samedi 13 juillet 2013

La situation en Egypte: Correction democratique ou coup d'Etat? (Texte de Cyrus Sibert)

LA SITUATION EN EGYPTE : CORRECTION DEMOCRATIQUE OU COUP D'ETAT?

L'Egypte vit une nouvelle situation politique. Un président démocratiquement élu a été renversé par l'Armée. Suite logique: Constitution mise en veilleuse, installation d'un Président provisoire, l'armée est mobilisée, des partisans tentent d'organiser la résistance, le pouvoir provisoire promet des élections, la communauté internationale est divisée entre condamnation, observation prudente et support. Généralement pour les pays du Sud, il y a toujours une diplomatie secrète pour fournir aux putschistes les ressources nécessaires au contrôle de la situation, même quand dans plus tard ils seront abandonnés et condamnés pour comportements antidémocratiques, répression et violation des droits humains...

La réalité en Egypte fait penser au fameux coup d'Etat contre le Président Jean-Bertrand Aristide, le 30 septembre 1991. Sauf que pour l'Egypte, on ne verra pas de si tôt, une invasion américaine pour rétablir le Président du Parti islamiste des "Frères musulmans" dans ses fonctions.

Globalement, on peut dire que ce qu'on voit en Egypte aujourd'hui, est directement lié à cette faiblesse de la démocratie. Des groupes socio-politiques, souvent non-démocratiques et même antidémocratiques, manipulent les valeurs démocratiques pour faire main basse sur le pouvoir d'Etat afin d'imposer leur diktat idéologique avec comme force de frappe la foule. Ces groupes refusent l'idée d'ETAT DE DROIT et de respect des libertés universelles. Leur théorie du pouvoir est contraire au fonctionnement de la démocratie. Résultat, même avec un discours démocratique, ces pays connaissent un recul de le système démocratique.

Comme exemple, en 1991, Jean-Bertrand Aristide et son mouvement anarcho-populiste Lavalas sont arrivés au pouvoir en Haiti. A cette même période, l'Armée Algérienne avait interrompu, dans des conditions brutales, un processus électoral qui allait porter au pouvoir des radicaux du FIS "Front Islamiste du Salut", un mouvement non-démocratique qui allait utiliser des élections démocratiques pour créer un Etat théocratique. Si pour Haiti, la communauté internationale a supporté le retour à l'ordre Constitutionnel donc du Président Aristide, en Algérie le FIS a été livré à lui-même. 

C'est clair que l'armée d'Haiti n'avait pas fait preuve de capacité à gérer le coup d'Etat en Haiti. Avec des officiers têtus, plus intéressés par l'argent facile que par l'avenir de leur pays et de leur institution, la propagande internationale du mouvement Lavalas connu un succès sans précédent, diabolisant tous les opposants et présentant les Lavalassiens comme des champion de la démocratie. Mais, en réalité, le retour d'Aristide n'a rien apporté de démocratique. Car, avec le temps, on a pu voir que ces gens ne croiyaient pas dans l'Etat de Droit. 

Ayant passé toute leur jeunesse à sacraliser des idées comme LE PARTI UNIQUE, DICTATURE DU PROLETARIAT, MAINTIENT DU POUVOIR  (A travers des élections truquées), LEADERSHIP A VIE (Aristide est aujourd'hui, Coordonnateur A VIE de son parti Fanmi Lavalas), PROPAGANDE IDEOLOGIQUE (Le mensonge comme arme politique), LA DIALECTIQUE DE LA VIOLENCE POLITIQUE au mépris des institutions et des valeurs démocratiques qu'ils qualifient de bourgeoises… ces gens ne peuvent pas aider à renforcer l'Etat de droit.

Au Moyen-Orient, ils sont nombreux ces groupes qui arrivent au pouvoir à la faveur des mouvements dites démocratiques comme le "Printemps Arabe" pour instituer une dictature théocratique. La pensée unique a toujours censuré la diffusion des informations sur la dégradation des libertés de religion en Irak, en Libye, en Egypte,…

En Haiti, nous avons vécu cette situation durant les 25 ans du régime Lavalas. Une tyrannie de la foule qui utilise les valeurs démocratiques pour faire de la propagande au niveau international tandis que dans réalité, de paisibles citoyens de font lyncher pour leur opinion politique dissidente, des propriétés spoliées, des personnalités emprisonnées illégales au du vocable "complot contre la surette de l'Etat", des milices déguisées en organisations populaires pour terrorisées les opposants et contrôler l'espace public. Le professeur Hubert Deronceray est l'un des martyrs de cette dictature Lavalas sous couvert de la démocratie.  ( Lisez: Haiti-Elections Démocratiques : La gauche haïtienne, mauvaise conseillère. http://reseaucitadelle.blogspot.com/2013/02/haiti-elections-democratiques-la-gauche.html)

La démocratie ne serait uniquement le droit de vote. L'organisation d'élections libres n'est qu'un petit élément du système dont le fondement même est le respect des libertés civiles et politiques de tout citoyen surtout des minorités. Dans cette logique, tout régime qui, au nom de la démocratie, s'enlise dans la tyrannie, crée une conjoncture de rapport de forces qui l'expose au renversement. Dans ce cas, qu'on ne vienne pas implorer une réaction internationale au nom de la démocratie. 

Les fanatiques religieux et les adaptes de la dictature du prolétariat de l'ancienne école marxiste-leniniste qui n'arrivent pas à se moderniser, c'est-à-dire, à accepter le principe de respect des libertés civiles et politiques dans les pays qu'ils dirigent, doivent-être renversés - si possible. Les démocrates doivent encourager tout mouvement subversif contre ces tyrans.

Aujourd'hui, en Haiti, nous voyons ces adeptes de la dictature du prolétariat, manipuler les Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) à des fins politiques, pour combattre le pouvoir démocratique en place. C'est pour eux un péché véniel. Ils ne croient pas dans l'Etat de Droit. Les élections, la justice, les Droits humains et la presse ne représentent à leurs yeux que des outils pour manipuler l'opinion publique mondiale, combattre leurs adversaires politiques et faire main basse sur le pouvoir d'Etat en vue d'instaurer leur système non-démocratique. Une analyse du mode de fonctionnement de ces groupes ou partis politiques peut facilement démontrer qu'ils n'ont rien à voir avec la démocratie.  (Haiti : Quand l'indépendance du pouvoir judiciaire tourne à la catastrophe!

Cyrus Sibert, Cap-Haitien, Haiti
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RESEAU CITADELLE : LE COURAGE DE DIRE LAVERITE!!!
"You can fool some people sometimes, 
But you can't fool all the people all the time."
 (
Vous pouvez tromper quelques personnes, parfois, 
Mais vous ne pouvez pas tromper tout le monde tout le temps.
) dixit Abraham Lincoln.
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