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jeudi 30 septembre 2010

Bulletin spécial #1 du jeudi 30 septembre 2010

 Vigilance jaune aux fortes pluies du Plan National de Gestion des Risques et des Désastres(PNGRD) 

Une large zone désorganisée de convection (pluie et orages) influence les conditions de la météo dans le bassin de la caraïbe aujourd'hui. Cette situation pourrait générer des averses modérées à fortes, des orages isolés et des rafales de vent particulièrement sur les départements du sud, des nippes, de la grande-anse et du nord-ouest aujourd'hui et demain.               
A ce effet,  le SPGRD lance ce jeudi 30 septembre 2010 à 10 h am le niveau de vigilance jaune  (i.e. risque d'impact  d'intensité  faible à modérée ) aux fortes pluies dans le Plan d'urgence National face aux menaces de fortes pluies, des rafales de vent et des orages violents avec risques de crues de rivière, d'éboulements, de glissement de terrain et d'inondations d'intensité faible  notamment sur les départements du sud, des nippes, de la grande anse, de l'artibonite, et la région nord du pays.              

Le Centre National de Météorologie (CNM) de concert avec le SPGRD et la DPC demande à la population des zones à risques d'inondation, de rester vigilante et d'appliquer scrupuleusement les consignes de sécurité suivantes en cas d'inondation, d'éboulements, de glissement de terrain et d'orages violents (éclair et tonnerre). 

Consignes

∙         Restez à l'écoute des messages météo et respecter les consignes des autorités.

∙         Surveillez la montée des eaux. Si votre habitation est menacée par des inondations et de glissement de terrain, préparez vous à évacuer.

∙         Ne pas traverser les rivières en crues sous aucun prétexte.

• En cas d'orages violents, ne vous abritez pas près des fenêtres et en zone boisée.    

Talot BERTRAND, Ing-Agr.Chef de Service de Planification et de Mobilisation des RessourcesDirection de la Protection Civile (DPC)

Ministère de l'Intérieur et des Collectivités Territoriales (MICT)
(509) 3733-5953 / 3472-6092
Envoyé par mon BlackBerry de Digicel

Ban Ki-moon attristé par les dégâts causés par la tornade.

Ban Ki-moon attristé par les dégâts causés par la tornade

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a exprimé sa tristesse en raison des pertes en vies humaines et des dégâts matériels causés par la tornade et la dépression qui se sont abattues vendredi sur Port-au-Prince. « Il présente ses sincères condoléances aux familles de ceux qui y ont perdu la vie » , a déclaré le week-end son porte-parole.

Le dernier bilan partiel de la Direction de la Protection Civile (DPC) fait état de 7 morts et 67 blessés. Un reporter de radio Métropole a constaté que des dégâts importants ont été enregistrés dans de nombreux camps d'hébergement à Delmas et Port-au-Prince notamment.

Plus de 40 équipes comprenant du personnel des Nations Unies, des agences humanitaires et du Gouvernement haïtien ont procédé à une évaluation des dégâts. Une mission de reconnaissance aérienne a été menée conjointement avec le gouvernement haïtien, révèlent des responsables de la mission onusienne.

Dans le même temps, les responsables du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) ont indiqué que les équipes de l'ONU avaient visité quelques 300 camps de déplacés internes. « Les rapports font état de 11.000 familles ayant besoin d'assistance pour des abris, dont certains vivant dans des immeubles qui n'avaient pas été affectés par le tremblement de terre de janvier dernier », précise l'Ocha.

Les sinistrés du Camp d'hébergement de Corail-Cesse lesse ont été une nouvelle fois touchés de plein fouet par les bourrasques de vents et les fortes averses. L'Organisation Mondiale de la Migration (OIM) affirme avoir recensé 110 familles, soit près de 500 personnes, comme des victimes directes de la dépression du 24 septembre. Les familles affectés sont actuellement hébergées dans des abris en dur.

De nouvelles averses ont été enregistrées lundi soir dans la région métropolitaine. Le Centre National de Météorologie (CNM) annonce que les intempéries se poursuivront au cours des 4 prochains jours.

LLM / radio Métropole Haïti
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"La vraie reconstruction d'Haïti passe par des réformes en profondeur des structures de l'État pour restaurer la confiance, encourager les investisseurs et mettre le peuple au travail. Il faut finir avec cette approche d'un État paternaliste qui tout en refusant de créer le cadre approprié pour le développement des entreprises mendie des millions sur la scène internationale en exhibant la misère du peuple." Cyrus Sibert
Reconstruction d'Haïti : A quand les Réformes structurelles?
Haïti : La continuité du système colonial d'exploitation  prend la forme de monopole au 21e Siècle.
WITHOUT REFORM, NO RETURN ON INVESTMENT IN HAITI (U.S. Senate report.)

L’Espagne condamne la tentative de coup d’Etat en équateur.

Dernière info publiée le jeudi 30 septembre 2010

L'Espagne condamne la tentative de coup d'Etat en équateur

Le gouvernement espagnol a condamné jeudi 30 septembre 2010 dans un communiqué une « tentative de coup d'État » en Équateur et a apporté son soutien au « gouvernement légitime » du président Rafael Correa.

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"La vraie reconstruction d'Haïti passe par des réformes en profondeur des structures de l'État pour restaurer la confiance, encourager les investisseurs et mettre le peuple au travail. Il faut finir avec cette approche d'un État paternaliste qui tout en refusant de créer le cadre approprié pour le développement des entreprises mendie des millions sur la scène internationale en exhibant la misère du peuple." Cyrus Sibert
Reconstruction d'Haïti : A quand les Réformes structurelles?
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Un premier sondage identifie 6 principaux candidats à la présidence.

Un premier sondage identifie 6 principaux candidats à la présidence.

Les résultats du premier sondage réalisé sur les intentions de vote avant les prochaines élections ont été rendus publique par le secteur privé haïtien. Le Bureau de Recherches en Informatiques et en Développement Economique et Sociale (Brides) a utilisé un échantillon d'environ 6 000 personnes, reparties dans les différentes régions du pays.

Myrlande Manigat (RDNP) arrive en tête avec 23.1% dans ce sondage commandité par le secteur des affaires. Le chef de file de Respè Charles Henry Baker arrive en 2 eme position avec 17.3 %, suivi de près par Michel Martelly ( Repons Paysan) avec 17.1%.

Ces 3 candidats creusent l'écart sur le deuxième peloton composé de Jacques Edouard Alexis (MPH) avec 8.1%, Chavannes Jeune (Accra) 7.8% et Jude Célestin (Unité) 7.8%.

Les 16 autres candidats se retrouvent en dessous de la barre des 2.1%.

La grande révélation de ce sondage est le score obtenu par le chanteur populaire Michel Martelly. Connu sous le nom de Sweet Micky, l'artiste arrive à obtenir le plus grand nombre d'intention de vote dans l'Ouest. Ce département représente 40 % du corps électoral.

Dans le même temps, l'ex Premier Ministre Jacques Edouard Alexis n'arriverait pas à s'imposer dans son fief, l'Artibonite où il pourrait être devancé par Mme Manigat.

Jude Célestin et Chavannes Jeune arrivent en tête des intentions de vote dans leurs fiefs respectifs, le sud-est et le sud.

Aucun des 6 candidats n'est parvenu à se détacher du peloton de tête ou à s'imposer dans tous les départements.

