo marine du vendredi 22 mai 2009
Valable pour 23 mai 2009

Prévisions maritimes:
Zone côtière nord et passage du vent :
Vendredi & samedi
Vent du secteur sud-est sud : 10-15 nœuds ;
Hauteur des vagues : 2 à 4 pieds ;
Mer peu gitée

Golfe de la Gonâve :
Vendredi & samedi
Vent du secteur est : 15-20 nœuds ;
Hauteur des vagues : 5 à 8 pieds ;
Mer plus ou moins agitée à agitée notamment dans le golfe de la Gonâve .

Zone côtière sud :
Vendredi & samedi
Vent du secteur sud-est : 15/ 20 nœuds ;
Hauteur des vagues : 5 à 8 pieds ;
Pluie et orages sur le littoral des côtes sud.
Mer plus ou moins agitée à agitée. Les opérations maritimes sont priées d’opérer avec précautions en attendant une amélioration totale dans conditions de la météo.

Esterlin Marcelin, Prévisionniste au CNM

Association des Médias du Nord (AMEN) honore deux journalistes capois.




Rony Richard, Emmanuel Pierre (Ti Manno KB), Kenston Jean-Baptiste et Mme Evelyne Toussaint Amboise

Rony Richard et Emmanuel Pierre (Ti Manno KB)


Par Cyrus Sibert
Radio Souvenir FM, 106.1 :
souvenirfm@yahoo.fr
Le Ré.Cit : www.reseaucitadelle.blogspot.com/
Cap-Haïtien, le 22 Mai 2009

Le 3 Avril dernier, la Journée Internationale de la Liberté de la Presse était marquée dans le Nord par plusieurs activités. La branche Nord de l’AJH (Association des Journalistes Haïtiens) et l’AMEN (Association des Médias du Nord) avaient organisé respectivement une conférence débat et une fête de commémoration, car le 3 mai étant aussi la date de fondation de la première association de medias dans le Nord.

Pour la circonstance, deux journalistes ont été décorés par AMEN, il s’agit d’Emmanuel Pierre et Rony Richard. Ils ont été choisis à partir des critères suivants : compétence, ancienneté, militance. AMEN pense que les statuts de ces deux journalistes correspondent à ces critères.

Une citation a marqué la journée : ‘‘Celui qui a travaillé, qui a souffert qui a désespéré pour obtenir ce qui est difficile a toujours droit au respect.’’ Les trois journalistes ont reçu chacun une plaque d’honneur à l’occasion de la journée de la presse et du 1er anniversaire de AMEN.

Le président de l’Association des Médias du Nord, M. Kenston Jean-Baptiste de Radio Kontak Inter, a présenté les difficultés des medias du Nord en des termes clairs : ‘‘Sans moyens économiques, les medias du Nord ne pourront pas renouveler leurs équipements. Les spots publicitaires sont restés à Port-au-Prince. Nous ne pouvons pas offrir un meilleur traitement à nos travailleurs de presse.'' De plus, sur l’état lamentable des infrastructures dans le département, il a déclaré : ‘‘Nous exigeons la réhabilitation des rues de la 2e ville du pays, une meilleure distribution du courant électrique dans les quartiers populeux et l’accès aux services, pour les résidents du Nord.’’ En signalant que ‘‘la presse est l’unique moyen pour les citoyens du Nord de faire entendre leurs voix,’’ il en avait profité pour souhaiter ‘‘Bonne fête aux journalistes’’.

Miss Marie-Lourdes Trott, Vice Présidente de l’AMEN a enchainé, en signalant que le fait d’honorer seulement deux journalistes, à l’occasion d’une journée internationalement reconnue, ne signifie pas que l’apport des autres a été négligeable. Pour les années à venir, a-t-elle poursuivi, chacun recevra, tour à tour, la distinction qui lui sera réservée. Car si tout le monde est honoré en même temps la fête perdra son éclat l’année prochaine. Elle a aussi mis l’accent sur le principal objectif de l’Association des Médias du Nord à savoir : la collaboration entre tous les professionnels de la presse - patrons et employés de médias - pour mieux agir en presse responsable et concernée.

Michel Saint-Croix - Maire de la Ville du Cap-Haitien, Lesly Charles le Commissaire municipal de la police, Wilbrode Béon - Directeur de la CCIPN, le journaliste Lucius M. Eugène - du Bureau de Communication de la MINUSTAH, Madame Suze Raymond, Madame Claudette Sterling ont pris part à la cérémonie.

Le Père Robert Saint-Vil (Père Roro) a célébré une messe en la circonstance. Il a salué l’initiative d’unité qui réunit des personnalités d’opinion différente : Comme l’Eglise, la Presse aussi a une mission, celle d’éclairer le peuple. Notre peuple à majorité analphabète compte sur vous pour son éducation, des informations et la défense de ses intérêts, en dénonçant sa situation de misère et d’exclusion. Ce peuple pauvre n’a pas d’argent. Le travail du journaliste n’est pas de vendre son micro au plus offrant. Il doit le mettre à la disposition des plus faibles, à la disposition de ce peuple misérable qui croupit dans la noirceur de l’analphabétisme et de l’ignorance.

Pour la circonstance, Emmanuel Pierre (Ti Manno KB), 40 ans de profession, a remercié AMEN d’avoir pensé à lui. Il pense que dans un pays où les bonnes choses sont rares, où les maigres revenus des médias sont très loin pour satisfaire tout le monde, cet effort de décorer des journalistes doit être apprécié. Les cercles littéraires des années 60 ayant disparu, les ressources humaines sont devenues rares. De plus, plusieurs journalistes de renom comme Gaudin Charles, Kalil Bitar, François Léger, pour ne citer que quelques noms, sont contraints de quitter le pays.

De son coté, Rony Richard s’est dit ravi d’être honoré, après 15 ans de dur labeur. D’après lui, être journaliste est un travail rude et difficile qui demande beaucoup de tacts et d’intelligence, pour ne pas pécher contre le métier et contre la société. Cette dernière est très exigeante et demande parfois des comptes. La presse a un rôle à jouer, dans ce pays qui traverse les moments les plus difficiles de son histoire : Troubles politiques, situation économique alarmante, occupation étrangère, déroute de nos institutions, désordre environnemental, disparition de la biodiversité et de notre culture. Il en a profité pour rendre hommage à Emmanuel Eugene de Radio Citadelle, Gaudin Charles de Radio 4VEH, Kalil Bitar - Fondateur de la 4VKB Radio Cap-Haitien qui a rénové le monde de la Radiodiffusion dans le Nord et Madame Evelyne Toussaint Amboise qui a su diriger avec ‘‘Maestria’’ Radio KB. Il a remercié Joe Etienne - fondateur de la 1ère école de journalisme dans le Nord dont il est un ancien élève. Aussi, a t-il félicité AMEN qui a pu réaliser un travail monstrueux en un an.
La cérémonie fut animée par un trio conduit par le Dr Patrick Eustache et Rolande Louis. Un trio qui avec un art incroyable prouve que toujours dans la société haïtienne des jeunes dans leur anonymat ont des talents extraordinaires.
N.B. Des photos de la cérémonie sont disponibles au bas du blog: http://www.reseaucitadelle.blogspot.com/
RESEAU CITADELLE (Ré.Cit.), le 22 Mai 2009, 13 heures 35.