mardi 6 avril 2010

Haïti : un Etat fantôme.

Par : Cyrus Sibert, souvenirfm@yahoo.fr
Le Ré.Cit.- Réseau Citadelle, Cap-Haïtien, Haïti.
www.reseaucitadelle.blogspot.com

Le 31 mars 2010, par une conférence internationale pour la reconstruction d'Haïti l'ancien Président américain Bill Clinton est légitimé comme gouverneur plénipotentiaire d'Haïti. Il présidera le déboursement de 5 milliards de dollars. Avec le premier Ministre haïtien, « il sera à la tête de commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti ». « Pendant 18 mois, cette nouvelle entité va gérer les 5.1 milliards de dollars obtenus à la conférence sur le futur d'Haïti pour la réalisation de toutes les opérations ayant rapport avec la reconstruction du pays. » Selon les remarques de l'envoyée spéciale de Radio Métropole, Bill Clinton a animé d'une « main de Maitre la session dite ''des remarques relatives aux activités de proximité'' lors de la conférence du 31 mars à l'ONU ». Il a déclaré au reporter que chaque semaine ils (Le gouvernement haïtien et lui) auront à annoncer au moins deux bonnes nouvelles pour montrer au peuple haïtien que la Commission travaille : « J'ai parlé au président Préval et au premier ministre Bellerive et je leur ai formulé mon souhait qu'à partir de maintenant, nous devrons annoncer chaque semaine une ou deux bonnes nouvelles. Même si ce ne sont pas de grandes annonces, il faut montrer chaque semaine aux Haïtiens que nous travaillons pour eux», a-t-il insisté. L'Ancien Président Clinton n'est pas allé par quatre chemins pour déclarer, selon le reporter de Radio Métropole, qu'il fera d'Haïti « le premier pays Wireless du monde ». A ce stade, Clinton n'utilise plus les précautions oratoires, comme veut bien l'usage diplomatique. Il adopte les fameux « Je veux » des BOSS :

Et déjà, Bill Clinton a annoncé qu'il veut faire d'Haïti le premier pays au monde «Wireless», (à connexion sans fil). « En changeant quelques lois en Haïti, on peut le faire. Nous savons qu'Haïti est un pays moderne où les gens utilisent de plus en plus de cellulaires. Je veux que tout le monde ait un cellulaire et ceci dans les régions les plus reculées du pays. Ensuite, je veux que l'accès aux ordinateurs soit répandu. Ainsi, on pourra être dans une montagne reculée et avoir accès à l'éducation en ligne, ouvrir son commerce en ligne et avoir autant d'informations que si l'on était au coin d'une rue de Manhattan. C'est ce que je veux faire », a déclaré Bill Clinton. (Reportage Radio Métropole)

http://newyork31mars.metropolehaiti.com

http://reseaucitadelle.blogspot.com/2010/03/exclusif-bill-clinton-annonce-quil-veut.html

L'objectif est enfin atteint. Haïti est à genoux. Elle est rétrogradée au rang de pays en devenir. L'exemple le plus parfait est l'autorité Palestinienne, un territoire dans lequel on organise des élections pour élire des dirigeants limités dans leur action sur la scène internationale. Pour atténuer l'effet du coup porté au moral de la nation, les grands médias proches de « l'Establishment International » annoncent la découverte de l'Acte de l'Indépendance d'Haïti. On dirait une mise en scène. Une information que beaucoup savaient déjà depuis des années est diffusée comme un scoop, une victoire : On a retrouvé l'acte de l'indépendance d'Haïti! Il est dans les archives de l'Etat Anglais! Ou plutôt, cherche-t-on à nous rappeler que notre indépendance est symboliquement et réellement aux mains des étrangers?

Cette situation nous fait penser à une déclaration de l'Economiste Fritz Jean, ancien Gouverneur de la Banque Centrale d'Haïti. Sur les ondes d'une station de Radio Kontak Inter, ce dernier a déclaré : « Ceux qui critiquent l'Etat haïtien sont en fait les destructeurs de cet Etat. Depuis plusieurs décennies, ils ont miné le fonctionnement de l'Etat d'Haïti. En accordant des fonds aux ONG qui arrivent à payer les meilleurs cadres au détriment de la fonction publique, en encourageant l'exorde des cadres intermédiaires vers des pays du Nord, ils condamnent l'Etat haïtien à disparaitre. On ne renforce pas un Etat sans cadres. On ne lutte pas contre la corruption sans cadres capables de renforcer les systèmes de contrôle interne. » ---Fin de citation. Et nous, nous ajoutons, suite à l'extermination, au début des années 80, des cochons indigènes dit cochons créoles qui représentaient la base de l'économie rurale, en début des années 90, ils ont imposé un embargo économique et pétrolier en réponse à un coup d'Etat fomenté par leurs services secrets ; ils ont profité de cette situation de crise pour rétablir un Président dénaturé au pouvoir, déstabiliser la sécurité intérieure du pays en détruisant l'Armée d'Haïti pour la remplacer par des gangs. Aujourd'hui, ils empêchent aux forces régulières de l'Etat d'acheter des armes tandis que les bandits trouvent l'armement et les munitions nécessaires pour semer le trouble ; ils nous envoient des criminels des gangs les plus redoutés d'Amérique du Nord ; ils utilisent le trafic de la drogue pour détruire notre société ; pour preuve, les trafiquants sont élus sans difficulté à la tête de l'Etat et au parlement avec la tolérance complice de l'internationale; des journalistes et autres membres de la société civile qui osent dénoncer les trafiquants sont ridiculisés, car les personnes dénoncées sont bien accueillies dans les Ambassades et dans les pays qui mettent notre Haïti sur la liste noire des pays contrôlés par des trafiquants de stupéfiants; ces pays financent sans difficulté les élections frauduleuses contrôlées par les trafiquants, les assassins et les kidnappeurs ; leurs diplomates accueillent favorablement les résultats et félicitent les bandits pour leur succès électoral. Ils placent continuellement Haïti sur la liste des pays à éviter même quand l'insécurité en Haïti n'est pas généralisée – c'est évident qu'en Haïti l'insécurité est circonscrite dans des zones bien déterminées ; Ils sont derrières tout mouvement subversif ; Etant des pays amis, ils se déclarent, publiquement, en faveur d'accord politique pour la paix en Haïti, pourtant, ils conseillent les nationaux à refuser tout accord politique. Un comportement qui jette le pays dans une série de crises politiques. Des troubles qui justifient des sanctions ; des sanctions qui justifient que l'aide internationale passe par des ONGs. L'Etat d'un pays qui n'exporte presque rien, a sous le bras un budget de plus en plus dépendant du support budgétaire de la communauté international. Tout dépend de l'aide internationale, de l'organisation des élections jusqu'à la délivrance de la Carte d'Identité Nationale. Il devient complètement dépendant et s'enlise dans la mendicité internationale; il est réduit à sa plus simple expression. Entre-temps, les ONG prennent de l'extension. La classe moyenne – société civile et leaders politiques reçoivent des fonds en qualité de Consultants. Chaque homme d'affaires, chaque intellectuel, chaque leader politique influent, finit par créer son ONG pour arrondir les angles de son budget personnel. L'Etat haïtien est ainsi abandonné aux mains de leaders politiques les plus corrompus qui dilapident le peu de fonds du trésor public. Le secteur dit '' privé'' ne peut exister que sous forme de groupes monopolistiques dépendants de l'Etat et du pouvoir politique. Conséquences, un Etat prédateur, illégitime, dirigé par des criminels corrompus et décrié en permanence par les haïtiens de l'intérieur comme de la diaspora est facile à réduire à sa plus simple expression.