Myrlande Manigat et Charles Henry Baker sont les seuls candidats ayant obtenu les meilleurs scores dans plus d'un département. Mme Manigat est la plus populaire dans l'Artibonite, le Centre, les Nippes, le Nord-Ouest et le Nord-est. Le chef de file de Respè s'impose dans la Grand Anse et le Nord.

Les responsables du Brides font valoir que les conclusions du sondage réalisé avant la campagne électorale ont connu des variations. Un nouveau sondage du secteur privé sera réalisé au début du mois d'octobre.

LLM / radio Métropole Haïti


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En Équateur, le président dénonce un coup d'État.

En Équateur, le président dénonce un coup d'État.

Des policiers manifestent à Quito, jeudi 30 septembre.
AP/Dolores Ochoa
Des policiers manifestent à Quito, jeudi 30 septembre.


L'état d'urgence a été décrété en Equateur, jeudi 30 septembre, après que des manifestations de policiers et de militaires à Quito et à Guayaquil ont dégénéré, faisant craindre un coup de force de l'armée contre le gouvernement du président Rafael Correa. Le bâtiment du Congrès, dans la capitale, a été occupé, en fin d'après-midi, par des policiers mécontents d'une loi qui réduit leurs primes d'ancienneté, selon une source officielle.


Le président Correa, qui affirme avoir été légèrement blessé par les manifestants, accuse l'opposition de chercher à favoriser un coup d'Etat. Il affirme être "quasiment séquestré" dans la chambre d'un hôpital militaire, où il reçoit des soins, selon le quotidien El Comercio. Il aurait confié à une radio locale qu'il "craignait pour sa vie". "Des policiers tentent d'entrer dans ma chambre par le toit, a-t-il dit. S'il m'arrive quelque chose, ils seront responsables."


"SI VOUS VOULEZ TUER LE PRÉSIDENT, IL EST LÀ, TUEZ-LE !"


Selon le quotidien équatorien Hoy, qui suit les événements en direct, une foule commençait à se masser autour du palais du Congrès pour manifester son soutien à Rafael Correa à l'appel de plusieurs membres du gouvernement. Des témoins cités par l'agence Reuters ont fait état de pillages et d'incendies de pneus tout au long de la journée à Quito et à Guayaquil. Rafael Correa, qui est venu lui-même à la rencontre des manifestants, les a vivement harangués. "Messieurs, si vous voulez tuer le président, le voici, tuez-le !" a-t-il lancé, selon le journal La Hora.


Dans la capitale, des policiers ont pris une caserne lors d'une manifestation qui a débouché sur des échauffourées et l'usage de gaz lacrymogène. En raison des troubles, les employés de nombreuses entreprises ont été renvoyés chez eux et les écoles ont fermé plus tôt dans plusieurs villes. Près de 300 soldats se sont déployés sur la piste d'atterrissage de l'aéroport international, semant la confusion et forçant la direction aéroportuaire à le fermer.


L'ÉTAT-MAJOR SOUTIEN LE PRÉSIDENT

Des militaires équatoriens sur le tarmac de l'aéroport militaire de Mariscal, à Quito, jeudi 30 septembre.
REUTERS/STR
Des militaires équatoriens sur le tarmac de l'aéroport militaire de Mariscal, à Quito,
jeudi 30 septembre.


Les militaires, qui protestaient contre une loi décidée par Rafael Correa qui réduit certaines primes d'ancienneté pour les forces de l'ordre, ont été rapidement désavoués par le chef d'état-major des forces armées, qui a démenti toute tentative de prise du pouvoir. "Nous sommes dans un Etat de droit, nous sommes subordonnés à la plus haute autorité incarnée par monsieur le président de la République. Nous prendrons les mesures qui s'imposent, celles qui seront déterminées par le gouvernement", a déclaré le général Ernesto Gonzalez, se désolidarisant de ses troupes.


Jugeant "inacceptable et intolérable" le mouvement de contestation des forces de police, le ministre des affaires étrangères, Ricardo Patino, a démenti que l'Equateur vivait une situation de soulèvement populaire. "Ce n'est pas une mobilisation de la population, ce n'est pas un soulèvement populaire. C'est une insurrection de policiers qui sont mal informés", a-t-il déclaré à la chaîne de télévisison Telesur.


Ces troubles interviennent alors que la situation politique en Equateur est plus qu'instable. Rafael Correa, élu en 2006, est confronté à un effritement de sa majorité parlementaire. De ce fait, il a envisagé de dissoudre le Congrès, comme l'y autorise la Constitution promulguée en 2008. Une telle décision, qui nécessite l'aval de la Cour constitutionnelle, entraîne de facto des élections présidentielle et législatives anticipées.


Pour en savoir plus :

- Les événements en Equateur sur le site du quotidien Hoy, qui diffuse les hashtags avec lesquels ont peut les suivre (#30s #policiaec #ecuador #aguantaecuador #correa)

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Mirlande Manigat créditée du meilleur score selon un sondage de BRIDES.

Mirlande Manigat créditée du meilleur score selon un sondage de BRIDES.

mercredi 29 septembre 2010 à 17:25

 

 

Un sondage réalisé jusqu'au 5 septembre 2010 par le Bureau de recherche en informatique et en développement économique et social (BRIDES), dans le cadre du scrutin présidentiel du 28 novembre prochain, montre que la Constitutionnaliste Mirlande Hippolyte Manigat est la candidate la plus populaire dans l'opinion.

 

La secrétaire générale du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP) est créditée de 23,1% des intentions de vote suivie de l'industriel Charles-Henry Baker et Michel Martelly avec respectivement 17,3% et 17,1%.

 

L'ex-premier ministre Jacques Edouard Alexis arrive en quatrième position avec 8,1% des intentions de vote, tandis que le pasteur Jean Chavannes Jeune récolte 7,8% des intentions de vote ex-aequo avec le représentant  de la plateforme présidentielle INITE (Unité), Jude Célestin.

 

4,4% des sondés envisagent de ne voter en faveur d'aucun des 19 prétendants à la présidence alors que 2,4% n'ont pas déclaré leur intention.

 

Quant aux autres candidats, Yvon Neptune, Wilson Jeudy, Yves Cristallin, Jean-Henry Céant, Jean Hector Anacacis, Garaudy Laguerre, Leslie Voltaire, Génard Joseph, Josette Bijou, Axan Abellard, Eric Charles, Léon Jeune et Gérard Blot, ils ont obtenu entre 2,1% et 0,1% des intentions de vote.

 

Ce sondage a été réalisé à travers tout le pays auprès d'environ 6 mille personnes de 18 ans et plus avec une marge d'erreur de 1,27%.

 

Certains candidats  sont plus populaires dans des départements que d'autres, selon cette enquête d'opinion du Bureau de recherche en informatique et en développement économique et social.

 

Dans le département de l'Ouest, par exemple, Michel Martelly est préféré à ses concurrents avec 26,1% des intentions de vote, Jude Célestin arrive en tête dans le Sud-Est, alors que Jean Chavannes Jeune est plus populaire dans le Sud, leurs fiefs.

 

Si les élections devaient se réaliser dans la Grand'Anse et le Nord uniquement, Charles-Henry Baker serait élu président selon le sondage du BRIDES.

 

Quant à Mirlande Manigat, les intentions lui sont favorables dans beaucoup plus de départements. Elle est en tête dans les Nippes d'où elle est originaire, l'Artibonite, le Centre, le Nord-Ouest et le Nord-Est. [rv2000]

 

RadioVision2000

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Haïti - Insécurité : Précisions du ministre des forces armées dominicaine.

