jeudi 15 avril 2010

Flash! Flash! Céméphise Gilles, Judnel Jean et Rudy Hériveaux changent de camp.

Céméphise Gilles, Judnel  Jean et Rudy Hériveaux sont actuellement au Sénat de la République. Ils ont changé de camp. Des informations circulent faisant état de forte somme d'argent pour convaincre ces parlementaires à changer de camp. Pour justifier  leur comportement déclinquant, une rumeur circule dans tout le pays, à savoir : La communauté internationale est ferme sur sa position : pas de loi, pas d'argent.  

Cyrus Sibert, Réseau Citadelle


Flash! Flash! De l’argent pour les sénateurs réticents.

De l'argent pour les sénateurs réticents.

Nous apprenons d'une source sûre, au parlement, que des Sénateurs auraient reçu de l'argent pour se rendre au parlement en vue d'avoir le quorum indispensable au vote de la loi d'urgence :

Sénateur Céméphise Gilles, 7 Millions

Sénateur Judnel Jean, 6 Millions

Sénateur Mathurin 3 Millions.

Mathurin est déjà au Sénat. Céméphise doit arriver dans les minutes qui suivent. Les citoyens doivent pressurer ces parlementaires corrompus et irresponsables pour qu'ils respectent l'esprit Républicain.

Cyrus Sibert, Réseau Citadelle.

L'Amérique Latine: rapprochement avec la Chine et la Russie.-IRIS

L'Amérique latine, construit-elle un nouveau monde avec la Chine et la Russie ?

9 avril 2010.    www.affaires-strategiques.info

Par Jean-Jacques Kourliandsky, chercheur à l'IRIS

Vladimir Poutine était il y a peu au Venezuela. Dimitri Medvedev l'a suivi en Argentine et au Brésil. Rafael Correa, chef de l'Etat équatorien a fait une visite officielle à Moscou fin 2009. Alvaro Uribe, de Colombie, y est attendu. Hu Jintao, le président chinois a pris le chemin du Brésil, du Chili et du Venezuela. L'Amérique latine, dans le silence des medias « occidentaux », parfois rompu de rappels à l'ordre sur les relations entretenues par tel ou tel pays avec la Chine, l'Iran, et la Russie, tissent d'autres liens, avec un nouveau monde qui émerge. La relation économique et commerciale de l'Asie et de la Russie avec l'Amérique latine a pris une dimension planétaire. L'une et l'autre lui ont donné au fil des mois une densité technologique, militaire, et diplomatique. Signe des temps, la république autoproclamée d'Abkhazie a été reconnue par le Nicaragua et le Venezuela. Maxim Gvindzhiya, son « président », après l'Equateur, devrait prochainement se rendre au Pérou et au Venezuela. Tandis que Lula, est attendu à Téhéran en mai.

Ces affinités nouvelles sont donc diplomatiques. Elles rapprochent de part et d'autre des océans, les acteurs longtemps voués aux périphéries du Tiers Etat mondial. Rien à voir pourtant avec les Non-Alignés d'hier. L'économie accompagne et conforte une volonté diplomatique partagée, celle de faire bouger les lignes aux Nations unies et à l'OMC. La Russie négocie son savoir-faire pétrolier, nucléaire et militaire. La montée en puissance de la Chine, et de l'Inde, suppose de la part de ces pays l'importation de minerais, de pétrole, et de denrées alimentaires en quantité sans cesse croissante. Avec l'Afrique, l'Amérique latine a été prospectée avec méthode et efficacité par Pékin et New Dehli. Hanoï, Séoul, Tokyo, Taipeh ont suivi le mouvement. Le monde arabe et l'Iran sont aujourd'hui de la partie. Les visites de chefs d'Etat et de gouvernements ont ouvert la voie au milieu des années 1990. Dix ans plus tard l'heure est aux contrats sonnants et trébuchants.