On ne sait pas par quelle coïncidence les haïtiens qui étaient au timon des affaires lors de l'application de ces grandes décisions antinationales sont toujours au pouvoir en Haïti :

- Jacques-Edouard Alexis (l'extermination de cochons indigènes),

- René Préval (Premier Ministre du Président Aristide qui solidairement avait réclamé l'embargo contre Haïti, l'invasion du territoire national par l'armée américaine en 1994, la destruction du système de sécurité nationale par le renvoi de l'Armée et son remplacement par des gangs criminels liés à la drogue),

- Elizabeth Delatour (Epouse-active du Ministre Leslie Delatour, l'homme connu pour ses réformes précipitées et limitées aux intérêts des groupes monopolistiques ayant entraînées la destruction de plusieurs filières de production de l'économie haïtienne),

- sans compter les éternels laquais du Palais national, les rampeurs de toujours.

Dans son livre The Bilderberg Group, le journaliste enquêteur Daniel Estulin fait la lumière sur une série de plans d'anéantissement et de mise sous contrôle d'Etats ou de régions du monde par un groupe d'influence qui se positionne en gouvernement secret. Ce gouvernement se réunit chaque année entre Avril et Mai. Il serait contrôlé par des personnalités comme David Rockefeller et réunirait des personnalités diverses des affaires, de la politique, du renseignement, de l'armement, de l'université, des relations internationales et de la presse. Un homme comme Bill Clinton serait membre de ce gouvernement secret qui se réunit loin des cameras et des journalistes. Un groupe qui joue un rôle important dans les grands événements de ce monde depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. La situation au KOSOVO a été planifiée et exécutée par ce groupe. L'auteur conclut son premier chapitre en ces termes:

Faced with chaos, we are reacting as Nixon did when he was first isolated, confused and later destroyed by the global planners. Demoralized and confused, lacking self-esteem, unsure of the future, people are far more ready to welcome the sudden appearance of a "Messiah", a New Order that promises to eliminate drugs, pornography, child prostitution, rampant crime, wars, famine and suffering, and guarantee a well-ordered society in which people live in harmony.

But this newly hatched "harmony" will encroach on our freedoms, humans' rights, thoughts and our existence. "Harmony" will mean a welfare society; we will become just a number in the vast bureaucratic system of the New World Order. Non-conformist, such as myself, will be interned in Guantanamo-like concentration camps. All this will happen unless we the people of (what is left of) the free world, stand up to defend our national ideals, rather than leave it the hand of the governments, the EU commissioners, the UN representatives and the royalty who have betrayed us.

These nice proper members of European royal families, the sweet-talking elderly ladies and the debonair gentlemen are, in reality, utterly ruthless. They will use the suffering of every nation and exploit its wealth to protect their privileged way of life. The aristocracy's fortunes are "inextricably woven and intertwined with the drug trade, the gold, diamond and arms trades, banking, commerce and industry, oil, the news media and entertainment industry''. p. 62-63.

Un survol de « The Failure of Intelligence, The Decline and Fall of CIA », le livre de Melvin Goodman, un chercheur de Center for International Policy, un ancien analyste d'environ 40 ans d'expérience à la CIA et à l'INR (State Department), démontrera qu'il n'est pas difficile pour ces renégats de trouver les éléments nécessaires pour politiser les agences de renseignements afin qu'elles puissent inventer des ''faits'' et produire les rapports d'intelligence nécessaire à la justification des plans adoptés auprès des Congressmen et de l'opinion publique internationale. Le travail de George Tenet pour justifier l'invasion de l'Irak est l'exemple le plus récent. Il suffit pour les grands de définir leur objectif et le ''rapport d'intelligence-justificatif'' sera fourni sur commande.

L'annonce par Bill Clinton du développement en Haïti d'un espace Wireless nous laisse perplexe. Lorsqu'on sait que ce n'est pas la priorité des haïtiens - même quand une telle technologie servirait le pays - on se demande si notre pays n'a pas été entrainé dans son état actuel de faillite pour mieux servir les intérêts économiques et stratégiques d'un clan international représenté par Bill Clinton. Les Clinton sont connus pour leurs investissements dans la télécommunication.

