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mardi 30 juin 2020

Polémique Didier Raoul : Quand des français pratiquent un journalisme de sourds! #LeReCit

Professeur Didier Raoul 
Polémique Didier Raoul : Quand des français pratiquent un journalisme de sourds! #LeReCit

J’ai suivi le débat — disons mieux, l’acharnement contre le Professeur Didier Raoult de Marseille, à cause de son approche active face à la pandémie de #Covid19. J’ai malheureusement déduit : Les français se parlent, mais ne s’écoutent plus.

C’est vraiment Bizarre! À chaque interview, d’entrée de jeu, Didier Raoult leur a toujours dit : “Je n’ai rien inventé. J’ai seulement analysé des rapports et conseils des chinois. Ce qui m’a permis de décider, d’agir, de tester et de traiter les malades.”

Mais, cela ne les empêche pas de crier :
“ Didier Raoult se prend pour un “one man show”, un gourou, un druide, un magicien, un fanfaron.”

Pourtant, le professeur a dit humblement qu’il n’a rien inventé. Il a juste fondé sa stratégie en tenant compte de l’expérience des chinois qu’il refuse de prendre "pour des cons".

Ces gens, écoutent-ils, quand ils mènent des interviews?


L’Obsession anti-Hydroxychloroquine !

Didier Raoult leur explique qu’à Marseille ils ont une approche en 4 étapes :
Les tests,
La prise en charge rapide des personnes positives symptomatiques;
Les malades à forme moins grave;
Les malades à forme grave dont le cas nécessite de l’oxygène;

Chaque étape nécessite un mode de traitement. L’hydroxychloroquine n’est qu’un élément du traitement. Il y a l’azithromycin, le potassium, l’oxygène, des anticoagulants, sans compter les médicaments de soutien contre la fièvre, les douleurs, les électrocardiogrammes et les radiologies réalisés par d’autres spécialistes.

Malgré tout, ces “Journalistes-qui-n’écoutent-pas” continuent d’en faire un débat sur l’hydroxychloroquine.

Ce genre de pratiques constituent la base de la crise de légitimité à laquelle fait face la presse en France, et dans le monde en général. Car, le public n’est pas dupe. Il voit clairement la manœuvre. Quand vous vous amusez à écarter les éléments de réponse pour toujours reposer la même question ou conclure par des approches caricaturales, il comprendra que vous faites autre chose que du journalisme.


En effet, la position du professeur Didier Raoult est claire, simple et logique. Face à une maladie qu’on ne connait pas, un médecin ne peut pas demander à ses malades de rester chez eux. Il faut les tester, tenir compte de l’expérience des autres pour essayer de les soigner avec ce qui est disponible. La meilleure façon de stopper une maladie, c’est de la comprendre; et, la meilleure façon de la comprendre est de soigner les gens en suivant de près, attentivement et en permanence, l’évolution du protocole de traitement appliqué. 

Rien que le test permet aux gens de prendre des mesures de protection pour ne pas infecter des membres de leur famille ou leurs amis. On ne peut pas demander aux gens de mourir chez eux en attendant les résultats du long travail de recherche et d’expérimentation des chercheurs dans les laboratoires. Il faut les soigner!

Un “journaliste-qui-écoute” comprendra que le professeur Raoult n’a pas inventé un médicament contre #Covid19. Il a juste mis en place un protocole de prise en charge et de traitement permettant à Marseille d’avoir le plus bas pourcentage de personnes décédées en France. Les données sont disponibles et on ne les a jamais contestées. Face aux dégâts d’un virus qui tue ses concitoyens, Didier, médecin chercheur de profession, a juste réagi.

Et ses initiatives ont permis aux populations de pays du Sud, d’appliquer avec plus d’assurance, les feuilles à base de quinine utilisées traditionnellement contre le paludisme, pour faire face au #covid19. Et, cela a donné de bons résultats en Haïti. 


Cyrus Sibert, 
#LeReCit @reseaucitadelle 
reseaucitadelle@yahoo.fr
30 juin 2020
Whatsapp: +509-3686-9669
www.reseaucitadelle.blogspot.com

Lisez le texte : "Artemisia: la plante "miracle" agit sur le Covid19. de François”, de Labarre, Envoyé spécial de Paris Match à Potsdam en Allemagne.

lundi 29 juin 2020

STATEMENT ON GUYANA ELECTIONS by the CARICOM PRIVATE SECTOR ORGANISATION (CPSO).-


STATEMENT ON GUYANA ELECTIONS
by the
CARICOM PRIVATE SECTOR ORGANISATION (CPSO) 
(June 29, 2020)

First and foremost, we congratulate the Guyanese people on their patience with what is a frustrating process for all. Guyana is a beautiful country with wonderful, hospitable people and deserves the prosperous future for all that is awaiting her. However, there is a path, if pursued, that could exacerbate divisions and lead to even greater income disparity and unhappiness. The CPSO sees the current impasse over the Elections as an opportunity for Guyana to recognize and choose a fair, inclusive, and righteous path forward.

The CPSO is a non-political organization and takes no sides in the outcome of the Elections. We wish to express our concern for, yet confidence in the democracy of the Cooperative Republic of Guyana. The strength of all democracies lies in the hands of the institutions and leaders who guide and protect them. There has clearly been a breakdown in the election process and systems in Guyana and the current dispute should serve to increase our resolve to strengthen the governance and operations of the Guyana Elections Commission to ensure that never again would an election in Guyana be enveloped in such dispute over the validity of the results.

The ruling party APNU+AFC has declared victory based on a June 23rd report issued by the Chief Elections Officer which showed 171,825 of the votes deemed valid for the ruling party and 166,343 of the votes deemed valid for the opposition PPP/C party. However, over 115,000 votes were deemed invalid, which if counted would show the opposite result as reported by independent observers. The current conundrum is set up for rejection and invalidation of any result that eventually prevails.

How can this deadlock be broken? In any election, parties compete on the basis that the outcome must be accepted as the will of the people. While each side accuses the other of trying to manipulate the result, ultimately it is the will of the people that confers legitimacy on any winner to lead the country. Since, the electoral process in Guyana has clearly demonstrated its vulnerability to interference, the CPSO believes it is vitally important to the legitimacy of any declared winner and for the sake of the people and the economic future of Guyana, for the Courts to rule on the recount of votes (including the issue concerning the validity or invalidity of the disputed votes). A failure to lawfully and definitively resolve this issue will leave some 50 percent of the people in Guyana certain that the elections were stolen by one party or the other.

Guyana is a founding member of the CARICOM and hosts its Secretariat Headquarters. Both parties agreed to rely on CARICOM Observers to monitor the conduct of the elections process as well as the recount of votes cast. Given the current impasse and the necessity for Guyana’s 2020 elections to have legitimacy, it is appropriate that the Caribbean Court of Justice (CCJ) be used as the final arbiter in this matter. The CPSO appeals to the leaders of both parties to have recourse to the Court of Appeal or the Caribbean Court of Justice (CCJ), if the latter finds that it has jurisdiction to hear and determine the issue concerning the validity or invalidity of the disputed votes.

