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dimanche 31 mai 2020

AFFAIRE #BARBANCOURT : Le Président Jovenel Moise doit se montrer prudent avec les manigances personnelles de certains “amis” et collaborateurs cupides.- #Haiti #Justice


AFFAIRE #BARBANCOURT : Le Président Jovenel Moise doit se montrer prudent avec les manigances personnelles de certains “amis” et collaborateurs cupides.- (Texte de Cyrus Sibert, #LeReCit @reseaucitadelle)

En fin de mandat, la majorité des collaborateurs des Chefs d’Etat deviennent des requins avec un appétit démesuré pour l’argent.

Tourmentés par ce que nous appelons “le STRESS DE FIN DE MANDAT”, en cette période, tous les coups sont permis. Et, pour agir, ils utilisent la désinformation au risque d’induire le Président de la République dans des impasses, des histoires capables de salir son image et d’éclabousser à jamais son passage à la tête de l’État.

Ainsi, nous avons appris qu’un ancien 1er Ministre s’est associé à un ancien Ministre pour induire le Président Jovenel Moise en erreur, lui présentant l’exécution d’une décision du Tribunal d’arbitrage d’Haiti en 2018 confirmée par la Cour de Cassation d’Haiti, comme un acte de trouble social ou à l’ordre public. Ce qui a provoqué l’intervention du gouvernement et l’utilisation de la puissance publique qu’il détient pour intervenir et faire obstruction à la Justice.

Un juge de la juridiction de Port-au-prince serait même intervenu dans ce litige de la compagnie Barbancourt, établie dans la juridiction de Croix-Des Bouquets.

Quand on se rappelle qu’il y a de cela moins d’un mois, le juge de Delmas, Ricot Vrigneau, s’était rendu illégalement dans une autre juridiction pour couvrir une opération de bastonnade et de barbarie contre le citoyen Patrick Benoit qui, dit-on, exécutait un jugement rendu en sa faveur par la Cour de Cassation, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il y a répétition de ce désordre ;

Des elements de la justice, de la Police et de l’Exécutif, agissent arbitrairement et illégalement dans le but de faire obstruction à l’exécution des décisions de justice. Le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire doit se montrer à la hauteur de ce grand défi.

Jusqu’à présent, il est clair que l’Exécutif a été victime de manipulation. Ce texte vise à établir les faits et la vérité pour mieux guider le Chef de l’État et l’aider à éviter le piège de soi-disant amis ou collaborateurs sous “stress de fin de mandat”.

RESUME DE L'AFFAIRE RHUM BARBANCOURT (Source : La partie victime d’abus de pouvoir.)

La Société du Rhum Barbancourt fut fondée en 1862 .

Fleuron de l'industrie haïtienne grâce à son succès, sa renommée, et sa force de représentation incontestables sur les plans national et international, elle dépasse le cadre d'une affaire familiale pour devenir un patrimoine national digne d'être protégé.

Pendant plus de 25 ans, elle fut gérée avec prospérité par M. Thierry Gardère jusqu'à sa mort survenue subitement au début de mars 2017.

Suite à son décès, son épouse, Muriel Lamour Gardère, mère de sa fille, Nathalie Delphine Gardère, enfant unique du couple, se sont entendues pour un partage à l'amiable des biens du défunt. Par ledit partage, outre d’autres cessions réciproques, la mère de Delphine lui a cédé ses parts de la Société du Rhum Barbancourt S.A.

Ces parts ajoutées à celles détenues de droit par Delphine confèrent à celle-ci, 37,25 % du capital social emportant par ainsi, le droit de gérer la société en qualité de commandité. Un accord qui a été approuvé par les trois autres ayants droit.

Voila que depuis près de 2 ans, certains des associés, voulant vendre la société à des étrangers, se sont heurtés à l'opposition et à la détermination de Delphine qui jure que par la protection et la sauvegarde du patrimoine national pour lequel, son père surtout a consenti d'innombrables sacrifices.

Pour parvenir à leurs fins, ils ont tout fait et n'ont reculé devant aucune manipulation pour opposer la mère à sa fille en vue d'obtenir l'annulation du partage surtout en ce qui a trait aux parts sociales cédées à Delphine, alors que tout a été régulièrement consommé par l'accomplissement de toutes les formalités légales finalisées par la publication et l'enregistrement requis pour pareils documents.

L'affaire a été portée par-devant la justice. Durant la procédure, ils ont, de façon spectaculaire, fini par avoir la gestion — de fait — de la société.

Ainsi, par une décision contradictoire en date du 10 mars 2020, la Chambre de Conciliation et d'Arbitrage d'Haïti (CCAH) légalement désignée par les statuts et acceptée par les parties pour trancher les conflits internes afférents à la société a confirmé les parts sociales et les droits de gestion de Delphine, remontant à la date du 06 juin 2018 invalidant par la-même toute action posée par la partie adverse lors de sa gestion.

Cette décision consacrant les droits de Delphine d'assurer la gestion de la Société du Rhum Barbancourt, ayant acquis l'autorité de la chose définitivement et souverainement jugée, a été régulièrement exécutée et consommée, le 29 mai 2020 vers les 9h am par l'épuisement de toutes les formalités légales recommandées et appropriées.

A la grande stupéfaction de la partie bénéficiaire de la décision et en violation des lois les plus élémentaires de la procédure, un membre de la partie adverse a, par une acrobatie juridique, tenté, dans l’après-midi du jour et avec la complicité de certains hommes qui se disent souchés au pouvoir en place, de défaire l’exécution consommée.

La perte imminente et évidente de la bataille juridique a incité les mauvais perdants à faire flèches de tout bois, aussi auraient-ils porté une plainte au pénal contre Delphine pour des faits soi-disant délictueux que Thierry Gardère, son père aurait commis de son vivant, comme si la responsabilité pénale — si responsabilité il y en a, ne serait plus personnelle et serait transmissible par succession. Tristesse !!!

Cette action a été introduite avec la complaisance et la complicité d’un juge d’instruction, qui sans même se donner la peine d’auditionner l’autre partie, émet une ordonnance, 5 jours après que la plainte aurait été déposée.

Ce juge, malgré les contraintes liées au covid 19 est toujours disponible pour une seule partie. Il est plus qu’évident que ce juge est partial et fait les 4 volontés de cette clique. Alors, il convient de rappeler qu’avant, ils ont même tenté de monter la tête de la mère contre la fille.

Cette action n'a eu d'autre but que de chercher à torpiller par des coups bas l'exécution de la décision de la CCAH.

Ils ont ainsi tout mis en œuvres pour chercher à influencer sinon bafouer la justice. Ils sont parvenus à se constituer de grands alliés tels, un ancien Premier Ministre et un de ses anciens Ministres, avocat militant de surcroit, leur procurant l'assurance d'un confort politique de poids pour faire obstruction à la justice.

S'appuyant sur cette force, pensant pouvoir jouer de l'indépendance de la justice, ils ont déjà tout tenté et vont sans doute, tout essayer pour arriver à défaire l'exécution consommée dans les normes de la justice.

Utilisant la couverture du pouvoir en place, ils interviennent par devant toutes les instances et devant différentes autorités pour atteindre leur but.

Fin de texte —

Nous disposons
- d’une copie de la décision du Tribunal d’Arbitrage d’Haiti,

- d’un Certificat de non recourt de la partie succombante, émis par la Cour de Cassation,
Et,
- d'une copie de l’exequatur du Commissaire du Gouvernement de Croix-Des-Bouquets, par ordonnance du Doyen de la juridiction du litige,

pour comprendre le bien-fondé de cette démarche de communication et d’information, visant à dénoncer toute manipulation de la Présidence, toute intervention politique et arbitraire du Pouvoir Exécutif dans ce dossier.

Un pays où les décisions de Justice n’ont aucun effet, n’existe pas!

La répétition de tels actes d’abus et d’excès de pouvoir constitue une menace pour l’indépendance de la Justice, l’État de Droit et la Démocratie.

Cyrus Sibert,
#LeReCit @reseaucitadelle
reseaucitadelle@yahoo.fr
31 Mai 2020
Whatsapp: +509-3686-9669
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vendredi 29 mai 2020

Statement of the OAS General Secretariat on the Situation in Haiti.-


May 29, 2020

The General Secretariat of the Organization of American States (OAS) emphasizes that the current public health crisis should remind us of the importance of strengthening, and never deviating from, democratic rules and institutions. As established by the founding documents of the Inter-American system, legitimate governments are produced only by free and fair elections. The electoral process and the length of presidential terms in office are the result of a previously defined calendar specified by the Constitution.