Selon des statistiques officielles pékinoises, l'Amérique latine a absorbé la moitié des investissements chinois en 2008. 25 milliards de dollars. Les échanges commerciaux ont dépassé la même année 143 milliards de dollars, en croissance de 39% sur l'année précédente. La Chine est désormais le deuxième partenaire de la région. Elle est déjà le premier importateur de produits brésiliens et chiliens. La lecture de la presse spécialisée, au jour le jour, permet de prendre la mesure de ces rapports. Le Chinois ZTE, début 2009, en coopération avec le Vénézuélien Vetelca a lancé un téléphone portable à prix cassé. A la même époque, China Development Bank a prêté 10 milliards de dollars au brésilien Petrobras. En septembre 2009, Cnpc International a signé avec le costaricien Recope un accord permettant la création conjointe d'une raffinerie. Au mois de novembre 2009 Wisco a annoncé un accord d'achat d'acier à long terme avec le Vénézuélien CVG. En mars 2010 le pétrolier chinois CNOOC a acheté 50% du capital de Bridas, deuxième société argentine du secteur.

Sommets bilatéraux, traités de libre-échange encadrent et pérennisent ces flux. Le Premier ministre chinois Hu Jin Tao a dans la période récente visité l'Amérique latine en 2004 et en 2008. Il avait fait escale et affaires en Argentine, Brésil, Chili et Cuba en 2004. Et en 2008 il avait ciblé Cuba, le Costa-Rica et le Pérou. Il a en avril 2010 renouvelé l'exercice au Brésil, au Chili et au Venezuela. Il a reçu en 2009 les présidents brésilien et péruvien. Chine et Costa Rica, Chine et Pérou ont négocié en 2010 un traité de libre-échange. Ils s'ajoutent à celui signé avec le Chili en 2006.

Les autres pays asiatiques ont progressivement emboîté la démarche chinoise, et « fait » eux aussi les Amériques. L'Inde a organisé pour la première fois en mars 2010 un sommet d'affaire bilatéral. Des pourparlers ont été engagés avec le Pérou afin de négocier un accord de libre-commerce. Les sidérurgistes indiens avaient ouvert la voie. Jindal Steel exploite une mine de fer en Bolivie. Hindustan Copper a ouvert en février 2010 des conversations avec le Chilien Codelco. Corée, Japon, Taïwan et Vietnam se démultiplient également sur le terrain latino-américain. Plus récemment le cercle a été élargi au Moyen-Orient, plus particulièrement aux Emirats Arabes Unis, à l'Iran et à la Syrie. Voyages croisé, et projets énergétiques partagés se sont multipliés. 

Cette montée en puissance ne va pas sans contradiction. La Chine privilégie l'achat de denrées brutes et la vente de produits élaborés. Le Brésil se plaint de l'absence d'investisseurs chinois dans son économie, il est vrai, concurrente sur le terrain industriel. L'Argentine, dont la présidente a reporté au dernier moment une visite accordée de longue date, a été victime d'une réduction de ses ventes d'huile de soja. La sous-évaluation du Yuan pose problème aux exportateurs industriels d'Amérique latine. Chaussures et pneumatiques chinois ont été ces derniers mois visés par les autorités argentine et brésilienne.

Mais pour l'instant ces différents restent de l'ordre de l'acceptable. Les canaux de négociation de ces différents existent. La Chine, prédateur récent, comme les autres pays asiatiques offre un équilibre apprécié aux prédateurs historiques, européens et états-uniens. Cet équilibre a trouvé d'autres opportunités d'expression politiques, diplomatiques, voire militaires. Asiatiques comme Latino-Américains partagent en effet un objectif commun, celui de modifier les règles de fonctionnement de la société internationale. Brésiliens, Chinois et Indiens, associés aux Russes ont constitué le groupe BRIC à cet effet. Brésiliens et Indiens avec l'Afrique du sud ont mis en place l'IBAS afin de défendre les intérêts des pays périphériques au sein de l'OMC (Organisation mondiale du commerce). Ces efforts ont donné naissance à un ensemble tricontinental le G-20. Le G-20 tricontinental a offert effectivement un ticket d'entrée au sein du G-7 élargi des puissances économiques, rebaptisé G-20, à un certain nombre de pays africains, asiatiques et latino-américains. D'autres forums en particulier entre Ligue arabe et pays d'Amérique du sud se sont ajoutés en 2005-2006.

