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mercredi 6 février 2019

33 ans après la chute des Duvalier, le peuple haitien est pris aux pièges d’une dictature de riches mafieux…. une vraie Ploutocratie.-

33 années après la chute des Duvalier, le peuple haitien est pris aux pièges d’une dictature de riches mafieux…. une vraie Ploutocratie.- #LeReCit

[ Trente trois ans après le départ des Duvalier, nous n’avons pas fait mieux! Duvalier au moins imposait aux bourgeois de garder une certaine limite, de respecter ou de craindre le pouvoir politique,….au moins, il avait négocié le vote d’#Haiti à l’#OEA contre Cuba. — N.B.: La ploutocratie consiste en un système de gouvernement où la richesse constitue la base principale du pouvoir politique. ]

Ce 7 février 2019 marquera le 33e anniversaire de la fin du régime des Duvalier au nom de la démocratie. Malgré les avancées en termes de libertés, résultat : le peuple haitien est affamé, l’économie est effondrée, des manifestations violentes se multiplient.

Face à cette réalité,
- au lieu d’attaquer les monopoles de la bourgeoisie et d’exiger la rétrocession ou la renégociation des entreprises publiques transférées au secteur privé par Préval sous prétexte de privatisation;
- pour ne pas attaquer les pots de vin quotidiens, ces boites d’argent liquide que des fonctionnaires et ministres doivent remettre à des personnalités politiques en vue de garder leur poste;
- passant sous silence l’opulence et les gaspillages au niveau du Parlement et la contrebande institutionnalisée par des voleurs du secteur privé et des responsables politiques;
le Conseil des ministres a préféré prendre sur lui la responsabilité de l’effondrement de l’économie haïtienne en annonçant quelques mesures de réductions des dépenses de l’État.

Ce faisant, le gouvernement se présente comme seul responsable de la situation actuelle.

Voilà le problème avec ce gouvernement ! Il s’identifie trop à l’oligarchie compradore au point de s’aliéner au profit des prédateurs de ce secteur.

Il existe tellement de connivences entre nos dirigeants et des membres du secteur dit "des affaires" que nos dirigeants n’arrivent pas à se démarquer d’eux, à prendre leur distance de Gouvernants quand il s’agit de défendre le “bien-être généralisé”.

Un pays aussi pauvre qu’#Haiti, avec tous les préjugés socio-économiques que nous connaissons, ne peut pas avancer sans une distance raisonnable, institutionnelle et légale entre l’État, ses représentants et le secteur privé “des affaires”. Car, cette bourgeoisie sans vision, apatride et antinationale, exigera toujours qu’on sacrifie les masses populaires au nom de ses intérêts primaires.

Tout le problème d’ #Haiti, aujourd’hui, c’est parce que la démocratie haïtienne est rétrogradée au rang de PLOUTOCRATIE. La mainmise de riches mafieux sur l’appareil étatique entraine la privatisation de l’État. Tout est une question d’argent, de commissions, de pots de vin, de gains pour un petit groupe. La souffrance du peuple en découle.

Telle est la dure réalité initiée par le Président René Préval — le Boris Eltsine haitien,
 qui malheureusement continue sous le régime des #TETKALE ! 

Ceux qui ont essayé de corriger cette anomalie — comme cette fameuse lettre de créance qui autorise la compagnie SOGENER à retirer l’argent du trésor public, directement de la Banque Centrale de l’État, sans passer par l’EDH ni par les ministères de tutelle — l’ont payé très cher. 

Toutes les difficultés que connaissent certaines personnalités non-impressionnées par cette “bourgeoisie de sous-culture” qui ont pris part au gouvernement #TETKALE, sont basées sur leur tentative de faire comprendre aux mafieux qu’ils ne peuvent pas tout contrôler dans une démocratie, que l’État doit-être au-dessus des intérêts privés. Comme on peut le constater, leur réaction est toujours violente.