In that sense, the OAS General Secretariat urges all political forces in Haiti to find a cooperative framework in order to comply with the letter and the spirit of their constitutional order, respecting the five year presidential term in office. In this context, the term of President Jovenel Moïse ends on February 7, 2022.

The OAS General Secretariat will continue to closely follow the situation in Haiti. At the same time, the OAS remains willing and able to work with all parties involved in the search for the best solution for the people of Haiti.

jeudi 28 mai 2020

Faux débat sur le mandat du Président Jovenel : « l’ennui du confinement fait resurgir toutes les formes de masturbation, même intellectuelle ».-


Faux débat sur le mandat du Président Jovenel : « l’ennui du confinement fait resurgir toutes les formes de masturbation, même intellectuelle ».- #LeReCit

#LeReCit — Un ami m’a envoyé la photo des articles 134-1, 134-2, 134-3 de la Constitution d #Haiti en vigueur, pour soutenir la thèse de la fin de mandat du président @MoiseJovenel en février 2021 :
Mais, il ne réalise pas si ce qui l’intéresse est précédé d’un ET qui le lie à l’élément causal.

« LE PRÉSIDENT ÉLU ENTRE EN FONCTION IMMÉDIATEMENT APRÈS LA VALIDATION DU SCRUTIN — Et — SON MANDAT EST CENSÉ AVOIR COMMENCÉ LE 7 FÉVRIER DE L’ANNÉE DE L’ÉLECTION »

Le « CENSÉ COMMENCÉ » du mandat est littéralement lié à « ENTRE EN FONCTION » par un ET conjonction.

Disons, c’est un « ET » qui annonce une CONSÉQUENCE qu’on ne saurait revendiquer sans avoir accompli l’élément CAUSAL.

Exemple Biblique : Marc 16 verset 16 « Celui qui croira ET qui sera baptisé sera sauvé…»
On ne peut pas revendiquer le SALUT sans le BAPTÊME,
ni se faire BAPTISER sans CROIRE.

C’est simple!

De plus, à l’École de Droit (INUJED/Cap-Haitien), on nous avait appris à regarder les contextes, la nature des débats parlementaires, pour mieux saisir “L’ESPRIT” d’une loi, comprendre les non-dits, les vides et sa logique.

En ce sens, on peut dire, l’Article 134-2, visait à combler le vide sur une situation comme celle de René Préval, élu le 16 février 2006 pour un second mandat, mais qui était obligé de prêter serment le 14 Mai 2006, parce qu’il devait attendre la mise en place du Parlement à partir des élections complémentaires d'avril 2006.

Étant donné qu'il y avait polémique sur la date de la fin du mandat du Président Préval, 7 février 2011 ou 14 mai 2011, lors de l’amendement de la Constitution, les Parlementaires ont inséré cet article 134-2.

En clair, il était question de retard du processus electoral, non de l’interruption du processus démocratique.

Ainsi, le fait d’aller au delà des 120 jours qui lui étaient accordés pour compléter le processus électoral de 2015, Jocelerme Privert a interrompu le processus démocratique, se constituant en dirigeant DE FACTO comme Gérard Latortue et les autres avant lui.

Cet article complémentaire, sur l’entrée en fonction du président élu n’est pas d’application dans le cas du président Jovenel Moise.

C’est de préférence, l’Article 134-1, le principal, qui est en vigueur, à savoir : « La durée du mandat présidentiel est de cinq (5) ans. Cette période commence et se termine le 7 février, suivant la date des élections. »

Le SUBORDONNÉ ou le complémentaire vise à éclaircir ou à élucider, le PRINCIPAL. Et ici, tout est clair !

Ce faux débat sur la fin du mandat du président Jovenel Moise n’est qu’une chimère de plus qui rappelle les précédentes folies de opposants pustchistes qui refusent d’aller aux élections. Des idées folles comme le GRAND PROJET DE LONGUE TRANSITION présenté par l’OPPOSITION ANTI-ÉLECTORALE en 2019. Aujourd’hui, l’ennui du confinement fait resurgir toutes les formes de masturbation, même intellectuelle.

Cyrus Sibert, 
#LeReCit @reseaucitadelle 
reseaucitadelle@yahoo.fr
28 Mai 2020
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Exit Dadou, Joseph Varieno Saint-Fleur prend les rênes de la FHF.-


27 mai 2020, Gladimyr GALETTE 

Joseph Varieno Saint-Fleur est désigné nouveau président de la fédération haïtienne de football, en remplacement d’Yves jean Bart, suspendu par la FIFA pour avoir fait l’objet d’une enquête pour son implication présumée d’abus sexuel sur des joueuses mineures de la selection nationale.

63 ans, marié et père deux enfants, Joseph Varieno Saint-Fleur est un habitué du monde footballistique.

En effet, M. Saint-Fleur, qui est également président de la Commission d’Organisation du Championnat Haïtien de Football Professionnel (Cochafop), travaille au sein de la fédération depuis 2004.

Aussi, il est membre fondateur du Baltimore Sportif Club de Saint-Marc.

Yves Jean-Bart suspendu de toutes activités footballistiques par la FIFA.-


25 mai 2020, Germina Pierre Louis

Le journaliste Romain Molina a publié un texte, ce lundi 25 mai, dans lequel il a annoncé que le président de la Fédération Haïtienne de football est provisoirement interdit de toute activité liée au football, conformément aux articles 84 et 85 du Code de déontologie de la FIFA.

“La chambre d’investigation de la commission d’éthique indépendante a provisoirement banni M. Yves Jean-Bart, président de la Fédération Haïtienne de Football (FHF), de toutes les activités liées au football au niveau national et international, pour une période de 90 jours”, a rapporté Romain Molina, l’un des journalistes ayant écrit un article dans lequel Yves Jean-Bart dit Dadou est accusé d’abus sexuels sur mineures.

Cette sanction a été imposée dans le cadre d’enquêtes en cours concernant M. Jean-Bart. Il a été informé de la décision aujourd’hui. La sanction provisoire entre en vigueur immédiatement.

Le président de la FHF n’a jamais cessé de clamer son innocence dans le cadre de ce dossier. Au contraire il a dénoncé les journalistes qui ont écrit le texte mettant à jour un scandale d’abus sexuels sur mineures. Selon lui, ces journalistes veulent tout simplement le persécuter.

dimanche 24 mai 2020

Sexual Abuse Case in Global Soccer Puts FIFA Under Scrutiny Again.-

Credit...Dieu Nalio Chery/Associated Press
A year after similar accusations led to the ouster of a top soccer official in Afghanistan, global soccer faces calls to do more to protect athletes after another case in Haiti.

By Tariq Panja
May 22, 2020

A year after the ouster of the head of soccer in Afghanistan over accusations that he sexually abused female players, global soccer is facing another serious case that is raising questions over its commitment to protecting vulnerable athletes.

Female soccer players, including some who played in Haiti’s national soccer program, and their family members have accused senior officials of the sport, including the national federation’s longtime president, of coercing the players into having sex.

Law enforcement authorities in Haiti are investigating the case. The federation’s president, Yves Jean-Bart, has denied the accusations, which first surfaced in an article in The Guardian in April.

The accusations are a particular blow to FIFA, global soccer’s governing body, not only because it had promised measures to safeguard athletes after the case in Afghanistan, but also because the abuse is alleged to have occurred at a training facility at Croix-des-Bouquets, near Port-au-Prince, that FIFA has singled out as an example of its commitment to impoverished regions. Within a year of becoming FIFA president, Gianni Infantino took a trip to Haiti in 2017, carrying a $500,000 check to repair the facility, which was damaged by a hurricane earlier that year. Infantino joined a group of boys and girls for an impromptu scrimmage.

FIFA’s ethics committee has now opened an investigation into the claims, while the players say they have been threatened and told to drop their accusations. Jean-Bart, known as Dadou, is a formidable figure in Caribbean soccer, and has led the Haitian soccer federation for two decades.

The women and their families say female soccer players based at Haiti’s soccer center had for years been pressured into having sexual relations with Jean-Bart and other top officials, and were warned that if they did not comply, they could be thrown out of the national soccer program.