Nous avons publié plusieurs textes invitant les dirigeants haïtiens à agir de façon responsable pour éviter la destruction de l'Etat d'Haïti. Dans « Faut-il un administrateur international pour Haïti ? » et dans « Haïti : qu'avons-nous fait de notre souveraineté ? » nous avions présenté les enjeux qui font de notre territoire un espace convoité et nous avions invité nos gouvernants à agir en hommes et femmes d'Etat. Malheureusement, notre intelligentsia est trop piètre pour éviter l'achèvement de ce plan de mise sous-tutelle. Elle n'a pas pu décrypter le message caché derrière l'insistance du président Français Nicolas Sarkozy pour le respect de la souveraineté d'Haïti, lors de sa visite en mars 2010 à Port-au-Prince. S'agissait-il d'une mise en garde sincère ou d'une menace pour un meilleur partage des avantages en Haïti? Des réunions se sont tenues en ce sens à Ottawa et un peu partout dans le monde. Un texte-rumeur a circulé sur le web faisant état d'une loi qui aurait été proposée par les Clinton en vue de faire d'Haïti un territoire américain. Sur le terrain, le comportement corrompu des dirigeants du gouvernement et de la fonction publique fait de cette idée une porte de sortie. Dans une analyse parue le 19 mars 2010, titrée « Le Canada devrait-il gouverner Haïti ? », l'économiste canadien François Pouliot exprime l'opinion de Thomas Moore, un ancien conseiller économique du président Ronald Reagan et propose « qu'un référendum soit organisé en Haïti et que l'on demande à sa population si elle accepterait que le Canada soit porté au pouvoir et nommé pour prendre charge de son administration dans les 20 prochaines années. »

http://argent.canoe.ca/lca/affaires/canada/archives/2010/03/20100322-085012.html

Cette proposition a été lancée en connaissance de cause, vu qu'un référendum donnerait gagnant l'idée qu'Haïti soit sous la tutelle des Etats-Unis ou du Canada. Ce sont là des signes de l'application active du plan d'anéantissement de l'indépendance d'Haïti. Ils sont sur le terrain. Ils ont des données. À partir des ONGs, ils sont dans tous les coins et recoins du territoire national. Ils maitrisent le pays mieux que le gouvernement irresponsable et appliquent leur agenda.

Comme la déclaration du Général Alexander Haig « I am in control here, in the White House », suite à la tentative d'assassinat du Président Ronald Reagan, avait mis à nu ses ambitions politiques au mépris de l'Etat de santé du Commandant en chef, l'annonce unilatérale du projet de faire d'Haïti le premier pays Wireless du monde montre clairement que nous nous sommes fait avoir : Clinton est dans un pays conquis. Ce qui reste de l'Etat d'Haïti n'est que fantôme.

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1- Haïti qu'avons-nous fait de notre souveraineté ?

http://reseaucitadelle.blogspot.com/2010/04/haiti-quavons-nous-fait-de-notre_8914.html

2- Faut-il un administrateur international pour Haïti ?

http://reseaucitadelle.blogspot.com/2010/04/faut-il-un-administrateur-international_01.html

RESEAU CITADELLE (Ré.Cit.), le 06 Avril 2010, 15 hres 11.

Le Matin-Editorial: Paradoxes! par Daly Valet

Le Matin- Vendredi 2 - Jeudi 8 avril 2010 No 34212

Éditorial

Paradoxes !

Il y a d'un côté le représentant en exercice du Secrétaire Général de l'Onu en Haïti, le Guatémaltèque Edmond Mullet, qui ne rate, depuis un certain temps, aucune occasion pour pointer du doigt la communauté internationale dans l'effondrement de l'État haïtien. Ou du moins dans la faillite d'Haïti tout court. Il y a de l'autre un Bill Clinton, le « Monsieur Haïti » attitré de cette communauté dite internationale dans le cadre de la reconstruction, lequel ne cesse de larmoyer sur le sort d'Haïti. Il a récemment présenté des excuses pour le rôle pernicieux qu'ont joué, dans l'agonie de la production agricole haïtienne, les politiques de libéralisation du marché haïtien promues et imposées par les administrations successives américaines, dont la sienne, depuis la chute du régime des Duvalier en 1986. Il y a, par ailleurs, ce document interne de la Maison Blanche d'Obama, qui fait état de « l'échec de l'aide directe américaine à Haïti depuis 1990 », soit près de 4 milliards de dollars. Les auteurs de ce document d'évaluation confidentiel affirment que cette aide n'a pas produit des résultats probants et qu'ils ont peiné à repérer ses « impacts durables » sur le terrain. Tache et plaie sur la conscience, comme le New York Times a récemment décrit Haïti dans un éditorial, notre pays donne aussi lieu à des examens de conscience du côté de ses tuteurs internationaux officiels et autoproclamés. C'est comme si tout d'un coup ces acteurs étaient devenus des êtres inspirés. Enfin, des nouveaux Paul sur la route de Damas ! Tardive conversion.

Ces remises en question de pratiques de coopération mal pensées et déstabilisantes, tendent toutes, s'entend-on dire, vers une redéfinition des modes opératoires traditionnels et vers un recadrage des paradigmes actuels dans l'accompagnement ou dans ce qu'il faut désormais considérer comme la prise en charge directe d'Haïti par l'international. Sincères ou pas, ces aveux valent leur pesant d'or. Ils permettent de finalement lever le voile sur la spectaculaire débâcle en Haïti à la fois des Nations Unies et des Etats-Unis durant les vingt dernières années au plan politique.

Leur obsession monomaniaque pour des « élections à n'importe quel prix » avec n'importe quel président pseudo-démocrate a fini par décrédibiliser le principe même d'élections et rendu à la fois encore plus chaotique et erratique la transition démocratique haïtienne.

Leur assistance a été, cependant, fort utile dans les secteurs de la santé et de l'éducation. Là encore, il y aurait beaucoup à redire au regard de ces organisations non gouvernementales qui disposaient de budgets plus substantiels que les institutions de l'État relevant de leurs secteurs d'intervention. Il s'agissait de contourner l'État. Ces ONG recevaient leur appui financier de l'international et constituaient des « petits États forts » à côté d'un État central affaibli.

Conséquemment, le peuple haïtien se retrouve aujourd'hui sans un appareil gouvernemental digne de ce nom à même de l'accompagner efficacement dans sa quête de mieux-être et d'une Nouvelle Haïti. Evidemment, les Haïtiens ont été eux-mêmes les artisans de leurs propres turpitudes. Leurs dirigeants ont de gré abdiqué leurs droits de gouverner dignement avec une certaine autonomie. Et aujourd'hui, ils consentent à se laisser dépouiller de leurs prérogatives régaliennes dans la reconstruction du pays. En prélude et en marge de la Conférence de New York du 31 mars, il a été quand même curieux d'entendre ceux-là qui ont présidé depuis des décennies à l'affaiblissement d'Haïti, au démantèlement de ses structures étatiques, de ses capacités de produire, et à la mise à genoux de son peuple, la qualifier paradoxalement de « République des ONG ». Autrement dit, le pays au monde avec le plus d'engeances du genre par tête d'habitant, soit près de dix mille y opérant actuellement librement dans des domaines divers.