This moment of great uncertainty could potentially exacerbate divisions in Guyana. However, the moment can be seized instead to bring Guyana together responsibly and to take action on building stronger governing institutions. We have faith and confidence that the leaders of both the ruling party and the opposition recognize the need for their leadership to be validated by the voice of the people of the Cooperative Republic of Guyana; and that must be ruled upon by an independent and trustworthy institution.

***

ABOUT THE CPSO

Acting in accordance with Article 22 of the Revised Treaty of Chaguaramas (RTC), the Heads of Government, at the Fortieth Regular Meeting of the Conference of Heads of Government in July 2019, designated the CARICOM Private Sector Organization (CPSO) an Associate Institution of CARICOM. The CPSO is to act as the “apex” Institution for the private sector in CARICOM, with a mandate to contribute to the full implementation of the CARICOM Single Market and Economy (CSME). The Membership of the CPSO is comprised of private sector entities operating in the CARICOM space, including Micro Small and Medium Sized Enterprises (MSMEs).

jeudi 25 juin 2020

#LeReCit @ReseauCitadelle est le 1er à introduire le concept STATE CAPTURE dans le débat politique en #Haïti.-

Photo de famille, le jour de sortie de Laurent Lamothe de la Primature

#LeReCit @ReseauCitadelle est le 1er à introduire le concept STATE CAPTURE dans le débat politique en #Haïti.-

“Quand les autres utilisent votre lexique, cela permet de mesurer votre contribution dans le débat. S’il s'agit d’un mouvement politique, soyez rassuré que vous êtes en train de gagner.”

En effet, Youri Latortue, Fritz Jean et aujourd’hui Herold Jean-Francois dans un texte paru dans LeNouvelliste, utilisent le concept STATE CAPTURE que nous avons introduit dans le débat politique, après un commentaire de l’ex-Premier Ministre Laurent Lamothe sur notre texte “#Haïti : Jovenel Moise dénonce le DEEP STATE ” publié le mercredi 16 octobre 2019.
http://reseaucitadelle.blogspot.com/2019/10/haiti-jovenel-moise-denonce-le-deep.html


Selon, l’ancien Premier Ministre, à partir de ses expériences à la tête de l’État, la situation en Haïti est pire qu’un DEEP STATE, généralement défini comme la résistance au changement de certains conservateurs au sein de l’appareil étatique ou de l’administration publique. C’est un STATE CAPTURE, un concept utilisé par la banque mondiale pour décrire la mainmise des oligarques sur certains États.

Il estime qu’on peut trouver un accord avec les conservateurs du DEEP STATE, on peut les sensibiliser, les mettre publiquement face à leur responsabilité, face à leurs engagements; on peut leur mettre la pression dessus pour réaliser certains changements progressistes. Mais, les oligarques du STATE CAPTURE, eux, ils ne veulent rien entendre.

De plus, ils ont la capacité de financer des manifestations violentes sans répit pour bloquer le pays, vous empêcher d’avancer et gaspiller votre mandat. C’est surtout cela, l’indice de l’influence maléfique du STATE CAPTURE. La capacité de prendre en otage le système ou le processus politique dans l’unique objectif de défendre le statu quo et d’empêcher le changement.

Et, le 18 Octobre 2019, nous avions publié le texte : “Contre le STATE CAPTURE* des oligarques en #Haïti, ignorer le “QU’EN DIRA T’ON?”.- #LeReCit” http://reseaucitadelle.blogspot.com/2019/10/contre-le-state-capture-des-oligarques.html

Comme dit l’autre, “ dans un combat politique, vous savez que vous êtes en train de gagner quand vos adversaires utilisent votre lexique au point de chercher à s’en approprier. ”



Cyrus Sibert, 
#LeReCit @reseaucitadelle 
reseaucitadelle@yahoo.fr
25 juin 2020
Whatsapp: +509-3686-9669
www.reseaucitadelle.blogspot.com

mercredi 24 juin 2020

Energy Efficiency and Renewables Conference 2020 — Opening Speech by the Prime Minister of Trinidad and Tobago.- #LeReCit


Feature Address
by
The Hon. Dr. Keith C. Rowley
Prime Minister of the Republic of Trinidad and Tobago
at the 
Energy Efficiency and Renewables Conference 2020

June 24th, 2020
Port of SpainSALUTATIONS
• Senator the Honourable Franklin Khan, Minister of Energy and Energy Industries 
• Honourable Fitzgerald Hinds, Minister of Public Utilities 

• Mr Eugene Tiah, Chairman of the Energy Chamber of Trinidad and Tobago 

• Dr Thackwray Driver, Chief Executive Officer of the Energy Chamber of Trinidad and Tobago 

• Members of the Diplomatic Corps

 • Permanent Secretaries and other Senior Government Officials 

• Energy Companies Executives 

• Renewable Energy and Energy Efficiency Stakeholders

 • Members of the Media 
• Ladies and Gentlemen
Ladies and Gentlemen, a very good morning to you all.
I am once again honoured to be among such a knowledgeable gathering, even if it has to be in this virtual setting. I must say that the hosting of this conference is a promising sign and testament to the resilience and adaptability of our local energy sector. 

Despite the current restrictions that are in place regarding travelling and gathering, the Energy Chamber of Trinidad and Tobago has found a way to ensure that   stakeholders have a forum to gather and engage in meaningful discussions and the sharing of ideas for a future that is of mutual benefit to all of us. Such discussions have become increasingly important, especially given the global events that have taken place in the first half of calendar year 2020.

Ladies and gentlemen, as we turn our attention to a topic that has undoubtedly been on the minds of many, which is the future of our energy sector, we find ourselves in an interesting position. We are on the cusp of an inevitable paradigm shift. For almost two decades now, the world has been preparing for such change. We have already begun experiencing the gradual transition to cleaner energy sources and renewable energy. 

Three of the main drivers that prompted the start of the transition to renewable energy and the adoption of energy efficiency measures were the increase of global fuel prices, the increase of energy demand against the backdrop of finite resources, and ongoing threats from climate change.

While fuel prices have been gradually decreasing within recent years with the advent of the shale revolution, the events of recent months have caused a historical collapse of energy prices. The Covid-19 pandemic has caused an unprecedented reduction in energy demand as movement of people for work and or leisure almost ground to a halt. Meanwhile, the oil price war between Russia and Saudi Arabia resulted in a supply glut, exacerbating a situation that was already precarious. 

Ladies and gentlemen, the combined effect of drastically reduced demand and energy prices could set back the global energy transition by reducing the push for adoption of energy efficiency policies. In its Renewable Energy Market Update for May 2020, the International Energy Agency has noted that the Covid-19 crisis is negatively impacting the global growth in renewable power capacity. However, it is expected that renewable energy technologies would show resilience, with the majority of delayed projects still expected to come online.