Jean-Bart said by telephone that the accusations were fabrications made to undermine him by opponents of his rule as soccer president.

“This is Haiti, that’s what happens here,” he said when asked why anyone would want to make such claims against him. Jean-Bart confirmed that FIFA had set up what he described as a commission to investigate the claims.

“It’s all false,” he said.

Ernso Laurence, a former national soccer team captain whom Jean-Bart defeated to secure his sixth term as Haiti’s soccer president, said he had been wrongly accused of making claims against his former opponent. Laurence added that he had received death threats after Jean-Bart connected him to the complaints. “I was his only opponent so people think it is me when he talks about opponents,” Laurence said by phone. “In Haiti, threats like this are serious, and I think my family and I are in danger.”

The women who made the claims have decided to remain anonymous out of fear of reprisals, said Patrice Florvilus, a lawyer and a part of a nongovernmental organization that promotes human rights in Haiti.

“They are scared,” said Florvilus, who has spoken to at least one of the accusers and to the Haitian authorities. “We have written to ask FIFA to create all the conditions necessary that the victims could give their testimonies in safety.”

A former player on the women’s team, who said she was propositioned when she was 16 and touched in a suggestive manner, said she received threats by phone, and knew of others who were threatened after the publication of the first reports connecting the accusations to Jean-Bart. She spoke on condition of anonymity because she feared for her own safety and that of her family in Haiti.

FIFA’s handling of the case has been uneven, and at times worrying for those involved.

Shortly after the accusations were first received, a senior FIFA official with no experience in handling cases of sexual abuse or ethics complaints inadvertently mentioned the possibility of an impending case to the Haitian soccer federation during a routine catch-up call, not knowing that it was inappropriate to discuss it. At the time, the specifics of the accusations were not clear.

“This is about duty of care,” said Minky Worden, the director of global initiatives at Human Rights Watch, who has been working to independently verify the facts in the case. “How can a player who is a witness or is a survivor have confidence in FIFA when the first phone call that went out on this is to the federation staff who work for the alleged abuser?

“How it happened or what the intent was is not the issue. What kind of message does it send to survivors who are whistle-blowers? It could definitely leave players with the impression the first instinct is to protect the federation and not the victims of abuse.”

FIFA said it was reviewing its protocols “to ensure that it is best equipped to respond to cases of sexual abuse and any form of violence in football.”

Last year, after the case in Afghanistan, FIFA rolled out a framework for protecting children in the 211 countries it represents, providing what it described as a tool kit to prevent harm.

“As the world governing body of football, FIFA has a duty and responsibility to ensure that those who play football can do so in a safe, positive and enjoyable environment,” FIFA’s secretary general, Fatma Samoura, said at the start of the program, which was named FIFA Guardians. It also hired its first human rights manager and child protection officer.

Yet FIFA did not make the guidelines compulsory, even though they have been praised by outside experts, and left it largely up to local soccer officials to resolve cases.

FIFA, which sits on a cash reserve of more than $2 billion, does not have a unit dedicated to handling complaints of abuse. That has led to officials — sometimes without appropriate training — becoming involved in complex and at times harrowing episodes of abuse.

For instance, FIFA’s head of women’s soccer had no formal training in handling sexual abuse cases when she assumed the role of point person during the Afghan scandal, in which players on the national team recounted how the soccer president at the time, Keramuddin Keram, who was also a militia leader, had raped and sexually abused them. Keram was eventually barred from the sport for life by FIFA in June 2019. He is appealing the decision.

Mary Harvey, a former World Cup winner on the United States national team who now heads the Centre for Sport and Human Rights, which is based in Geneva, said FIFA’s ethics mechanisms were not designed to deal with accusations of abuse.

“The opportunity that sport has is to look at itself whenever something awful happens, like Larry Nassar in gymnastics, like what happened in Afghanistan and like what allegedly happened here and ask, ‘What are we learning?’” said Harvey, who spent five years as FIFA’s director of development until 2008. “When you are learning something really valuable, it’s never when it’s comfortable, and usually it’s when it’s really painful.”

https://www.nytimes.com/2020/05/22/sports/soccer/sexual-abuse-soccer-haiti-fifa.html

vendredi 22 mai 2020

#HaitiSexBall — Affaire Dadou Jean-Bart : Des enfants, de l’alcool dans un hotel de Tabarre.!!!


Pourquoi le Parquet de Croix Des Bourquets n’a t-il pas auditionné Claudy Gassant et Yves Léonard, deux (2) citoyens haïtiens, dont un ancien Commissaire de Justice, qui auraient vu le Président de la Fédération haïtienne de Football aujourd’hui accusé de viol, en mauvaise posture, avec des mineurs sous sa garde consommant de l’alcool, vers une (1) heure du matin, dans un hotel dans la Zone de Tabarre.

Selon les témoignages dans la vidéo de l’Émission à grande écoute “Matin Débat” dans la capitale haïtienne : « consterné, Me Gassant avait même exigé qu’on procède à l’arrestation de Dr Yves Dadou Jean-Bart qui a été épargné grâce à l’intervention de M. Yves Léonard ».

S’agit-il de paresse, d’absence d’intérêt, de complicité ou d’une volonté de blanchir l’homme fort du football haïtien?

Haïti: appels pour une suspension du président de la fédération de foot, accusé de viol.-

[ "Ma chance de jouer à l’étranger dépendaient du fait de coucher avec le président", a témoigné auprès d'Human Rights Watch une ancienne joueuse de l’équipe nationale féminine d’Haïti. ]

Publié le 22 mai 2020

Plusieurs organisations de défense des droits humains appellent vendredi à la suspension du président de la fédération haïtienne de football, accusé de viols sur des joueuses mineures, pour le temps de l'enquête afin de "protéger les jeunes athlètes des représailles”.

"Une suspension immédiate du président de la fédération haïtienne et de tout autre responsable impliqué le temps que soit mené l’enquête sur ces graves allégations signifierait que la FIFA a l’intention de protéger les jeunes athlètes des représailles", a déclaré Minky Worden, directrice des Initiatives mondiales au sein de Human Rights Watch.

"Alors que des menaces ont déjà été exercées, la FIFA a le devoir évident de limiter la capacité des responsables d’intimider ou de faire taire les accusatrices", ajoute l'activiste dans un communiqué publié vendredi.

Selon des jeunes filles citées dans une enquête publiée fin avril dans le journal The Guardian, Yves-Jean Bart aurait violé de nombreuses joueuses mineures ces dernières années.

La brigade de protection des mineurs de la police judiciaire haïtienne a ouvert une enquête.

Témoignant de pressions subies pour garder le silence, des victimes présumées ont affirmé au journal, sous couvert d'anonymat, qu'au moins deux joueuses mineures auraient avorté suite à des viols commis par le président de la fédération dans le centre national d’entrainement.

"Ma chance de jouer à l’étranger dépendaient du fait de coucher avec le président", a témoigné auprès d'Human Rights Watch une ancienne joueuse de l’équipe nationale féminine d’Haïti.

"Tous les joueurs, responsables et personnels du centre étaient au courant de ce qui se passait", assure la jeune femme.

Le RNDDH, principale organisation haïtienne de défense des droits humains, recommande également à M. Jean-Bart "de s’écarter de la présidence de la FHF (Fédération haïtienne de football) pour que l’enquête judiciaire soit menée en toute sérénité”.

Vivant en vase clos depuis le début de l'épidémie de Covid-19 en Haïti, les joueuses et encadrants du centre national de football défendent aujourd'hui largement le président de la fédération, accusé de viols mais qui fait ici figure de "père”.

"Le président Jean-Bart est comme un papa pour nous (..) il aime et respecte tout le monde", a assuré à l'AFP Yvette Félix, 38 ans, ancienne capitaine de l'équipe nationale.

Yves Jean-Bart, 73 ans, dirige la fédération depuis deux décennies. Sans candidat lui faisant face, sa réélection en février à un sixième mandat a été une formalité.

Niant en bloc les accusations portées contre lui, il a porté plainte à Paris contre le journaliste français co-auteur de l'enquête du Guardian.

