dimanche 8 novembre 2020

USA Election : L’Intégralité du premier discours de Joe Biden après sa victoire.-

Par Labreve  Mise à jour Nov 8, 2020

Mes compatriotes américains –

Les gens de cette nation ont parlé. Ils nous ont livré une victoire claire. Une victoire convaincante. Une victoire pour « Nous, le peuple. « Nous avons gagné avec le plus grand nombre de votes jamais exprimés pour un billet présidentiel dans l’histoire de cette nation – 74 millions. Je suis honoré de la confiance que vous avez placée en moi. Je m’engage à être un président qui ne cherche pas à diviser, mais à unifier. Qui ne voit pas les États rouges et bleus, mais les États-Unis ? Et qui travaillera de tout mon cœur pour gagner la confiance de tout le peuple. Car c’est ce que signifie l’Amérique : le peuple. Et c’est ce que sera notre administration. J’ai cherché ce bureau pour restaurer l’âme de l’Amérique. Pour reconstruire l’épine dorsale de la nation – la classe moyenne. Pour que l’Amérique soit à nouveau respectée dans le monde entier et nous unir ici chez nous. C’est l’honneur de ma vie que tant de millions d’Américains ont voté pour cette vision. Et maintenant, le travail de concrétisation de cette vision est la tâche de notre temps. Comme je l’ai dit à maintes reprises, je suis le mari de Jill. Je ne serais pas ici sans l’amour et le soutien infatigable de Jill, Hunter, Ashley, tous nos petits-enfants et leurs conjoints, et toute notre famille. Ils sont mon cœur. Jill est une maman – une maman militaire – et une éducatrice. Elle a consacré sa vie à l’éducation, mais l’enseignement n’est pas seulement ce qu’elle fait – c’est qui elle est. Pour les éducateurs américains, c’est un grand jour : vous allez en avoir un à la Maison Blanche, et Jill va faire une grande Première Dame. Et je serai honoré de servir avec une fantastique vice-présidente – Kamala Harris – qui marquera l’histoire en tant que première femme, première femme noire, première femme d’origine sud-asiatique et première fille d’immigrants à avoir été élue à un poste national dans ce pays.

Il se fait attendre depuis longtemps et nous nous souvenons ce soir de tous ceux qui se sont battus si durement pendant tant d’années pour que cela se produise. Mais une fois encore, l’Amérique a plié l’arc de l’univers moral vers la justice. Kamala, Doug – qu’on le veuille ou non – vous êtes de la famille. Vous êtes devenu Bidens honoraire et il n’y a pas d’issue. À tous ceux qui se sont portés volontaires et qui ont participé aux urnes au milieu de cette pandémie, les responsables électoraux locaux – vous méritez des remerciements particuliers de la part de cette nation. À mon équipe de campagne, et à tous les bénévoles, à tous ceux qui ont tellement donné d’eux-mêmes pour rendre ce moment possible, je vous dois tout. Et à tous ceux qui nous ont soutenus : je suis fier de la campagne que nous avons construite et menée. Je suis fier de la coalition que nous avons constituée, la plus large et la plus diversifiée de l’histoire. Démocrates, républicains et indépendants. Progressistes, modérés et conservateurs. Jeunes et vieux. Urbain, suburbain et rural. Gay, hétéro, transgenre. Blanc. Latino. Asiatique. Américain de naissance. Et surtout pour ces moments où cette campagne était à son plus bas – la communauté afro-américaine s’est à nouveau levée pour moi. Ils ont toujours mon dos et j’aurai le vôtre. J’ai dit dès le départ que je voulais une campagne qui représente l’Amérique, et je pense que nous l’avons fait. Voilà à quoi je veux que l’administration ressemble. Et à ceux qui ont voté pour le président Trump, je comprends votre déception ce soir. J’ai moi-même perdu quelques élections. Mais maintenant, donnons-nous une chance. Il est temps de mettre de côté la rhétorique dure. Pour abaisser la température. Se revoir. S’écouter à nouveau. Pour progresser, nous devons cesser de traiter nos adversaires comme nos ennemis. Nous ne sommes pas des ennemis. Nous sommes Américains. La Bible nous dit que pour tout il y a une saison – un temps pour construire, un temps pour récolter, un temps pour semer. Et un temps pour guérir. C’est le moment de guérir en Amérique. Maintenant que la campagne est terminée, quelle est la volonté des gens ? Quel est notre mandat ? Je crois que c’est ceci : les Américains nous ont appelés à rassembler les forces de la décence et les forces de l’équité. Rassembler les forces de la science et les forces de l’espérance dans les grandes batailles de notre temps. La bataille pour contrôler le virus. La bataille pour construire la prospérité.