Ces intérêts croisés touchent aujourd'hui le cœur des cercles décisionnels. Plus actif au sein du système des Nations unies, pays en charge de la MINUSTAH (Mission des Nations unies pour la stabilité de Haïti) à Port au Prince depuis 2004 le Brésil a donné de la voix quand les Etats-Unis ont tenté une OPA haïtienne en février 2010. Membre fondateur du G-4 avec l'Allemagne, l'Inde et le Japon, il s'efforce avec eux d'élargir le cénacle des membres permanents du Conseil de sécurité. Dans l'attente il privilégie, avec la Chine, la nécessité d'aller jusqu'au bout du dialogue avec l'Iran sur le nucléaire. Considérant que le règlement de ce dossier passe par la résolution de celui du Proche-Orient, il a fait en mars une double visite à Jérusalem et Ramallah, significativement passée sous silence à Washington, Londres et Paris. La Chine, et la Russie, mais aussi la France, ont parallèlement offert aux Latino-Américains les plus dynamiques diplomatiquement la possibilité de moderniser leurs forces armées, sans conditionnalité.

Obnubilés par ce qu'elles qualifient de « nouvelles menaces », et la défense de dissidences, Europe et Etats-Unis, diabolisent trop rapidement l'Amérique latine et peinent à comprendre l'évolution du monde. Chine et Russie, Inde et monde arabo-musulman y trouvent leur compte. Madrid s'efforce laborieusement de relancer la relation Europe Amérique latine en vue d'organiser le 18 mai un impossible sommet œcuménique Union-européenne/Amérique latine en mai prochain. Tandis que Washington n'en finit pas de faire des plans sur la comète hémisphérique. L'envoyé du président Obama signalait début avril urbi et orbi l'intérêt d'un président pourtant peu pressé de chausser les chaussures de randonnée latino-américaines de Poutine ou de Hu Jintao. 


Les grands pays émergents se retrouvent à Brasilia

Les grands pays émergents se retrouvent à Brasilia


Brasilia, envoyé spécial


La Chine est devenue un acteur économique majeur en Amérique latine. Troisième partenaire commercial du sous-continent, elle pourrait, à l'horizon 2014-2015, ravir la deuxième place à l'Union européenne, selon un rapport publié cette semaine par la Commission économique pour l'Amérique latine (Cepal). Fort de la montée en puissance de son pays dans le monde "latino", le président chinois, Hu Jintao, sera la vedette du 2e sommet des BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine), le groupe des quatre grands pays émergents, vendredi 16 avril, à Brasilia.


Sommet. Le 2e sommet des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) se tient, vendredi 16 avril à Brasilia.

Poids. Les BRIC représentent 26 % de la superficie de la planète et 32 % de ses terres agricoles, regroupent 42 % de la population et pèsent 15 % du produit intérieur brut (PIB) mondial.

Commerce mondial. Leur part était de 7,2 % en 2000 et de 15 % en 2009. Cette croissance est due pour l'essentiel à la Chine (3,9 % des exportations mondiales en 2000 ; 10 % aujourd'hui) .


Le président russe, Dmitri Medvedev, et le premier ministre indien, Manmohan Singh, participeront à ce rendez-vous, aux côtés de leur hôte brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva. Hu Jintao fera à cette occasion une visite officielle au Brésil. Ce sera sa dixième rencontre avec le président Lula, et sa deuxième au Brésil.


L'essor des échanges entre le géant d'Asie et les pays de la région résulte de la complémentarité entre leurs économies. D'un côté, une Chine avide de matières premières, d'énergie et de denrées agricoles ; de l'autre, une Amérique latine qui en est riche.

 

Cette relation commerciale florissante témoigne pourtant d'une forte asymétrie : l'Amérique latine fournit presque exclusivement à la Chine des produits de base, alors que cette dernière lui vend des biens manufacturés à forte valeur ajoutée. Le pétrole représente 94 % des ventes de l'Equateur à la Chine, le soja et ses produits dérivés 80 % de celles de l'Argentine.

 

Leader économique et politique régional, le Brésil demande à la Chine de corriger cette relation de type "néocolonial" qu'il subit lui aussi. En 2009, la Chine est devenue son premier partenaire commercial, détrônant les Etats-Unis. Les exportations du Brésil vers la Chine ont, en valeur, été multipliées par quinze depuis 2000. Mais en 2009, 73 % d'entre elles correspondaient seulement à trois produits : le minerai de fer, le pétrole et le soja.