"Il a diffamé notre pays, il a souillé notre drapeau, il a insulté les filles", s'est insurgé le dirigeant lors d'une entrevue téléphonique avec l'AFP début mai.


https://www.lesechos.fr/sport/football/haiti-appels-pour-une-suspension-du-president-de-la-federation-de-foot-accuse-de-viol-120507

vendredi 15 mai 2020

Affaire Dadou Jean-Bart : Me Stanley GASTON vous induit en erreur. La loi de 2014 sur la Traite des personnes protège l’identité des victimes et des témoins.- #LeReCit

Affaire Dadou Jean-Bart : Me Stanley GASTON vous induit en erreur. La loi de 2014 sur la Traite des personnes protège l’identité des victimes et des témoins.- #LeReCit

Contrairement aux déclarations de Me Stanley Gaston, l'avocat de Dr Dadou Jean-Bart, Président de la Fédération Haïtienne de Football, impliqué dans un scandale d’exploitations sexuelles de joueuses en #Haïti, la "Loi sur la lutte contre la traite des personnes” publiée dans le Moniteur du lundi 2 juin 2014, en son article 2, fait des pouvoirs publics, regroupés au sein du COMITÉ NATIONAL DE LUTTE CONTRE LA TRAITE DES PERSONNES, des acteurs actifs ayant pour mission de lutter contre la traite, de la prévenir, de la combattre sous toutes ses formes et de GARANTIR LA PROTECTION DES VICTIMES.

Le Ministère de la Justice est membre de ce Comité et est représenté par les Parquets de la République qui sont tenus d’avoir un rôle actif dans la recherche des indices, des preuves, des victimes, des témoins et même à ordonner des mesures conservatoires et/ou de prévention pour empêcher d’autres abus.

A l’article 3 :

Ce Comité est composé des représentants des Ministères des Affaires Sociales (MAS), de la Justice (MJSP), Condition Féminine (MCFDF), Intérieur et Collectivité (MICT), Affaires Étrangères (MAE), Santé Publique (MSPP), Éducation Nationale (MEFP), Bien-Être Social (IBERS), Office National des Migrations (ONM), deux (2) représentants des Droits de l’Homme, Office de la Protection du Citoyen (OPC).


Extrait du texte de loi en vigueur :

L’article 7.-
…. il est créé dans le cadre de la présente loi un fonds spécial de lutte contre la traite des personnes. ….., avec un accent particulier sur l’assistance aux victimes de la traite des personnes."

Article 8 .-
La présente loi protège la vie privée et l’identité des témoins de la traite des personnes afin de les préserver de toutes représailles, persécutions et/ou intimidations ( comme sa plainte intimidante contre X — ce commentaire est de nous #LeReCit ).

A cette fin, un système de protection des témoins et des victimes, prenant en compte l’état des personnes vulnérables, particulièrement, les victimes vulnérables telles que, les enfants et les femmes, doit être mis en place.


3e Alinéa de l’article 8 :
A cet effet, les mesures ci-après décrites doivent être observées tout au long de la procédure. Elles devront, dans certains cas, se poursuivre au-delà de la phase du jugement.

Section 3 : Protection des témoins.-
Article 10.-
Une assistance et une protection spéciales sont accordées aux témoins en vue de garantir leur intégration physique et leur comparution à toutes les étapes juridictionnelles, sous réserve des règles de preuve spécifiques prévues à cet effet à l’article 32 de la Loi.

Article 10.1.-
Des mesures appropriées sont prises, sans préjudice des peines prévues pour la subordination des témoins à l’article 311 du Code Pénal, pour assurer le respect et le suivi des dispositions relatives à la protection des témoins dans la présente loi et notamment les suivantes :
> L’octroi d’un refuge sécuritaire;
> La divulgation restreinte, pour des besoins de procédure, de l’identité des témoins et de tout renseignement les concernant.

Fin de citation —


Je profite de cette occasion pour remercier tous ceux qui d’une façon ou d’une autre ont contribué à la rédaction, la promotion et au vote de cette loi que certains avocats continuent d’ignorer, au point d’induire le public et la presse en erreur.


"Ne doutez jamais qu'un petit nombre de citoyens volontaires et réfléchis peut changer le monde. En fait, cela se passe toujours ainsi” Margaret Mead (1901-1978)


Cette loi et ses dispositifs de protection des victimes et des témoins existe, elle est belle et bien en vigueur.


Les pouvoirs publics sont légalement actifs en matière de traite, de viol, de pédophilie et d’exploitation sexuelle,.. encore plus quand il y a des relations de subordination, d’autorité, ou de garde.
Notre motivation dans ce dossier :

La participation active de #LeReCit @ReseauCitadelle dans ce débat sur l’Affaire Dadou Jean-Bart vise à promouvoir les principes de la recherche de justice et de la vérité quand il y a accusation ou même de simples allégations de viol, de pédophilie et/ou d’exploitations sexuelles.

Il faut cesser cette pratique hideuse qui consiste en Haïti à étouffer les affaires de viol et/ou de pédophilie en utilisant la presse pour, dans un premier temps créer un doute basé sur du sophisme, et après, l’amplifier avec des déclarations stupides, hors contexte comme “je connais ce monsieur…il est incapable de telles actions”, “c’est un monument national”, etc, etc.

Car, les prédateurs sexuels sont justement des gens assez intelligents pour étudier leur proie, leur environnement, créer des apparences de bon père de famille protecteur des pauvres. Ce sont de parfaits imposteurs capables de manipuler tout le monde et surtout de terroriser leurs victimes.

Donc, quand il y a une accusation, ou des allégations, c’est mieux de faire l’exercice de la justice et de la recherche de la vérité en permettant aux autorités ou aux enquêteurs spécialisés de faire leur travail librement et aux victimes de témoigner sans crainte ni peur. Car, si un témoignage est faux, cela sautera aux yeux. Il n’y a rien de plus incohérent qu’un faux témoignage.

Alors, quand un accusé adopte comme ligne de défense la mobilisation de ses ramifications sociales pour intimider victimes et témoins, ou recourir à des déclarations fantaisistes dans la presse pour les discréditer, je suis plus intéressé à le contraindre à respecter les règles du jeu en démontant tous ses postulats et à ne pas le laisser assassiner leur image.



Cyrus Sibert,
#LeReCit @reseaucitadelle
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15 Mai 2020
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#HaitiFootball : Kelke agiman jwèt anfavè Dr Yves Dadou Jean-Bart.-



Gen yon bann Jounalis aysyen k’ap pedi tout kredibilite yo nan dosye Dadou Jean-Bart a paske yo refize konprann ke metye-a gen spesyalite ladan. Sepa yon kesyon voye monte san rete. Se yon dosye tekinik.

Pa egzanp, yo di’m gen yon GWO jounalis ki di nan radyo :

“Dadou pa menm gen bann epi yap akize’l de vyòl ”.

Mwen pa’t tande ak zòrèy mwen, se rapòte yo rapòte’m. Se sak fè mwen pa site non jounalis la. Men, sa ka rive lide PAGEN BANN sa ap sikile kòm agiman.

Ebyen, koze pagen bann pa vle di yon moun paka vyole ni abize seksyèlman yon lòt moun.

Paske gen sa yo rele atouchman seksyèl tankou moun k’ap mete dwèt yo nan vajin fi oubyen nan dèyè ti gason,
moun kap peze dèyè moun san otorizasyon,
fòse moun fè ti bèf pou yo (mwen pa jwenn lòt fason pou’m di sa an kreyòl),
tout sa yo kapab konsidere kòm abi seksyèl.

Vyòl pa fèt sèlman ak “penis” gason (nap reziye nou pran mo fransè sa)

Epi tou, moun ki pedi bann konn gen tandans devlope yon obsesyon pou sex. Nan sitiyasyon sa yo gen tandans desann nan nivo moun ki pi ba pase yo, moun ki paka gade yo nan zye ni egzije yo pèfòmans lè yap fè bagay.

Ak moun ki pi ba pase yo, yo sèl WA. Se pase lòd : dezabiye’w, kouche la, fè sa epi tout bagay fini. Pase pran ti kòb oubyen ti kado a nan biwo a.

Epi tou, zak yo akize Dadou a kapab te fèt avan li pedi bann. Se pou rezon sa, li pa pridan ni serye pou yon moun, ankò plis yon jounalis chita ap voye monte nan dosye sa.

Li klè ke Dr Dadou Jean-Bart toujou konsidere kòm inosan tout tan yon tribinal pa kondane’l.

Men sa pa anpeche nou kite ankèt yo avanse.

Pou fini, yon ankèt jounalis kapab gide yon ankèt lajistis. Pil vye koze mwen tande yap di kont jounalis yo pako jistifye. Pliske nou pako menm konnen ki sa yo gen nan men yo.