Les dernières manoeuvres illégales du Premier Ministre Jean Henry Céant, le Notaire des riches mafieux, qui cherche à les protéger dans le dossier Petrocaribe par une nouvelle stratégie “Boucs émissaires”, consistant à déposer une plainte précipitée ou prématurée au nom de l’État, avec un rapport d’audit incomplet de la Cour Supérieure des comptes, contre certaines personnalités qu’il a personnellement choisies, donnent une idée du niveau de mainmise des intérêts privés sur les pouvoirs publics; une tentative visant à étouffer les révélations de la Cour des Comptes à l’encontre des clients du Notaire devenu Premier Ministre, après avoir obtenu 0,75% des voix lors des dernières élections présidentielles; une fuite en avant pour éviter la poursuite de l’audit, limiter les dégâts, protéger ses amis de huis clos.

Pourtant, le Premier Ministre Céant avait, dès sa prise de fonction, annoncé l’implication d’une firme internationale pour auditer les comptes bancaires publics/privés et retracer les mouvements de fonds #Petrocaribe; il avait même annoncé des “Jeudis-Info-Petro” et la publication de la liste des firmes fautives. Pour protéger les riches mafieux, Maitre Céant a préféré mentir au peuple haitien.

Sur ce point, nous estimons que la Cour des comptes, une institution constitutionnelle indépendante, a besoin du support de la communauté internationale — OEA/ONU/UE — pour poursuivre son enquête en toute indépendance et démasquer les riches mafieux, ces oligarques qui ont détourné une partie des fonds #Petrocaribe. Car, face à la catastrophe humanitaire qu’elle a engendrée, la lutte contre la corruption en #Haiti est devenue une question de stabilité régionale. 

Si en 2018, madame Susan Page, la représentante en Haiti du Secrétaire général de l’ONU, avait commis la faute diplomatique de passer outre les mécanismes constitutionnels et juridico-légaux, en appuyant la saisine illégale de la justice, alors que le Sénat venait de décider autrement; aujourd’hui, la Cour des comptes est dans son droit constitutionnel d’enquêter et mérite les encadrements nécessaires pour faire face aux pressions des mafieux barricadés derrière les pouvoirs publics.

Aujourd’hui, le peuple haitien est pris en otage par des groupes d’intérêts privés qui se battent pour le monopole de l’importation des produits pétroliers. Ils contrôlent tellement l’État qu’ils arrivent à forcer le Gouvernement de leur notaire Jean-Henry Céant à tenter de masquer la réalité en présentant le niveau de vie de l’État comme la cause principale du problème.

Même quand à @ReseauCitadelle nous défendons le droit de la République d’Haiti à avoir une diplomatie autonome qui permet à son gouvernement de supporter ou de condamner un régime politique suivant ses intérêts nationaux (comme le vote du Venezuela contre Haiti à l’OEA en 1963), il est clair que cette décision de voter contre Nicolas Maduro le 10 janvier dernier avait plus été une question d’opportunité pour obtenir un contrat d’importation de carburant, au lieu des intérêts du peuple haitien. Ce qui augmente la pression du dollar sur la gourde, vu que le pays a besoin de 100 millions de dollars U.S. à chaque commande de carburant. 
Les difficultés auxquelles fait face le gouvernement Moise/Céant après ce vote prouvent que rien de sérieux n’a été négocié.

François Duvalier, avait lui, au-moins, négocié son vote contre Cuba.

Papa Doc au moins, imposait aux bourgeois de garder une certaine limite, de respecter ou de craindre le pouvoir politique et les autorités publiques….

La collusion entre pouvoir public et les groupes d’intérêts privés a toujours servi qu’à distancer les autorités du peuple. En 1986, Jean-Claude Duvalier, Baby Doc a payé très cher, son alliance sans limite avec la bourgeoisie jouisseuse, voleuse et sans vision. On ne saurait prôner la production nationale et croire que les importateurs nets de produits finis, monopolistes en plus, vous aideront à réussir. Plus vous recherchez leur amitié, plus ils en profiteront pour faire échec à vos promesses électorales.

Telle est la vraie cause du désastre actuel. Les bons remèdes sont les fruits de bons diagnostics.

Cyrus Sibert, Cap-Haitien, Haiti
#LeReCit @ReseauCitadelle
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06 Février 2019

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