mardi 10 février 2015

GREVE IMPOSEE ou GREVE RESPECTEE, Problème sémantique de la Presse haïtienne.-

Une presse qui n'arrive pas à faire la différence entre une GREVE IMPOSEE et une GREVE RESPECTEE est une presse médiocre et malade. Aussi, est-elle, une presse qui encourage la violence politique sur des citoyens innocents qui ne cherchent qu'à se rendre au travail ou à l'école.
 
En 1999, l'ESPACE DE CONCERTATION avait lancé une grève générale dans le pays pour protester contre la dissolution du parlement. C'était une "grève respectée" qui avait forcé le Président René Préval à négocier avec l'opposition. En ce temps, les citoyens avaient décidé de faire la grève en vue de prouver leur désaccord avec la politique du gouvernement Préval. Ils n'étaient pas contraints de rester chez eux.

Aujourd'hui, après 3 ans de manifestations sans pouvoir atteindre l'objectif visé à savoir "La démission du Président Martelly", l'opposition profite d'un différend entre les syndicats de transport et le gouvernement pour paralyser les activités dans certaines villes par la violence de rue.
 
Ce mardi 10 février 2015, des militants violents de cette opposition ont incendié un tracteur destiné au curage des canaux de la ville du Cap-Haitian, régulièrement inondée, ces derniers jours. Hier soir, des informations circulaient sur des réunions du MOPOD et des hommes de Moise Jean-Charles en vue d'arriver à paralyser la 2e ville du pays. Faut-il signaler que cette meme opposition est accusée dans l'attentat contre le local du parti FUSION suivi de l'assassinat d'un cadre de cette meme organisation politique. 
 
Dire que cette grève est respectée, c'est dire que les chrétiens du Nord de l'Irak qui ont fui les violences de l'Etat Islamique (E.I.) l'ont fait volontairement, c'est aussi dire que les palestiniens qui se sont déplacés lors des bombardements de l'armée Israélienne l'ont fait volontairement.

En donnant une note 100% à une "grève imposée" par la violence aveugle, la presse haïtienne encourage la violence politique qui tue le pays à petit feu. Haiti est sur le point d'être classée comme une terre infréquentable, repoussant ainsi toutes idées d'investissements capables de créer des emplois durables. 

Un siècle après l'occupation d'Haiti par les troupes américaines suite à des troubles politiques répétées, les haïtiens continuent d'écrire leur histoire par la violence politique et l'internationale n'aura d'autre choix qu'à renforcer son contrôle sur le pays.

Cyrus Sibert, Cap-Haitien, Haiti
10 février 2015
@reseaucitadelle
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RESEAU CITADELLE : LE COURAGE DE DIRE LAVERITE!!!
"You can fool some people sometimes, 
But you can't fool all the people all the time."
 (
Vous pouvez tromper quelques personnes, parfois, 
Mais vous ne pouvez pas tromper tout le monde tout le temps.
) dixit Abraham Lincoln.
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