The Covid-19 crisis has also presented an opportunity for renewable energy and energy efficiency measures. Two of the biggest European economies, France and Germany, are factoring green energy more heavily into their post-Covid recovery plans. Last month, these two countries called for an acceleration of the transition to green economies. In the UK, companies including Shell and BP are calling on the government to deliver a clean, inclusive and resilient recovery plan. 

Our very own Roadmap to Recovery recommends stimulating activity in the area of energy efficiency and setting ambitious targets for increased power generation from renewables.

The drastic reduction demand in the energy industry caused by the Covid-19 pandemic is expected to be a relatively short-term event as more countries begin to cautiously emerge from lockdown. 

But the dust is yet to settle. 

The full extent of the new normal is still to be determined, and it may involve a globally lower energy demand if people continue to work from home and are reluctant to resume recreational travel in the near future. The Short Term Energy Outlook in May 2020 from the IEA is expecting recovery of energy prices in the latter half of 2020, and recovery in demand during 2021. 

While two of the three main drivers for the increased use of renewables and energy efficiency measures were negatively impacted by the Covid-19 pandemic and the Saudi Arabia-Russia oil price wars, the third, and most important factor remained relatively unchanged. The ongoing threats of climate change persist, even with a temporary reduction in global emissions over the lockdown period.

Increased levels of energy efficiency and power generation from renewables remain key components in the fight against climate change. As a Small Island Developing State (SIDS), and with the majority of our CARICOM neighbours also being Small Island Development States, it is our duty, as an energy leader in the Caribbean, to make responsible decisions on behalf of our citizens, and to plan for our future generations. 

Deployment of renewable energy for power generation has become a reality in many countries as they sought to provide energy security and protection from volatile energy prices. 

However, we in Trinidad and Tobago have been sitting in a privileged position for many years, since becoming one of the earliest global adopters of power generation from natural gas, almost seventy years ago. For almost seventy years, our electricity sector has been shielded from the volatility of energy prices and threats to energy security faced by many other countries, thanks to our available natural gas resources. While other countries focused their attention on moving away from traditional, “dirty” energy sources, such as coal, Trinidad and Tobago sat comfortably ahead of the curve, using one of the cleanest and most reliable fuels for power generation.

Perhaps we have sat comfortably for too long. While T&T’s access to reliable and affordable electricity has been insulated from energy price volatility and external threats to energy security, we are now faced with the challenge of climate change at our doors. Now more than ever, renewable energy and energy efficiency initiatives are needed as we come face to face with a rapidly changing energy and economic landscape, combined with the threat of climate change. 

However, in addition to looking to renewable energy and energy efficiency to secure a clean, sustainable future for generations to come, it is also our duty as the Government of the Republic of Trinidad and Tobago to ensure that we are maximizing the use of the country’s rich natural resources to the benefit of the citizens. We must therefore re-examine how we derive the greatest value from our natural gas. 

Renewable energy technologies are expected to bring electricity prices on par with the current average subsidized cost of electricity generated from natural gas in Trinidad and Tobago. Perhaps we can begin to look at our relationship with natural gas in the power generation sector to see how this usage can be supplemented by alternative forms of energy.

The significant improvements in renewable energy and energy storage technologies over the years mean that we can now begin to consider gradual diversification of our local energy mix, knowing that we are not compromising the reliability and affordability of electricity supply to our citizens and industries, whilst also reducing our carbon footprint as a country.

All around the world, in a multitude of sectors, companies are leaning into the challenge of reducing their carbon footprints, for both the environmental and economic benefits. Some of the industries that are setting aggressive targets to increase energy efficiency and reduce their carbon footprints include: agriculture and food processing, transportation, hospitality and restaurants, retail and manufacturing, and construction. 

Unsurprisingly, the energy sector is leading the charge to secure their futures as the transition to low-carbon energy picks up momentum. Companies such as Shell, BP, Total, ConocoPhillips and ENI have set targets to cut emissions from their operations through carbon capture and consumption strategies, improved processes and technological development.

In April 2020, Shell’s Net Carbon Footprint ambition, which was announced in December 2017, was accelerated. This means that Shell is now aiming to reduce the net footprint of its energy products by 65% by 2050, with an interim target of a 30% reduction by 2035. Shell has demonstrated its firm commitment by taking the bold step of linking the remuneration of its executives to the established targets.

In February of this year, BP announced its intentions to become a net zero company by 2050 or sooner, supported by aims such as a 50% cut in the carbon intensity of BP products, and an increased proportion of investment into non-oil and gas businesses over time. 

Danish energy giant Ørsted is aiming to become carbon neutral by 2025, having already reduced their carbon emissions by 86% from 2006 to 2019. The company intends to phase out coal completely by 2023 and to replace all vehicles in its fleet with electric vehicles, as well as offset any residual emissions through verified, measurable and additional carbon removal projects by 2025.

So we can see that the race to develop successful low-carbon business models is evidently well underway as the world’s major energy companies compete to overcome the challenges and quickly adapt to the new energy reality. All this while collectively working towards the stringent targets set out in policies and agreements such as the Paris Accord. 

As we have just heard from Dr. Driver, our local energy companies, spanning the upstream, downstream and service companies, are determined not to be left behind. I am encouraged to hear that such a great number and wide cross-section of our local energy companies have risen to the challenge of increasing energy efficiency and conservation in their operations by signing the Energy Efficiency Declaration. I applaud the initiatives taken by these companies and by the Energy Chamber in the interest of the country.

Rest assured, ladies and gentlemen, that the Government of the Republic of Trinidad and Tobago has not been sitting idly by, as a mere observer, while the rest of the world adapts and adopts renewable energy and energy efficiency practices and technologies in a bid to mitigate the effects of climate change. 

On April 22nd, 2016, Trinidad and Tobago, along with one hundred and seventy-four (174) other countries, signed the Paris Climate Change Agreement (Paris Agreement), in New York, USA. On February 22nd, 2018, Trinidad and Tobago deposited its Instrument of Ratification, signaling the formal commitment to reduce this nation’s Greenhouse Gas (GHG) emissions.

T&T's Nationally Determined Contribution (NDC) under the United Nations Framework Convention on Climate Change (UNFCCC) is based on its Carbon Reduction Strategy. The Carbon Reduction Strategy was developed for the major emitting sectors, namely power generation, transportation and industrial sectors. It is consistent with implementing the provisions of the National Climate Change Policy. The aim of Trinidad & Tobago is to achieve a reduction in overall emissions from the three (3) sectors by 15% by 2030 from Business as Usual (BAU), which in absolute terms is an equivalent of one hundred and three million tonnes (103,000,000) of carbon dioxide equivalent (CO2e).

