vendredi 2 août 2013

Dossier Frantzy Duverseau: la version du père

Robenson Geffrard

Trois ans après, le dossier de la mort de Frantzy Duverseau est à nouveau dans l'actualité. Plusieurs personnes, dont Me André Michel faisant l'objet d'un mandat d'amener, sont déjà intervenues dans cette affaire. Aujourd'hui, Le Nouvelliste publie la version du père de Frantzy, Ovil Duverseau, qui dit avoir assisté à l'incident conduisant à la mort de son fils. Il raconte.

Enol Florestal, un bon ami de Me André Michel, a épousé la fille de Ovil Duverseau, avec qui il a eu un fils. Frantzy, le défunt, est donc  le beau-frère d'Enol Florestal. Selon le père (Ovil), parce que la situation économique de Enol était difficile, il vivait chez lui avec sa femme. Dans cette interview accordée au Nouvelliste jeudi, M. Duverseau a indiqué que tout a commencé dans une seule journée.

« C'est arrivé le 18 octobre 2010. Enol Florestal avait une dispute avec sa femme. J'entendais pleurer la femme. Avant même de lui demander ce qu'elle avait, j'ai vu des marques de coups sur son visage et son front enflait. Enold l'avait battue.  Je bousculais ce dernier pour le faire sortir de la maison. Il me regardait avec un air bizarre avant de me lancer une pierre que j'ai eu le temps d'esquiver... », a expliqué Ovil Duverseau.

C'est à la suite de cette scène, a poursuivi Ovil Duverseau, que son fils Frantzy, qui se trouvait à l'intérieur de la maison, a fait son apparition. « Frantzy lui a demandé s'il était devenu fou. Il s'est bagarré avec Enol en lui infligeant quelques coups. Après, je ne savais pas qui il avait appelé, mais une dame qui habite le quartier lui disait de ne pas appeler la police. »

Quelques heures plus tard, Ovil Duverseau a indiqué au Nouvelliste qu'il pensait que l'incident était terminé. « Il était aux environs de six heures moins, je donnais à manger à un enfant. Soudain, j'ai vu un véhicule avec quatre policiers à bord suivi d'un autre que conduisait Josué Florestal (frère d'Enol); Me André Michel, le Dr Enold et un certain Richard étaient aussi avec lui. Josué nous a demandé de monter dans la voiture, je lui ai résisté. Il est entré avec les quatre policiers dans la chambre où dormait Frantzy... »

Frantzy leur a résisté également, a poursuivi le père du défunt. « C'est à ce moment qu'on commençait à le bousculer et à le frapper avec des fusils. Malgré tout, il ne voulait pas sortir. Un des policiers demandait à ses collègues à l'abattre sur place. Ils lui ont donné une balle à l'oeil gauche. Ensuite, ce même Josué Florestal demandait aux autres de s'en aller parce que, disait-il, leur mission était accomplie. »

Selon M. Duverseau, au moment de l'acte, Me André Michel s'était même introduit dans le corridor qui conduit à la maison. « Ils n'avaient aucun mandat contre nous. Je peux même dire qu'ils avaient l'air d'un corps de ''zenglendo'' (voleurs).   Je veux que justice soit faite. Ce n'est pas normal que mon fils soit tué chez lui dans ces conditions », a-t-il dénoncé trois ans après le décès de Frantzy Duverseau.

A la question "pourquoi avez-vous attendu trois ans pour réclamer justice et revenir avec cette affaire sur le tapis ? Ovil Duverseau a répondu ainsi : « Le dossier était entre les mains du juge Carvès, mais il l'avait laissé dans son bureau parce que cela ne l'intéressait pas, car ces gens sont ses amis. Aujourd'hui ''Dieu'' a voulu que le dossier de cette affaire refasse surface », a-t-il conclu.

Robenson Geffrard, Le Nouvelliste,

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RESEAU CITADELLE : LE COURAGE DE COMBATTRE LES DEMAGOGUES DE DROITE ET DE GAUCHE , LE COURAGE DE DIRE LAVERITE!!!
"You can fool some people sometimes, 
 
But you can't fool all the people all the time."
 (
 
Vous pouvez tromper quelques personnes, parfois, 
 
Mais vous ne pouvez pas tromper tout le monde tout le temps.
 
) dixit Abraham Lincoln.
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