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dimanche 23 août 2009

Le consortium Western-Union/Soge-Express surpris en flagrant délit.


(Photo by Cyrus Sibert)


Par Cyrus Sibert


Radio Souvenir FM, 106.1 : souvenirfm@yahoo.fr
Le Ré.Cit. : www.reseaucitadelle.blogspot.com


Une personne qui se rend à Western-Union/Soge-Express constatera qu'après la vérification de la pièce d'identité et l'inscription des informations sur l'ordinateur, le caissier demande d'attendre : juste quelques minutes. Content de recevoir des dollars d'un transfert dans un pays aussi difficile qu'Haïti, le client risque de ne pas remarquer la nouvelle pratique du consortium consistant à scanner les pièces d'identité utilisées pour les transactions et cela à l'insu du client. Cela prend environ 5 minutes, l'opération terminée, le consortium de transfert de fonds complète sa base de données en violation des principes de droits sur la confidentialité des pièces d'identité. Questionnée sur ce nouveau procédé, le caissier répondra : la compagnie vient d'installer des scanners dans ces points de service afin de collecter des données. On n'y peut rien c'est comme ça.


Quelle loi autorise Western Union et SOGE-EXPRESS du Groupe SOGEBANK à constituer une base de données à partir des pièces d'identité des clients ?


Les pièces sont copiées à partir de supports numériques. Elles peuvent être reproduites ou utilisées à d'autres fins. Dans quel objectif le consortium Western-Union/Soge-Express s'applique-t-il à construire une base de données avec les pièces d'identité des personnes bénéficiaires de transferts de fonds de l'étranger ?


Qu'est ce qui protège le citoyen haïtien contre cette initiative occulte ?


On comprend bien que pour des raisons de stratégie de marketing une entreprise puisse se livrer à des collectes de données sur ses clients potentiels. Mais cela devrait se faire dans le respect des libertés individuelle du client, c'est-a-dire avec son autorisation expresse, sans caractère obligatoire, sans ambigüité. De plus cela n'oblige pas l'utilisation d'un scanner. On peut facilement récupérer les données à partir des informations sur le duplicata de la feuille de transaction. Scanner un document d'identité personnelle fait penser à autres choses. Une tache intrusive dans la vie privée des citoyens qui dépasse les frontières légales d'une institution commerciale de transfert de fonds.


Autant de questions qui nous interpellent et nous poussent à attirer l'attention de l'opinion publique.


Faut-il signaler que des données recueillies sur les citoyens haïtiens à partir de la distribution de cartes d'identification nationale financée par l'OEA circulent entre compagnies privées mexicaines et d'autres organismes secrets à l'insu des autorités haïtiennes. Ces données peuvent être vendues et/ou manipulées à d'autres fins. Dans un monde dominé par des réseaux criminels performants, n'y a-t-il pas là une menace pour la sécurité des citoyens haïtiens ? A partir des copies numériques des pièces d'identité, un consortium privé disposera des informations comme noms, prénoms, photos, empreintes digitales, adresses, dates de naissance, passeports, green Cards, permis de conduire. Ces informations pourront être transmises dans des endroits sans garanties pour les citoyens haïtiens. Elles se trouveront dans l'ordinateur d'une personne que vous ne connaissez pas et qui décidera de les utiliser comme elle l'entend : pour les élections, le kidnapping, les persécutions de toutes sortes…


Même quand le sujet concerne un puissant opérateur de la finance, il devrait attirer l'attention de la Secrétairerie d'Etat à la Sécurité publique, du Ministère de la Justice, de la DCPJ/PNH (Direction Centrale de la Police Judiciaire/ Police Nationale d'Haiti), de l'Office du Protecteur des Citoyens, des organisations de lutte contre le kidnapping, des organisations de droits humains et surtout des grands médias de la capitale. Avec ce papier, Réseau Citadelle fait le premier pas. Il exige des explications et attend la réaction des concernés. L'enjeu est de taille !


RESEAU CITADELLE (Le Ré.Cit), le 23 Aout 2009, 20 heures 25.


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