Egzanp pèsonèl :

Nan dosye Douglas Perlitz la, se ankèt Jounalis nou te fè kite bay lòt ankètè yo lide de baz yo.

Nòmalman lòt moun yo te fè travay yo separeman, san yo pat mete nou okouran de sa yap fè.

Men polisye #UNPOL #MINUSTAH kite akonpaye de #PNH/PBM, ameriken yo ( Ambasad Ameriken, FBI, ICE, HomeLand Security ) pat rejte ankèt de baz nou an ni konbat li.

Yo te analize li, apwofondi li, itilize aparèy ak teknik plis pouvwa lalwa yo genyen pou remonte tout istwa a, al fè enteview ak moun nou pat ka jwen tankou moun ki nan prizon depi lontan, koute telefon, analize dokiman elatriye pou yo ka verifye epi jwenn si vrèman yo dwe arete ak pousib akize a devan lajistis.


Gade repotaj CNN sa : https://www.youtube.com/watch?v=6H5CWTuaAJI


Kidonk, zafè lajistis aysyèn aksepte ke Dr Dadou Jean-Bart ak avoka li yo ap intimide jounalis ki ekri atik ki pibliye nan The Guardian nan ak koze plent, pa fè okenn sans.

Tout konpòtman serye e reskonsab dwe chita sou kolabore ak jounalis yo. Apre sa, si pagen anyen vre, prezidan Federasyon Asysyen Foutbòl la a pale de difamasyon.


Cyrus Sibert,
#LeReCit @reseaucitadelle
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15 Mai 2020
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Dadou Jean-Bart devant le parquet, audition renvoyée.-


14 mai 2020, Gladimyr GALETTE

Le président de la Fédération Haïtienne de Football, Yves Jean Bart a répondu, ce jeudi, à l’invitation du parquet de la Croix-des-Bouquets autour des scandales de viols et d’abus sexuels dans lesquels il est impliqué.

Accompagné des ses avocats dont Me Stanley Gaston et Me Mosler Georges, le président de la FHF, Yves Jean Bart, a a répondu à l’invitation du commissaire du gouvernement près le tribunal civil de la Croix-des-Bouquets, Me Maxime Augustin, ce 14 mai 2020.

Après plusieurs heures d’horloge passées au carré du chef du parquet, Yves Jean Bart est sorti sous l’acclamation des dizaines de partisans qui ont fait le déplacement pour venir lui témoigner leur solidarité.

L’un des avocats de Yves Jean Bart, Me Stanley Gaston qualifie de scandale les accusations portées contre son client.

« Nous constatons qu’il n’y a ni dossier, ni de plainte, ni de victime. Cette affaire est un scandale visant à ternir l’image de mon client », a martelé l’homme de loi qui dit être déterminé à en poursuivre l’auteur.

« Ce scandale fait de mon client une victime, voilà pourquoi nous sommes déterminés à poursuivre l’auteur afin qu’il paie pour ses accusations gratuites », a-t-il poursuivi.

En ce sens, Me Gaston intentera des actions en justice en France et en Angleterre contre les dénonciateurs de ce qu’il appelle « un scandale ».

Parallèlement, des représentants de plusieurs organisations de femmes dont la Solidarité Fanm Ayisyèn (SOFA) ont également été massés devant l’entrée principale du parquet afin d’exiger que lumière soit faite autour de ce dossier.

#Haiti #Football et Abus sexuels : Dr Dadou Jean-Bart, face à de possibles tests de paternité ?


Dr Dadou Jean-Bart refuse de répondre à la question : N’avez pas eu un enfant avec un ancienne joueuse (placée sous son autorité) suite à une relation intime? #LeReCit





lundi 11 mai 2020

Haiti - Football - Scandale sexuel : De la plainte intimidante de Dadou Jean-Bart.-



#LeReCit — Une plainte de Dadou Jean-Bart quelques heures avant d’être entendu par le Parquet dans le cadre d’une enquête judiciaire, est une fuite en avant qui ne peut servir qu’à intimider les potentiels victimes et témoins. La justice haïtienne doit corriger ces pratiques abusives et injustifiées, au nom de son obligation de protection des victimes et des témoins.

Avec ce genre de manœuvres, #LeReCit est presque certain que cette affaire ne pourra pas être entendue en #Haiti. Il faudra trouver une fenêtre d’extra-territorialité pour l’introduire aux Etats-Unis où ailleurs.

Car, en décembre 2015, nous en avions fait l’expérience à la Cour d’Appel de Port-au-Prince, où des jeunes victimes qui devaient témoigner contre un missionnaire américain qu’ils avaient accusé d’abus sexuels, ont été persécutées par la partie adverse qui demanda à un agent de Police de leur remettre un mandat à l’entrée de la salle d’audience pour ces mêmes chefs d’accusation :
« Diffamation, injures, subordination de témoins » et bien sûr « accusations mensongère».

La ligne de défense adoptée par Dr Dadou Jean-Bart donne l’impression de vouloir plus intimider qu’à faire la lumière sur les accusations qui pèsent contre lui.

Car, tout le monde connait la puissance de l’homme en #Haiti sur le plan social, financier, grâce aux petits services rendus à plus d’un.

Moi j’ai déjà vu la peur dans les yeux de victimes qui se voient accusées alors qu’ils comptaient témoigner.

Quand je vous dis que la justice d’#Haiti est conçue pour protéger les forts au mépris des faibles, je parle en connaissance de cause.

Les honnêtes juges de la Cour d’appel qui écoutaient l’affaire en cette d’année de 2015 ont empêché l’arrestation des victimes. Mais, la peur a eu ses effets.

A chaque séance, les victimes étaient terrorisées, se demandant quel nouveau tour de magie les avocats de l’accusé utiliseront contre elles. Car vu que la plainte intimidante était déposée au Parquet, c’est tout l’espace logeant le Tribunal civil qui représentait une menace pour elle.

Même quand la Cour d’appel a rejeté l’initiative des avocats de l’accusé qui voulaient les discréditer en les faisant passer pour des « accusés», les démons du système pouvaient facilement les arrêter en absence des juges de la Cour d’Appel pour les empêcher de témoigner.

On oublie trop souvent si la « justice haïtienne » est la fille légitime de la « Justice coloniale de Saint-Domingue ».
Après l’indépendance, le système a résisté et résiste encore à partir du « système judiciaire ».
C’est la justice des affranchis ! La population carcérale en dit long.

Il n’y a pas de descendant d’affranchis en prison. On y trouve rarement quelques uns et tout s’arrange comme d’habitude.
Vous ne trouverez pas de neo-féodaux de la classe moyenne noire ni de la mulâtrie au Pénitencier National.

Si, dans d’autres pays, des mouvements civiques provoquent certains changements au niveau de la justice, en Haiti c’est le statu quo ante.

Aucun mouvement civique n’a jamais questionné la justice haïtienne. On s’occupe seulement de changements de pouvoir; mais la Justice qui détruit les masses, les pauvres et les plus faibles, arrange bien les anciens affranchis, les neo-féodaux noirs embourgeoisés et les mulâtres.

En intimidant les prétendues victimes et les potentiels témoins avec une plainte, au seuil de l’instruction judiciaire, Dr Dadou Jean-Bart adopte la stratégie habituelle de tous les accusés d’abus sexuels cherchent toujours à empêcher que la vérité soit connue à partir de témoignages libres.

Cette plainte est contre-productive et ne peut que
1- renforcer les soupçons qui pèsent contre lui;
2- prouver que la justice haïtienne ne peut pas instruire librement l’affaire;
3- justifier la recherche de caractère extra-territorial pour introduire l’affaire aux #USA et/ou dans d’autres pays où la justice se respecte.

N.B.: A chaque fois que je publie un texte critique sur la Justice haïtienne, des amis « JUGES HONNÊTES » m’écrivent pour me reprocher d’avoir ignoré leurs efforts. Mais, c’est un problème systémique que leurs petits efforts personnels, même appréciables, ne pourront pas changer.

Le CSPJ (Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire) avait pour mission de réformer le système et de l’harmoniser aux principes de justice dans un État de Droit. Mais, jusqu’à présent, il n’a fait que renforcer le statu quo à travers une bureaucratie plus complexe et inefficace, des associations de Magistrats, de Greffiers, d’Huissiers, qui se comportent plus en corporation défensive de type « corsa nostra » au lieu que de faire le nettoyage nécessaire à une bonne image de leur profession.