29/09/2010 07:09:19

Le Lieutenant-Général Joaquin Virgilio Perez Feliz, ministre des Forces armées dominicaine, nie qu'une décision a été prise pour envoyer des soldats dominicains en Haïti sous le commandement ou non de la Minustah.

En résumé il déplore que les déclarations du Président ont mal été comprises, et que l'intention du Président Fernandez a été interprété à tord comme une décision. Le chef militaire rappelle que toute décision d'envoyer des troupes dominicaines à l'étranger ne relève pas d'une décision présidentielle, mais qu'elle doit « obligatoirement passer par l'approbation du Sénat tel que prévu à l'article 80, paragraphe 7 de la nouvelle Constitution ».

Il déplore que certains médias dominicains aient confondu l'intention présidentielle légitime, d'aider Haïti [qui coïncidait avec une décision du Conseil de Sécurité de l'ONU d'autoriser une augmentation des forces de sécurité en Haïti] comme une réponse visant à l'intégration de troupes dominicaine dans les membres de la Minustah.

Le chef militaire tout en niant cette interprétation des médias a confirmé l'intention du gouvernement de Léonel Fernandez de continuer à collaborer à la reconstruction d'Haïti.

Pour beaucoup, Si une telle décision était effectivement prise, elle donnerait raison a certains secteurs haïtiens qui évoquent un plan hégémonique des actuelles autorités dominicaines pour Haïti. Il faut cependant rappeler que même le défunt président dominicain Joaquin Balaguer s'était toujours opposé à l'envoi de troupes en Haïti, notamment après le premier coup d'État contre le président Aristide en 1991, et ce, malgré des demandes répétées de la communauté internationale. Balaguer estimait qu'une telle disposition serait assimilée à de la  provocation.

L'avenir nous dira ce qu'il sortira véritablement des propos de tout ces politiciens en espérant que la décision finale sera sage pour le bien des deux pays.
Envoyé par mon BlackBerry de Digicel

Citadelle] Fairfield University maintains abandonment of child sex abuse victims in Haiti.

September 30, 2010

Jeffrey von Arx, S.J

PresidentFairfield UniversityFairfield, Connecticut

Dear President von Arx,

On several occasions during the past two years, you have publicly expressed your willingness to provide aid and comfort to the boys in Haiti who were sexually abused by Douglas Perlitz, former Executive Director of Project Pierre Toussaint in Cap Haitian.

During this same time period, I have pleaded with you to, at the very least, provide small amounts of funding so that the boys who were abused by Perlitz would have something to eat each day, a safe place to sleep, shoes for school and access to medical treatment.

In response, you have done nothing - absolutely nothing to bring comfort and aid to these hurting and suffering abuse victims.

Sadly, I am aware of statements made by Fairfield University alumni, staff and faculty members who are saying that Fairfield University has no legal obligation to do anything for the boys who were abused.

But, you and I, President von Arx, know what really transpired at the school and am certain that, after a careful examination of your conscience, you, too, will conclude that Fairrfield University has a compelling moral obligation to assist the boys who were abused.

On Monday, we need to register the boys in school but have no money to pay the almost $9,000 for tuition. The boys are in desperate need.

I have included (below) a letter I sent yesterday to Joseph Miller, President of the American Association of the Order of Malta, in which I have detailed the cost of tuition at several schools in Cap Haitian.

I look forward to hearing from you.

Sincerely,Paul KendrickFairfield University '72
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September 29, 2010

Joseph Miller

President
Order of Malta American Association, USA

New Canaan, Connecticut

Dear Mr. Miller,

When I spoke with you a few months ago about the desperate needs of the abuse victims in Haiti, you said to me, "Got the check right here in my pocket, Paul," referring to an amount of money already approved by the Order of Malta's national board of directors to assist the sex abuse victims in Haiti. Sadly, (and unbelievably) and under your leadership, the American Association of Malta, USA has not provided one single penny to help clothe, feed or educate the boys who were sexually abused by Douglas Perlitz at Project Pierre Touissant in Cap Haitian.

One would have thought that, at the very least in the immediate aftermath of Perlitz's guilty plea, the citizens of Fairfield County would have heard a loud chorus of "mea culpas" from the members of Connecticut Malta who, in their ignorant and blind defense of Perlitz, not only called the victims liars, but helped destroy the school by sending a letter to wealthy donors in which they disparaged and berated the remaining board members who were trying their best to protect the children in Haiti from a child molester monster named Doug Perlitz.

Let's not forget the names of these board members who destroyed the school: Jeannie and Thomas Tisdale, Madeline and Philip Lacavaro, Rev. Paul Carrier, S.J. and Hope Carter.

Carter is one of your more notable members. Yet, Carter traveled to Haiti for the sole purpose of secreting Doug's two computers out of Haiti. She brought two new computers with her to replace the ones she took. She obstructed justice. She was attempting to destroy evidence. Think about this, Joe. Carter was more concerned about protecting a child molester than she was concerned about the boys who were raped and sodomized. Same can be said for the Tisdales and the Lacavaros.

So here I am again, Mr. Miller, once again pleading with you for financial help. We need approximately $9,000 to get the boys registered in school and make tuition payments. This amount of money is less than the cost of one table ($10,000) at your recent Malta fundraiser for Catholic schools in Bridgeport. So, if you still "got the check" right there in your pocket, Joe, let's get these kids back into school ASAP.

The money is needed now. School starts on Monday. Please contact me. You are more than welcome to pay the schools directly. For your information, here is a partial list of the schools and enrollment costs.

1-   College Le Christophien, 8e annee: 12,000 gdes = 316 US

2-    College le Christophien, 3e annee : 8,300 gdes = 218 US

3-    Institut Sacre-Cœur du Cap-Haitien, 2nd : 19700 gdes = 518 US

4-    IEU, 6e A.F. : 10,225 gdes = 269 US

5-    3e  14750 gdes + balance16175 : 30925 gdes = 813 US

6-    Ecole professionnelle du Cap-Haitien :12000 gdes = 315 US   

7-    College Bell Angelot, Retho : 14300 gdes = 376 US

8-     Institut Charles Moravia du Cap-H., 6e A.F. : 3100 gdes = 82 US

9-     Institut Charles Moravia du Cap-H., 3100 gdes = 82 US

10-   Institut Sacre-Cœur du Cap-Haitien, Philo : 21700 gdes = 572 US

11-  Nouveau Centre d'Enseignement Classique : 3500 gdes = 92 US        

12-   Institut Sacree Cœur du Cap-H., 9e A.F. : 18500 gdes = 487 US        

13-  Classique, Institution : 9750 gdes = 256 US        

14-  We are still putting together the costs of school for 6 additional boys

Sincerely,
Paul Kendrick
Freeport, Maine 207 838 1319
Envoyé par mon BlackBerry de Digicel

mercredi 29 septembre 2010

Haiti-Intempéries : Une tornade aux conséquences énormes pour les personnes déplacées.

Haïti-Intempéries : Une tornade aux conséquences énormes pour les personnes déplacées

mercredi 29 septembre 2010

P-au-P., 29 sept. 2010 [AlterPresse] --- Le dernier bilan officiel de la tornade du 24 septembre fait état de 6 morts, selon un bulletin transmis à AlterPresse par le Système national de gestion des risques et désastres (Sngrd).


12.963 familles, vivant dans 191 camps, ont été affectées, précise la source qui indique que les communes les plus atteintes sont celles de Port-au-Prince, Tabarre et Delmas (Nord de la capitale).


Une bonne partie de la capitale est toujours plongée dans le black-out et des riverains signalent que dans certaines localités périphériques des cables de haute tension sont toujours par terre.