 

Le Brésil subit, comme tout le monde, les effets de la sous-évaluation de la monnaie chinoise, le yuan, conjuguée, dans son cas, à une surévaluation de sa propre monnaie, le real. Cette affaire le préoccupe, mais il ne veut pas en faire pour l'heure un cheval de bataille antichinois car, souligne le président de la Banque centrale, Henrique Meirelles, "notre croissance reste surtout tirée par la demande intérieure".


Le Brésil se soucie davantage des exportations que la Chine lui enlève dans son aire commerciale naturelle, l'Amérique du Sud. "Cela se passe sous notre barbe", pestait récemment le président Lula devant ses ministres. Le Brésil perd des parts de marché en Argentine au profit de la Chine, et vice-versa. Les deux voisins, qui entretiennent une relation commerciale tumultueuse, le premier reprochant au second son "protectionnisme" tarifaire, ont pourtant décidé, fin mars, de réagir ensemble en promouvant des missions conjointes en Chine.

 

A cela s'ajoute depuis peu la "guerre du fer", où la Chine et le Brésil s'affrontent par entreprises interposées. Premier fabricant d'acier de la planète, la Chine accuse les trois grands groupes miniers, les anglo-australiens Rio Tinto et BHP Billiton et le brésilien Vale, numéro un actuel avec 33 % de la production mondiale, de se comporter comme un "cartel" qui aurait abusé de sa "position dominante" en doublant quasiment le prix du minerai.

 

Le Brésil fait enfin grief à la Chine de ne pas investir chez lui alors qu'il aura besoin de capital étranger, notamment pour organiser la Coupe du monde de football (2014) et les Jeux olympiques (2016). Lors de sa première visite, en 2004, M. Hu avait promis de consacrer 70 milliards de dollars (51 milliards d'euros) à l'Argentine et au Brésil. Il n'en a rien été. La Chine a investi au Brésil, entre 2007 et 2009, 1 % de ce que les Pays-Bas ont eux-mêmes investi.

 

Mais les choses commencent à changer. Les dirigeants de 65 entreprises chinoises participent cette semaine à des séminaires à Rio de Janeiro et à Sao Paulo. Ils affirment vouloir investir et produire au Brésil. La compagnie chinoise Sinopec va se lancer dans l'exploration pétrolière. M. Hu visitera le port qui abritera le terminal d'exportation du fer vers la Chine. En échange d'une participation à son financement, Pékin aura une garantie de livraison pendant vingt ans.

 

"Nous n'avons aucune illusion romantique sur nos relations avec la Chine", disait il y a peu un ancien ambassadeur brésilien à Pékin. Le Brésil a bien pris conscience de l'agressivité commerciale de la Chine et de ses atouts en matière de compétitivité. Exemple : la Chine participera en bonne place à l'appel d'offres pour la construction de la ligne TGV qui reliera Sao-Paulo à Rio.

 

"Il y a, bien sûr, des contradictions, voire des conflits entre les BRIC, notamment avec la Chine, déclare au Monde, l'ambassadeur Roberto Jaguaribe, le coordinateur du sommet de Brasilia. Mais pour l'instant, l'émergence politique et économique de la Chine est un événement positif. Nos quatre pays ne prétendent pas, cette semaine, prendre des décisions. Nous voulons surtout renforcer notre concertation pour promouvoir des idées communes, comme la réforme de la gouvernance mondiale."

 

La réunion des BRIC était précédée, jeudi, d'un sommet Brésil, Inde et Afrique du Sud, représentée par le président Jacob Zuma.

 
Jean-Pierre Langellier

Cap-Haitien : Manifestation d’écoliers et pillage de convois alimentaires.

Cap-Haïtien : Manifestation d'écoliers et pillage de convois alimentaires.