The Government is committed to reducing this country’s Greenhouse Gas emissions through the use of cleaner forms of energy, and the promotion of Renewable Energy and Energy Efficiency. This commitment was elaborated in Government’s National Development Strategy “Vision 2030”, under “Theme V - Placing the Environment at the Centre of Social and Economic Development”. The incorporation of RE and EE into the country’s energy mix was identified as key medium-term sustainable development goals for Trinidad and Tobago over the next ten (10) years. Further to the National Development Strategy, the Government has also committed to the 10% RE power generation by 2021, which was outlined in the 2015/2016 National Budget. 

To this end, as you may be aware, the Ministry of Energy and Energy Industries (MEEI) recently announced the winning bid in response to a Request for Proposals (RFP) for Utility Scale Renewable Energy Projects. A consortium formed by Lightsource Renewable Global Development Limited (Lightsource BP), Shell Trinidad and Tobago Limited and BP Alternative Energy Trinidad and Tobago Limited submitted successful proposals for two projects. These projects will generate 92.2 MW of electricity from solar photovoltaic (PV) sources at Couva; and 20 MW of electricity from solar PV sources at Trincity, at a cost that is on par with the current electricity prices in T&T.

In March of this year, I had the pleasure of meeting BP’s newly-appointed CEO, Mr. Bernard Looney, in London. During our meeting, we had rich discussions on the future of renewable energy and the possibility of a partnership in this area for T&T. The involvement of major energy players with the expertise and track record of managing large projects bodes well for this particular utility-scale RE project, and will set the tone for the RE industry in T&T. 

In May 2020, the inaugural meeting of an Inter-Agency Steering Committee was held. This Steering Committee is tasked with assisting in facilitating and expediting the completion of key documents and finalization of Power Purchase Agreements (PPA). Among other duties, the Committee will also provide technical and legal input throughout the development of the project.

At this time, the Renewable Energy Division (RED) at the Ministry of Energy and Energy Industries (MEEI) is engaged in numerous other initiatives. These initiatives range from:
  • utility scale to distributed and smaller scale RE projects; 
  • education and awareness projects; 
  • participation in technical studies; 
  • and development of regional and local standards and codes.

Another area that has shown great potential for Trinidad and Tobago is the hydrogen economy. You may recall that in our Budget Statement for Fiscal Year 2020, this Government announced its intentions to collaborate with key stakeholders to explore different applications of hydrogen within the local economy. 

Over the last few weeks, we have seen unprecedented support being given to the hydrogen economy, from long-time supporters like Japan, to newcomers like Australia. Germany’s economic stimulus package has a €7bn provision for hydrogen. 

Trinidad and Tobago stands to benefit from the rapid development in hydrogen technology and policies. Our ammonia and methanol plants utilize a significant amount of natural gas, as a source of both hydrogen and carbon. Hydrogen production from the electrolysis of water can provide an alternative source of hydrogen for the ammonia industry. In the case of the methanol industry, some of the natural gas feedstock can be supplemented by hydrogen produced by electrolysis, because the natural gas remains the primary source of carbon. 

The use of hydrogen to supplement the natural gas feedstock of our petrochemical industry, whether produced from existing excess power generation capacity or from renewables, is a promising launching point for a local hydrogen economy.

I see that a discussion on opportunities for hydrogen development in T&T is on the agenda later this afternoon. We welcome this type of discussion and I look forward to hearing updates from NewGen Energy Limited on their progress since the Energy Conference in February of this year.

Another utility-scale RE project in the works at the Ministry of Energy and Energy Industries is a Waste to Energy Facility, to produce up to 10MW of electricity at the Beetham Landfill. Bids for this project are in the process of being evaluated. In terms of distributed and smaller scale RE projects, the MEEI is engaging with stakeholders to review the Feed-in-Tariff (FIT) Policy, which would allow for grid-interconnection for renewable electricity generators in T&T. 

A key element that is necessary for the adoption of renewable energy and efficient energy practices is a change in consumer behaviour. As I have mentioned before, in T&T we have gotten accustomed to using our electricity quite liberally.  Education and awareness projects, such as those being undertaken by the Renewable Energy Division at the MEEI, are crucial in ensuring that residential and commercial consumers, who account for approximately 45% of the country’s electricity consumption, are fully aware of the need for a necessary change in consumer behaviour, and the tools available to them to actualize this shift.

Initiatives being taken by the RE Division include the installation of Solar Light Emitting Diode (LED) lighting in the nation’s play parks and basketball courts, the proposed installation of two (2) electric vehicle charging stations at UDeCOTT’s Hyatt carpark, and planning and hosting events for CARICOM  Energy Month. The Division also engages with international bodies and local stakeholders to secure funding and expertise for projects through avenues such as the United Arab Emirates (UAE) Caribbean Renewable Energy Fund (CREF) Project, and the Global Climate Change Alliance Plus (GCCA+) Initiative.

In addition to developing awareness amongst consumers, there is also an urgent need to develop the necessary competencies amongst our local human resources to manage and support the RE and EE industry as it begins to take root in T&T. 

The Ministry of Public Utilities has also been working to ensure that T&T is well placed to meet its commitments under the Paris Accord. In September 2019, a Cabinet-appointed multi-sectoral committee, led by the Ministry of Public Utilities, completed and delivered the Energy Conservation (EC) and Energy Efficiency (EE) Policy Action Plan for 2020 to 2024. The EC & EE Policy and Action Plan will be reviewed by Cabinet before implementation can begin but I will share with you a few of the nine (9) short-term goals identified in this Action Plan. These are:

  1. To mobilise our citizenry to be more energy and resource conscious and to actively practice EC&EE in the conduct of their daily lives and in the operation of their businesses;
  2. To advance the achievement of our commitments under the Paris Agreement as well as the UN SDGs for reducing Greenhouse Gas Emissions;
  3. To aggressively pursue EC&EE in all sectors of the economy, working with key stakeholders to create a new industry and build an effective enabling environment;
  4. To invest in the continued development of the power sector to provide an adequate, reliable and resilient electricity supply consistent with our economic and social development goals

From the goals that I have presented to you, we can see that a collaborative effort is needed to achieve these goals. We all have our part to play, from the Government, to major companies to the average citizen.

Ladies and gentlemen, as I conclude, I wish to reaffirm this Government’s commitment to renewable energy and energy efficiency initiatives in Trinidad and Tobago. I eagerly anticipate the many exciting and promising initiatives on the horizon for the energy sector, both globally and locally, and I stand ready to do everything within my power to ensure a reliable and affordable electricity supply and a sustainable future for Trinidad and Tobago.

As I take my leave, I would like to once again thank the Energy Chamber of Trinidad and Tobago for the work that they continue to do to stimulate discussion in the local energy sector. I applaud all of you for remaining firmly committed to the shift to a low-carbon economy, despite the distractions that abound in the form of the historically low demand for oil and the subsequent unprecedented decline in prices.

