dimanche 27 juillet 2014

Cap-Haïtien : Le commerce des femmes violées.- (Texte de Cyrus Sibert)

Au Cap-Haitien, des organisations de défense des droits des femmes se livrent à une pratique consistant à trouver des arrangements financiers avec des violeurs, à l’insu des femmes victimes.

Le comportement cupide de ces responsables d’organisations qui se disent défenseurs des droits des femmes sert à instaurer une forme d’impunité au profit des violeurs. Comme on paie une prostituée, les violeurs n’ont qu’à verser quelques dollars aux responsables d’organisations de « droits des femmes » pour voir - avec la complicité des corrompus de la Justice - leur dossier classé sans suite.

Plusieurs femmes violées ont été victimes de cette pratique odieuse. Elles dénoncent le comportement du responsable du service d’assistance légale de l’une des organisations les plus influentes et les plus connues de la deuxième ville d’Haïti qui s’amuse à recevoir de l’argent des mains des violeurs afin d’organiser leur libération. 

Ces femmes victimes réclament justice!

Car, si les violeurs échappent à leur responsabilité pénale, le viol devient un acte de prostitution. Une logique inacceptable aux yeux des victimes traumatisées qui souvent sont persécutées par leurs bourreaux libérés suite à ces fameux arrangements. Une jeune fille de 17 ans a même été diagnostiquée hypertendue et diabétique après avoir été victime de viol suivi de persécutions de la part de son bourreau libéré par la justice capoise.  

Cyrus Sibert, Cap-Haitien, Haïti
reseaucitadelle@yahoo.fr
27 juillet 2015.
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