dimanche 30 mai 2021

Pas de crise identitaire en Haiti, pas de schizophrénie collective liée à la race!

Il n’y a pas de crise identitaire dans la partie Ouest de l’île d’Haiti. Pas de schizophrénie liée à l’identité.

Nous sommes nègres et l’assumons! Mais le nègre, c’est aussi des siècles de lutte et de combat pour la liberté. Un indigène indomptable qui a pris part à tous les révoltes et à tous les combats dès son arrivée en 1502 sur le continent Américain : La révolte de 1522 à Santo Domingo; la résistance des Caraïbes noirs de Dominique et de Saint -Vincent Grenadines; les soldats auxiliaires noirs dans toutes les révolutions de l’Amérique centrale; le régiment indigène dans la Révolution américaine; le leadership des noirs haïtiens hommes de troupes de Jean-François et Biassou (appelés les negros francès) au Guatémala, au Honduras, au Bélize, au Panama, jusqu’au Brésil. Dans l’ancienne colonie française de Saint-Domingue, à Vertières, nous avons infligé la défaite la plus humiliante qu’à connue une puissance européenne, changeant depuis la géopolitique de l’Amérique du Nord. Car, après cette raclée suivi de l’indépendance d’#Haiti, la peur changea de camp. L’angoisse provoquée par l’indépendance de la 1ère République Noire et indépendante contraignit Napoléon Bonaparte à liquider la Louisiane. Plus de deux siècles après, la France n’arrive pas à trouver les mots pour l’expliquer à ces petits enfants. Vaut mieux l’interdire dans les livres d’histoire et dans ses dictionnaires. Vertières, c’était nous! Les nègres transplantés d’Afrique vers l’Amérique, entassés dans les bateaux négriers. La richesse du monde moderne est le fruit de notre dur labeur dans des conditions inhumaines. Mais, nous nous sommes adaptés au climat, à l’environnement, au mauvais traitements jusqu’à transformer nos souffrances et flamme de guerre. Nous avons survécu là où tout le peuple amérindien a succombé; nous avons résisté et défendu la liberté. Notre histoire est glorieuse. Nous sommes des nègres d’Afrique et nous l’assumons. Conscients de notre histoire, nous ne pouvons pas avoir de crise identitaire ni de schizophrénie liée à la couleur de notre peau. Nous sommes des nègres et fiers de l’être. Personne n’arrivera à nous décourager. Haïti a besoin d’une diplomatie à la hauteur de son histoire. Il faut sortir du dégagisme et nous projeter sur le temps long. Comme tous les grands peuples de ce monde. #LeReCit 💪🏿💪🏿💪🏿 https://twitter.com/reseaucitadelle/status/1398827907808645120?s=21

Cyrus Sibert, Cap-Haitien, Haiti
30 Mai 2021 WhatsApp: 509-3686-9669 @ReseauCitadelle reseaucitadelle@yahoo.fr

La guerre commerciale de la République Dominicaine contre #Haiti.-

Comme je l’ai dit en début de semaine : « Le refus de la République Dominicaine de faire du commerce équitable avec #Haiti est la principale cause de l'immigration illégale des travailleurs haïtiens sur son territoire et dans toute la région. Toute la propagande faisant croire que les haïtiens cherchent à envahir la République Dominicaine est mensongère. 

La vérité : Si les haïtiens voulaient simplement résider en à l’Est de l'Île, ils l’auraient fait durant les 22 ans d'occupation par les forces haïtiennes de 1822-1844.
De plus, à chaque fin d’année ou fête traditionnelle, les haïtiens rentrent chez eux en #Haïti. En 2020, face à l'épidémie de #Covid19, ils ont traversé la frontière et sont entrés dans leur pays.
Les croyances haïtiennes mêmes sont basées sur la terre d’origine, la terre de naissance, l’habitation. C’est une violation des accords de l’OMC (l’organisation Mondiale du Commerce) que nos dirigeants devraient soulever, “s’ils étaient des hommes”. »

Lisez ‘’ La guerre commerciale ‘’ à la Page 88 du Livre « La Guerre Hors Limites » de Qiao Liang et Wang Xiangsui, deux officiers de l’Armée chinoise et vous comprendrez la stratégie de République Dominicaine contre Haiti.