I wish you all a productive and enlightened conference in the coming days and I look forward to the change that can be brought about by the outcome of these dynamic discussions.

Ladies and gentlemen, thank you very much.

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Publish by #LeReCit @ReseauCitadelle #Haiti

dimanche 21 juin 2020

#USA : La violence policière contre les noirs américains a été instituée par des planteurs blancs traumatisés par la révolution haïtienne de 1804.- #BlackLivesMatter

Monument du Marron Inconnu en Haiti
#USA : La violence policière contre les noirs américains a été instituée par des planteurs blancs traumatisés par la révolution haïtienne de 1804.- #BlackLivesMatter


Des recherches sur l’histoire sociale et politique des États-Unis nous ont permis de comprendre comment la révolte des esclaves de Saint-Domingue, suivie de leur affranchissement général, de la guerre de l’indépendance, de l’humiliation de l’Armée de Napoléon lors de la Bataille de Vertières (18 novembre 1803), de la Proclamation de l’Indépendance d’un État nègre dans la Caraïbe dénommé #Haïti et du massacre des français, ont causé une peur atroce chez les planteurs blancs américains.


Le livre “Black, Rednecks and White Liberals” de Thomas Sowell (Université Stanford, 2006) décrit l’ampleur de cette réalité historique sur la vie politique des États-Unis, de la façon suivante :

“… Jefferson and Madison saw emancipation as something that needed to be combined with expatriation, in order to solve the problem of slavery without creating a bigger problem of a race war. The race war and bloodbath that erupted with the emancipation of blacks in Santo Domingo — today’s Haiti — cast a long shadow over the South, and apprehensions were increased when Nat Turner’s uprising in 1831 left a trait of death in Virginia before if was suppressed by lethal force.
Many Americans of that era who saw slavery as evil saw a race war as a greater evil.” p. 139-140.


Ainsi, l’auteur explique comment ce qui s’est passé en Haïti, la violence des esclaves contre leurs anciens oppresseurs a constitué un dilemme pour de nombreux dirigeants qui ont pris peur de voir le même scénario se produire sur leur territoire suite à la libération de plusieurs millions d’esclaves noirs qui auront à vivre parmi la population blanche.

Si en ce temps, la solution fut l’utilisation des milices civiles pour maintenir la pression sur les noirs, les terroriser et les contraindre de se calmer, on peut en déduire qu’aujourd’hui le fonctionnement de la police américaine est basé sur cette même doctrine.

Car, si la société américaine évolue sur bien des points, les vestiges des temps esclavagistes et post-esclavagistes durant la période ségrégationniste de 1890 à 1940, la période rétrograde nommée NADIR*, continuent d’exister. 

[*(According to historian Rayford Logan, the nadir of American race relations was the period in the history of the United States from the end of Reconstruction in 1877 through the early 20th century, when racism in the country was worse than in any other period in the nation's history. https://en.wikipedia.org/wiki/Nadir_of_American_race_relations )]
 

Contrairement à ceux qui critiquent George Washington, Benjamin Franklin ou Thomas Jefferson parce qu’ils possédaient des esclaves noirs, l’auteur du livre présente des documents, des déclarations, des lettres et même le testament de George Washington interdisant à ses héritiers éventuels de revendre ses esclaves à sa mort, pour prouver que ces hommes étaient convaincus du caractère révolu de l’esclavage.

En 1862, le Président Abraham Lincoln refusa une demande de clémence en faveur du capitaine Nathaniel Gordon qu’il condamna à la pendaison parce qu’il fut arrêté en haute mer par la marine américaine, au commande d’un navire rempli d’esclaves noirs. (p.153)

La remise en question de l’autorité du Vatican suite à la réforme protestante, a permis de rejeter les fondements chrétiens de l’esclavage. Des disciples de Martin Luther et de Calvin ont pris la liberté de réinterpréter la Bible, ce qui a produit des effets considérables dans le monde anglo-saxon.



En conséquences, suite à une campagne intense des chrétiens anti-esclavagistes, en 1808, l’Angleterre interdit le commerce international des esclaves. La marine Royale avait pour ordre d’attaquer les négriers sur les côtes africaines, dans l’océan atlantique, et jusque dans les ports du Brésil en 1849 où elle détruisit des bateaux suspectés de continuer le trafic de noirs venus d’Afrique. (op.cit. p.117)

Aux États-Unis, les religieux de l’Église protestante Quark, assuraient l’avant-garde de la campagne anti-esclavagiste dès le milieu du 18e siècle. L’intensification du débat sur le caractère anti-chrétien et même démoniaque de l’esclavage provoqua une pression idéologique, politique et surtout morale tellement forte qu’un nombre de jour en jour plus important de propriétaires d’esclaves voulaient les affranchir.

Certes, il existait des groupes de planteurs conservateurs qui rejetaient toute idée de changement. Et, leur principal argument fut “la menace que peut représenter la libre circulation d’une population d’anciens esclaves noirs — minoritaire, mais considérable — au sein de la population blanche. En ce sens, Haïti et les exploits de son armée indigène servaient d’exemples.

De plus, les informations qui circulaient sur l’aide du Général haitien Alexandre Pétion au Général Sud Américain Simon Bolivar contre les forces coloniales d’Espagne, suivies de l’invasion de la partie Est de l’ile d’Haiti (aujourd’hui, République Dominicaine) par l’armée haïtienne sous la présidence du Général Jean-Pierre Boyer, n’ont pas contribué à rassurer les planteurs américains.

Il faut lire ce livre de Thomas Sowell, un universitaire noir américain, à la page 139, pour comprendre ce dilemme.

La révolution anti-esclavagiste de nos ancêtres empêchait à des planteurs blancs et dirigeants américains de dormir en paix. Ils ont même conçu l’idée de créer un État en Afrique de l’ouest pour expulser des anciens esclaves noirs. D’où la création du Liberia en Afrique de l’Ouest, par le Président Monroe. Haïti aussi était envisagée comme point de chute pour expulser ces noirs américains non-désirés.

Faut-il signaler quelques initiatives d’extermination massive et de massacres de noirs dans plusieurs régions aux États-Unis. Par exemple, il y a “The Devil's Punchbowl” *, ce Camp de concentration et d’extermination des noirs dans la localité de Natchez, Mississippi.

[* ( The Devil’s Punchbowl https://www.youtube.com/watch?v=he8dzlVNzSI ) ]


D’où l’origine pratique de la doctrine policière et du système judiciaire agressifs contre les noirs américains. Elle répondait à cette obsession de maintenir une pression continue parfois meurtrière sur ces noirs indésirables que l’Amérique n’a pas pu s’en débarrasser à temps.