La bataille pour garantir les soins de santé de votre famille. La bataille pour obtenir la justice raciale et éradiquer le racisme systémique dans ce pays. La bataille pour sauver le climat. La bataille pour restaurer la décence, défendre la démocratie et donner à tout le monde dans ce pays une chance équitable. Notre travail commence par la maîtrise du COVID. Nous ne pouvons pas réparer l’économie, restaurer notre vitalité ou savourer les moments les plus précieux de la vie – étreindre un petit-enfant, anniversaires, mariages, remises de diplômes, tous les moments qui comptent le plus pour nous – tant que nous n’avons pas maîtrisé ce virus. Lundi, je nommerai un groupe de scientifiques et d’experts de premier plan comme conseillers en transition pour aider à mettre en œuvre le plan Biden-Harris COVID et à le convertir en un plan d’action qui débutera le 20 janvier 2021.

Ce plan reposera sur une base scientifique. Il sera construit par compassion, empathie et inquiétude. Je n’épargnerai aucun effort – ni aucun engagement – pour renverser cette pandémie. Je me suis présenté comme un fier démocrate. Je serai maintenant président américain. Je travaillerai aussi dur pour ceux qui n’ont pas voté pour moi – que pour ceux qui l’ont fait. Que cette sombre ère de diabolisation en Amérique commence à se terminer – ici et maintenant. Le refus des démocrates et des républicains de coopérer les uns avec les autres n’est pas dû à une force mystérieuse indépendante de notre volonté. C’est une décision. C’est un choix que nous faisons. Et si nous pouvons décider de ne pas coopérer, nous pouvons décider de coopérer. Et je pense que cela fait partie du mandat du peuple américain. Ils veulent que nous coopérions. C’est le choix que je vais faire. Et j’appelle le Congrès – démocrates et républicains – à faire ce choix avec moi. L’histoire américaine concerne l’élargissement lent mais régulier des opportunités. Ne vous y trompez pas : trop de rêves ont été reportés trop longtemps. Nous devons concrétiser la promesse du pays pour tout le monde – peu importe leur race, leur appartenance ethnique, leur foi, leur identité ou leur handicap. L’Amérique a toujours été façonnée par des points d’inflexion – par des moments dans le temps où nous avons pris des décisions difficiles sur qui nous sommes et ce que nous voulons être. Lincoln en 1860 – venant sauver l’Union. FDR en 1932 – promettant à un pays assiégé un New Deal. JFK en 1960 – promettant une nouvelle frontière. Et il y a douze ans – lorsque Barack Obama est entré dans l’histoire – et nous a dit : « Oui, nous pouvons. » Nous nous trouvons à nouveau à un point d’inflexion. Nous avons la possibilité de vaincre le désespoir et de bâtir une nation de prospérité et de détermination On peut le faire. Je sais que nous pouvons. J’ai longtemps parlé de la bataille pour l’âme de l’Amérique. Nous devons restaurer l’âme de l’Amérique. Notre nation est façonnée par la bataille constante entre nos meilleurs anges et nos pulsions les plus sombres. Il est temps que nos meilleurs anges l’emportent. Ce soir, le monde entier regarde l’Amérique. Je crois qu’à notre meilleur, l’Amérique est un phare pour le monde. Et nous ne menons pas par l’exemple de notre puissance, mais par la puissance de notre exemple. J’ai toujours cru que nous pouvions définir l’Amérique en un seul mot : les possibilités. Qu’en Amérique, chacun devrait avoir la possibilité d’aller aussi loin que ses rêves et les capacités données par Dieu le mèneront. Vous voyez, je crois en la possibilité de ce pays. Nous regardons toujours vers l’avenir. En avant vers une Amérique plus libre et plus juste. En avant vers une Amérique qui crée des emplois dans la dignité et le respect. En avant vers une Amérique qui guérit les maladies – comme le cancer et la maladie d’Alzheimer. En avance vers une Amérique qui ne laisse personne de côté. Devant une Amérique qui n’abandonne jamais, ne cède jamais. C’est une grande nation. Et nous sommes un bon peuple. Ce sont les États-Unis d’Amérique. Et il n’y a jamais rien eu que nous n’ayons pu faire quand nous l’avons fait ensemble. Dans les derniers jours de la campagne, j’ai pensé à un hymne qui compte beaucoup pour moi et ma famille, en particulier mon fils décédé Beau. Il capture la foi qui me soutient et qui, je crois, soutient l’Amérique. Et j’espère que cela pourra apporter un peu de réconfort et de réconfort aux plus de 230 000 familles qui ont perdu un être cher à cause de ce terrible virus cette année. Mon cœur va à chacun de vous. Espérons que cet hymne vous réconforte également. «Et Il vous élèvera sur les ailes de l’aigle, vous portera au souffle de l’aube, vous fera briller comme le soleil, et vous tiendra dans la paume de sa main. « Et maintenant, ensemble – sur des ailes d’aigle – nous nous embarquons dans l’œuvre que Dieu et l’histoire nous ont appelés à faire. Avec un cœur plein et des mains fermes, avec foi en l’Amérique et les uns dans les autres, avec un amour du pays – et une soif de justice – soyons la nation que nous savons que nous pouvons être. Une nation unie. Une nation renforcée. Une nation guérie.