Par : Cyrus Sibert, souvenirfm@yahoo.fr
Le Ré.Cit.- Réseau Citadelle, Cap-Haïtien, Haïti.
www.reseaucitadelle.blogspot.com

Plusieurs dizaines d'écoliers ont manifesté, le matin du jeudi 15 Avril 2010, devant le local du Ministère de l'Education Nationale,  pour réclamer le respect des promesses faites par le gouvernement  Préval/Bellerive en ce qui concerne le paiement des frais scolaires pour les élèves victimes du séisme du 12 janvier 2010.

Les écoliers ont scandé des propos hostiles au gouvernement qu'ils accusent de travailler au détriment des villes de province.

Le dit programme d'aide aux écoliers lancé en grande pompe par le gouvernement en place n'est pas ressenti dans les départements du Nord et de l'Artibonite.

Une manifestation qui s'est soldée par des cris contre l'Etat centralisateur. Abas Port-au-Prince ! Vive la décentralisation ! Tels ont été les cris des écoliers du Nord ce jeudi 15 Avril 2010 dans la deuxième ville d'Haïti.

Par ailleurs à Carrefour Samarie dans le Quartier de Lafossette, la police essaie de repousser les attaques de groupes de pillards contre des containers de produits alimentaires.

Avec le désordre qui règne dans la distribution de l'aide suite à l'implication d'autorités locales corrompues qui détournent des produits à des fins commerciales, les convois ont perdu leur caractère humanitaire. Il existe des groupes de pillards qui attaquent tous les containers. Les commerçants se plaignent de cette situation qui les empêche d'importer et de livrer leurs marchandises à des grossistes qui  viennent de l'intérieur du pays.

RESEAU CITADELLE (Ré.Cit.), le 15 Avril 2010, 15 hres 25.


Cap-Haïtien : Des voix s’élèvent contre les travaux de « Vorbes & Fils».

Cap-Haïtien : Des voix s'élèvent contre les travaux de  « Vorbes & Fils».


Par : Cyrus Sibert, souvenirfm@yahoo.fr
Le Ré.Cit.- Réseau Citadelle, Cap-Haïtien, Haïti.
www.reseaucitadelle.blogspot.com


Des voix s'élèvent pour dénoncer les travaux de la compagnie  « Vorbes & Fils» Cap-Haïtien. Depuis plus d'une semaine des tracteurs de la compagnie s'activent a creuser des trous dans la ville pour ensuite les remblayer. La cause : les plans utilisés par la compagnie ne répondent pas aux vestiges des infrastructures existantes.  Rue 5, rue 7, rue 12, rue 13, rue 16, sont systématiquement mises hors service compliquant ainsi le transport dans la ville du Cap-Haïtien.  La population capoise ne fait plus confiance à cette compagnie qui fait montre d'incertitude dans l'exécution des travaux dits de reconstruction des rues de la 2eme ville. « Vorbes & Fils » n'a rien fait pour rassurer la population en donnant des explications sur les travaux à  réaliser. Elle se contente de miser sur le Leadership de Nawoon Marcellus, son représentant, qui  sur les médias de la ville fait campagne et donne la garantie que le « Peuple » est prêt à accueillir « Vorbes & Fils ».


Faut-il signaler que les infrastructures de la ville du Cap-Haïtien ont été construites au début des années 50 sous le gouvernement du Général Paul Eugène Magloire par la firme cubaine de construction « Compania de Industrias Maritimas ».


Depuis 1950, aucun projet d'aménagement n'est arrivé à surpasser la qualité des travaux fournis par Maritimas. Entre 1995 et 2001, les compagnies de construction ADITEK et HL Construction ont réalisé de piètres replâtrages. Les rues réaménagées n'ont duré que quelques mois.


Conséquences, les capois sont sceptiques. Ils ne font pas confiance au savoir faire de  n'importe qu'elle compagnie.


De plus, le blocage systématique de la construction de l'Aéroport du Cap-Haïtien annoncée depuis plusieurs décennies fait naitre un esprit pessimiste. Les capois ne font pas confiance aux opportunistes de la capitale.


« Vorbes & Fils » doit faire mieux pour ramener la confiance. Plus que la complicité bienveillante du Candidat au Sénat du Parti INITE Nawoon Marcellus, il lui faut une campagne de communication et d'information pour rassurer les capois. Les tâtonnements qui consistent à creuser des rues pour les remblayer démontrent une méconnaissance du travail à faire. Les responsables de la compagnie doivent avoir la décence de respecter les capois et d'expliquer le travail qu'ils auront à réaliser dans la ville.