Car, si pour les indiens il y a des réserves fermées et gardées, les noirs eux, ils vivent en pleine ville, dans des ghettos certes, mais à proximité des blancs. En ce sens, il est nécessaire de maintenir la terreur constante de la police sur eux pour les calmer et les contraindre des rester à leur place. Le traitement des noirs par la justice et la police dans les villes américaines ne changera pas, sans une réforme approfondie de cette approche erronée, construite au 19e siècle.


Aujourd’hui, le mouvement “#BlackLivesMatter” doit construire ses revendications en se basant sur les droits universels de la personne humaine et/ou du citoyen. Il ne faut pas commettre l’erreur d’en faire un mouvement exclusiviste noir; mais plutôt, suivre la stratégie de Martin Luther King de réclamer l’émancipation des noirs sur la base de “Droits civiques du citoyen”.


Le discours doit-être clair :

Dans un État de Droit démocratique, aucun représentant de l’État fédéral ou local ne peut s’attribuer le droit d’ôter la vie d’un citoyen sans aucune forme de procès. D’ailleurs, même la peine de mort prononcée par un Tribunal pose un problème moral.

Le travail du policier doit-être de protéger la vie du citoyen par tous les moyens. Non de chercher des prétextes justifiant sa mise à mort.



BIEN DISTINGUER LE RACISME DE L’IDEOLOGIE HAINEUSE CONTRE LES PAUVRES.

Contrairement aux beaux discours, il existe aux États-Unis de graves préjugés contre les pauvres. C’est un comportement institutionnalisé et supporté par une idéologie de mépris contre les gens en difficultés économiques. Le Livre WHITE TRASH de Nancy Isenberg décrit des scènes écœurantes d’une Amérique conçue par de riches planteurs blancs pour des planteurs blancs, avec un mépris extrême pour les pauvres blancs ou noirs qu’ils qualifient de dégénérés.

A la page 202 du livre WHITE TRASH, il y a l’Affaire BUCK v. BELL (1927), dans laquelle, la justice américaine a jugé puis condamné deux femmes blanches parce que leur race était qualifiée de “défectueuse perpétuée sur trois générations” (waste people). Carrie Buck, l’une des condamnées fut stérilisée — rendue infertile, sur ordre d’une décision de la Justice américaine.

Cet exemple peut aider les militants du “Mouvement #BlackLivesMatter” à saisir le fondement anti-pauvre qui accompagne le discours raciste et les comportements méprisables de certains policiers.

Les questions de “race pure”, de “race supérieure” ont dominé la société américaine et sa politique, avant Hitler. Quand on regarde les publications sur la race, l’eugénisme, le darwinisme, au 19e et au début du 20e siècle, on ne peut que conclure qu’Hitler n’est que l’arbre qui cache la forêt.

Cependant, ce qui fait la grandeur de l’Amérique et de l’occident en général, c’est la capacité des mouvements de la société civile à résister, à ne pas abandonner le combat, jusqu’à provoquer des changements.



Il ne faut pas imiter ceux qui passent sous silence, la contribution de certains progressistes blancs qui se sont battus contre l’esclavage, contre la traitre et contre le trafic des esclaves. Une approche qui risque de présenter le discours historique sur l’esclavage comme le procès de l’occident, alors que les arabes, les asiatiques et même les africains possédaient, trafiquaient et exterminaient aussi des esclaves noirs.

Il y avait aussi des négriers dans l’océan indien; plusieurs millions de noirs ont été asservis comme esclaves dans les pays arabes; des centaines de milliers ont succombé de soif en traversant le désert de Sahara, des eunuques ( hommes noirs castrés pour servir d’esclaves domestiques); des milliers de noirs ont servi de rameurs dans des bateaux de guerre où ils ont péri sans pouvoir remettre les pieds à terre.

Jusqu’au milieu du 20e siècle, l’esclavage existait en Asie. Des pirates continuèrent leurs raids sur les côtes de l’Afrique de l’Est pour capturer des noirs et les transporter vers d’autres territoires. Les arabes ont été tellement cruels avec les noirs capturés, qu’il est impossible de trouver une communauté importante de descendants d’esclaves noirs au Moyen-Orient, comme s’en est le cas en Amérique, des États-Unis au Brésil.


L’Angleterre a le mérite d’avoir utilisé sa grande flotte pour imposer la fin du trafic des captifs noirs sur les mers : l’océan Atlantique, la Méditerranée et même dans l’océan indien.

Même quand certains États occidentaux, dominés par des nobles et des commerçants sans pitiés organisaient la traite des noirs avec férocité, des mouvements sociaux et religieux, des intellectuels comme Adam Smith (Angleterre) et Montesquieu (France) se sont opposés ouvertement à l’esclavage. Ce qui créa une masse critique. (Black, Redneck, white Liberals, p.129).

Aussi, y a-t-il le roman “La Case de l’oncle Tom(Uncle Tom's Cabin) de l’américaine Harriet Beecher Stowe née dans le Connecticut et pasteur abolitionniste convaincue à la Hartford Female Academy. “Un roman sentimental - d’un pasteur chrétien - qui dépeint la réalité de l'esclavage tout en affirmant que l'amour chrétien peut surmonter une épreuve aussi destructrice que l'esclavage d'êtres humains”.


Il faut le dire aux jeunes : en Haïti, les rues Charles Sumner ou John Brown portent les noms de blancs américains qui se sont opposés concrètement à l’esclavage. John Brown fut pendu en Virginie pour avoir organisé un soulèvement contre des planteurs esclavagistes.

L’occident dispose d’un nombre important de mouvements civiques, d’intellectuels assez avisés et éclairés pour renforcer la lutte légitime contre l’oppression institutionnelle policière et judiciaire mise en place au 19e siècle, dans un climat de peur des noirs dont l’émancipation était devenu inévitable. Aussi, ces institutions visaient-elles à réprimer des blancs pauvres du Sud dits “dégénérés” et à sécuriser l’exclusion la plus totale.

Comme on peut le constater, environ 200 ans après l’abolition de l’esclavage et l’émancipation des noirs, les États-Unis n’ont connu aucune guerre inter-raciale. Mais, cela n’empêche pas aux extrémistes d’alimenter la peur et de présenter les vielles doctrines institutionnelles de sécurité comme indispensables.



Finalement, nous estimons que la majorité des américains veulent juste vivre en paix sans être contrariés par des actes odieux de policiers qui replacent la race au centre des débats.

On n’en parle pas, mais il existe un petit geste qui m’amuse beaucoup aux États-Unis. C’est l’effort que s’impose une personne pour garder une porte ouverte — comme un majordome ou un portier — en faveur de l’inconnu qui vient après lui. Cela se voit à l’entrée des magasins, des stations de service, disons dans les endroits publics. C’est extrêmement gentil. Vous ne vous connaissez pas, mais la personne s’efforce à garder la porte ouverte pour vous permettre d’entrer sans difficulté.

