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lundi 17 décembre 2018

Cri d’alarme face à la situation des migrants haïtiens.-

Cri d’alarme face à la situation des migrants haïtiens.- 
17 décembre 2018

Journée internationale des migrants – Note de presse : Le CODDEMIR lance un cri d’alarme face à la situation des migrants haïtiens

Lundi 17 décembre 2018 (Source : RezoNodwes) –  En raison du nombre croissant de migrants se déplaçant dans le monde, l’Assemblée générale des Nations Unies a désigné le 18 décembre comme une journée pour célébrer le rôle du migrant et sa contribution au développement.

Migration, voilà un mot qui attire hostilité et indifférence.Et pourtant c’est un phénomène mondial et séculaire touchant actuellement près d’environ 258 millions de personnes soit 3,4 % (journal Le Monde) dans le monde avec ses bienfaits pour le pays d’accueil et le pays d’origine du migrant. En effet, les migrants enrichissent les sociétés d’accueil en y apportant de nouvelles compétences, expériences, cultures, et innovations.

Si le 10 décembre dernier, près de 150 pays ont approuvé le Pacte mondial sur la migration, toutefois plusieurs pays dont les trois principaux terres d’accueil des migrants haïtiens (USA, Rép. Dominicaine,Chili) l’ont rejeté. Une situation qui doit interpeller nos dirigeants.

Selon les statistiques de l’OIM, 10 à 12% d’Haïtiens d’origine ne vivent pas dans leur pays d’origine. Et leur contribution à l’économie locale, via les transferts, représenterait 31% du PIB, selon les statistiques de la Banque centrale.

Cependant la situation est très loin d’être agréable lorsque l’on se réfère au quotidien de ces migrants dans des pays comme le République dominicaine, le Chili, le Canada et les États-Unis. Dans ce dernier, ils sont menacés d’expulsion face à une administration anti-migration qui ne souhaite pas renouveler le TPS.

Au Chili, la situation est tellement difficile que nombre d’entre eux, plus de 300, sont déjà rentrés au bercail.

Pour sa part, le Canada a entrepris l’expulsion de milliers de migrants haïtiens qui ont entré son territoire par la frontière américano-canadienne. Et ce en dépit de la situation critique du pays depuis quelques temps.

Le cas de la république voisine demeure plus délicat. La décision raciste de la Cour constitutionnelle dominicaine de rendre apatrides de nombreux dominicains d’ascendance haïtienne en 2013 par l’arrêt TC 168-13 est révoltante. Le pire, c’est que jusqu’à présent, aucune institution n’a levé le petit doigt en leur faveur. D’un autre côté les migrants haïtiens sont déportés massivement sur la frontière, dans les pires conditions. Et ce malgré leur apport inestimable à l’économie dominicaine.

Le plus inquiétant, c’est que les nouvelles quotidiennes de nos compatriotes deviennent de plus en plus angoissantes. Chaque jour apporte ses lots de tribulations pour eux. Tout cela, sous le nez des autorités étatiques haïtiens, de l’OEA, de l’ONU. Aucun n’est censé répondre aux cris de ces victimes d’actes xénophobes.

L’un des derniers cas révoltant en date cas est celui du chef du syndicat CONATRA d’interdire aux chauffeurs affiliés à ce syndicat de transporter des Haïtiens à bord de leurs autobus, peu importe leur statut d’immigration.

Le Collectif des Organisations de Défense des Droits Migrants et Rapatriés se dit indigné par cette situation et appelle les responsables étatiques haïtiens à se pencher sur la question en utilisant la diplomatie, en créant également des conditions socio-économiques favorables pour les haïtiens dans le pays.

En ce 18 décembre, le Coddemir lance un appel pour l’instauration d’une coopération internationale qui prendra en charge les migrations afin que les droits des personnes concernées soient protégés. Puisque les migrations existent depuis toujours et continueront à exister.

Fait à Port-au-Prince, le 17 décembre 2018 

Pour authentification
Pierre Garot Néré
Tél :37 17 47 03

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