[ Le prochain Président d'Haïti doit être celui qui fera campagne ouvertement contre les gangs. Les slogans creux ne suffisent plus. ]
En octobre 1993, quand des soldats américains ont été massacrés et traînés dans les rues de Mogadiscio par les milices du général Mohamed Farah Aïdid, le Président Bill Clinton a choisi le retrait. Il a blâmé l'ONU et le manque de solidarité des autres contingents. 33 ans plus tard, le bilan est sans appel : la Somalie est devenue un État paria, effondré, amputé de la moitié de son territoire, occupé et vassalisé par l'Éthiopie. Son propre gouvernement a dû s'exiler.C'est exactement le scénario qui aurait pu se reproduire à Port-au-Prince le 18 octobre 2026, après l'attaque contre les soldats salvadoriens, surtout à cause du silence du gouvernement du Premier Ministre Alix Didier Fils-Aimé, qui a mis trois jours avant de publier un communiqué.
Alors que des démagogues agitent la souveraineté nationale pour critiquer Nayib Bukele par pur réflexe idéologique, je retenais mon souffle. Car deux options s'offraient au Président salvadorien :
1. Se désengager, au risque de provoquer un effet domino, le retrait des autres contingents et l'effondrement total de la Force de Répression des Gangs (FRG / GSF).
2. Renforcer son contingent et venger ses hommes, en intensifiant la guerre contre les gangs. Parce qu'Haïti n'est plus seulement un pays en crise : c'est devenu un safe haven, une base arrière pour les gangs d'Amérique centrale et de la Caraïbe, une tête de pont pour les cartels de la drogue et le crime organisé régional, qui dominent la frontière haïtiano-dominicaine, se ravitaillent et blanchissent leur argent sur l'île entière.
Heureusement, Nayib Bukele a compris la géopolitique des gangs. Il a compris que la menace est existentielle pour son propre pays. Comme nous l'avons écrit, l'attaque terroriste contre les techniciens salvadoriens peut très bien être une opération de représailles commanditée par un réseau international pour punir sa politique anti-gangs.
En choisissant la seconde option, Bukele nous offre une opportunité historique. Imaginez le destin d'Haïti dans le premier scénario : retrait du Salvador suivi de la démobilisation du GSF.
Le drame d'Haïti est l'incapacité de ses dirigeants et de ses élites à identifier ses intérêts stratégiques. Nous passons notre temps à défendre des causes qui ne sont pas les nôtres et nous hésitons au moment de saisir notre propre salut. Des leaders qui se disent de gauche préfèrent s'aligner sur les mondialistes ultra-progressistes qui diabolisent Bukele, plutôt que de profiter de l'offre concrète qu'il fait à Haïti : nous aider à éradiquer les gangs.
À ce tournant crucial de notre histoire, le peuple haïtien doit faire preuve de lucidité.
C'est le moment de vérité pour évaluer nos dirigeants. Tous ceux qui aspirent à la présidence d'Haïti doivent désormais se positionner clairement : êtes-vous pour ou contre l'intervention salvadorienne contre les gangs ? Sur ce sujet, le silence est une complicité. Nous avons trop longtemps toléré ce mutisme stratégique de la classe politique.
Le silence de cette classe politique face à la corruption généralisée des cinq dernières années prouve déjà sa participation au pillage national. Aujourd'hui, le test est plus clair encore :
Combien de candidats ont exigé publiquement, avec force, l'arrestation des chefs de gangs et la destruction systématique de leurs bases sur tout le territoire ?
Aucun slogan ne suffira. La sécurité est la première préoccupation des Haïtiens, ce peuple martyrisé par les massacres, les kidnappings et les viols. À l'instar de ce qu'a fait Nayib Bukele au Salvador, le prochain Président d'Haïti devra porter une ligne radicale, intransigeante : une guerre ouverte contre les gangs terroristes, contre la corruption et contre les réseaux mafieux qui ont capturé l'État.
Si Haïti a aidé jadis tant de peuples à se libérer de l'esclavage, c'est aujourd'hui au tour d'un pays frère, le Salvador, de nous tendre la main pour nous libérer du joug des gangs qui détruisent notre société, notre État et menacent notre existence même.
Saisissons la chance qui passe. Le Salvador n'est pas une menace, c'est un modèle.
29 Octobre 2026
- Et si l'attaque contre les soldats salvadoriens en Haïti venait du Salvador ou des ennemis de Donald Trump?
https://reseaucitadelle.blogspot.com/2026/10/et-si-lattaque-contre-les-soldats.html
- Haïti : Quand Erik Prince protège les chefs de gangs, 5 soldats salvadoriens capturés.
https://reseaucitadelle.blogspot.com/2026/10/haiti-quand-erik-prince-protege-les.html
- La stratégie d'Erik Prince en Haïti risque d'être génocidaire.
https://reseaucitadelle.blogspot.com/2026/10/la-strategie-derik-prince-en-haiti.html
- POUR UN EMBARGO INTERNATIONAL SUR LES ARMES EN RÉPUBLIQUE DOMINICAINE
https://reseaucitadelle.blogspot.com/2026/10/pour-un-embargo-international-sur-les.html
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