Je pense que ce petit geste simple mais automatique traduit la subsistance d’un caractère naturel d’altruisme chez l’homme. Beaucoup de blancs le font en faveur d’autres personnes, sans tenir compte de la couleur de leur peau, de leur race ni de leur origine. Je ne sais pas si cela se fait généralement ou si c’est typique à la Floride, mais cela donne l’impression que beaucoup de gens veulent tout simplement vivre en paix. Comme me disait un blanc : “It’s nice to be nice ! ”

Quand aux idéologies racistes, on peut déduire qu’elles constituent le “talon d’Achille” des grandes puissances. Car, non seulement elles permettent à leurs citoyens d’être plus attachés à leur “race transnationale” au détriment de leur patrie, mais aussi, elles empêchent aux dirigeants racistes de saisir certaines opportunités et d’être pragmatiques: Exemples,
- Un raciste blanc américain se sentant plus prêt d’un blanc d’un pays ennemi que de ses compatriotes noirs américains, peut se faire manipuler facilement jusqu’à trahir les États-Unis au nom d’un idéal racial;
- Le racisme a empêché à Napoléon de comprendre l’importance du projet politique du Général Noir Toussaint Louverture, qui aurait permis à la France de conserver le territoire de Saint-Domingue (Haiti). A cause de cette erreur raciste, la France a perdu la Louisiane qui représentait 1/3 des États-Unis à l’époque;
- Le racisme chinois multiplie des tensions entre la Chine et les sociétés africaines; ce qui affecte la stratégie chinoise sur le continent africain. Car, il est inconcevable pour les Africains de remplacer le racisme des occidentaux par celui des Asiatiques;
- Le racisme a entraîné plusieurs Etats dans des crises démographiques, alors que leurs voisins, ce que le Président Poutine appelle l’“étranger proche”, sont de véritables puissances démographiques : c’est le cas de la Russie et du Japon face à Chine;
- Le racisme Dominicain paralyse les rapprochements entre l’économie la plus dynamique de la caraïbe et son marché le plus important, stable et naturel, qu’est #Haiti.


Cyrus Sibert,
#LeReCit @reseaucitadelle
reseaucitadelle@yahoo.fr
21 juin 2020
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vendredi 19 juin 2020

Fin de mandat de Jovenel Moïse en 2022: Pierre EGEA, professeur à l’Université de Toulouse, apporte la preuve juridique.-

Fin de mandat de Jovenel Moïse en 2022: Pierre EGEA, professeur à l’Université de Toulouse, apporte la preuve juridique

Agrégé des universités

Professeur de droit public à l’Université Toulouse I Capitole
Avocat au Barreau de Toulouse
Membre du Conseil de l’Ordre des avocats.