Un pays ami fait du commerce équilibré ou négocié avec son voisin. #LeReCit

Cyrus Sibert, Cap-Haitien, Haiti
30 Mai 2021 WhatsApp: 509-3686-9669 @ReseauCitadelle reseaucitadelle@yahoo.fr

samedi 29 mai 2021

Vol direct entre Kingston/Jamaique et Lagos/Nigeria, rétablissement du cordon ombilical entre la Caraïbe et l’Afrique, l'Alma mater.-

Credit Photo : Jamaica.loopnews.com

Alors
que des dirigeants haïtiens se contentent d'être les valets des grandes puissances et de la République Dominicaine, la Jamaïque vient de lancer un vol direct reliant Kingston à Lagos Nigeria. Bravo Jamaïque! #LeReCit

Avec tous nos problèmes en Haïti nous refusons de réfléchir et d’innover. Nous acceptons le statu quo commercial de la République Dominicaine qui détruit systématiquement tous les produits haïtiens sur ses frontières, refusant un commerce équitable, aux détriments des travailleurs haïtiens, 67% de chômeurs. C’est triste!

Comme je l’ai dit en début de semaine : « Le refus de la République Dominicaine de faire du commerce équitable avec #Haiti est la principale cause de l'immigration illégale des travailleurs haïtiens sur son territoire et dans toute la région. Toute la propagande faisant croire que les haïtiens cherchent à envahir la République Dominicaine est mensongère. La vérité : Si les haïtiens voulaient simplement résider en à l’Est de l'Île, ils l’auraient fait durant les 22 ans d'occupation par les forces haïtiennes de 1822-1844. De plus, à chaque fin d’année ou fête traditionnelle, les haïtiens rentrent chez eux en #Haïti. En 2020, face à l'épidémie de #Covid19, ils ont traversé la frontière et sont entrés dans leur pays. Les croyances haïtiennes mêmes sont basées sur la terre d’origine, la terre de naissance, l’habitation. C’est une violation des accords de l’OMC (l’organisation Mondiale du Commerce) que nos dirigeants devraient soulever, “s’ils étaient des hommes”. »

Membre de la Caricom, nous refusons de diversifier nos points d’approvisionnement. Nous acceptons la loi des racistes qui traitent notre pays sans respect. Alors que la diplomatie devrait nous permettre de construire des alliances capables de renforcer l’influence de notre État, sans violence, sans trop grands investissements publics, nous autres haïtiens refusons de défendre nos droits et d’innover.

En 2016, après son investiture, le président Américain Donald Trump a utilisé la diplomatie pour remettre en question les échanges commerciaux entre les Etats-Unis et le Mexique, le Canada, la Chine et même ses alliés stratégiques Européens en vue d'augmenter les investissements de capitaux privés dans son pays, créant ainsi des emplois dans des secteurs en crise comme l’acier et l’agriculture.

En Haïti, nous sommes obsédés par l’aide internationale. C’est toujours l’argent liquide qui nous préoccupe. Alors qu’une remise en question du statu quo commercial haitiano-dominicain pourrait contribuer à résoudre beaucoup de problèmes internes et créer des opportunités.

Membre de la CARICOM, cette communauté d'États ou de Nations devrait servir à diversifier nos partenaires commerciaux, augmentant ainsi nos moyens de pression sur la République Dominicaine qui nous traite comme des parias, sans aucun respect utilisant toutes les tribunes internationales pour nous humilier.

La Jamaïque devrait être un partenaire stratégique et important pour Haïti. Un modèle. Car, géographiquement, elle est juste à quelques kilomètres de nos côtes occidentales. De plus, il existe plusieurs entreprises de production et plusieurs usines là-bas. Elle est un point de chute pour d’autres entreprises des pays du Sud de la Caraïbe comme Trinidad et Tobago, Barbados....

Messieurs, en créant l’Etat d’Haiti, nos ancêtres comptaient créer un instrument politique en vue de défendre les anciens esclaves noirs de cette terre. Car, un Etat est une entité importante sur la scène internationale. Pour preuve, après notre indépendance, nos ancêtres se sont servis de cet État d'Haïti pour supporter des révoltes et des révolutions en Amérique du Sud, Simon Bolivar, à Cuba, en République Dominicaine, en Amérique Centrale, au Mexique et jusqu’en Amérique du Sud. Alors, il est de votre devoir de vous montrer à la hauteur des postes que vous occupez.