Comment devrait-il en être autrement quand, sous couvert d'humanitarisme, les lois de la République ont été de fait mises en veilleuse pour permettre aux agents de pointe de l'assistanat et à la tutelle étrangère de s'installer dans la durée sur les ruines programmées de ce qu'il nous restait d'État souverain ?

Des pratiques renouvelées devront s'instituer pour favoriser l'émergence d'un État national fort, humaniste et responsable, et où, face à l'international, nos politiques ne seront plus réduits à inaugurer les chrysanthèmes dans la conduite des affaires domestiques d'Haïti.


Daly Valet

Un passager français prend la défense d'un Haïtien en passe d'être déporté.

Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés

GARR

69, Rue Christ-roi

Port-au-Prince, Haïti

Téléphone (509) 22-45-6525

e-mail: garrhaiti@yahoo.com , site : www.garr-haiti.org

Témoignage sur la déportation ratée d'un Haïtien en France

Un passager français à bord d'un avion prend la défense d'un Haïtien en passe d'être déporté, pieds et mains liés, vers Haiti

06 avril 2010

Frank ALEXANDRE, citoyen français, raconte l'intervention qu'il a faite, le 17 mars 2010 à l'aéroport d'Orly à bord d'un avion de la compagnie CORSAIR pour s'opposer à la déportation d'un Haïtien.

A peine avait-il embarqué, que des cris lui parvenaient de la partie arrière de l'appareil où des policiers en civil et en uniforme s'agitaient autour d'un homme menotté, les mains derrière le dos et les pieds liés, confie Alexandre. L'un des policiers avait sa jambe gauche sur le clandestin nommé Charly alors qu'avec ses mains, il lui tenait le visage, explique le passager français. Un autre policier aidait son collègue à immobiliser Charly.

Le ressortissant haïtien ne cessait de hurler qu'il ne voulait pas retourner à Haïti, qu'il avait tout perdu, sa maison, ses proches et qu'il préférait aller en prison ici parce que là-bas il n'y avait que la mort, rapporte Franck Alexandre. « Je me suis immédiatement insurgé devant cette situation, poursuit le citoyen français, sachant ce que ce peuple vient d'endurer et qu'il y a une trêve entre la France et Haïti, trêve qui permet à tout ressortissant Haïtien de pouvoir demander l'asile sur le territoire Français ». M. Alexandre s'est adressé aux policiers en ces termes : Etait-il normal de maintenir cet homme de cette façon aussi inhumaine, humiliante et inacceptable.

Franck Alexandre a cherché et obtenu l'appui d'autres passagers à bord de l'avion pour défendre la cause du citoyen haïtien, sujet à déportation. Entre temps, il a pu joindre au téléphone le service de reportage de France 2 télévision pour l'informer de cette déportation en cours. Peu de temps après le commandant de bord alerté sur cet appel a garé l'avion en bout de piste et les policiers sont descendus de l'appareil en compagnie de Charly qui a pu ainsi éviter la déportation vers Haiti.

L'intégralité de la correspondance du passager français Franck Alexandre vous est proposée

Lisane André

Responsable de la Section

Communication & Plaidoyer

GARR

Monsieur le Président,


Suite à notre entretien téléphonique du 18 mars 2010, concernant mon intervention auprès des forces de l'ordre à bord d'un vol CORSAIR afin d'éviter l'expulsion d'un ressortissant Haïtien, je vous adresse un e-mail pour vous relater en détail ce dont j'ai été témoin.

10h30, Orly sud le 17 mars 2010, vol CORSAIR SS 0866 départ 11h10 à destination de Pointe à Pitre via Fort de France.

Il est 10h35 quand je me trouve à bord de l'appareil accompagné de ma concubine. Après quelques minutes, le temps de s'installer, notre attention est retenue par des cris et un brouhaha qui proviennent du fond de l'avion d'où plusieurs policiers en civil et en uniforme s'agitent autour d'un homme de couleur noire.

Je me rapproche auprès d'un steward pour lui demander ce qui ce passe et celui-ci me répond que c'est une personne qui serait rentrée clandestinement sur le territoire français et qu'il était donc renvoyé dans son pays d'origine.

J'insiste pour connaitre le pays de cet homme, et quelle n'est pas ma stupéfaction lorsque j'apprends que ce "clandestin" est Haïtien.

Je me suis immédiatement insurgé devant cette situation, sachant ce que ce peuple vient d'endurer et qu'il y a une trêve entre la France et Haïti, trêve qui permet à tout ressortissant haïtien de pouvoir demander l'asile sur le territoire français.

Je prends donc la décision de me rendre à l'arrière de l'appareil afin de me renseigner auprès des 2 policiers en civil, qui sont restés avec ce Mr Haïtien, menotté les mains dans le dos, les pieds liés comme si cette personne était un dangereux criminel, au point tel que l'un des policiers avait sa jambe gauche posée sur celles du "clandestin" alors qu'avec ses mains il lui tenait le visage afin qu'il ne puisse pas se débattre, pendant que l'autre policier aidait son collègue à maintenir cet homme qui ne cessait de hurler qu'il ne voulait pas retourner à Haïti, qu'il avait tout perdu, sa maison, ses proches et qu'il préférait aller en prison ici parce que là-bas il n'y avait que la mort.

Je me suis donc présenté et après avoir posé des questions sur le statut de cet homme, et était-il normal de le maintenir de cette façon aussi inhumaine, humiliante qu'inacceptable ? Ces 2 policiers m'ont expliqué qu'en fait ce Mr était en possession d'un passeport valide avec un visa qui malheureusement avait expiré et qu'il avait un peu tardé à faire régulariser sa situation. Ils l'escortaient jusqu'en Guadeloupe pour soit disant refaire la démarche afin d'obtenir peut-être la régularisation, parce qu'il était rentré sur le territoire Français par la Guadeloupe.