Les Etats-Unis d’Amérique. Dieu te bénisse.

Et que Dieu protège nos troupes.

Joe Biden

7 Novembre 2020

https://labreve.info/usa-election-lintegralite-du-discours-de-joe-biden-apres-sa-victoire/

vendredi 6 novembre 2020

Élections américaines - White Supremacy : La lucidité politique haïtienne ! #LeReCit

Credit Photo : Chris Dumond (The Detroit News)

Elections américaines - White Supremacy : Un peu de lucidité politique haïtienne ! #LeReCit ( Texte de Cyrus Sibert )

Il faut cesser de mélanger DROITE, WHITE SUPREMACISTE, Ku Klux Klan, au nom de l’anti-Gauchisme, anti-Lavalas, du Duvalierisme ou de #TetKale.


Ces élections américaines, ont permis de constater le niveau de confusion idéologique qui existe dans l’opinion publique et même chez des citoyens qu’on croyait plus habiles.

 

Tout d’abord, il faut dire que tous les gens qui sont en faveur de BIDEN ne sont ni de GAUCHE, ni LAVALAS, ni anarcopopulistes. 


Par exemple, il y a un ami bien connu à Miami qui s’est impliqué ouvertement dans la campagne en faveur de BIDEN-HARRIS. Cela ne m’étonne pas; car, je le connais comme un homme naturellement concerné par son environnement social et politique. C’est un militant qui a affronté les pires moments de la répression des chimères Lavalas au Cap-Haitien, en vue d’exiger le respect des droits et des libertés civils, politiques des citoyens. Cet ami d’habitude, déteste l’arrogance du pouvoir autoritaire. Alors, c’est normal qu’aujourd’hui il se dresse contre l’inacceptable. Mais cela ne fait pas de lui un gauchiste et encore moins un Lavalas. 


Sur ce point, j’ai la ferme conviction qu’il n’est pas de GAUCHE et ne sera jamais Lavalas. 


En effet, la réalité, c’est qu’il existe une grande différence entre GAUCHE et DROITE, selon que vous soyez en Haiti ou aux Etats-Unis. 


En #Haiti, face à la pauvreté et la misère, un militant de DROITE aux Etats-Unis peut facilement avoir un comportement de GAUCHE. Alors qu’un militant considéré comme de DROITE en Haiti peut facilement épouser certaines causes taxées de GAUCHE aux Etats-Unis. De plus, dans le parti DEMOCRATE américain, les socialistes extrémistes cohabitent avec des centristes qui ne sont pas de GAUCHE, mais plutôt croient qu’il faut un minimum d’intervention de l’État pour alléger les disparités et garder la cohésion sociale.


Aussi, dans le parti républicain, y a t-il cette DROITE SOCIALISANTE constituée de CENTRISTES ou de Républicains qui agissent par compassion, par charité chrétienne. Par exemple, la famille BUSH est de cette catégorie. Elle est très proche des migrants latino-américains; George W. Bush est celui qui a mis sur pied le programme PEPFAR visant à financer la lutte contre le SIDA à travers le monde. Un programme qui a grandement aidé les pauvres d’Afrique, de l’Asie et de l’Amérique à combattre la maladie.


Donc, il faut sortir de cette approche surannée, manichéenne, GAUCHE/DROITE. 



Aussi, y a t-il le bon sens en politique. On ne peut pas se dire noiriste ou Duvalieriste et s’associer à un mouvement #WhiteSupremacy américain. C’est catégoriquement pas HAITIEN. Des enfants conscients de la Première République Noire du Monde, de l’Unique Révolution anti-esclavagiste faite par des esclaves, ne peuvent pas s’associer — sous aucun prétexte — à des “White Suprémacistes”. 