La situation météorologique ne s'améliore pas et le Sngrd recommande « la vigilance renforcée ».


Des pluies sont enregistrées dans plusieurs départements et la capacité d'absorption des sols dans le Sud du pays est déjà saturée, note le Sngrd.

Les rivières de la Grand Anse (Sud-ouest) sont en crue.


Un début d'inondation a été enregistré, le 27 septembre, dans le département du Nord-est.


Mardi 28 septembre en fin de journée, une dépression tropicale était localisée à l'extrémité ouest de Cuba.


La météo des prochaines 36 heures prévoit des pluies sur le pays. [gp apr 29/09/2010 07 :00]

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CENTRE D'ETUDES INTERAMERICAINES --- Bulletin du 23 septembre 2010.

 

Bulletin du 23 septembre 2010

 

 

Problèmes d'affichage? Voyez ce bulletin sur le Web

L'actualité des Amériques

22 septembre 2010

La IIIe réunion des ministres des Affaires étrangères Cuba - Communauté des Caraïbes (Caricom) s'est terminée vendredi dernier dans la capitale cubaine. Lors de la cérémonie de clôture, le président cubain, Raul Castro, a lancé un appel à la solidarité et à la coopération entre les pays de la sous-région. Durant la rencontre, les délégués ont...

22 septembre 2010

Une douzaine de chefs d'État latino-américains se sont rendus à New York pour participer à un sommet de trois jours, qui s'est ouvert le 20 septembre sous l'égide de l'Organisation des Nations Unies (ONU), pour faire le point sur les Objectifs du millénaire pour le développement (ODM).

L'Amérique latine a beaucoup progressé en matière de...

22 septembre 2010

L'Union des nations sud-américaines (Unasur) a convenu d'accorder l'équivalence des diplômes d'enseignement supérieur entre ses 12 États membres. L'organisation a pris cette décision lors de la 2e rencontre des ministres de l'Éducation et de la Culture du Conseil sud-américain d'éducation, de culture, de science, de technologie et d'innovation...

21 septembre 2010

Le 26 septembre prochain, 17,7 millions de Vénézuéliens seront convoqués aux urnes pour élire les 165 députés de leur Assemblée nationale (parlement monocaméral), ainsi que leurs 12 représentants au Parlement latino-américain (Parlatino). À cette occasion, une opposition unie sous la bannière de la Table de l'unité démocratique – regroupant une...

FOCAL Point édition de septembre 2010

La dernière édition de FOCAL Point, publiée par la Fondation canadienne pour les Amériques, est maintenant disponible. Consulter cette publication

Revista Densidades 5e édition

Densidades est une revue indépendante dédiée à l'intégration régionale sudaméricaine. Le 5e numéro de Densidades vient de paraître.

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Nous remercions le ministère des Relations internationales du Québec pour la contribution financière essentielle qu'il apporte au fonctionnement du Centre d'études interaméricaines.


Pour vous désabonner

Haiti : A la source de nos simulacres électoraux.

Haiti : A la source de nos simulacres électoraux.

lundi 27 septembre 2010

Débat

Par Leslie Péan

Soumis à AlterPresse le 27 septembre 2010

Pour contribuer à éclairer la lanterne des courants pro et anti élections sous l'égide du Conseil Électoral Provisoire (CEP) décrié, un coup d'œil rétrospectif permet d'identifier les conditions dans lesquelles l'opposition arrive à faire échec au masque électoral qui occulte la vérité politique. Ceux qui vont aux élections avec ce CEP pour battre le parti Inite et ceux qui luttent pour boycotter les élections sont dans le même combat. Les positions sont contraires en apparence seulement. Dans les deux cas, il s'agit de démasquer la fourberie du pouvoir et de la communauté internationale. Dans la Critique de la faculté de juger, le philosophe Kant, reconnaissant les limites de la raison humaine, offre une position critique pour un dépassement de ce genre de situations. « Dans la résolution d'une antinomie, dit Kant, il importe seulement que deux propositions qui se contredisent en apparence, ne se contredisent pas en fait et puissent se maintenir l'une à côté de l'autre [...] [1]

Il faut remonter à l'occupation américaine de 1915-1934 pour comprendre la chaîne de malheurs qui s'abat sur Haïti au XXe siècle. Un enchaînement de faits d'une certaine complexité par-delà la simple mise en ordre linéaire et chronologique des événements. En dépit de cette intervention brutale et criminelle, la greffe américaine n'a pas pris sur le corps haïtien. Elle a donné naissance à une créature monstrueuse malgré les médicaments utilisés avant et après la transplantation. Ces médicaments sont multiples. Les plus importants sont la corruption financière de la City Bank, la dissolution du Sénat, les massacres de paysans, l'emprisonnement de journalistes, la promotion d'une classe moyenne collabo, les élections frauduleuses, etc.

N'en déplaise aux historiens aux ordres, l'imposture de la communauté internationale a été combattue par les démocrates haïtiens de l'Union Patriotique qui ont exposé avec passion les crimes, artifices et mystifications de cette occupation. La stratégie nord-américaine depuis lors est de tuer l'agriculture vivrière haïtienne et de faire des Haïtiens de pauvres hères, fournisseurs de main d'œuvre bon marché pour les compagnies américaines en Haïti et dans la Caraïbe. Mais les complications post-opératoires ne cessent de se manifester. L'imposition de dictatures, le recrutement en masse des cerveaux haïtiens pour l'Afrique baissant le niveau de l'éducation, l'élimination des cochons créoles sont quelques-unes des mesures prises par la communauté internationale pour amplifier nos malheur en augmentant la confusion. Les résultats catastrophiques du système de brigandage organisé mis en place ne se comptent plus. Ce sont les commerces de braceros, de sang, d'organes, de cadavres, de jeunes filles et de jeunes garçons. Le peuple haïtien est condamné à se prosterner devant les motivations pécuniaires d'un système qui fait fonctionner à merveille le dispositif de corruption le plus élaboré que l'humanité ait connu depuis des millénaires.

Les luttes estudiantines de 1929

Le gouvernement américain a été pris de court par le mouvement des étudiants haïtiens dont le comité de grève à Damiens était dirigé par Justin D. Sam. En effet, deux jours après le fameux krach boursier de New York, un autre krach, cette fois social et politique, eut lieu le 31 octobre 1929 en Haïti. À partir d'une simple protestation contre une mesure de diminution des bourses octroyées aux étudiants, prise par Dr Freeman, doyen de l'École d'Agriculture, une grève des étudiants est lancée et fait tâche d'huile. Les comités de grévistes se multiplient à l'École des Sciences Appliquées, à l'École Nationale de Médecine, de Chirurgie Dentaire et de Pharmacie, à l'École Nationale de Droit et à l'École Nationale d'Institutrices. Les grévistes reçoivent également l'appui de tous les lycées et écoles secondaires. Les étudiants manifestent quotidiennement dans les rues de la capitale lançant des slogans contre le Dr Freeman, représentant de l'occupation à l'École d'Agronomie.

Le gouvernement fit marche arrière le 18 novembre 1929 sur les mesures prises par le Dr Freeman, puis procéda à un changement de cabinet ministériel le 25 novembre. Toutefois, la grève continue de prendre de l'ampleur. La classe politique appuie le mouvement des jeunes grévistes. Charles Moravia, du journal Le Temps et les dirigeants de l'Union Patriotique lancent un concours de poésie sur Charlemagne Péralte et sur Sandino. Le jury composé des nationalistes Dantès Bellegarde, Jean Price Mars, Seymour Pradel, Constantin Mayard et Félix Viard donne les résultats le 21 novembre 1929. Le lauréat est Jean Brière, un des dirigeants de la grève de Damiens. Bonjan jarèt pou ti mesie yo.

