mercredi 26 mars 2014

Concensus international pour libérer Haïti de ce parlement qui refuse l'organisation des élections dans le pays.



Malgré l'accord d'El Rancho adopté le 14 mars, à la fin du dialogue politique et institutionnel inter Haïtien, des personnalités politiques continuent de témoigner leurs doutes sur l'organisation des élections dans le pays, cette année. Entre la volonté, d'un, et le doute, d'autre, le grand désaccord.
 
Des politiciens et parlementaires, pour la plupart des signataires de l'accord d'El Rancho, continuent de dénoncer, dans les médias, le caractère illégal et inconstitutionnel du document en ce qui à trait surtout au processus électoral.

Mandaté par le président du Sénat de la République, le sénateur Steven Irvenson Benoît, qui a co-signé au nom du Parlement, l'accord a fait savoir qu' « il a été piégé » au moment de signer le document.
« Je reconnais que j'ai pris une décision impopulaire, j'ai commis une erreur grave en acceptant de signer le document sans l'avoir lu [intégralement]. Je présente mes excuses à la population…», a déclaré, dans plusieurs médias de la capitale, Steven Irvenson Benoît.

Les sénateurs Moïse Jean-Charles et Jean-Baptiste Bien-Aimé, eux aussi, ont dénoncé l'accord d'El Rancho qui, disent-ils, ne cadre pas avec la constitution haïtienne ni la loi électorale 2013.
« Le CTCEP avait pour mission d'organiser des élections pour un tiers (1/3) du Sénat. Il n'avait pas le mandat d'organiser des élections pour deux tiers (2/3) ni pour les députés. Donc, il a failli à sa mission. Il est caduc », ont argumenté les sénateurs Jean-Charles et Bien-Aimé, tous deux opposants au régime Martelly.

Le politicien Himmler Rébu, a représenté le Parti politique Grand rassemblement pour l'évolution d'Haïti (GREH) au dialogue, a, lui aussi, critiqué le texte intégral de l'accord d'El Rancho, signé par les acteurs qui ont pris part aux assises.

« Je demande aux parties qui ont pris au dialogue d'assumer les engagements qu'ils ont pris afin de faciliter une sortie de crise du pays. Je sais qu'il y a des points dans l'accord qui va susciter des problèmes, mais ils avaient tous accepté de signer le document », a relaté l'ancien colonel Rébu, membre du comité de suivi qui a été formé après le dialogue.

D'autres parlementaires et politiciens, qui supportent les actions gouvernementales, voient, à tort ou à raison, en cet accord une possibilité de sortir le pays de la crise politique auquel il fait face.
Les personnalités qui fustigent l'accord d'El Rancho ont mis l'emphase en particulier à l'article 12 du document, qui accorde les pleins pouvoirs au Conseil électoral de mettre en veilleuse certains articles de la loi électorale 2013, au cas où le Parlement ne modifie pas, dans un délai de dix jours, le texte.

Dans l'accord, les trois parties : l'Exécutif, le Parlement et les Partis politiques ont décidé qu'une seule élection doit être organisée cette année dans le pays pour deux tiers du Sénat, à la députation, municipales et locales.

Aussi, l'accord prévoit le remplacement du Collège transitoire du Conseil électoral permanent, qui avait eu pour mandat d'organiser des élections législatives, municipales et locales en 2013, en Conseil électoral provisoire dans la perspective des prochaines élections fixées fin octobre 2014, par le pouvoir Exécutif.
 
Sylvestre Fils Dorcilus
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RESEAU CITADELLE : LE COURAGE DE COMBATTRE LES DEMAGOGUES DE DROITE ET DE GAUCHE , LE COURAGE DE DIRE LAVERITE!!!
"You can fool some people sometimes, 
But you can't fool all the people all the time."
 (
Vous pouvez tromper quelques personnes, parfois, 
Mais vous ne pouvez pas tromper tout le monde tout le temps.
) dixit Abraham Lincoln.
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