De plus, il est impossible de ne pas se sentir concerné par les agressions continues contre les minorités, les menaces de toutes sortes contre les immigrants, le nativisme qui insulte les américains naturalisés, le manque de charité ou de compassion pour certaines communautés non-blanches et mêmes de blancs pauvres taxés de “White Trash”. 


Dans ce genre de situation, l'HUMANITÉ qui est en nous en tant qu’homme doit reprendre le dessus. Le risque de déportation de 500,000 jeunes professionnels qui ont traversé la frontière mexicaine illégalement, lorsqu’ils étaient enfants, avec leurs parents, doit pouvoir interpeller l'HUMANITE qui est en tout homme lucide. Car, ces jeunes n’ont rien fait de mal. Ils étaient des enfants et ne pouvaient que suivre la décision de leurs parents. Comment peut-on penser à les expulser vers un pays qu’ils n’ont jamais connu?


Le comble, c’est quand des haïtiens résidant au Canada, qualifient les démocrates américains de socialistes. Mais, le CANADA fait partie des pays les plus socialistes de l’Amérique. Le deuxième après Cuba. Alors, si réclamer des soins de santé, une formation universitaire pour des jeunes, un salaire minimum pour des pauvres fait d’une personne un socialiste ou un communiste, on peut déduire que la COMPASSION et la CHARITÉ CHRÉTIENNE…, c’est du socialisme. Pour être cohérents, ces gens qui résident au CANADA devraient commencer par quitter ce pays et abandonner leur confort socialiste canadien.


Enfin, s’il y a une chose que j’ai pu comprendre durant ces affrontements politiques aux Etats-Unis, c’est que l’amour de plusieurs Blancs américains — qui aujourd’hui supportent les #WhiteSupremacistes — pour des haïtiens, ne dépasse pas leurs affections pour leurs animaux domestiques. Car, le raciste ou le White Suprémaciste qui te dit il t’aime alors qu’il méprise ta famille, ton peuple, ta race et des gens de ta communauté, ne te considère pas plus que son chien ou son petit chat. Vu qu’il se considère supérieur aux autres parce qu’il est de race blanche, il te veux comme son objet, son être inférieur, mais pas comme une personne égale à lui. On ne peut prétendre aimer quelqu’un et détester sa race, son groupe d’origine, sa famille. 


En ce sens, il faut garder un oeil sur ces White Suprémacistes qui voyagent en Haiti dans le cadre des missions religieuses ou des ONGs, tout en restant attachés à leur conception raciste de l’humanité.


Comme il est dit dans la Bible : “On reconnait(ra) l’arbre par son fruit.” 


Ne jamais oublier que si le mouvement des blancs a échoué en #Haiti, il a réussi aux Etats-Unis. Le “White Suprémacy” est un mouvement fondé par des planteurs blancs racistes et esclavagistes. Comme en 1804, il continue de constituer une menace pour Haiti. C’est d’ailleurs le cas pour les autres nations non-blanches de la Caraibe, de l’Amérique latine, d’Afrique, du Moyen-orient et d’Asie.


Comme le monde s’est mobilisé contre l’Etat Islamique et les organisations terroristes, les pays menacés par les rhétoriques de #WhiteSupremacy doivent se mobiliser, concerter et adopter une politique internationale contre ce mouvement réactionnaire rétrograde. 


Cyrus Sibert, #LeReCit @reseaucitadelle reseaucitadelle@yahoo.fr 06 Novembre 2020 Whatsapp: + 509-3686-9669

vendredi 2 octobre 2020

Comme pour prouver l’absence des missionnaires liés au viol de Ranquitte, l'Archevêché du Cap-Haitien publie la liste des prêtres en fonction.-


L'Archevêché du Cap-Haitien publie la liste des prêtres en fonction dans son Archidiocèse. Comme on peut le constater, on a opéré un grand changement au niveau de la Paroisse de Ranquitte. Car, les noms du Curé de la Paroisse de Ranquitte, le Père Charlius Pierre et son Vicaire, le Père Bruno Eugener ne sont pas sur la liste. Le nouveau Curé de Ranquitte s’appelle Jean-Mary Borgella. Nous lui présentons nos félicitations et souhaitons qu’il travaillera à rétablir le prestige et la confiance de tous les fidèles de la zone dans son l’Église.

En effet, après la publication de notre texte " #Haïti-Viol : Le Curé de Ranquitte refuse de répondre à l'invitation d'un Juge d’instruction”, nous avions appris que Charlius Pierre a été relevé de ses fonctions. Il se trouverait à Miami. 