Comme exemple d’efficacité :
Avec un tweet, nous, #LeReCit, avons provoqué la libération de dizaines de prisonniers en détention préventive illégale et/ou injuste.
Le #CSPJ au sein duquel des organisations de droits humains sont représentés devait exiger cette vague de libération. 🤷🏽‍♀️ Ils ne peuvent pas nous dire qu’ils ne pouvaient pas réaliser ce que nous avons concrétisé avec un Tweet.


https://twitter.com/reseaucitadelle/status/1259903159495004160?s=20

Cyrus Sibert,
#LeReCit @reseaucitadelle
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11 Mai 2020
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Sport-Abus sexuel présumé: Yves Jean Bart porte plainte contre X.-

Le président de la Fédération Haïtienne de Football, Yves Jean-Bart, accompagné de l’un de ses avocats, Me Stanley Gaston, a déposé une plainte contre X au greffe du tribunal de première instance de la Croix-des-Bouquets. 

Diffamation, injures, subordination de témoins, sont entre autres, la nature de ces plaintes. 

Rappelons que le président de la FHF doit répondre aux questions du Parquet près le tribunal civil de la Croix-des-Bouquets, jeudi prochain, suite aux accusations de violences et d’abus sexuels sur des mineures de la sélection haïtienne de football.

vendredi 8 mai 2020

Le président de la FHF, Yves Jean Bart, invité au parquet de la Croix-des-Bouquets.-

8 mai 2020, Gladimyr GALETTE

Le parquet près le Tribunal de Première Instance de la Croix-des-Bouquets semble vouloir faire le jour autour des allégations de corruption et de viol sur mineures impliquant le président de la Fédération Haïtienne de Football (FHF), le docteur Yves Jean Bart.

En effet, dans une correspondance qui lui a été adressée, en date du 7 mai 2020, Yves Jean Bart est invité au parquet le 14 mai prochain en vue de répondre des faits qui lui sont reprochés.

« Dans le souci de faire appliquer les articles 13 du code d’instruction criminelle et 278 et suivant du code pénal mis à jour par Maitre Jean Vandal, le commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de la Croix-des-Bouquets vous invite à vous présenter audit parquet le jeudi 14 mai 2020 dès dix heures du matin», lit-on dans cette correspondance paraphé par le commissaire Maxime Augustin lui-même.

Rappelons que d’autres institutions publiques dont la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), par le truchement de la brigade de la protection des mineurs, a déjà diligenté une enquête autour de cette affaire.


Affaire Dadou Jean-Bart: la DCPJ ouvre une enquête.-



7 mai 2020, Gladimyr GALETTE

La Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) à travers la brigade de protection des mineurs a diligenté une enquête en vue de faire la lumière autour des allégations d’abus sexuels impliquant le président de la Fédération Haïtienne de Footbal, Yves Jean Bart.

C’est le porte-parole adjoint de la PNH, l’inspecteur Garry Desrosiers, qui en a fait l’annonce, ce jeudi 7 mai 2020; en marge de la présentation d’une conférence-bilan de l’institution policière.

« La DCPJ, à travers la brigade de protection des mineurs, a ouvert une enquête concernant les informations relatives aux abus sexuels contre des joueuses mineures des différentes catégories de la selection nationale de football”, a martelé l’inspecteur Desrosiers.

La population sera informée de toute évolution de l’enquête, a-t-il poursuivi.

Souligons que plusieurs autres institutions dont des organismes de défense des droits humains ont déjà ouvert une enquête afin d’éclaircir ce scandale.

La lenteur-complice des autorités haïtiennes en matière de pédophilie.-

Malgré les belles lettres des institutions de l’État, avez-vous entendu parler de perquisitions des locaux du ranch de Croix des Bourquets, des bureaux de Dadou Jean-Bart et de sa résidence personnelle? La réponse est NON! Tout le mécanisme de protection des accusés.
#LeReCit

Or, à travers le monde, en matière de viol et de pédophilie, il est indispensable de perquisitionner rapidement, d’encadrer les victimes et de protéger les témoins.
Car les abus sexuels ont souvent un support matériel : documents audiovisuels surtout pornographiques.

Mais en #Haiti, on donne toujours à l’accusé le temps d’effacer les preuves, de pressurer victime et témoin, et de lancer sa propagande médiatique visant à fabriquer un doute.
Comme défense classique, on parlera de complot. C’est le scénario habituel; 

Sport-Abus sexuel: Yves Jean-Bart se défend, accuse un ex-compétiteur de la FHF.-


6 mai 2020, Laïka Mezil

Le président de la Fédération Haïtienne de Football (FHF), Yves Jean Bart, plus connu sous le sobriquet Dadou, au cours d’un point de presse organisé à L’hôtel Le Plaza, ce mercredi 6 mai, annonce vouloir porter plainte au Parquet de Port-au-Prince et contre le journal “The Guardian” dans lequel les accusations d’abus sexuel dont il fait l’objet ont été publiées.

Ce dernier a nié toutes les accusations d’abus sexuels sur des footballeuses portées contre lui.

Le président de la FHF dit soupçonner que le journaliste Romain Molina, auteur de l’enquête publiée dans le journal The Guardian, a reçu des pots-de-vins de certains de ses détracteurs, en Haïti, pour monter ce dossier.

En outre, il a pointé du doigt son dernier concurrent aux dernières élections de la FHF qui, selon lui, avait menacé d’incendier les locaux de la Fédération et colporter des propos mensongers contre lui et sa famille.

Rappelons que le Ministère à la Condition féminine et aux Droits des Femmes a exigé l’ouverture d’une enquête afin que lumière soit faite sur ce dossier épineux.

#Haiti - #Football Scandale sexuel : Video et "Boby language” questionables à l'encontre Yves (Dadou) !!!


#LeReCit — C’est normal pour un journaliste enquêteur de faire la promotion du résultat de son enquête. Cette vidéo publiée, peut-être considérée comme un début de preuve. Je suppose qu’il y en a d’autres et que le journal anglais The Guardian n’aurait jamais accepté de publier un tel article s’il n’y avait rien de sérieux à la base.

Je ne sais pas si l’audio de la vidéo est disponible, mais grosso modo on peut dire :

Dans la vidéo, nous voyons Dadou Jean-Bart 70 ans et une jeune joueuse.

Tout d’abord, la posture n’est pas professionnelle : La distance, une main sur l’épaule de la jeune fille embarrassée, figée on dirait même apeurée.

Le Body language des deux individus sur la vidéo va dans le sens de l’accusation ou du moins des allégations.

Connaissant les pratiques dans notre cher pays #Haiti, on est en droit d’imaginer le pire.

Pour le moment, contentons-nous des éléments rendus public et espérons qu’une enquête judiciaire sérieuse apportera la conclusion définitive.

Mais, entre nous, Dadou est un homme puissant qui dispose de moyens et de ressources du Football haitien, surtout des millions de la FIFA, dont il peut se servir pour influencer plus d’un.

Signalons que ce n’est pas un hasard si ce travail d’enquête et de dénonciation vient de journalistes étrangers. Car, dans le cercle fermé d’Haiti et encore plus de Port-au-Prince où on se protège mutuellement (“se kolonn ki bat”), les Seigneurs neo-féodaux resteront intouchables, impunis et au-dessus de tout soupçon.

Les rares succès que nous autres au niveau de #LeReCit @reseaucitadelle avons enregistrés dans ce genre de luttes contre l’exploitation sexuelle et le viol ont été grâce à la justice américaine, aux Nations Unies et à l’Ambassade Américaine en Haiti. La Police haïtienne est capable de faire un travail professionnel, mais il faut un support diplomatique et/ou international pour la libérer des pressions des maitres du système.

Quand à la justice haïtienne, elle ne fait pas encore ses preuves dans ce domaine; la presse haïtienne (en majorité d’imposture) se sent plus confortable au côté des bourreaux, blâmant les victimes, fabriquant toutes sortes de doutes favorables aux accusés.


Cyrus Sibert,
#LeReCit @reseaucitadelle
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06 Mai 2020
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#Haiti-Sports : Retour sur les accusations de pédophilie, d’abus sexuels et de viol contre le Ministre Evans Lescouflair.-

#LeReCit — ACCUSATIONS DE VIOL AU SEIN DE LA FÉDÉRATION HAITIENNE DE FOOTBALL... COMMENT PEUT-ON OUBLIER SI FACILEMENT LES ACCUSATIONS CONTRE LE MINISTRE EVANS LESCOUFLAIR ?