Entre temps un médecin en pédiatrie, exerçant à l'hôpital St Vincent de Paul à Paris, s'est joint à moi pour faire pression auprès des policiers pour que dans un premier temps ils relâchent leur étreinte sur Charly puisqu'aux dires de ces 2 hommes ce "clandestin" se prénomme ainsi, et pour que dans un second temps, le Docteur puisse prendre son pouls, tant Charly était dans un état de panique, de peur, de surtension, d'angoisse et de nervosité extrême. Le médecin a même proposé de lui donner un calmant, chose que les policiers ont catégoriquement refusée.

Devant cette situation, j'ai demandé au steward que le commandant de bord vienne sur les lieux. Celui-ci s'est présenté et nous a ordonné d'aller nous assoir et à demander à Charly de cesser de faire tout ce raffut, car de toute façon il avait pris la décision de décoller et sur ces paroles s'en est retourné.

Je lui ai dit que de toute façon il n'était pas question que cet avion décolle avec à son bord une personne qui était maintenue dans ces conditions et que je refusais donc de m'asseoir, j'ai demandé aux personnes qui m'approuvaient de bien vouloir se lever. Plusieurs voyageurs se sont alors joints à moi, dont un couple qui m'a laissé ses coordonnées pour témoigner si besoin était et qui doit me faire parvenir quelques photos prises à bord dès la fin de leur séjour sur la Martinique.

Pendant ce temps, le commandant de bord a fait avancer son avion en direction de la piste d'envol. Ne voyant pas d'autre solution, j'ai décidé d'appeler France 2 TV, service reportage, pour les informer de la situation et en espérant que cela allait peut-être faire revenir le commandant de bord sur sa décision.

Après avoir expliqué ce qui se passait à bord de ce vol au Directeur du service reportage, Mr Olivier CAROW, que j'informais par téléphone de l'évolution des événements, j'ai à nouveau demandé au steward de prévenir le commandant de bord de ma décision concernant France 2, et c'est donc après plusieurs minutes que celui-ci a fait une annonce comme quoi il était forcé et contraint de s'arrêter sur un parking en bout de piste pour débarquer un "individu en situation irrégulière".

C'est ensuite un véhicule de la PAF qui est venu se positionner à l'arrière du boing 747 pour que les policiers descendent de l'avion accompagné de Charly.

Nous avons décollé à 12h35.

J'ai eu Mr CAROW depuis au téléphone, il m'a confirmé que Charly était retourné en centre de rétention pour 3 ou 4 jours, mais que du fait que j'avais fait intervenir la presse télévisée, qu'il était fort possible que les autorités réfléchissent à deux fois sur l'expulsion de Charly, et qu'il allait mener une enquête de son côté quant à savoir si les conditions de la trêve sont bien respectées et qu'il était près au cas où à faire un reportage sur le sujet.

Dans l'espoir que mon intervention puisse permettre à toutes et tous ces "CHARLY" de vivre dignement et de refermer leur blessures, et si demain je dois à nouveau recommencer ce que j'ai fait, alors c'est avec la plus grande fierté que je recommencerai...

Je me tiens à votre entière disposition pour toutes informations complémentaires et vous prie de croire, Monsieur le Président, en mes plus profondes et respectueuses salutations.

Que mon témoignage serve une juste cause.


Frank ALEXANDRE

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Ontario priest gets 18 months for preying on Haitian youths.



Father John Duarte and a young boy from the village back in 2001. Photograph by: Handout,


WINDSOR, Ont. — Former priest John Duarte begged for forgiveness Thursday as he was sentenced to 18 months in prison for sexually abusing adolescent boys at the mission he founded in Haiti.

A tearful Duarte told Justice Bruce Thomas that he went to Haiti "for all the right reasons, but in the middle of it all, I got lost."

Duarte asked for forgiveness from his family and friends, the people of Haiti and "especially the victims and all those who feel betrayed."

The Windsor missionary, who was arrested in the Dominican Republic and originally charged with nine counts of sexual exploitation in October for sex crimes committed in the impoverished fishing village of Labadie on Haiti's north coast and the country's capital of Port-au-Prince, pleaded guilty to three counts in Superior Court.

Duarte, 44, entered his plea as a result of a deal reached between the Crown and defence lawyer Andrew Bradie.

Duarte, who has spent five months in custody, will be given credit on a two-for-one basis for each day spent in pretrial custody. He will be released in eight months or less.

As the charges were read out in a sombre courtroom filled with his supporters and board members from Hearts Together For Haiti, the charity he began, the man once touted for an Order of Canada for his humanitarian work replied in a quiet subdued voice "guilty," to each.

"You've left another dark smudge on your church," Thomas said.


"Your offence victimized the most vulnerable in the worst slums and most remote villages . . . You who had so much to offer and these three young men had nothing."

Court was told that Duarte abused the victims at the mission house in Labadie, in a storage room at the school the charity built and in vehicles driven to nearby towns.

Prosecutor Walter Costa said the storage room had a bolt that locked from the inside and a police investigation discovered a stained mattress. The priest exchanged money for food, school supplies, tuition and clothing for sex that included anal penetration, fellatio and masturbation.

Costa said in one case a youth, believed to be 16 or 17, went to the missionary and told him he needed shoes. Duarte told him he could help but first "you need to do something for Father John."

He grabbed the teen's hand, put it on his penis and said "yeah, I need it." In another case he took a youth to the storage room and had anal sex. Duarte invited the victim to his house where they watched pornography and had oral and anal sex.

Crown prosecutor Walter Costa said a fourth charge had to be dropped because authorities have been unable to contact the alleged victim since the Jan. 12 earthquake that devastated Haiti.

After counselling, Duarte notified the diocese of London, Ont., that he intended to resign from the priesthood and left the country, ending up in the Dominican Republic.

Last October, OPP investigators travelled to the Dominican Republic and arrested Duarte under Canada's sex tourism laws.

Duarte was returned to Windsor Oct. 26 and has been in custody since.

In addition to his time in prison, Duarte will be on probation for three years, will submit a sample of DNA to authorities and will be entered on the Canadian sex offender registry for 20 years.


Windsor Star

dimanche 4 avril 2010

Petite annonce nécrologique.

Trois personnalités très connues dans le Nord d'Haïti sont décédées en début de l'année 2010.