Nous ne savons pas la nature exacte de son absence : révocation, retraite ou transfert, en vue d’empêcher à la justice de l’interroger.

Dans ce dossier, comme d’habitude, la Justice haïtienne représentée par le juge d’instruction Louicius Brenord de la Grande Rivière du Nord, a trainé les pieds, donnant au prédateur et à son superviseur le temps de s’échapper après avoir effacé preuves et évidences.

Mais, c’est sans évaluer la contribution déterminante de #LeReCit @reseaucitadelle et de nos collègues alliés journalistes haïtiens et étrangers. 

Je remercie la journaliste Lara Lemos qui a immortalisé ce dossier dans son livre A CRUZ HAITIANA sur les abus sexuels, le trafic humain et les exploitations de toutes sortes que subissent les enfants haïtiens.

En se comportant de la sorte, les juges haïtiens laissent entrevoir leur faiblesse de caractère, leurs négligences et la complicité tacite de l’institution judiciaire à laquelle ils appartiennent. 

Cependant, cela ne nous empêchera pas de continuer d’avancer, de supporter les victimes et de forcer le changement.

Aujourd’hui, les victimes d’abus sexuels sont plus fortes qu’avant 2008, date de notre première publication sur la pédophilie et l’exploitation sexuelle des enfants haïtiens; et avec l’absence de Bruno Eugener et de son superviseur négligent donc complice, les églises catholiques du Nord d'Haïti sont plus sûres pour les petites filles. 

Il y a certes d’autres prédateurs à démasquer, nous leur conseillons d’amender, de changer de comportement. Ne touchez pas aux enfants, ne vous laissez pas attirer par des mineurs. 

Afin d’éviter d’autres confrontations entre #LeReCit @ReseauCitadelle et l'Église, nous profitons de ce texte pour fixer la règle principale : Ce que vous faites avec une personne adulte consentante ne nous regarde pas; mais, si vous attaquez des enfants, vous allez nous avoir sur le dos…

Croyez nous, nous sommes conscients du rôle de l'Église catholique en Haïti. Dans certains villages où l'État haïtien est absent, le religieux est Pasteur, enseignant, agent de premier soin, infirmier, juge d'arbitrage, conseiller familial, gardien des papiers légaux et/ou testamentaires. J’ai vécu en milieu rural, où ma famille a toujours eu des rapports cordiaux avec des prêtres évoluant dans des conditions précaires, des religieux en général.  Au Mole Saint-Nicolas, Père Jean consultait les gens et procurait les soins médicaux de ma famill; à Jean Rabel, le père Jean Mary Vincent encadrait les paysans agriculteurs et mettait toujours le camion de la coopérative "Tet Ansans”, un Ford blanc et rouge, à la disposition de tous les secteurs, au besoin; à Saint-Raphaël, nous avions connu le père Chery (décédé récemment).

Une façon de dire que nous n’avons pas un problème avec l'Église catholique. Nous sommes contre ces corrompus, ces "marchands du temple”, ces mêmes qui avaient assassiné Jésus parce qu’il n’acceptait pas la maison de son père en marché. Aujourd’hui, on ne peut pas accepter qu’ils la transforment en maison de viol, d’abus sexuels ni de pédophilie. Cette considération est générale et concerne également les autres églises (protestantes et plus), d’autres congrégations. Si notre attention reste concentrée sur l'Église Romaine, c’est parce qu’elle dispose d’une capacité d’influence, d’une hypocrisie sexuelle, d’une loi du silence, en un mot, d’une puissance dont se servent des criminels en quête d’impunité.

En ce sens, les gens de bien de l'Église catholique doivent appuyer les réformes structurelles et/ou institutionnelles visant à présenter une nouvelle réalité ZERO TOLERANCE face aux criminels sexuels. En tout cas, nous comptons les contraindre à aller dans cette direction.

Une église sans pédophiles, sans violeurs et sans criminels sexuels, sera plus crédible et plus forte. Contribuons à forcer ce changement.