RÉSEAU CITADELLE (Ré.Cit.), le 15 Avril 2010, 11 hres 01.


Bulletin météo du jeudi 15 avril 2010.

Valable jusqu'au 17 avril 2010

Situation synoptique dans la Caraïbe et sur l'Atlantique
Une zone de haute pression centrée sur l'atlantique commence à influencer la météo des Grandes Antilles. Toutefois, de l'air humide et plus ou moins instable serait à l'origine de quelques activités de pluie isolée sur Haïti ce soir et demain.

Prévisions pour Haïti
- Temps partiellement nuageux ce matin ;
- Nuageux à couvert cet après-midi et ce soir notamment dans la région sud du pays;
- Températures clémentes en journée et agréables en soirée ;
- Pluie sectorielle modérée encore prévue ce soir notamment dans le sud-est, le sud, l'ouest, le nord-ouest et le nord. Par conséquent, il est demandé aux habitants des zones à risques d'inondation de rester vigilants.

Prévisions pour Port-au-Prince et environs
• Temps partiellement ensoleillé ce matin;
• Périodes nuageuses cet après-midi et en début de soirée;
• Tº. max. : 32ºC ; Tº min: 21ºC ;
• Chance de pluie isolée ce soir.

Lever & coucher du soleil pour Port-au-Prince
Aujourd'hui   15 Avril.     Lever : 05h 32 mn     Coucher : 06h 06 mn
Vendredi       16 Avril.    Lever : 05h 31 mn     Coucher : 06h 07 mn
Samedi         17 Avril.    Lever : 05h 31 mn     Coucher : 06h 07 mn

Jacquet Jackson, Prévisionniste au CNM


Bulletin météo marine du jeudi 15 avril 2010
Valable jusqu'au 16 avril 2010

PRÉVISIONS MARITIMES:
Zone côtière nord :
Jeudi & vendredi
- Vent du secteur nord nord-est: 20-25 nœuds, devenant nord-est à est : 15-20 nœuds vendredi ;
- Hauteur des vagues: 7 à 11 pieds aujourd'hui, mais diminuant de : 6 à 9 pieds demain ;
- Mer agitée notamment au large;
- Il est demandé aux voiliers de ne pas prendre le large aujourd'hui.

Golfe de la Gonâve :
Jeudi & vendredi
* Vent du secteur nord-est à est : 20-30 nœuds ;
* Hauteur des vagues : 8 à 12 pieds ;
* Mer agitée aujourd'hui ;
* Il est conseillé aux voiliers de ne pas s'aventurer en haute mer.

Zone côtière sud :
Jeudi & vendredi
* Vent du secteur nord-est à est: 15-20 nœuds ;
* Hauteur des vagues : 3 à 5 pieds aujourd'hui, mais allant de : 5 à 8 pieds demain;
* Mer plus ou moins agitée ;
* Les voiliers doivent prendre des précautions en mer.

Jacquet Jackson, Prévisionniste au CNM

Risques sismiques du Nord

Jean Erich René

erich@mondenet.com

Ottawa-Canada

15 Avril 2010  

Nous applaudissons avec frénésie l'initiative combien louable lancée par la Direction Départementale de la Protection Civile du Nord pour arrêter les mesures indispensables en vue d'une éventuelle catastrophe. Toutes nos félicitations aux instances internationales et nationales telles que : la MINUSTAH, l'OXFAM, la World Vision, les ministères de l'Education nationale de la Planification, des Mines et la Police Nationale d'Haïti (PNH). Un ban spécial pour les Autorités Locales du Nord qui ont emprunté à la fourmi sa prévoyance en dressant un nouveau plan de contingence pour parer au mauvais temps.

Une fois de plus le premier cri est parti du Nord héroïque. Son écho doit se répercuter à travers les autres Départements Géographiques du pays. Compte tenu de l'exiguité de notre territoire les secousses telluriques du Nord concernent le Nord'Ouest et auront des retombées directes sous forme de tsunami dans la Grande Anse. Pour éviter toutes spéculations alarmantes nous allons faire appel à l'histoire et à la géophysique pour justifier nos craintes.