1- Métellus Charles, ancien Député Duvaliériste de la Circonscription de l'Acul du Nord


2- Léonel Lagredelle, dit Nènè de la Rue 21. Directeur Général de la Mairie du Cap-Haïtien


3-Louis Harry Mercier, dit (Bob rue 23 G)

Bulletin météo du dimanche 04 avril 2010


Valable jusqu'au 06 avril 2010

Situation synoptique dans la Caraïbe et sur l'Atlantique
Une crête de haute pression (zone de beau temps) persiste à l'est de la Floride. Elle envoie au niveau des grandes Antilles un flux d'est sec dépourvu d'activités convectives pouvant générer de grande pluie.

Prévisions pour Haïti
- Ensoleillé. Passages nuageux notamment pour les régions nord
- Températures agréables à fraiches en soirée ;
- Faible chance de pluie.

Prévisions pour Port-au-Prince et environs
· Ensoleillé
· Passages nuageux en début de soirée ;
· Tº. max. : 33ºC ; Tº min: 20ºC ;
· Faible Chance en soirée

Lever & coucher du soleil pour Port-au-Prince
Aujourd'hui 04 Avril.
Lever : 05h 41 mn
Coucher : 06h 04 mn

Lundi 05 Avril.
Lever : 05h 40 mn
Coucher : 06h 04 mn

Mardi 06 Avril.
Lever : 05h 39 mn
Coucher : 06h 04 mn

Esterlin Marcelin, Prévisionniste au CNM


Bulletin météo marine du dimanche 04 avril 2010

Valable jusqu'au 05 avril 2010

Prévisions maritimes:
Zone côtière nord :
Dimanche & lundi
* Vent du secteur nord-est: 15-20 nœuds ;
* Hauteur des vagues: 5 à 8 pieds ce soir et demain ;
* Mer plus ou moins agitée à agitée ;

Golfe de la Gonâve :
Dimanche & lundi
* Vent du secteur nord-est à est : 15-20 nœuds ;
* Hauteur des vagues : 5 à 8 pieds ;
* Mer plus ou moins agitée.

Zone côtière sud :
Dimanche & lundi
* Vent du secteur nord-est à est: 15-20 nœuds ;
* Hauteur des vagues : 5 à 8 pieds;
* Mer plus ou moins agitée.

Esterlin Marcelin, Prévisionniste au CNM

Petit mot de Stanley Lucas sur la reunion des donateurs et les patrons de la reconstruction

Petit mot de Stanley Lucas sur la reunion des donateurs
et les patrons de la reconstruction

L'assistance externe pour etre efficace doit dans son implementation respecter neuf principes. Nous parlerons de trois aujourd'hui

1. Les etrangers ne peuvent pas remplacer les Haitiens.
Il ne peut y avoi de reconstruction et de developpement economique sans que les nationaux ne prennent pas en main les dossiers pour les gerer. Aucun etranger ne peut developper Haiti pour les Haitiens. A la tribune de l'ONU on avait l'impression que Rene Preval avait renonce a sa responsabilite constitutionnelle comme President de la republique et deleguer cette responsabilite a Bill Clinton. Le langage etait sans equivoque. Quand Bill Clinton dit "qu'il veut faire d'Haiti le premier pays a connexion sans fil" http://metropolehaiti.com/metropole/archive.php?action=full&keyword=bill+clinton&sid=0&critere=0&id=17389&p=1 De qui a-t-il recu cette autorite pour parler et decider pour nous? Pense-t-il pouvoir nous remplacer et decider pour nous. J'aurais prit la chose differement si le president Clinton avait avance que nous allons aider, supporter le gouvernement Haitien, le secteur prive Haitien a transformer Haiti comme le premier pays sans fil. Mais le discours etait different, il parlait comme s'il etait Haitien.

En tant qu'Haitiens nous devons faire attention. Preval a abandonner ses preogatives constitutionnelles a cette reunion. En 1995 Clinton avait promis des arbres, des emplois et autres sans rien delivrer http://www.ibiblio.net/pub/archives/whitehouse-papers/1995/Apr/1995-03-30-correct-spelling-for-haiti-welcoming-ceremony-creole.text

Aujourd'hui comme hier le discours de Clinton ne tient pas compte de notre realite mais plutot de grands patrons de la communication qui veulent inonder le marche Haitien de telephones cellulaires au detriment de l'education et la sante. Savez-vous l'impact negatif sur l'education, la sante et la qualite de vie des Haitiens a chaque fois qu'un citoyen achete un telephone cellulaire et une carte de telephone? Haiti est un marche juteux pour les appaches des compagnies cellulaires. La technologie ne veut rien dire si le pays n'a pas un systeme educatif repondant aux besoins des jeunes qui leur permettra de trouver des opportunites ou d'un systeme de sante adapte a notre realite, un plan de developpement economique creant des opportunites pour tous. Ces discours en l'air des patrons de la reconstruction m'inquiete. Ces patrons Haitiens de la reconstruction sont a la tete de l'etat depuis 20 ans et ils n'ont rien delivre.

2. Les Haitiens doivent avoir leur propre plan
La premiere partie du plan a ete prepare par Jeffrey Sachs, le gouvernement l'a complete. Sans la participation des maires, des organisations de bases, des partis politiques, de la societe civile et de la Diaspora ce plan ne sera pas la propriete de notre pays et des diffirents secteurs de la societe Haitienne. Un plan prepare sans la participation de la population est comdamne a l'echec. Les exercices de 1982 a nos jours avec des administrations differentes adoptants le meme schema sont des preuves palpables. Dans le processus de l'elaboraion du "plan" on a mis de cote tous ceux qui ne sont pas dans le club de l'unite, de lespwa, du CPP, de Paul Farmer elatrye. Dans leur politique de division les hommes de l'unite ont integre seulement leurs allies politiques dans le processus du sommet des donateurs. Voir plus bas la liste incomplete des patrons de la reconstruction.

