lundi 14 novembre 2016

Laurent Lamothe panéliste au CEAL (Conseil Latino-Américian des Affaires).-

De nouvelles perspectives pour l’Amérique latine doivent être explorées.-
Selon l'ancien Premier ministre haïtien, Laurent Lamothe, de nouvelles perspectives pour l'Amérique latine doivent être explorées pour résoudre ses défis socio-économiques. Lamothe sera un panéliste au volet Miami de la réunion du Conseil latino-américain des Affaires (CEAL) qui aura lieu du 14 au 16 Novembre 2016. Le thème de l'événement est : « Nouveaux gouvernements, nouveaux défis, où se dirige l'Amérique latine ? »
Le CEAL est composé d’importants dirigeants d’entreprises privées de l’Amérique latine. Il a été créé il y a 25 ans, avec l'objectif principal de stimuler la participation de ses membres dans les flux de commerce et de coopération, dans tous les domaines où le secteur privé peut favoriser les liens mutuels et de faire progresser les questions socio-économiques dans les pays d'Amérique latine.
L'événement de cette année à Miami verra une foule d’hommes d'affaires et de chefs de gouvernement de premier plan, ainsi que des personnalités médiatiques, participer à des discussions importantes sur la manière dont les défis socio-économiques de la région peuvent être abordés.
En tant que panéliste invité, Lamothe croit fermement qu'il existe effectivement de nouvelles perspectives et opportunités pour la région.
Cependant, la région doit surmonter une longue histoire de pratiques d'exclusion qui ont rendu les sociétés plus pauvres, divisées, inégalitaires et incapables de tolérer la diversité.
Selon Lamothe : «En tant qu'ancien Premier ministre d'un pays en développement dans cette région, je suis parfaitement conscient des nombreux défis auxquels vous faites face en tant que dirigeant d'un pays, plus particulièrement dans le domaine de la lutte contre la pauvreté et la recherche de moyens pour financer les projets de développement socio-économique. »
Lamothe croit qu'une partie de la solution réside dans la recherche de moyens créatifs pour financer le développement, en particulier en ce qui concerne l'éducation et la technologie. Les pays émergents ne doivent plus compter sur l'appui des grandes puissances pour financer leurs besoins prioritaires. Ils doivent créer de nouveaux flux de revenus provenant des ressources nationales, tout en évitant d’accumuler les dettes de manière continue.
Cependant, ils ont encore de nombreux besoins de développement socio-économique valides. Comment peuvent-ils être financés à la lumière de l'économie mondiale morose et la diminution de l'aide étrangère?
Il s'agit d'une approche innovante, ciblée et puissante, et représente une énorme opportunité pour tous les pays émergents d'investir des fonds dans la santé, l'agriculture et l'industrialisation pour lutter contre la pauvreté et de revitaliser les secteurs de l'agriculture et de la fabrication.
Il existe toute une gamme de potentielles opportunités de création de revenus qui pourraient être explorées. Selon Lamothe : « L'argent est disponible. Il ne suffit qu’il soit débloqué ». A titre d'exemple, lorsque la diaspora effectue les envois de fonds, l’argent provient de l'étranger et il y a peu d'impact sur les utilisateurs locaux et les fournisseurs de services. Un grand nombre de ressources inexploitées peut être mobilisé de manière créative, pour le développement socio-économique dans les pays émergents. Les contributions inoffensives et microscopiques sur d'énormes volumes de transactions, lorsqu'elles sont agrégées, créent des quantités importantes de revenus dans les secteurs qui profitent le plus de la mondialisation. De cette façon, une micro-contribution pourrait faire une méga différence.
«Cet événement nous offre une merveilleuse occasion de trouver la meilleure stratégie pour faire avancer l'agenda de l'Amérique latine, tout en explorant, du même coup, des solutions viables comme les financements innovants pour le développement», conclut Lamothe.
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