Depuis les années 50, les dirigeants Jamaïcains se sont montrés plus libres et plus intelligents que nous. Ils ont reconnu Cuba en 1959, en pleine guerre froide et malgré les pressions de Washington. Ils ont commercé avec l’Union Soviétique (URSS) lui fournissant la bauxite (aluminium) pour construire des avions de guerre et ses missiles. Les dirigeants de la Jamaïque ont eu le courage d'établir des relations avec la Chine Communiste en pleine guerre froide, malgré les pressions américaines.

Aujourd'hui, malgré l'épidémie de COVID19, les dirigeants Jamaïcains viennent d’inaugurer un vol direct reliant la Caraïbe au continent Mère qu’est l’Afrique. Avant, pour se rendre en Afrique, il fallait transiter par l’Europe. Ce vol a rétabli le cordon ombilical en la caraïbe et l’alma mater.

Je me réjouis du fait que toutes ces grandes initiatives aient été prises par un pays frère de la Caraibe; un pays noir, indigène comme nous autres haïtiens qui ne souffre d’aucune crise identitaire. Comme ces voisins qui promeuvent des rhétoriques anti-haïtiennes basées sur notre origine africaine, alors que le sang nègre coule dans ses veines, les transformant en nation schizophrène en conflit avec sa réalité ethnosociale.

La caraïbe est indigène. Les occidentaux nous considèrent comme tels, et les héros de la révolution haïtienne l’ont assumé sans complexe au point d'appeler leur armée révolutionnaire l'« Armée Indigène ».

Mais, depuis quelque temps, à partir de la fin de la guerre de l'indépendance, nous faisons du “sur place”. Nous sommes bloqués dans des querelles intestines qui nous empêchent d’avancer. Nous ne faisons que regarder les capitales européennes, ou des pays occidentaux, avec l’espoir qu’ils apporteront des solutions à nos problèmes.

Nous avons commis l’erreur de faire de notre histoire une singularité. Pour mieux nous isoler, les anciens colons nous ont fait croire qu'Haïti est différente des autres pays de la Caraïbe. Ils ont aussi dit aux peuples de la caraïbe qu'Haïti est un cas à part. Alors, qu’en réalité nous vivons un cauchemar commun d’anciens esclaves ou de peuples indigènes déportés d’Asie vers l'Amérique, pour les besoins industriels des puissances coloniales occidentales.

Il est temps de corriger cette anomalie diplomatique. Nous devons construire une nouvelle stratégie géopolitique d'intégration et d’alliances capables de nous aider à résoudre certains problèmes, en partenariat des pays qui nous respectent comme nation sœur.

Cyrus Sibert, Cap-Haitien, Haiti
29 Mai 2021 WhatsApp: 509-3686-9669 @ReseauCitadelle reseaucitadelle@yahoo.fr —————————————
Jamaica Launches Direct Flight to Nigeria CNW Reporter On Monday, Jamaica and Nigeria completed the historic first direct flight from Nigeria’s largest city Lagos to Montego Bay as the two nations attempt to pave way for a regular direct airline route between the two destinations. Jamaica’s Minister of Foreign Affairs and Foreign Trade, Senator Kamina Johnson Smith was on hand to greet Nigeria’s Minister of Foreign Affairs, Geoffery Onyeama, along with other delegates who arrived on the charter flight carrying just under 150 persons. The minister said that she was “truly delighted that after 400 years of shared history, Jamaica and Nigeria could celebrate this historic direct charter flight from Lagos to Montego Bay. ”The context of this flight is significant as both countries are celebrating 50 years of diplomatic relations this year.” “The fact that we have been able to make the flight happen against the backdrop of the major global challenges that defined 2020, make it that much more significant,” she added. Johnson Smith said that the pandemic has deepened the need to connect “and this makes this coming home of family even more special. The foreign affairs minister also expressed hope that the Air Peace charter flight will “represent the start of a new era of robust cooperation between Jamaica and Nigeria and ultimately the rest of Africa and the wider Caribbean.” At the same time, she noted that “the flights hold considerable promise for increased people to people contact through tourism and increased trade and investment opportunities.” Johnson Smith praised the ministers of tourism and transport and mining for their support of the flight arrangements and expressed confidence in the programme in place

jeudi 13 mai 2021

Un néo-noirisme, un noirisme-démocratique : une nécessité historique !!! Compte-rendu de lecture!!! #LeReCit