Cyrus Sibert,
#LeReCit @reseaucitadelle
reseaucitadelle@yahoo.fr
02 Octobre 2020
Whatsapp: + 509-3686-9669

Lisez le texte : #Haiti-Viol : Le Curé de Ranquitte refuse de répondre à l'invitation d'un Juge d’instruction.- 






mercredi 30 septembre 2020

Los inmigrantes haitianos ilegales en República Dominicana, un problema de múltiples componentes.- #LeReCit

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#LeReCit “Reseau Citadelle” explora la estrategia de la Diplomacia Paralela o “Diplomacy Track II” para influir en las relaciones entre Haití y sus interlocutores internacionales. Las relaciones de pueblo a pueblo van más allá de las relaciones de gobierno a gobierno, llamadas diplomacia oficial o "Diplomacy Track I

Por lo general, los líderes políticos de los estados tienen sus propias preocupaciones administrativas o burocráticas, mientras que los compatriotas en la diáspora e incluso en casa son los más afectados por los problemas no resueltos. A menudo se trata de problemas que podrían discutirse, negociarse o forzarse a resolver entre las sociedades civiles. Por ejemplo, el problema de los inmigrantes haitianos ilegales en República Dominicana. Es un problema de múltiples componentes que el gobierno dominicano llama inmigración ilegal y en el caso de los extremistas dominicanos, una invasión de haitianos o la “Invasión haitiana” el termino más frecuente. Mientras que en este conjunto, nos conviene destacar: 1- El crimen transfronterizo - que implica la corrupción de funcionarios públicos y ministeriales en ambos lados de la frontera; 2- La trata transnacional de personas - Hay mujeres y niños que fueron a la República Dominicana por instigación de representantes de una mafia transnacional que llegaron a las aldeas de Haití para hacer falsas promesas. Son víctimas maltratadas, empobrecidas que quedaron atrapadas allí; 3- Haitianos en proceso de regularización pero retrasados por la administración pública haitiana, incapaces de proporcionar los documentos solicitados por el estado dominicano; 4- Los que cruzan la frontera de manera ilegal, voluntaria, pero temporal, sin intención de permanecer en la República Dominicana; 5- Los que se quedan ilegalmente y cuyo comportamiento representa un grave problema para el turismo y los objetivos de la República Dominicana; 6- Los que se portan muy mal y que nosotros mismos haitianos nunca hubiéramos aceptado en nuestros vecindarios, frente a nuestras casas. Me refiero a estos mendigos en mal estado que se posicionan frente a hoteles, supermercados, alrededor de sitios turísticos de la República Dominicana. Haití no puede ignorar esta situación que plantea un problema de imagen para sus nacionales y su prestigio en general (poder blando o su marca nación). Debemos plantear los problemas de esta manera, ser comprensivos y con el fin de generar la confianza de los socios dominicanos que se darán cuenta de que entendemos su situación y estamos dispuestos a ayudarlos a resolver los problemas fronterizos; lo que nos pondría en una mejor posición para negociar el respeto a nuestros nacionales y un mejor trato a nuestros compatriotas que viven al otro lado de la frontera. No podemos ignorar el problema y simplemente culpar a los dominicanos- aunque en algunos casos hayan graves violaciones de los derechos de los nacionales haitianos. Al menos hagamos nuestra contribución para combatir los problemas transfronterizos. A ciertos niveles, deben establecerse operaciones policiales transfronterizas; a veces es la lucha contra bandas delictivas organizadas que utilizan la migración para enmascarar sus actividades de contrabando, tráfico de personas o narcotráfico; por último, está la cuestión de los inmigrantes ilegales a tratar con los dominicanos, siguiendo una lógica pragmática de entendimiento mutuo e incluso de simpatía. Porque, como estamos viviendo actualmente, con la epidemia # Covid19, cuando todo se detiene globalmente, los pueblos de la isla son "prisioneros de su geografía insular" y se vuelven más dependientes en su estrategia de supervivencia. También es una oportunidad para que los dominicanos tengan cerca un mercado de 10 millones de consumidores justo al otro lado. Volvamos a nuestra contribución a los problemas migratorios: incluso, ni siquiera documentos de identidad nacional de Haití hemos podido proporcionar a los ciudadanos haitianos para entrar en el programa de regularización del gobierno dominicano. ¡Es grave!!! Por tanto, debemos convencerlos de que la inmigración constituye un desplazamiento de la mano de obra que podría evitarse si existiera un marco de comercio equilibrado. Este es un ejemplo del aporte que los ciudadanos e "influencers" de la Isla pueden hacer en forma de ideas, debates y movilizaciones sobre objetivos pragmáticos, realistas y respetuosos, en un espíritu de reciprocidad. Para quienes piensan que nuestro enfoque es una ilusión, recordamos que en 2016, la salida de militares dominicanos del territorio haitiano fue obra de ciudadanos "influencers" que protestaron en las redes sociales. La movilización ciudadana provocó la reacción de los parlamentarios haitianos que se vieron obligados a exigir formalmente, mediante resolución, que los soldados abandonen el territorio haitiano de inmediato. "Nunca dudes que un pequeño número de ciudadanos dispuestos y reflexivos pueden cambiar el mundo. De hecho, siempre sucede" Margaret Mead (1901-1978) Hagamos de la geopolítica de Haití un asunto de ciudadanos. Cyrus Sibert, #LeReCit @reseaucitadelle reseaucitadelle@yahoo.fr 03 de junio de 2020 Whatsapp: + 509-3686-9669

lundi 14 septembre 2020

Iara Lemos dénonce dans son livre, des religieux pédophiles en Haïti.-

( Traduction Google : Portugais - Français, éditée par #LeReCit @reseaucitadelle )