Manifestations publiques et victoire électorale

Les forces d'occupation prises de panique déclarent la loi martiale le 4 décembre et procèdent au massacre des paysans à Marchaterre le 6 décembre 1929. Les manifestations reprennent de plus belle. Le 11 décembre, plus de 2,000 étudiants gagnent les rues de la capitale pour protester contre l'occupation. Devant ce leve kanpe national, le gouvernement américain envoie la Commission Forbes le 25 février 1930 et est obligé, pour calmer la situation, d'annoncer la suppression de la loi martiale et l'organisation d'élections qui conduiront à la reconquête de la souveraineté nationale.

La grève de l'École d'Agriculture de Damiens de Novembre 1929 a donc été le catalyseur de la victoire des nationalistes aux élections de Novembre 1930. Les manifestations publiques contre l'occupation ont créé les conditions de possibilité de la victoire électorale de l'opposition. La campagne électorale a été conduite avec pour objectif le rejet de l'Accord de 1917 qui prolongeait l'occupation américaine pour dix ans. La société a pris acte de la grève de 1929 et l'a inscrit dans l'engrenage d'une dynamique vitale qui a vaincu les fusils des marines de l'occupation. Mais les brigands veillaient et vont modeler la victoire électorale de novembre 1930 à leur convenance en tirant les nationalistes de leur sommet vers le bas.

La prise du pouvoir par les brigands

Les brigands qui prennent le pouvoir politique avec Sténio Vincent perfectionnent la règle non-écrite de l'abêtissement systématique des Haïtiens avec l'assentiment de la communauté internationale. La preuve la plus éclatante est fournie par les élections législatives frauduleuses du 10 janvier 1932 organisées sous les baïonnettes des marines américains. Les espoirs d'un possible renouveau sont vite démentis. Les brigands exécutent avec doigté la politique d'exclusion de tous les députés qui avaient la personnalité et la capacité pour s'opposer au président Vincent. Le simulacre électoral est le dispositif politique d'exclusion mis en place pour éliminer tous les députés de qualité. L'horlogerie mécanique et précise installée sur le terrain politique en Haïti par l'occupation américaine ne concerne pas uniquement l'armée. Cette horlogerie habile assure la production et la reproduction d'un despotisme ouvert ou feutré en éliminant toutes les personnalités qui refusent toute soumission à la machine installée par l'occupant. Sont visés autant les paysans cacos qui meurent les armes à la main que les intellectuels. Pour les Américains, il fallait tout reprendre à zéro en cassant la machine de cette élite de niggers speaking french (nègres parlant français), pour utiliser l'expression de William Jennings Bryan, secrétaire d'État américain, en apprenant par John H. Allen, le directeur de la banque nationale d'Haïti, que la langue officielle alors était le français. [2]

Le prolongement de la politique de l'occupation américaine dans la vie parlementaire prendra un nouveau visage à partir de l'élection de Sténio Vincent à la présidence en novembre 1930. Ce dernier va sacrifier la dimension critique du parlement en mettant en avant l'éthique politique des forces d'occupation. C'était la traduction de la vision des forces racistes de l'occupation américaine pour lesquelles il n'était pas question d'envisager aucune transcendance avec des Nègres, qu'ils parlent français ou non. D'ailleurs, pour les Blancs racistes, c'était un non-sens d'avoir en face d'eux des sénateurs nègres en 1915, pouvant évoquer les interrogations de Socrate et de Platon sur le bonheur ou encore celles d'Aristote sur le droit et l'économie ou sur la finalité du savoir.

Un enterrement de première classe

Pour les Blancs racistes, les Nègres sont des ignorants destinés à faire les travaux des bêtes de somme. Qu'on se rappelle les thèses défendues par les philosophes David Hume et Hegel. Le premier dit « je suspecte les Nègres, et en général les autres espèces humaines d'être naturellement inférieurs à la race blanche. Il n'y a jamais eu de nation civilisée d'une autre couleur que la couleur blanche, ni d'individu illustre par ses actions ou par sa capacité de réflexion… Il n'y a chez eux ni engin manufacturé, ni art, ni science. Sans faire mention de nos colonies, il y a des Nègres esclaves dispersés à travers l'Europe ; on n'a jamais découvert chez eux le moindre signe d'intelligence [3]. » Pour le second, « Le Nègre représente l'homme naturel dans toute sa barbarie et son absence de discipline [4]. » La philosophie raciste qui informe la politique des puissances de la communauté internationale n'a pas beaucoup changé depuis.

En face de cette pensée raciste qui n'a pas raison mais qui gagne, le président Sténio Vincent, tout déchiré qu'il soit de voir l'état misérable de la condition haïtienne tel qu'il l'exprime dans ses discours réunis dans les tomes de son ouvrage En posant les jalons, choisit de rejeter la raison et le droit et d'endosser l'arbitraire du plus fort tout en refusant de penser. Dans les premiers jours de 1931, il procède à la dissolution de l'Union Patriotique [5], la plus grande organisation de patriotes haïtiens, créée par Georges Sylvain en 1920 [6] et qui se fit remarquer par les nombreuses manifestations, protestations incluant son fameux Mémoire présenté au Département d'État et au Sénat américain le 7 mai 1921. [7] Sténio Vincent, accompagné de Pauléus Sannon et de Perceval Thoby, était membre de cette délégation patriotique dont le Mémoire documentait les crimes commis par l'occupant américain. Il a vu comment les forces d'occupation américaine ont empêché que ce Mémoire soit distribué ou discuté en Haïti. On comprend donc que Roger Gaillard n'en parle pas et que le Mémoire soit ignoré dans les manuels d'histoire en Haïti [8].

Sténio Vincent a donc appris de l'occupant américain les techniques de manipulation de l'opinion. Un apprentissage des moyens pour faire illusion. Il n'est pas retourné en Haïti au même moment que ses confrères Pauléus Sannon et Perceval Thoby en Mai 1921. La recherche n'a pas encore déterminé à quelles fins il est resté quelques jours de plus à la capitale américaine. Toutefois, une fois au pouvoir en novembre 1930, Vincent donne un enterrement de première classe à l'Union Patriotique. Au gouvernail, il se préoccupe essentiellement de consolider son pouvoir en faisant les alliances nécessaires. Aussi donne-t-il le bras au courant des Griots qui propose le culturalisme africain de la divination et du mysticisme comme solution aux problèmes haïtiens.

Les normes de l'occupation

Parallèlement, au carrefour des discussions sur la désoccupation avec les parlementaires nationalistes, le président Vincent s'oppose à leurs vues. Ces derniers affichent leur volonté de mettre fin immédiatement à l'occupation américaine. Devant l'attitude du gouvernement de Vincent à ne pas exiger la fin de l'occupation et l'annulation de la Convention de 1915, les députés et sénateurs nationalistes convoquent les membres du gouvernement. Anticipant le vote de non-confiance qui leur est réservé, le cabinet ministériel démissionne en bloc le 11 mai 1931. La Chambre des Députés vote à l'unanimité la résolution Descartes Albert dénonçant le traité de 1915 ainsi que l'Acte Additionnel de 1917. L'enchaînement se fait aussitôt du côté du Sénat qui vote à l'unanimité la résolution David Jeannot-Hector Paultre appuyant la résolution de la Chambre des députés. [9] Cinglante défaite pour le président Vincent qui décide de se venger des parlementaires par le simulacre électoral du 10 janvier 1932 en s'appuyant sur les baïonnettes américaines.