Le livre "Idéologie, histoire et politique en Haïti” de Mac-Ferl Morquette est édifiant. Tous les jeunes haïtiens devraient le lire. Il est disponible en librairie en Haïti, 
c’est un cadeau d’un ami-frère qui a collaboré avec son auteur à la Primature, en 2016.
Au plus fort de moi, je pense que nous devons rendre justice au professeur Leslie F. Manigat. Une lecture du livre susmentionné, vous aidera à comprendre comment ce dernier a été diabolisé par les marxistes haïtiens qui ont refusé d’explorer la dimension ethnocentrique de certains événements dans le pays, se consacrant aveuglément à une “religion” marxiste. Au lieu de faire évoluer l’analyse matérialiste dialectique et l’adapter à la réalité haïtienne, comme le leader chinois Mao Zedong l’a fait en Chine, ils ont réduit le marxisme à une métaphysique révolutionnaire. A la page 200, l’auteur consacre toute une section titrée “Néo-noirisme ou nouvelle approche plus commode de la question de couleur”. Je ne savais pas si quelqu’un avait déjà envisagé cette nécessité. Et cela m’a convaincu que la réalité historique est en train de nous dicter l’urgence de combler ce vide idéologique. De plus, avec Trouillot Rolph et Leslie Manigat, l’auteur critique ce qui appelle "l'enthousiasme juvénile" chez la plupart de certains communistes “incitant à intégrer coûte que coûte, de manière scolaire, au vécu haïtien, des théories de Marx qui, bien souvent, sont en porte-à-faux par rapport au vécu”. p.208 Dans ses écrits, Trouillot a fait remarquer le caractère autonome de la couleur de peau comme facteur socio-économique et politique durant toute l'histoire d'Haïti. Aussi, la position du professeur Manigat sur la question, est-elle claire : “la contradiction ethnique n’était pas toujours nécessairement secondaire”. “La race elle-même (citant Engels) est un facteur économique.” p.206 Professeur Morquette reconnaît que “la thèse marxiste a pu se révéler un outil sérieux d’analyse des antagonismes de classes et des conflits sociaux en général. Mais, elle ne saurait exclure d’autres approches liées à d’autres particularismes nationaux, comme ceux de la formation sociale haïtienne aux prises, dès son origine, avec de sérieuses contradictions ethnoculturelles opposant des entités raciales différentes." p.208 Il conclut ainsi “la question raciale est prééminente comme élément d’analyse des rapports sociaux dans la genèse de la nation haïtienne et dans une très grande mesure, dans sa continuité historique, en attendant que d’autres paramètres, comme le facteur économique, s’imposent, eux aussi, comme éléments d’explication et d’analyse.” p.207 Toutefois, à la page 177, il utilise la théorie des “idoles” de Bacon pour nous mettre en garde contre “ la déformations du réel par réduction simplificatrice et la récupération subséquente (par mimétisme!) à laquelle cette déformation a donné lieu.” 