ON DIRAIT QU'IL EXISTE UNE ENTENTE NATIONALE POUR BLAMER LES VICTIMES, MINIMISER LES ACCUSATIONS, ETOUFFER LES ACCUSATIONS, TUER LES DOSSIERS, EN DONNANT AUX PUISSANTS ACCUSÉS LE TEMPS D'EFFACER LES PREUVES, D’INTIMIDER LES VICTIMES? ON S'ARRANGE TOUJOURS POUR INNOCENTER LES VIOLEURS.

LA COMPLICTÉ DE L’ÉTAT ET DE LA JUSTICE DANS CE SYSTÈME OFFICIEL DE PRÉDATION SEXUELLE EST ÉVIDENTE.

NE SOYONS PAS DÉMAGOGUES ! NOUS SAVONS CETTE PRATIQUE GENERALISÉE D’HARCELEMENT et/ou DE VIOL A TOUS LES NIVEAUX EN HAITI. LE CONTRAIRE SERAIT ÉTONNANT !!!

EN CE QUI CONCERNE DADOU JEAN-BART, LA POSITION DU SÉNATEUR PATRICE DUMONT EST LA NORME A TENIR : L'ACCUSÉ DOIT SE RETIRER LE TEMPS D'UNE SÉRIEUSE ENQUÊTE JUDICIAIRE !


Cyrus Sibert, #LeReCit @ReseauCitadelle
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Texte retrouvé — Haïti-Pédophilie : Le Ministre de la jeunesse Lescouflair, toujours sur le banc des accusés. (Par Cyrus Sibert)

https://reseaucitadelle.blogspot.com/2010/10/haiti-pedophilie-le-ministre-de-la_4739.html

Par Cyrus Sibert, Cap-Haïtien, Haïti.
Radio Souvenir FM, 106.1 : souvenirfm@yahoo. fr

Le Ré.Cit. (Réseau Citadelle) :

Personne ne saura la vérité sur les accusations de viol et de pédophilie portées contre le Ministre Evans Lescouflair par M. Dor et d'attouchement sexuel sur son neveu de 16 ans. Le classement sans suite du dossier de l'acte d'accusation contre l'homme fort du ministère de la Jeunesse et des sports ne fait que renforcer le doute sur son innocence. Les manifestations des membres du parti politique KOMBA, sans compter les supporteurs qui à longueur de journée intimident les plaignants qui ont porté plainte sont plus que tendancieuses. Le mineur de 16 ans qui est à la base de ce scandale doit surement se sentir terrorisé. Le déferlement de supporteurs menaçants arguant que ceux qui se disent victimes font partir d'un complot ourdi par des sénateurs de l'opposition contre le pouvoir en place a altéré le principe d'égalité devant la justice. La mise en scène d'un ministre exemplaire prêt à répondre au juge sur une accusation portée contre lui n'a pas atteint son objectif. Le classement sans suite du dossier faute d'évidence dans le certificat médical du plaignant pourrait être interprété comme une fuite en avant pour éviter une enquête en profondeur et un jugement de l'accusé pour les faits qui lui sont reprochés. Car nous savons tous, les difficultés techniques pour un médecin haïtien de diagnostiquer ce genre de cas.

Dans le dossier Douglas Perlitz, le médecin était incapable de dire si le sang aperçu au niveau de l'anus d'une victime hospitalisée, après avoir été sodomisée, était d'origine anale, rectale ou abdominale. Aux journalistes de Connecticut Post, il avait déclaré : « Nous ne pouvons pas dire avec précision l'origine du sang, nous n'avons pas des équipements appropriés. Parfois, nous sommes obligés de faire une touchée qui n'apporte pas trop de précision sur la localisation de la lésion ». Aussi, est-il possible que le jeune terrorisé décide de porter plainte après plusieurs rapports. A ce moment, il peut ne pas y avoir des lésions visibles, ni d'hémorragie. C'est la raison pour laquelle les enquêteurs dans le dossier Perlitz ont beaucoup mis l'accent sur le parcours de l'accusé, ses fréquentations, ses rapports avec d'autres jeunes et ses vices cachés, sa vie en générale.

Un observateur averti ne comprendra pas cette logique du Parquet de Port-au-Prince à vouloir nous faire croire que le certificat médical est l'unique preuve matérielle capable de justifier le transfert du dossier au Cabinet d'instruction. La concordance des témoignages recueillis de sources diverses devrait en être une. Et le seul moyen d'arriver à percer l'écran de fumée habituel érigé par les prédateurs sexuels est de lancer une enquête approfondie. Que fait-on des mobiles de ceux qui ont porté plainte ? Comment expliquer que deux hommes, dont un mineur, acceptent d'affronter les stigmates liés à l'homosexualité pour accuser un ministre ? Pourquoi a-t-on préféré classer le dossier au lieu de mener une enquête sur la vie et l'environnement du ministre, sur les témoins, sur la vie et l'environnement des plaignants… ? Il serait utile d'établir les liens qui existent entre les plaignants et les membres de l'hypothétique complot contre Lescouflair.

La révocation pour détournement de fonds au Centre d'appui à la jeunesse qui aurait motivé Willio Dor à se venger de son patron en inventant un viol imaginaire, selon la thèse des Avocats de la défense, était intervenue le 2 janvier 2010, un jour férié chômé en Haïti, au cours duquel les administrations sont censées rester fermées. Déjà, une incohérence de la défense qui justifie l'ouverture d'une enquête judiciaire.

De plus, même quand il y aurait complot pour détruire le ministre, le fait reproché est-il une invention? On comprend mal ces plaignants prendre le risque d'attaquer un ministre sans avoir une base pour lancer leur accusation. Une enquête du juge d'instruction pourrait établir les fondements de l'accusation, les motivations de ceux qui ont porté plainte. Lors même qu'un groupe de parlementaires aurait utilisé un quelconque rapport illégal entre le ministre et un mineur pour le faire tomber n'élimine pas le caractère répréhensible de son acte. Le mineur peut à un certain moment accepter de se livrer à des relations homosexuelles et ensuite, pris de remord ou se sentant trahi par son partenaire qui n'a pas tenu ses promesses, décide de tout dévoiler. Là encore la responsabilité pénale du ministre resterait entière. En Haïti, nous avons la bestialité d'utiliser l'acquiescement du mineur pour banaliser les actes pédophiles. Ce qui est une monstruosité, vu que même quand le mineur aurait insisté pour avoir une relation sexuelle avec un adulte, ce dernier n'est pas moins coupable. Il est donc passible de peine prévue par la loi.

Pour ceux qui résident en Haïti, des rumeurs sur des comportements interprétés comme homosexuels de Monsieur Evans Lescouflair ne datent pas d'hier. Ce scandale devrait offrir une bonne occasion pour faire le point sur la pertinence de ces rumeurs afin d'établir un lien entre les faits reprochés et le comportement de l'accusé. On devrait pouvoir casser la carapace de la vie de l'homme pour mieux juger ses aptitudes à diriger le ministère de la jeunesse et des sports.

Des partisans de M.Lescouflair (Photo: Moranvil Mercidieu)

Dans un pays aussi corrompu comme Haïti, le comportement des membres du parti KOMBA ou d'autres manifestants peut être facilement être compris. La pauvreté et la précarité en Haïti dénaturent les gens. Ils sont ainsi prêts à tout pour conserver leurs avantages et privilèges. Toutefois, cette militance pour éviter que la lumière soit faite sur une accusation aussi grave restera comme une tache d'huile dans l'histoire du parti. Les arguments utilisés par le Directeur Exécutif du Parti faisant croire qu'une telle accusation chercherait à détruire le pouvoir en place est surréaliste et illogique. A qui peut-on faire croire qu'un régime aussi puissant et supporté par la MINUSTAH puisse être renversé par un scandale de ministre pédophile ?