Pour régler le différend qui oppose le pouvoir exécutif aux parlementaires nationalistes, les normes de l'occupation américaine sont évoquées. Le président Vincent applique les standards qu'il a hérités de l'occupant américain quand il était Secrétaire d'État des Travaux Publics, puis de l'Intérieur, sous le gouvernement de Sudre Dartiguenave en 1916 et 1917. Des standards de fausse transparence qui consacrent l'arbitraire du brigandage. Vincent a vu comment les Américains ont aboli le Sénat en avril 1916 et établi un Conseil d'État. Il applique donc le dressage de l'occupant à tous les Haïtiens afin qu'ils ne puissent fonctionner comme des êtres humains et soient obligés d'accepter la soumission et l'exclusion. Vincent met donc en valeur le fond de commerce de ce dressage pour enlever aux Haïtiens la capacité de se révolter et de se battre contre les injustices. C'est là qu'il faut chercher l'essence de la politique traditionnelle et pas seulement dans les casernes. De toute façon, le brigandage s'installe dans l'armée avec le refus du respect de la hiérarchie. Les nominations sont faites à des postes pour lesquels les responsables ont des grades inférieurs. Faire émerger le conservatisme des classes moyennes pour s'opposer à une bourgeoisie européocentrique est la tâche qui sera confiée au Vincentisme. Il fera si bien que le fascisme duvaliérien trouvera dans la doctrine ethnologique développée sous le gouvernement de Vincent l'essence de sa propre justification et de celle de son terrorisme totalitaire à la sauce du sous-développement ambiant avec le culte du Duce, du Führer, la cagoule, le mysticisme, le parti unique, la mystique de la race, l'embrigadement de la jeunesse estudiantine dans les tontons macoutes.

Le président Vincent donnera à la médiocrité des ressorts dans l'État en procurant aux brigands les moyens de leur politique, c'est-à-dire la mystification des citoyens et la marginalisation d'Haïti. Les rouages électoraux sont le cœur du brigandage pour maintenir la population en état de rêverie avec les procédés (corruption, crimes, ignorance, coup d'État). Ce point de vue s'inscrit dans l'analyse que nous avons faite des élections législatives et communales frauduleuses du 10 janvier 1932 [10].

Nous avons dit :

« Comme l'explique avec force détails le journal Le Peuple de la capitale, "le jour des élections, la corruption fit son oeuvre macabre [11] ". Ainsi l'armée, avec la complicité de l'occupant américain, procéda à l'incarcération des candidats de l'opposition et/ou de leurs partisans influents, à la falsification des registres et à l'inscription en masse d'électeurs fantômes, consacrant la défaite du très populaire nationaliste Joseph Jolibois qui avait été arrêté et gardé 60 jours en prison. De nombreux autres candidats nationalistes dont Edgar Nérée Numa aux Cayes, Juvigny Vaugues au Cap-Haïtien, Horace Bellerive au Trou du Nord, Lys Latortue aux Gonaives, eurent le même sort. La participation des soldats américains à cette opération de corruption électorale fut significative, spécialement à Port-au-Prince où des partisans du candidat indépendant Henri Gardère et du candidat à la magistrature communale Georges Petit "furent dispersés à coups de matraques par des gardes commandés par des officiers nord-américains, d'ordre du Président de la République [12] ". » [13]

Les embuscades des bandits sur les chemins de la pensée

En s'assurant que son frère Nemours Vincent, un illustre inconnu, soit élu député de la capitale en battant le très populaire nationaliste Joseph Jolibois le 10 janvier 1932, le président Vincent affiche sa capacité de structurer le brigandage. L'ubiquité de la fraude électorale lors de ces élections législatives de 1932 est effarante et d'une exceptionnelle gravité. Les nationalistes s'étranglent d'indignation mais cette fraude massive ne peut provoquer la révolte chez eux car les marines veillent avec leurs baïonnettes pour s'assurer que la situation ne devienne incontrôlable. L'intelligentsia du brigandage continuera de s'affirmer avec l'immense forfaiture de Sténio Vincent dans la Constitution de 1935 qui dépouille légalement les pouvoirs législatif et judiciaire de leur autorité en mettant fin à la séparation des pouvoirs.

L'absolutisme présidentiel est institué officiellement. Le président de la République décide quand les élections législatives ont lieu. Il peut dissoudre les Chambres quand il veut et reculer de trois mois les élections, comme bon lui semble. Les brigands ne s'occupent pas uniquement d'agresser les passants sur les sentiers et les chemins vicinaux. Comme le dit le poète polonais Stanislaw Jerzy Lec : « Même sur les chemins de la pensée, des bandits se tiennent en embuscade [14]. » Ils ont fait tant et si bien que l'agression de l'Autre est devenue la banalité du quotidien. C'est le règne du maléfice et de l'insignifiance. Et tout le monde doit se prosterner devant le président. À moins d'une mobilisation de type révolutionnaire, les élections sont des mascarades dont les résultats sont décidés d'avance. The Economist, la bible du capitalisme libéral, affirme « Vaut mieux de mauvaises élections que pas d'élections du tout [15] ». Les gouvernants organisent le vote censitaire sous de nouvelles formes. Seuls ceux qui ont de l'argent peuvent élire les gouvernants. Les élections dans le sous-développement - financées par les bailleurs de fonds - prennent la forme que veulent ces derniers. N'a-t-on pas vu un coup d'État électoral en préparation aux Etats-Unis d'Amérique en janvier 2010 quand la Cour suprême a décidé par un vote de 5 contre 4 de déplafonner les financements que les entreprises peuvent mettre dans les campagnes électorales ? En donnant aux personnes morales (les entreprises) les mêmes droits que les personnes physiques, la Corporate America se donne les moyens pour ne plus avoir de mauvaises surprises comme celle de Barack Obama dans l'avenir. Les protestations de ce dernier contre cette mesure sont restées lettre morte [16]. Le président Obama avait pu financer sa campagne présidentielle de 2008 avec 700 millions de dollars, dont 500 millions provenaient de petites donations d'une moyenne de 80 dollars, reçues par l'internet.

La dénaturation des faits historiques

C'est donc une politique électorale d'hébétude que les Américains encouragent en soutenant des brigands qui sèment la veulerie, l'imbécillité, le mensonge, bref la médiocrité. La révocation des onze sénateurs nationalistes par le président Vincent en 1935 et sa réélection frauduleuse en 1936 continuent les pratiques d'enlisement. Les brigands ont le courage de poursuivre le combat engagé et l'inscrire dans la durée. À la politique mulâtriste des années de l'occupation dont le gouvernement Lescot sera la continuation, succède la politique noiriste des coupeurs de tête. Qu'on se rappelle les grands assassinats politiques (Fédé Noël, Max Hudicourt, [17] Jean Rémy et la justice populaire expéditive qui a conduit à l'assassinat de Gérard Viau) ainsi que les grands scandales financiers (Badeco, Habanex, Belladères, Bicentenaire) qui ont marqué le gouvernement de Dumarsais Estimé.

