samedi 31 janvier 2015

Pacotille de Frantz Duval sur la dette d'Haiti.. Presse paresseuse.- (Texte de Cyrus Sibert)

Ce 30 janvier 2015, une journaliste canadienne très connue en Haïti a envoyé le tweet suivant: "Après @MichelMartelly et @LaurentLamothe #Haïti a + de dettes que les Duvalier et Lavalas n'en avaient contracté en 50 ans."



Elle a ainsi repris une publication irresponsable parue dans le journal Lenouvelliste.com qui n'a pas su vérifier les données et encore moins consulter des techniciens avant de lancer cette pacotille. 
 
Tout d'abord, les Duvalier et Aristide évoluèrent dans un contexte de crise politique, de sanction ou quasi-embargo qui les empêchèrent d'avoir accès aux marchés des emprunts. Les maigres ressources furent dilapidées ou transférées vers des banques étrangères.  
 
Ensuite, l'augmentation de la dette externe d'un pays n'est pas mauvaise en soi dans la mesure où cette tendance haussière contribue au développement durable. Les Etats-Unis est l'un des pays le plus endetté du monde, avec une dette publique de 72.5% par rapport au PIB. Le Japon accuse une dette publique d'environ 226% par rapport au PIB. Plus proche de nous, la Jamaïque a une dette publique d'environ 127% par rapport au PIB, certainement plus élevée que la dette d'Haïti. Cela n'empêche pas que le niveau de vie de ces pays soit supérieur par rapport à celui des pays moins endettés. La capacité de s'endetter est un signe de vitalité économique. Elle suggère la redynamisation de l'économie.
 
Pour éclairer l'opinion sur ce sujet, RéseauCitadelle se fait le devoir de partager les informations suivantes:
 
1. Haïti a contracté $1.5 milliards sur 7 ans et non pas $2 milliards, ces derniers mois comme indiqué la journaliste Canadienne ; soit une dette moyenne de $200 millions par an. Il y a là une inadéquation entre les besoins et les ressources à engager pour une reconstruction effective et efficace du pays. 
 
2. Après le tremblement de terre, les dégâts étaient estimés à 13 milliards de dollars selon les estimations de la Banque Mondiale et de la Banque Interaméricaine de Développement. 
 
3. La communauté internationale n'ayant pas investi dans la reconstruction, le gouvernement haïtien a dû, avec les fonds disponibles, envisager une péréquation des ressources entre plus de  250 projets. Des ponts, des routes, des marchés publics, des centres d'énergie, centres  d'hébergement d'urgence, centres sportif pour la jeunesse, les programmes de lutte contre la pauvreté extrême, la reconstruction des ministères, du Ciné Triomphe, la Villa d'accueil, les Places publique, sites touristiques, 5 aéroports...
 
4. Le fonds PetroCaribe étant la seule et unique source disponible pour cette reconstruction, le gouvernement n'a eu d'autre alternative que de les utiliser.
 
Il faut aussi signaler que sur les 1,5 milliards de dette envers le Venezuela, en 2 ans MM. PREVAL et BELLERIVE avaient déjà utilisé plus de 500 millions de dollars US. Donc, il n'y a eu que $1 milliard dépensés pour tenter de reconstruire plus de 13 milliards de dégâts en 3 ans. Faut-il rappeler que ces fonds ont été décaissés pour réaliser plus de 250 projets, des interventions d'urgence durant 2 cyclones et la reconstruction suite à un tremblement de terre qui détruit la capitale haïtienne et tué 300 milles personnes.
 
De plus, le Président vénézuélien Nicolas MADURO a signalé son intention de concéder $ 400 millions des $1,5 milliard pour des projets de construction de logements sociaux avec des firmes Vénézuéliennes. 
 
Cyrus Sibert, Cap-Haitien, Haïti 
30 janvier 2015
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RESEAU CITADELLE : LE COURAGE DE DIRE LAVERITE!!!
"You can fool some people sometimes,  But you can't fool all the people all the time."
(Vous pouvez tromper quelques personnes, parfois, Mais vous ne pouvez pas tromper tout le monde tout le temps.) dixit Abraham Lincoln.
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