Cette victoire à la Pyrrhus du Ministre de la jeunesse et des sports ne lui rend pas service. Les intimidations contre le médecin Dr Jorden's Jean-Baptiste de l'HUEH qui a décerné le certificat médical et les plaintes contre les plaignants sont autant de réactions hâtives qui mettraient le « doute raisonnable » contre l'accusé. A tort ou à raison, le ministre a évolué suivant la tendance traditionnelle des prédateurs sexuels accusés ; à savoir : 1- dénoncer un complot pour confondre la société civile et les organisations des droits humains, 2- constituer une batterie d'avocats pour jouer sur les procédures et 3- lancer une guerre d'usure en vue de décourager le plaignant, 4- organiser une démonstration de force en terme d'appui social impressionnant et radical, une tache facile vu que ces genres de vices sont supportés par une organisation de type « société secrète » composée de personnes liées par le chantage donc l'omerta, 5- attaquer et intimider le plaignant tout en cherchant à lui proposer un arrangement dans le but de finir rapidement avec le dossier , 6- manœuvrer pour éviter un jugement sur le fond.

On peut toujours utiliser le pouvoir et une batterie d'avocats pour faire cesser les procédures judiciaires et rester en liberté dans un pays sous la coupe d'un système judiciaire corrompu et inféodé aux pouvoirs constitués, toutefois, l'opinion publique -nationale et/ou internationale - exigera plus que des manœuvres tendancieuses pour vous rendre votre légitimité. En ratant cette chance de faire la lumière sur les accusations d'abus sexuels et de pédophilie portées contre lui, dans l'esprit de tous ceux qui peuvent se faire une idée des rapports justice/pouvoir politique en Haïti, Evans Lescouflair reste sur le banc des accusés. Au Cap-Haïtien, on l'appelle déjà Lucifer.


RÉSEAU CITADELLE (Le Ré.Cit.), le 10 Octobre 2010, 16 heures 07.
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"La vraie reconstruction d'Haïti passe par des réformes en profondeur des structures de l'État pour restaurer la confiance, encourager les investisseurs et mettre le peuple au travail. Il faut finir avec cette approche d'un État paternaliste qui tout en refusant de créer le cadre approprié pour le développement des entreprises mendie des millions sur la scène internationale en exhibant la misère du peuple." Cyrus Sibert
Reconstruction d'Haïti : A quand les Réformes structurelles?
Haïti : La continuité du système colonial d'exploitation prend la forme de monopole au 21e Siècle.
WITHOUT REFORM, NO RETURN ON INVESTMENT IN HAITI (U.S. Senate report.)

Haiti FA president accused of sexually abusing young female footballers.-


  • Claims of abuse by Yves Jean-Bart at national centre
  • Jean-Bart denies all allegations made against him
The president of the Haitian football federation has been accused of sexually abusing young female footballers at the country’s national training centre.
Yves Jean-Bart, known as “Dadou”, the president of the Fédération Haïtienne De Football (FHF) since 2000, denies accusations that he coerced several players at the Centre Technique National in Croix-des-Bouquets into having sex. The alleged incidents are understood to have taken place within the last five years.
The claims have been made to the Guardian by numerous sources involved with the centre, including alleged victims and their families.
“There is a lady who works there who puts pressure on the girls to have sex with Dadou,” one alleged victim told the Guardian. “He will see a nice girl who is attractive and he sends the lady to tell her that she is going to be thrown out of the centre. She starts crying and then the lady says: ‘The only way to resolve this is to speak to Dadou.’ At that moment, the young girl has no choice but to put up with the sexual abuse.”
Jean-Bart said there had “never been any complaint against the federation, nor against the staff engaged in our academy, nor against my person. This kind of practice of sexual abuse is almost impossible in our camp centre given the physical structures, the principles of education and continuous awareness that we have put in place.”
He said the allegations were “clearly a manoeuvre to destabilise the FHF, the character of the president and his family”.
According to sources in Haiti, several players who have now left the centre were coerced by Jean-Bart into having sex with him, including one who was forced to have an abortion.
“She was put under pressure not to talk,” a former player at the centre said. “Another of our best young players lost her virginity to Dadou when she was 17 in 2018 and also had to abort. These girls who live at the Fifa centre … it’s such a shame because they want to play for the country but if they speak about this situation they will be fired. They are hostages.”
Jean-Bart said: “I would not encourage such practices in Haitian football, much less in the centre which is under my responsibility. If there were such cases, I would encourage the victims to file a complaint with the federation and the judicial authorities of the country. We are ready, at the level of the federation, to support them.”

Another player, one of Haiti’s rising stars who plays professionally, has claimed that a friend of Dadou tried to rape her when she was living at the centre, in a suburb of the country’s capital, Port-au-Prince.
“She managed to get away from him and her parents know the situation,” said another source who is close to the player’s family. “But Dadou has tried everything to keep it quiet.”
Another alleged victim said: “I’m so afraid. Dadou Jean-Bart is a very dangerous person. There are a lot of people who want to talk but they’re so afraid, especially for the parents who are still in Haiti.”
In reply, Jean-Bart said: “To date, in women’s football in Haiti, where there are generations of players who are now 50 or 60 years old, there has never been, to my knowledge, even suspicions of this kind. Personally I am and I have been a non-violent man. I don’t understand how someone can make me look like an executioner to the point where families would feel intimidated by me.”
The FHF said that it took “such serious allegations very seriously. To date, we have never received any complaints to this effect.”
It added: “Our project is first of all a human project which aims to change the future of young people, to roll back the exclusion through play even if we know that in this country and even in the world some spirits are always at war against the beautiful and the good.”
Players usually move to the centre when they are teenagers, often rescued from a life on the streets. Funded by Fifa’s “Goal” programme to support football development, the centre was described as an opportunity to “level the international playing field” by the former Fifa vice-president Jack Warner when established in 2001. Haiti’s men’s team confounded expectations by reaching the semi-finals of last year’s Concacaf Gold Cup, but several witnesses have alleged to the Guardian the facility is in a dilapidated state after years of neglect despite having received up to $6m from Fifa’s “Forward” programme since 2016.
“The last time I set foot there, I wanted to vomit,” said a coach who used to work there regularly. “It is despicable. Ten kids sleep in every room, there are no sheets, no clean toilets. It’s unimaginable. Where did the money go? The federation received millions, and they didn’t even buy sheets.”

The coach added: “This centre is a nightmare. Fifa’s inspectors came, we thought they were going to say something, but it didn’t happen. It’s impossible. How can they say nothing? The young people have no medical monitoring, they eat the same thing every day – rice, pasta, bananas, chicken – drink water that you wouldn’t ever drink and in the meantime the FA officials have their own doctor and organise banquets. It is obscene.”
In response to the allegations of neglect, the FHF’s statement provided a list of new facilities that have been built at the centre, including an air-conditioned apartment block for senior players.
“These are modern and more than decent facilities and all our foreign visitors come out amazed by the beauty of the place and the efforts made by our young people and our managers to keep it very correct,” it said. “We are making a lot of effort to increase the self-esteem of our young people and their supervisors, otherwise they would not have been able to achieve such beautiful feats in the face of the countries of America and the Caribbean, clothing and other needs all year round.”

A Fifa spokesman said the FHF was asked about allegations of sexual abuse at the centre following questions by the Guardian. The Fifa spokesman said the questions were raised by a member of staff from the office of Véron Mosengo-Omba, Fifa’s chief member associations officer.
“Fifa was in contact recently with the Haiti Football Association as part of a general round of contacts with Fifa’s 211 member associations in relation to the current coronavirus pandemic,” said the Fifa spokesman. “The purpose of the call was to inquire about the situation of Haitian football as a consequence of the pandemic. During the conversation, the Fifa representative raised concern about alleged sexual abuses in Haiti and pointed to the dedicated programme and toolkit for member associations – Fifa Guardians – designed to enhance child safeguarding standards within football.”

Jean-Bart received a message of congratulations from Fifa’s president, Gianni Infantino, when re-elected as president of the FHF for the sixth time in February.
Fifa told the Guardian the FHF had yet to fall in line with its statutes which recommend federation presidents serve a maximum of three terms. “As is currently the case with member associations in other regions around the world, Fifa is in contact with the FHF with a view to review their statutes and incorporating inter-alia good governance standards, including term-limits.”

In response to the allegations of neglect and misuse of funds at the centre, Fifa told the Guardian it is “in discussion with the FHF about the improvements being made at the technical centre. In particular, we have noted that overall conditions and facilities at the centre have improved as a result of funding provided through the Fifa Forward programme and will continue to work with the FHF to ensure the right conditions and football infrastructure are provided for players at the centre.
“Fifa has put in place several measures to monitor and oversee the proper use of funds by confederations and member associations.”