Avec une pensée molle, les brigands refusent de lâcher prise et sont d'une obstination sans précédent dans l'installation de leur monumentale machine à tromper, à endormir. François Duvalier, Lorimer Denis et toute une école de pensée réécrivent l'histoire d'Haïti. La racialisation des rapports sociaux est mise en avant par les populistes noiristes pour conquérir le pouvoir et le garder éternellement. Les brigands établissent une machine à blesser et à tuer. Une machine à nier tout ce qui peut empêcher la continuation d'une époque véreuse : la corruption financière à grande échelle avec les travaux publics, la mort de l'industrie de la figue-banane, le scandale des magouilles du financement du Bicentenaire, plus tard, la dilapidation des fonds dans la construction de Péligre.

Parfois, les brigands utilisent des coups d'État comme on frappe les corps avec des coups de poing ou de bâton. Ils éreintent les esprits en martelant des sottises grandiloquentes. Nombre de faits historiques sont dénaturés. L'histoire est reconstruite pour satisfaire le besoin de pouvoir des brigands. C'est le cas avec la présentation de l'assassinat de Dessalines, les luttes de l'opposition libérale contre Boyer aboutissant à la révolution de 1843, la manipulation par Salomon jeune des luttes des Piquets de Jean-Jacques Acaau revendiquant la terre pour les paysans en 1844, la prise du pouvoir par Salomon Jeune en 1879 à travers le coup d'État du général Richelieu Duperval, l'intronisation d'Antoine Simon par les affairistes pour bloquer l'accession d'Anténor Firmin à la présidence en 1908. En inventant ce mécanisme froid du colorisme (noirisme/mulatrisme), la mise à mort anonyme d'une population s'effectue dans la tranquillité avec l'enseignement de supercheries, la diffusion de l'ignorance, et l'organisation de fausses élections.
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[1] Emmanuel Kant, Critique de la faculté de juger, (1790), Section II, Paris, Vrin, 1968.

[2] Hans Schmidt, The United States Occupation of Haïti 1915-1934, Rutgers University Press, New Brunswick, New Jersey, 1971, p. 48

[3] David Hume, « Of National Characters » dans The Philosophical Works of David Hume, éd T.H. Green and T. H. Grosse, London, 1852, vol , p. 252.

[4] Hegel, La raison dans l'histoire – Introduction à la Philosophie de l'Histoire, traduit par Kostas Papanioannou, Union Générale d'Édition 10/18, Paris, 1985, pp. 247, 251 et 269.

[5] Leslie Péan, "Unité et Conjoncture Politique en Haiti : L'Union Patriotique haitienne 1920-1930", Collectif Paroles, N° 13 et 14, août-septembre 1981 et octobre –novembre 1981, Montréal, Canada, pp. 22-26 et 29-33. Voir aussi Leslie Péan, Economie politique de la Corruption — Le Saccage, Tome III, Maisonneuve et Larose, Paris, France, 2006, pp. 145-169.

[6] Georges Sylvain, Dix Années de Lutte : Pour la Liberté 1915-1925, Henri Deschamps, Port-au-Prince, 1959.

[7] Ibid, Mémoire sur la situation Politique, Économique et Financière existant dans la République d'Haïti sous l'Occupation Américaine, par les Délégués de l'Union patriotique d'Haïti aux Etats-Unis, pp. 141-188.

[8] Roger Gaillard, Les Blancs débarquent 1919-1934 – La Guérilla de Batraville, Le Natal, P-au-P, 1983.

[9] Claude Moise, Constitutions et Luttes de Pouvoir en Haïti, Cidihca, Montréal, 1990, pp. 176-183.

[10] Leslie Péan, Economie politique de la Corruption — Le Saccage, Tome III, op. cit., pp. 175-181.

[11] Lire « Pour l'histoire – Coup d'œil rétrospectif : Les élections du 10 janvier 1932 », in Joseph Jolibois fils, La doctrine de Monroe, Imprimerie Héraux, P-a-P, 1932.

[12] Ibid, « Pour l'histoire – Coup d'œil rétrospectif : Les élections du 10 janvier 1932 ».

[13] Leslie Péan, Economie politique de la Corruption — Le Saccage, Tome III, op. cit.., p. 177-178.

[14] Stanislaw Jerzy Lec, Nouvelles Pensées Échevelées, Rivages, Paris, 2004, p. 47.

[15] The Economist, « Even bad elections are better than none », July 22, 2010

[16] Arthur Delaney, « Supreme Court Rolls Back Campaign Finance Restrictions », Huffington Post, January 21, 2010. Voir aussi Miles Mogulesco, « The Supreme Court's Non-Violent Corporate Coup », Huffington Post, January 22, 2010. Voir enfin « Financement électoral : Obama s'oppose à la Cour suprême », Radio France International, 22 janvier 2010.

[17] Sur l'assassinat de Max Hudicourt en 1947, on lira Leslie Péan, Economie politique de la Corruption — Le Saccage, Tome III, op. cit., pp. 357-374 et 411-416.

mardi 28 septembre 2010

Haïti-Rép. Dominicaine : La Minustah dément un possible envoi de soldats dominicains dans le pays

Haïti-Rép. Dominicaine : La Minustah dément un possible envoi de soldats dominicains dans le pays

mardi 28 septembre 2010

P-au-P, 28 septembre 2010 [AlterPresse] --- La mission des Nations Unies en Haïti (Minustah) s'inscrit en faux contre des informations, en provenance du territoire voisin, faisant état d'un possible envoi de militaires dominicains qui intègreraient la force onusienne dans le pays.

"Il s'agit d'une information fausse", déclare à AlterPresse Vicenzo Pugliese, porte-parole adjoint de la Minustah.

L'ex-président dominicain (Rafael) Hypolito Mejia (Dominguez) (2000-2004), serait favorable à la présence de troupes militaires dominicaines en Haïti, selon les informations publiées sur le site du média dominicain, El Nuevo Diario.

Ces soldats feraient parti de la Minustah, et par conséquent, ne représenteraient pas l'armée dominicaine en territoire haïtien, soutient Hypolito Mejia cité par El Nuevo Diario.

Déjà en 2004, 300 soldats dominicains avaient été envoyés en Irak suite à une décision de Mejia.

La position, exprimée par l'ex-président Mejia, ne fait cependant pas l'unanimité dans son pays. Considérant qu'il s'agit d'une provocation, le cardinal dominicain, Nicolas de Jésus Lopez Rodriguez, rejette l'idée de déployer des soldats dominicains en Haïti.

D'autres personnalités dominicaines ont réagi cette semaine sur la question affirmant leur crainte pour la sécurité des soldats.

Après une offre d'envoyer 800 soldats en Haïti pour faire face aux conséquences du tremblement de terre du 12 janvier, l'administration politique établie à Santo Domingo avait proposé de mettre à la disposition du pays 150 soldats.

Ces derniers seraient chargés de sécuriser la route entre la capitale haïtienne et la frontière, en vue de faciliter l'arrivée de l'aide humanitaire. Dans plusieurs circonstances, après le séisme, des soldats dominicains avaient été remarqués en train d'accompagner des convois humanitaires sur le territoire haïtien. [kft rc apr 28/09/2010 14:13]


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"La vraie reconstruction d'Haïti passe par des réformes en profondeur des structures de l'État pour restaurer la confiance, encourager les investisseurs et mettre le peuple au travail. Il faut finir avec cette approche d'un État paternaliste qui tout en refusant de créer le cadre approprié pour le développement des entreprises mendie des millions sur la scène internationale en exhibant la misère du peuple." Cyrus Sibert
Reconstruction d'Haïti : A quand les Réformes structurelles?
Haïti : La continuité du système colonial d'exploitation  prend la forme de monopole au 21e Siècle.
WITHOUT REFORM, NO RETURN ON INVESTMENT IN HAITI (U.S. Senate report.)