3. Le pays doit renforcer la capacite des institutions Sans le renforcement des capacites des cinq ministeres strategiques (Finances, Interieur, Education, Justice, Sante, TPTC), de la primature, de la presidence et du secteur prive le pays n'ira nul part. Quand on analyse le contenu des documents de la reunion des donateurs on constate, malgre les discours affirmant le contraire, que des institutions etrangeres prennent en main la gestion de la reconstruction en lieu et place des institutions nationales. Quand la banque mondiale prend la gestion du trust fund, elle enleve une partie de la souverainete de notre pays. Aurait-il fait ca aux Dominicains? Qui va decider de la distribution des projets? Est-ce une moyen de faciliter la distribution de contrats aux grandes compagnies internationales en lieu et place des compagnies Haitiennes en Haiti et a l'etranger? Faciliter les affaires entre les membres du club de petits copains? En ecartant les ministeres dans la gestions du trust fund on garantit l'affaiblissement des institutions de l'etat et on renforce le controle de forces externes qui vont depenses l'argent pour nous sans rien laisser au pays. En vingt ans la communaute internationale a depensee 9 milliards en Haiti. En faisant le tour d'Haiti on ne voit pas ou cet argent a ete depense.

4. Les dons reels et les dons fictifs
La communaute internationale a promis 9 milliards. Est-ce vrai? En analysant la note de presse de la Banque Mondiale qui annonce qu'elle donnera 500 millions a Haiti, on se rend compte que c'est seulement 210 millions. La plupart des fonds etaient deja programmes. Le don reel n'est pas US$500 millions mais plutot 250. Des 250 millions ils vont garder 151 millions pour le trust fund, 60 iront au secteur prive et 39 font partie de l'annulation de la dette D'haiti. Pour plus de details analysez la note de presse: http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/ACCUEILEXTN/NEWSFRENCH/0,,contentMDK:22525051~pagePK:64257043~piPK:437376~theSitePK:1074931,00.html (Voir la liste des promesses de dons plus bas)
Les Patrons de la Reconstruction

René Preval
Il est aux anges depuis l'annonce des 9 milliards. Il a mis l'accent sur l'appuis budgetaire et on sait pourquoi. Ces messieurs de l'unite ont detourne pres de 950 millions de gourdes pour le coup d'etat electoral qu'ils preparaient pour le 28 Fevrier 2010. Coup qui a echoue. Demandez aux employes du ministere de la Planification combien d'argent du compte d'investissement saisi par le palais pour les elections du 28 Fevrier? 259 millions de gourdes. C'est un peu la meme chose aux finances, a l'interieur et autres. Ils veulent reprendre le meme coup, d'ou l'insistance sur l'appui budgetaire.

Elizabeth Delatour
Premiere Dame de la republique, conseiller du president en finances.

Leslie Voltaire
Conseiller du president et membre de son cabinet particulier. Il fait la liaison entre Clinton et les membres de la communaute internationale.

Patrick Delatour
Ministre du tourisme est a la tete de plusieurs initiatives de la reconstruction. Le journal americain USA a recemment parle de lui: http://www.usatoday.com/news/world/2010-02-23-delatour_N.htm


Ronald Baudin,
Ministre des Finances, il execute a la lettre les desiderata de Preval

cliquez pour agrandir
Charles Castel
Gouverneur de la Banque Centrale, lien entre les etrangers a la recherche de deals et le gouvernement Haitien depuis au moins 2000. Il connait l'ensemble des dossiers de la teleco et est au centre des transactions: http://thekomisarscoop.com/tag/haiti/


Jacky Lumarque
CEO, Capital Consult et conseiller du president Preval



Michele Montas
Consideree comme porte parole de l'occupant http://www.prevalhaiti.com/messages.php/19992 , pour avoir occuper le poste de porte parole du secretaire general des Nations Unies et de la MINUSTAH elle est devenue en moins de deux mois le porte parle des sans voix d'Haiti. Beaucoup d'organisations de base d'Haiti se demandent qui lui a donne cette responsabilite? Est-ce son petit copain qui est a la tete de la MINUSTAH? Les organisations de base du pays ont ete excluent en faveur de la reunion des donateurs pour laisser la place a Michele Montas.



Carl Braun
Unibanque, Unitransfer, Unifinans, Unicarte, Agemar, Moulins d'Haiti, Capital Consult elatrye se positionnnent pour les projets du secteur prive


Jocelyn Mc Calla
CEO, JM Strategies, place par le pouvoir (L.Voltaire, allie familial) comme Senior Advisor de Bill Clinton aux Nations Unies


Joseph Baptiste
NOAH, l'homme du pouvoir dans la Diaspora

Edouard Baussan
Unibanque, Unitransfer, Unifinans, Unicarte, Agemar, Moulins d'Haiti, Capital Consult, DINASA, selon plusieurs analystes se positionnant des intitiatives du secteur prive

Charles Clermont
Conseiller de Preval

Gabriel Verret
Conseiller de Rene Preval et employe de l'USAID detache au palais

Jude Celestin
Le bras droit de Rene Preval, il est au centre de toutes les transactions.

(A suivre...)

samedi 3 avril 2010

Zimbabwe News : "Haiti et les Noirs" - very interesting

Zimbabwe News

Cet article intitulé "Haïti et les Noirs" a paru dans le SUNDAY STANDARD (Quotidien du Botswana) en date du 24 Janvier 2010