Le mandat du Président de la République d’Haïti s’achève bien le 7 février 2022
Un certain nombre d’acteurs de la vie politique haïtienne, soutient que le mandat du président de la République doit s’achever le 7 février 2021, et non le 7 février 2022 qui est la position officielle de la présidence.
Pour comprendre les termes de la controverse, il convient de rappeler les circonstances dans lesquelles Monsieur Jovenel MOÏSE a accédé à la magistrature suprême de l’Etat d’Haïti.
1° Les faits
Le mandat du prédécesseur de Monsieur MOÏSE, Michel Joseph MARTELLY devait s’achever en février 2016 après qu’il eut pris ses fonctions cinq ans auparavant, en mai 2011.
C’est dans ce cadre que le premier tour des élections présidentielles s’est tenu, le 25 octobre 2015.
Toutefois, les résultats du scrutin ont été vivement contestés par une partie importante des candidats, de sorte que le processus électoral a été reporté sine die.
Afin de trouver une solution politique de nature à éviter une crise post-électorale, une commission indépendante d’évaluation électorale (CIEE) a été créée par arrêté du Président de la république du 22 décembre 2015 avec pour mandat « d’évaluer le processus électoral et de faire des recommandations au gouvernement et au Conseil électoral provisoire ».
Dans ces conditions, le second tour des élections présidentielles n’a pu se tenir avant le terme du mandat du Président MARTELLY qui s’achevait constitutionnellement le 7 février 2016. Ce dernier a effectivement quitté ses fonctions à la date prévue, son départ créant une situation de vacance de la présidence.
Pour y remédier et garantir la continuité de l’Etat, un accord a été signé le 5 février 2016 entre le pouvoir exécutif représenté par le président Joseph Michel Martelly,le pouvoir législatif représenté par le sénateur Jocelerme Privert, Président du Sénat de la République, et le député Cholzer Chancy, Président de la chambre des Députés.
C’est dans ce contexte que le Sénat de la République et la Chambre des députés réunis en Assemblée nationale ont élu le 14 février 2016 au deuxième tour du scrutin Monsieur Jocelerme PRIVERT Président provisoire de la République d’Haïti pour un mandat limité à 120 jours.
Le 27 avril 2016, le Président provisoire de la République créait la commission indépendante d’évaluation et de vérification électorale (CIEVE) dont la mission était, aux termes de l’article 1er dudit arrêté de « rétablir la confiance des acteurs politiques dans le processus électoral en établissant la sincérité des résultats des élections de 2015 ».
Dans son rapport remis au Président provisoire de la République le 30 mai 2016, la CIEVE recommande que le processus électoral soit repris à zéro.
Suivant les recommandations du rapport de la CIEVE, le Conseil électoral provisoire décide le 6 juin 2016 « la reprise du premier tour de l’élection présidentielle » annonçant que les deux tours de la présidentielle auront lieu le 9 octobre 2016 et le 7 janvier 2017.
En définitive, le premier tour de scrutin sera reporté au 20 novembre 2016 compte tenu du passage de l’ouragan Matthew.
Elu au premier tour de scrutin avec 55,67 % des suffrages, Jovenel MOÏSE est investi le 7 février 2017 Président de la République.
2° Analyse juridique
Le rappel des faits permet de mettre en exergue un élément décisif qui est au cœur du débat juridique : Le président de la République aurait dû être élu en 2015/2016 pour une prise de fonction le 7 février 2016. Les circonstances tenant au déroulement des élections présidentielles ont abouti à ce qu’il soit élu fin 2016 pour une prise de fonction le 7 février 2017.
Cette distorsion entre ce qui aurait dû être, la prise de fonction en 2016 et ce qui fut, la prise de fonction en 2017, a conduit certains acteurs de la vie politique ainsi qu’une éminente juriste, la professeure Mirlande MANIGAT, à considérer que le terme du mandat du Président Jovenel MOÏSE devait être fixé le7 février 2021 au lieu du 7 février 2022.
L’argument repose sur une interprétation des dispositions constitutionnelles que l’on peut résumer de la façon suivante : la Constitution statue sur un évènement imparable, les élections qui doivent se tenir « le dernier dimanche de novembre de la cinquième année du mandat présidentiel » (article 134.2 Constitution). Or, conformément à la constitution, les élections se sont bien déroulées en novembre 2015. Le Président aurait dû entrer en fonction le 7 février 2016. La circonstance qu’il n’ait finalement pu entrer en fonction qu’un an plus tard, le 7 février 2017 n’est qu’un simple fait politique qui n’affecte pas la réalité juridique.
L’opposition entre le fait et le droit est un élément majeur de l’argumentation. La prise de fonction est traitée comme un simple fait politique qui n’affecte pas le droit. Juridiquement, le début du mandat est réputé avoir commencé le 7 février 2016, le début réel du mandat le 7 février 2017 étant traité comme un simple « fait conjoncturel ».
Cette argumentation qui mobilise la distinction, si importante en droit, entre le politique et le juridique (qui n’est qu’une modulation de la distinction entre l’être et le devoir-être) est particulièrement fragile à divers titres.
Rappelons que la Constitution de 1987 fixe la durée du mandat présidentiel à 5 ans.
L’article 134.1 précise que cette période de cinq ans « commence et se termine le 7 février suivant la date des élections » (« Tan sèvis prezidan an konmanse 7 fevriye apre dat eleksyon an. Li fini tou, 7 fevriye apre dat eleksyon an » dans la version créole). Cette formule destinée à éviter les décalages dans le temps résultant d’éventuelles démissions ou décès en cours de mandat – en France, l’élection présidentielle se tient en mai depuis le décès de Georges Pompidou – permet de déterminer de manière fixe le dies ad quem du mandat présidentiel. Le mandat du Président de la République Haïtienne est de cinq ans, et s’achève le 7 février suivant la date des élections.
Dans le débat, l’expression « suivant la date des élections » (« apre dat eleksyon an » dans la version créole) est évidemment décisive.
Selon les tenants d’une fin du mandat le 7 février 2021, la formule « date des élections » est une catégorie juridique distincte du fait même de l’élection, peu important que l’élection se soit tenue un an plus tard, dès lors qu’elle devait se tenir en 2015/2016.
Cette position repose sur une interprétation strictement calendaire du texte visé, la notion de date des élections étant alors irrémédiablement fixé de cinq ans en cinq ans indépendamment de la réalité de l’élection.
Or, rien dans le texte de la constitution ne permet de soutenir une proposition aussi figée. La « date des élections » n’est pas une simple catégorie abstraite et immuable, c’est surtout une donnée concrète qui renvoie à la date effective à laquelle s’est tenue l’élection. Le fait concret ne peut être artificiellement opposé à la catégorie juridique.
Du reste, les tenants d’une telle interprétation sans doute conscients de sa ténuité, argumentent, également, en termes plus concrets et considèrent que le processus électif qui a conduit à l’élection du Président Jovenel MOÏSE doit être considéré comme un continuum dont le point de départ est fixé en 2015, peu important qu’il se soit prolongé jusqu’en novembre 2016.
Or, cette position est juridiquement intenable.
L’élection présidentielle de novembre 2016 n’est pas la continuation d’un processus électoral commencé en 2015 et qui aurait été suspendu.
En effet, il n’y a pas eu suspension du scrutin. Si une telle suspension a été un temps envisagé, elle n’était plus politiquement tenable à la suite des conclusions de la CIEVE de sorte que le Conseil électoral provisoire a pris la décision d’annuler le scrutin de 2015 afin qu’il soit procédé à la reprise des élections.
Les effets d’une annulation sont parfaitement clairs. Un acte annulé disparaît purement et simplement de l’ordonnancement juridique. Le scrutin de 2015 doit donc être regardé comme n’ayant jamais existé. Dans ces conditions, il est impossible de considérer que le processus électif amorcé en novembre 2016 ne serait que la continuation d’un scrutin initial qui doit désormais être regardé par le droit comme inexistant.
Bref, la « date des élections » au sens de la constitution s’entend en l’espèce de la date du scrutin du 20 novembre 2016 entièrement détachable du scrutin de 2015 qui n’a pas abouti. Il s’ensuit que par application de l’article 134.1, le mandat du Président Jovenel MOÏSE s’achève le 7 février 2022.
L’argumentation d’une fin de mandat au 7 février 2021 se heurte à d’autres considérations dirimantes.
Rappelons que selon cet argumentaire, peu importe le fait que M. Jovenel MOÏSE soit effectivement entré en fonction le 7 février 2017, dès lors que juridiquement, il aurait dû l’être un an plus tôt, le 7 février 2016. Cette distanciation entre le fait politique et le droit est poussé à son paroxysme puisque selon cette analyse juridique, le début du mandat de Jovenel MOÏSE a juridiquement commencé le 7 février 2016.
Cette analyse se heurte à des problèmes constitutionnels immédiatement perceptibles.
En l’absence d’élection menée à son terme, aucun candidat n’a pu être proclamé Président en février 2016, ni Jovenel MOÏSE, ni aucun autre de ses concurrents. Le principe démocratique solennellement rappelé à l’article 134 « Le Président de la République est élu au suffrage universel direct à la majorité absolue des votants » a conduit le président Jovenel MOÏSE, élu en novembre 2016 à prendre ses fonctions en février 2017.
Il ne s’agit pas là d’un simple fait politique mais d’une exigence constitutionnelle fondamentale.
Le titre de compétence détenu par le Président Jovenel MOÏSE est fondé strictement sur l’élection au suffrage universel direct du 20 novembre 2016 et non sur une logique calendaire que d’aucuns prétendent opposer à l’esprit et à la lettre de l’article 134 et des articles qui le suivent et qui n’en sont que la mise en œuvre concrète.
De même, l’élection d’un Président provisoire de la République, les textes réglementaires qui ont conduit à la mise en place d’autorité chargé de statuer sur la régularité des opérations électorales de 2015, la décision de reprendre l’ensemble du processus électif à compter du mois de juillet 2016, tous ces éléments ne sont pas de simples faits politiques impuissants à changer le sens de la règle constitutionnelle, ce sont des actes juridiques pris, compte tenu d’une situation ayant conduit à reporter l’élection présidentielle. Ces éléments ne peuvent être indûment écartés. L’analyse juridique ne peut conduire à ignorer les actes réglementaires, à tenir pour inexistant le mandat du Président à titre provisoire, à faire en somme comme si Jovenel MOÏSE devait être regardée rétroactivement comme Président depuis février 2016. Il s’agit là d’une simple fiction sans rapport avec la réalité juridique. Cette réalité clairement appréhendée conduit à écarter purement et simplement l’explication selon laquelle, en dépit de toute logique, le mandat de Jovenel MOÏSE aurait juridiquement débuté en février 2016.
C’est inexact politiquement et juridiquement erroné.
Elu en novembre 2016 au suffrage universel direct conformément à l’article 134. Monsieur Jovenel MOÏSE a pris ses fonctions le 7 février 2017 pour y exercer un mandat de cinq ans qui s’achève tout logiquement le 7 février 2022.