AP IMPACT: Haiti still waiting for pledged US aid.

AP IMPACT: Haiti still waiting for pledged US aid.



Antoine Fesnell, right, prays as his daughters Nicole, 9, center, and Antoine, 6, look on during mass in the rubble of the Notre Dame Cathedral in Por AP – Antoine Fesnell, right, prays as his daughters Nicole, 9, center, and Antoine, 6, look on during mass …


PORT-AU-PRINCE, Haiti – Nearly nine months after the earthquake, more than a million Haitians still live on the streets between piles of rubble. One reason: Not a cent of the $1.15 billion the U.S. promised for rebuilding has arrived.


The money was pledged by Secretary of State Hillary Clinton in March for use this year in rebuilding. The U.S. has already spent more than $1.1 billion on post-quake relief, but without long-term funds, the reconstruction of the wrecked capital cannot begin.


With just a week to go before fiscal 2010 ends, the money is still tied up in Washington. At fault: bureaucracy, disorganization and a lack of urgency, The Associated Press learned in interviews with officials in the State Department, the Senate Foreign Relations Committee, the White House and the U.N. Office of the Special Envoy. One senator has held up a key authorization bill because of a $5 million provision he says will be wasteful.


Meanwhile, deaths in Port-au-Prince are mounting, as quake survivors scramble to live without shelter or food.


"There are truly lives at stake, and the idea that folks are spending more time finger-pointing than getting this solved is almost unbelievable," said John Simon, a former U.S. ambassador to the African Union who is now with the Center for Global Development, a Washington think tank.


Nor is Haiti getting much from other donors. Some 50 other nations and organizations pledged a total of $8.75 billion for reconstruction, but just $686 million of that has reached Haiti so far — less than 15 percent of the total promised for 2010-11.


The lack of funds has all but halted reconstruction work by CHF International, the primary U.S.-funded group assigned to remove rubble and build temporary shelters. Just 2 percent of rubble has been cleared and 13,000 temporary shelters have been built — less than 10 percent of the number planned.


The Maryland-based agency is asking the U.S. government for $16.5 million to remove more than 21 million cubic feet of additional rubble and build 4,000 more temporary houses out of wood and metal.


"It's just a matter of one phone call and the trucks are out again. We have contractors ready to continue removing rubble. ... We have local suppliers and international suppliers ready to ship the amount of wood and construction materials we need," said CHF country director Alberto Wilde. "It's just a matter of money."


Last week the inaction bore tragic results. On Friday an isolated storm destroyed an estimated 8,000 tarps, tents and shacks in the capital and killed at least six people, including two children. And the threat of violence looms as landowners threaten entire camps with forced eviction.


In Washington there is confusion about the money. At a July hearing, Ravij Shah, director of the U.S. Agency for International Development, thanked members of Congress for approving the funds, saying, "The resources are flowing and are being spent in country."

It wasn't true then, and still hasn't happened.


When the earthquake hit, U.S. agencies sent troops, rescuers, aid workers and supplies to the devastated capital, Port-au-Prince. On March 24, President Barack Obama asked Congress for $2.8 billion in emergency aid to Haiti — about half to pay back money already spent by USAID, the Defense Department and others. An additional $212 million was to write off debt.


The heart of the request was $1.15 billion in new reconstruction funds.


A week later, Clinton touted that figure in front of representatives of 50 nations at the U.N. secretariat, the president of Haiti at her side.


"If the effort to rebuild is slow or insufficient, if it is marked by conflict, lack of coordination or lack of transparency, then the challenges that have plagued Haiti for years could erupt with regional and global consequences," Clinton said.


That was nearly six months ago. It took until May for the Senate to pass a supplemental request for the Haiti funds and until July for the House to do the same. The votes made $917 million available but did not dictate how or when to spend it. Without that final step, the money remains in the U.S. Treasury.


Then came summer recess, emergencies in Pakistan and elsewhere, and the distractions of election politics.


Now the authorization bill that would direct how the aid is delivered remains sidelined by a senator who anonymously pulled it for further study. Through calls to dozens of senators' offices, the AP learned it was Sen. Tom Coburn, a Republican from Oklahoma.

"He is holding the bill because it includes an unnecessary senior Haiti coordinator when we already have one" in U.S. Ambassador Kenneth Merten, Coburn spokeswoman Becky Bernhardt said.


The bill proposes a new coordinator in Washington who would not oversee U.S. aid but would work with the USAID administrator in Washington to develop a rebuilding strategy. The position would cost $1 million a year for five years, including salaries and expenses for a staff of up to seven people.


With the bill on hold, the State Department is trying to move the money along by avoiding Congress as much as possible. It sent lawmakers a "spending plan" on Sept. 20 and gave legislators 15 days to review it. If they fail to act on the plan, the money could be released as soon as specific projects get the OK.


"We need to make sure that the needs of the Haitian people are not sacrificed to procedural and bureaucratic impediments," Senate Foreign Relations Committee chairman John Kerry told the AP by e-mail. "As we approach nine months since the earthquake, further delays on any side are unacceptable."


Asked when the money will actually come, State Department spokesman Charles Luoma-Overstreet said the department expects to start spending in the coming weeks and months. He added that $275 million in "bridge" funds were released in March and have gone toward agriculture, work, health and shelter programs — not long-term reconstruction.


Haitian advocates say that is not enough.


Jean-Claude Bajeux of the Ecumenical Center for Human Rights in Port-au-Prince said this phase was supposed to be about building semi-permanent houses.


"Where are they? We haven't seen them," he said. "There is not much money that is being used. There is not much work that has actually been done."


Of course there is no guarantee that the money would lead to the successful rebuilding of Haiti. Many past U.S. aid efforts have fallen short.


"I don't think (the money) will make any difference," said Haitian human rights advocate Pierre Esperance. "Haitian people are not really involved in this process."


But officials agree the funds could pay for new approaches to make Haiti more sustainable, and rebuilding projects could improve millions of lives.


The AP found that $874 million of the funds pledged by other countries at the donors conference was money already promised to Haiti for work or aid before the quake. An additional $1.13 million wasn't ever going to be sent; it was debt relief. And $184 million was in loans to Haiti's government, not aid.


The Office of the Special Envoy has been tracking the money delivered so far but does not know who got it. The envoy himself, former President Bill Clinton, told the AP in July and again in August that he was putting pressure on donors to meet their pledges.


On the streets of Haiti, many simply feel abandoned. Mishna Gregoire, 22, said she was happy when she heard about the donors conference. But six months later she is still in a tarp city with 5,000 other people, on a foul-smelling plaza in the Port-au-Prince suburb of Petionville.


"I thought it was something serious they were really going to do," Gregoire said, standing amid tarps torn apart by the sudden storm. "But nothing has been done. And I don't think anything will be done."

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Katz reported from Port-au-Prince and Mendoza from Santa Cruz, Calif.

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"La vraie reconstruction d'Haïti passe par des réformes en profondeur des structures de l'État pour restaurer la confiance, encourager les investisseurs et mettre le peuple au travail. Il faut finir avec cette approche d'un État paternaliste qui tout en refusant de créer le cadre approprié pour le développement des entreprises mendie des millions sur la scène internationale en exhibant la misère du peuple." Cyrus Sibert
Reconstruction d'Haïti : A quand les Réformes structurelles?
Haïti : La continuité du système colonial d'exploitation  prend la forme de monopole au 21e Siècle.
WITHOUT REFORM, NO RETURN ON INVESTMENT IN HAITI (U.S. Senate report.)