Un Africain très connu surnommé "l'électron libre" contribue régulièrement à différents quotidiens.
J'espère que les Noirs apprendront quelque chose du séisme qui a ravagé Haïti. S'ils n'en retirent rien, alors je baisse les bras et j'abandonne tout.
Commençons par quelques données de base:
Jusqu'au tremblement de terre je ne savais pas que cet endroit existait. J'ai fait de l'Histoire-géo à l'école mais je ne me souviens pas que la maitresse ait jamais mentionné cet endroit. C'était surement un endroit sans aucune importance dont il n'y avait rien à connaitre. J'étais plutôt bon en géographie et je savais quels pays se trouvaient sur quels continents. Je connaissais toutes les capitales, mais eu égard à Haïti là vraiment je n'avais aucune idée. Maintenant le monde entier connait Haïti y compris moi ! J'ai entendu parler du tremblement de terre à la radio. Je me suis demandé où était Haïti et quel genre de personnes habitaient là-bas. Finalement, quand j'ai allumé la télé j'ai appris qu'Haïti était une île de la Caraïbe. Les images de la télé m'ont révélé qu'il s'agissait d'un endroit habité par des Noirs. De la couverture en boucle du séisme en Haïti j'ai pu apprendre l'Histoire de ce pays. Ce n'était pas une très bonne leçon d'Histoire. Il semble que durant toute son existence Haïti n'a cessé de connaitre une série de calamités naturelles. Dans ce processus elle n'a jamais cessé de descendre de plus en plus profondément dans la misère et la privation. Comme tout pays habité par les Noirs, Haïti est pauvre. Tandis que je regardais les images à la télé j'ai éprouvé de la peine pour ce pays misérable. Et puis soudainement j'ai été frappé par un éclair ! Je me suis demandé: "Et s'il n'y avait pas de Blancs ?" Voyez-vous, lorsque le séisme a frappé Haïti il fallait que quelqu'un vienne à la rescousse. Il fallait une organisation du sauvetage. Bien sur les haïtiens qui y ont survécu ont fait leur part de sauvetage afin de déterrer leur famille des immeubles effondrés. Mais l'échelle de la dévastation et de pertes humaines étaient tel qu'il fallait un bien plus grand effort. Pour ce type de travail vous avez besoin de matériel de levage et d'autres matériels de secours sophistiqués. J'ai suivi l'histoire de ce séisme très attentivement. Je peux testifier que les premières équipes de sauvetage arrivées sur place avec des chiens renifleurs étaient des Blancs des quatre coins du monde. Les avions avec de l'eau et de la nourriture étaient des avions venant des pays de Blancs. Non seulement çà, les équipes de Docteurs sauveteurs volontaires que j'ai vus à la télé étaient des Blancs venus des quatre coins du monde. Tandis que les chiens renifleurs se sont mis au travail, les équipes de sauveteurs brancardiers étaient aussi des Blancs. On a annoncé l'arrivée prochaine d'un hôpital de campagne; il venait d'un pays de Blancs. Pour toutes sortes de raisons, à la suite du séisme, Haïti était envahie de Blancs. Ils y sont tous descendus pour sauver les pauvres Noirs. Et les locaux étaient ravis de les voir. Je vous l'accorde il y avait des équipes d'Asie entre autre de Chine et du Japon. Eux aussi ont soudainement abandonné maison et famille afin de courir assister les pauvres Haïtiens. Il est plus qu'une évidence que ce fût un séisme dévastateur et que le job de retourner ce pays à un semblant de normalité prendra plusieurs années. Quelqu'un devait engager des fonds pour cet effort de reconstruction. La plupart des pays qui ont engagé des fonds pour la reconstruction sont Blancs. De fait, il semblerait que ce sont les Blancs qui mènent la danse en Haïti.
Où veux-je en venir ?
J'avance que depuis que Haïti a été frappée par le tremblement de terre je n'ai pas vu un seul Africain en Haïti. A moins que les caméras les aient délibérément ignorés, je n'ai pas vu une seule équipe de sauveteurs de la mère Afrique. Ni d'ailleurs un seul chien renifleur d'ici ! Parbleu, je n'ai jamais vu non-plus un seul "marabout" occupé à faire du "grigri" pour trouver des gens enfouis sous les décombres !
Haïti est un pays de noirs. J'aurais espéré l'endroit envahi par des Noirs afin d'aider les siens. Ils n'étaient nulle-part. Je n'ai vu aucun navire en provenance d'un pays de Noirs entrer au port. Tandis que les avions tourbillonnaient au dessus du petit aéroport, pas un avion n'a été identifié en provenance d'Afrique. Il n'y avait pas un seul Africain, pas un. Ils ont fait part de leurs mièvres condoléances au peuple Haïtien et quelques pays Africains ont fait des petits dons d'argent. Je reconnais que çà valait mieux que rien. Mais je dois dire que j'étais déçu. J'étais triste parce que les Noirs ne se sont pas comportés comme j'espérais. Voyez-vous, depuis trop longtemps les pays Noirs ont été insolents jusqu'à l'abus. Ils ont tendance à insulter le Blanc et à lui dire de rester en dehors de leurs affaires. En fait, les Noirs ont la témérité de dire aux Blancs qu'ils peuvent se démerder tout seul. Donc je m'attendais à ce que les pays de Noirs soient conséquents avec eux-mêmes et se comportent en conséquence. Pourquoi donc les pays de Noirs n'ont-ils pas dit aux Blancs de rester à l'écart d'Haïti parce que nous sommes parfaitement capables de mener à bien l'effort de sauvetage ? Nous aurions du les insulter comme nous le faisons souvent dans les Forums Internationaux. Là, nos pays insultent les pays Blancs et les accusent d'impérialisme et de néo-colonialisme. J'étais vraiment déçu quand nos pays ont raté l'occasion d'accuser les Blancs de pratiquer l'impérialisme et le néo-colonialisme en se précipitant à la rescousse des Noirs d'Haïti ! On aurait du leur dire qu'on a de meilleurs chiens renifleurs qui ont appris seulement à sauver les Noirs. On aurait du dire à leurs navires de rester à l'écart et à leurs avions de ne pas survoler Haïti parce que nous étions à la hauteur avec nos propres navires et nos avions. On aurait du apporter notre nourriture traditionnelle au lieu de ces étranges rations alimentaires auxquelles les Haïtiens ne sont pas habitués. Je suis si déçu par les leaders Noirs que j'espère ne plus jamais les entendre se plaindre de ce que les Blancs ne sont pas bons. Le séisme en Haïti nous donna l'occasion inespérée de démontrer aux Blancs une fois pour toutes, que nous n'avons pas besoin d'eux.
Dorénavant, j'exige que les leaders Noirs ferment leurs gueules et ne se permettent plus jamais d'accuser que les Blancs ne sont pas bons. J'en ai plus que marre des gros mots tels que "Impérialisme" et "Néo-colonialisme" qui sont impuissants à sauver les victimes d'un tremblement de terre. J'espère que ce ne sera pas le dernier séisme à frapper un pays Noir. Je souhaite que le prochain frappe précisément la résidence du "Vieux" à Harare. Alors, on verra s'il médira des équipes de sauveteurs Blancs qui viendront le sauver lui et la mignone !
Signé par l'électron libre.

PS: Harare capitale du Zimbabwe.
"Vieux" fait allusion à Mugabe.