L“authentisme” noir ou d’ailleurs mulâtre étant la forme démagogique des discours sur la couleur ayant comme unique objectif la prise du pouvoir souvent pour des visées exclusivistes de corruption, de rapines et d’enrichissements personnels… p.152 “Il faut sortir du discours authentique et concevoir un autre lié non plus à une perception globalement parasitaire de l’État, mais à une vision constructive, responsable, prônant un effort d’investissement tous azimuts producteurs de richesses et d'apaisement social.” p.163 Et à moi d’ajouter : un effort de lutte contre les discriminations coloristes en Haïti et ailleurs, la construction d’une épopée de la diaspora africaine basée sur le courage, les luttes, le génie, les accomplissements des noirs d’Afrique dès leur déportation vers l'Amérique au début du 16e siècle. Car, contrairement aux discours construits dans des laboratoires de domination en vue d'empêcher aux noirs d'être fiers d'eux-mêmes et confiants en leurs capacités, l’histoire prouve que nous sommes des guerriers nés, avec la liberté dans nos gènes. Nous sommes de rudes travailleurs qui ont produit les richesses du monde moderne, une race qui n’a pas succombé face aux virus propagés par les européens, des hommes et des femmes intelligents - l’intelligence étant la capacité de s'adapter, un haut niveau de plasticité. Venus d’Afrique, nous nous sommes adaptés rapidement à l’environnement du nouveau monde. Et, depuis lors, nous n’avons jamais cessé de faire la guerre contre l’esclavage, contre la servitude, pour la liberté. Un constat que fit le gouverneur espagnol Nicolas Ovando dès l'arrivée des premiers esclaves noirs en 1502. Ce commentaire fait à partir d’un rapport d’Ovando adressé à ses supérieurs, en est la preuve : “il n’y a aucun doute que quelques uns (noirs d’Afrique) arrivèrent sur la Espanola (l'Île d'Haïti), car le même Ovando demanda au gouvernement en 1502 qu’on n’y envoie pas d’esclaves noirs, parce qu’ils fuyaient, en s’unissant avec les Indiens à qui ils enseignaient de mauvaises coutumes et qu’ils ne pourraient jamais être corrigés.” ( Traduit de l’espagnol, dans le livre “Quand la révolution, aux Amériques, était nègre…”, de Nicolas Rey, Ed. Karthala, 2005, p.20 ) Faut-il signaler deux points importants à l’attention des futurs lecteurs du livre “Idéologie, Histoire et Politique en Haiti” : 1- “la thèse de l’ethnocentrisme et du racisme occidental” basée sur l'hypothèse d'Aristote, reprise par l’Espagne esclavagiste, que certains hommes étaient inférieurs, et donc destinés à être esclaves” p. 202
suivie 2- “des postulats de Diodore de Sicile trouvant les éthiopiens « primitifs » et de Pline l’Ancien inventant « au cœur de l’Afrique des sous-hommes monstrueux ».” p.203
Et, l’auteur de conclure l’occident n’est pas que capitaliste” et “la division internationale du travail se double d’une hiérarchie des races et des couleurs….des cultures.” p.203
Les marxistes de la gauche haïtienne ont idéologiquement lynché l’historien Lesly Manigat, empêchant aux jeunes de comprendre et d’approfondir sa thèse. Aussi, peut-on déduire que des idéologues racistes de la classe dominante coloriste-mulâtre ont profité de l'instauration de la démocratie après 1986 pour imposer leur astuce de déni de la réalité ethno-sociale de domination, basée sur la couleur de la peau. Pour le faire, ils ont utilisé l’affinité de couleur qui existait entre eux et certains marxistes opposants au régime de François Duvalier. Une mission encore plus facile quand de nombreux idéologues influents des mouvements communistes haïtiens sont des mulâtres. Dès lors, parler de "racisme" est qualifié de "duvaliérisme" et même de "macoutisme". Ils sont allés jusqu’à nous imposer une Constitution interdisant à nous, la majorité haïtienne, d’exercer notre droit démocratique inaliénable de majorité citoyenne démocratiquement exprimée. Majorité neutralisée, majorité enchaînée! Aux intolérants qui oseraient insinuer que l’auteur du livre est de tendance duvaliériste nous disons : Il est au contraire une victime de François Duvalier. Son père “Sénermil Charles Morquette fut saisi de corps dans sa propre maison, devant le regard atterré de ses enfants et de sa femme”, par des sbires du régime, un matin de l’année 1964, et a disparu depuis. Mais, sa probité intellectuelle lui a commandé d'écrire sur cette réalité tabou mais présente dans tous les espaces et rapports socio-économiques et politiques. Une constante historique qui soulève des questionnements, des contestations et mêmes de révoltes depuis Jean-Jacques Acaau, en 1843. Cyrus Sibert, Cap-Haitien, Haiti 13 Mai 2021 WhatsApp: 509-3686-9669 @ReseauCitadelle reseaucitadelle@yahoo.fr