Iara Lemos dénonce dans son livre, des religieux pédophiles en Haïti.-

Iara Lemos

Iara Lemo, actuellement à Folha de S. Paulo à Brasília, lance son premier livre, La croix haïtienne - Comment l'Église catholique a utilisé son pouvoir pour cacher les pédophiles religieux en Haïti, publié par de Tagore Editora et arrive dans les librairies le 18 septembre. Déjà pré-vendu, le livre-reportage traite des violences subies par les enfants haïtiens, victimes de religieux de l'Église catholique qui travaillent ou ont travaillé dans le pays. Ce fut plus de dix ans de recherche dans trois pays dans lesquels. Iara a même réalisé un soutien avec Mitchell Garabedian, une célébrité mondiale lorsque le sujet porte sur des rapports d'abus liés au catholicisme. Elle a récupéré des documents au Vatican et auprès des tribunaux canadiens et américains. Garabadian est l'avocat responsable des actions qui ont renforcé l'enquête sur l'affaire Spotlight au début des années 2002, qui a révélé les violations consommées par les prêtres de la région de Boston, avec la connivence, depuis plus de 20 ans, du cardinal Bernard Francis Law.

Iara apporte des entretiens avec des victimes et des journalistes d'Haïti, comme Cyrus Sibert.  Pour lui, comme l'esclavage, l'exploitation sexuelle des enfants et leur esclavage ( restavek, en créole) sont des pratiques inacceptables: «Dans ce livre, Iara raconte l'histoire des victimes et des faibles. Cela permet aux gens «sans voix» de raconter leur histoire, leur douleur. J'ai eu le privilège de partager avec elle mes expériences, mon témoignage et mes opinions sur une réalité complexe, parfois impensable, mais qui cause beaucoup de souffrance ». Sibert a courageusement dénoncé l'Américain Douglas Perlitz (condamné à près de 20 ans de prison pour abus sexuel d'enfants en Haïti) sur ses blogs et ancienne émission de radio au Cap-Haïtien.

Bien qu'il s'agisse d'un livre qui présente des réalités extrêmement dures, Iara parvient à coudre le récit sans perdre de vue les bonnes choses du pays, faisant preuve d'équilibre et d'amour pour les gens et pour la manière courageuse dont ils vivent avec leurs maux. « C'est un livre indispensable! », Souligne Ricardo Seitenfus, docteur en relations internationales à l'Institut des hautes études internationales de l'Université de Genève, ancien représentant de l'OEA en Haïti. Matheus Leitão Netto signe la préface. Le lancement, ce 18 septembre, se fera en direct  avec un live sur Instagram (@iarablemos), à 19h, quand Iara sera interviewée par Marcos Linhares, son attaché de presse et agent littéraire.

Originaire de Gaúcha de Alegrete, Brasilia, Iara est diplômée de l'UFSM et est spécialiste en histoire politique. Avec plus de 18 ans d'expérience dans les domaines de la télévision, de la presse écrite, de l'internet et de la radio, elle a également travaillé dans les relations presse, en se concentrant sur la gestion de crise. Il est actuellement journaliste politique à Folha de S. Paulo dans la capitale fédérale. Elle a été rédactrice en chef du journal Destak au Brésil, reporter pour G1 et Grupo RBS. Entre autres, elle a remporté le prix Esso, dans la catégorie Intérieur, et une mention honorable dans le Prix du journalisme des droits de l'homme.

Elle a parlé du livre avec Kátia Morais , rédactrice en chef de J & Cia à Brasilia:

Jornalistas & Cia - Quel genre de violence les enfants haïtiens ont-ils souffert? Ont-ils également impliqué des religieuses brésiliennes? Et depuis quand se sont-ils produits?

Iara Lemos - Il s'agissait d'abus sexuels, en échange de soins de base tels que la nourriture, le bain et les médicaments. Ils remontent aux années 1990, selon les documents auxquels j'ai eu accès, mais il peut y avoir des cas avant cela. Cependant, ils n'ont jamais impliqué des nonnes brésiliennes. Ces dernières développent une proportion incroyable de travail social, qui sert de base aux enfants haïtiens.

J & Cia - Quelle a été la réaction de l'Église catholique face aux plaintes?

Iara - L'Église catholique a un système de dissimulation des pédophiles religieux. L'un des cas, celui de Douglas Perlitz, avait même le soutien d'un prêtre pour les crimes à commettre. Il n'a jamais été puni. Parmi les cas que je rapporte dans le livre, un seul possède des documents au Vatican. Il s'agit des crimes commis par l'ex-nonce de l'Église en Haïti, en République dominicaine et à Porto Rico. Même dans ce cas là, il n'a pas été puni. Il est mort sous la garde du Vatican, après avoir fui la région des Caraïbes. Le père Bruno Eugener, qui a violé des filles à l'école qu'il a coordonné à l'intérieur d'Haïti, n'a jamais été puni, comme les autres. L'une de ses victimes m'a dit qu'elle avait été violée sous la menace d'une arme à feu. Elle est donc tombée enceinte, a mis au monde une fille (la fille du prêtre) et vit sous la menace. Cyrus Sibert, un journaliste haïtien qui m'a beaucoup aidé dans mes recherches, a dû sortir sa famille d'Haïti après avoir été menacé de mort. Il s'agit sans aucun doute d'un réseau de protection contre le crime qui doit être brisé.

J & Cia - Ce qui vous a le plus impressionné dans cette recherche, outre les tristes découvertes, bien sûr ...

Iara - Il est difficile d'arriver à cette réponse, mais je pense que l'inertie du système juridique, liée à l'immense réseau de protection créé par l'Église catholique au fil des ans, est quelque chose d'impressionnant. Dans le cas de l'État haïtien, les deux se réunissent dans un engrenage huilé par la douleur de leurs victimes. Les enfants sont entrés dans les écoles à la recherche d’éducation, de nourriture et même de la possibilité de prendre un bain et, ont été violés. Ils ont été de garder ce secret, sous peine de perdre le peu qu'ils avaient. Il est difficile pour les victimes de briser la barrière du silence et de chercher du soutien. Il m’a été difficile d’entendre autant de rapports, de découvrir ces formes de violence contre des enfants qui devraient être protégés. Je remercie chacun de ceux qui m'ont fait confiance dans leurs douleurs, dans l'espoir qu'un jour nous pourrons changer cette réalité de douleur et de violence.

J & Cia - Comment réagit le peuple haïtien face à de telles barbaries?

Iara - La plupart des Haïtiens vivent dans la pauvreté. L'État dépend de l'Église pour assumer des responsabilités et des services qu'il nest en mesure pas doffrir à la populations, tels que la santé et l'éducation. La relation établie entre l'Église catholique et l'État haïtien est si grande, que le vaudou pratiqué par la majorité de la population a été considéré comme un crime selon le code pénal haïtien. Cela n'a été inversé qu'en 2004. L'Église catholique commande plus d'un quart des écoles en Haïti. C'est un travail extrêmement important dans un territoire extrêmement faible, et c'est pourquoi des crimes comme ceux que je raconte dans le livre sont tolérés pour ne pas détruire des emplois et des services indispensables pour la survie de la société locale. Haïti a besoin de travail social.

J & Cia - Avez-vous l'intention de lancer le livre également aux USA et en Haïti même?

Iara - Nous discutons avec des gens en dehors du Brésil, et il y a aussi des contacts pour que le travail puisse s'étendre vers Haïti. Là, cependant, certains éditeurs ont déjà refusé la publication en raison du fait qu'ils travaillent avec des livres de l'Église catholique. Il ne fait aucun doute que nous avons un long chemin devant nous. Je crois que les conversations aux États-Unis se dérouleront plus rapidement, d'autant plus que j'ai compté sur le soutien de l'avocat Garabedian, une référence en matière de crimes de pédophilie commis par l'Église, qui a également aidé des collègues qui ont révélé les plaintes à l'intérieur des États-Unis, comme cest décrit dans le film sur l'affaire Spotlight. Grâce à lui, j'ai eu accès à des documents judiciaires américains qui ont abouti à la punition des religieux. Certaines des victimes haïtiennes ont même été indemnisées pour les crimes qu'elles ont subis.

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D’après le Texte original : Iara Lemos denuncia em livro religiosos pedófilos no Haiti

https://www.portaldosjornalistas.com.br/iara-lemos-denuncia-em-livro-religiosos-pedofilos-no-haiti/