Tout d'abord nous devons préciser que selon la littérature scientifique relatives à la tectonique des plaques les deux failles les plus dangereuses du Monde sont :

la faille de San Andreas en Californie (USA)

la faille Septentrionale située au Nord d'Haïti

Les risques sismiques du Nord d'Haiti n'impliquent pas seulement le Cap-Haitien mais toutes les villes côtières du Nord En effet, la faille Septentrionale part du Nord de Santo Domingo en passant au Sud de Monte Christi, traverse Fort Liberté, Cap-Haitien, Le Borgne, St Louis du Nord, Port de Paix. Moreau de St Mery dans son ouvrage : « Description topographique, physique, civile, politique et historique de la Partie Française de l'Ile St Domingue a fait un relevé exhaustif des tremblements de terre jusqu'en 1551. Il revient au Père Cherer du Séminaire Collège St Martial de chiffrer au nombre de 38 la liste des Tremblements de terre qui ont frappé Haïti de 1551 à 1900. Notamment citons :1684, 1691, 1701, 1713, 1734, 1751, 1768, 1769, 1770, 1771, 1783, 1784, 1785, 1786, 1787, 1788, 1789, 1818, 1860, 1864, 1881, 1887, 1904, 1910, 1911, 1912, 1917, 1918, 1922, 1924, 1946, 1952, 1956, 1946, 1952, 1956, 1962, 1997. Nous ajoutons 2008 et 2010.

Comme vous pouvez bien le constater de 1684 à 2010 Haïti a connu 40 tremblements de terre. A cause de notre analphabétisme biséculaire et notre culture GRIOT héritée de l'Afrique, axée sur la transmission orale, le passage des séismes n'a pas été capté par l'écriture. Ces souvenirs funestes ont disparu dans la mémoire collective. Mais les séismes connus en Haïti, selon la carte de Fréquence et de Localisation dessinée par l'Observatoire du Petit Séminaire Collège St martial sont pour :

Port-au-Prince : 1701, 1751, 1770, 2008, 2010

La Zone Nord : 1562, 1783, 1842, 1887, 1897, 1904 avec des magnitudes allant de 7.0 à 8.1.

Pour vous décrire l'ampleur des dégâts déjà causés dans le Nord, nous laissons la parole à un témoin oculaire, nul autre que Dantès Bellegarde qui dans son livre « La Nation Haïtienne, p.110) » rapporte : « Le 7 Mai 1842 le Cap-Haïtien et toutes les régions du Nord dont toutes les maisons étaient construites en maçonnerie, ne furent plus qu'un tas de décombres sous lesquels près de 10 mille personnes furent ensevelies. » Notez le nombre de décès enregistrés dans la zone Nord : 10.000 , soit 5000 respectivement au Cap et à Port de Paix qui ne comptaient en ce temps chacune qu'une population de 10.000 habitants. Le taux de mortalité était donc de 50%.

Pourquoi la région du Nord est-elle si vulnérable au Tremblement de Terre?

Comprise entre les parallèles de 17º 40' et 19º 56' de latitude Nord, 68º 20' et 70º 01' de longitude Ouest, l'Ile d'Haiti est située à proximité des plaques tectoniques de la Caraibe et de l'Amérique du Nord. La surface de la terre est constituée d'un ensemble de plaques assemblées comme un puzzle sans être soudées avec la capacité de se déplacer en donnant naissance au tsunami. Si nous évoquons des tableaux aussi funestes c'est en vue de sensibiliser la population haitienne sur l'importance et le bien fondé du nouveau Plan de Contingence du Département du Nord. La Faille Septentrionale accuse une réserve d'énergie dont la majeure partie n'a pas été libérée depuis 800 ans.

Cette faille a donc subi une déformation qui se situe entre 3 à 4 mètres sur son côté latéral gauche, soit une déformation de l'ordre de 7 mm par an. Si elle libère cette énergie , les géophysiciens estiment un séisme de magnitude de 8.0. A Santo Domingo.on se prépare dans l'éventualité du prochain séisme du Nord en mettant l'accent sur la résistance des batiments au séisme. La priorité est accordée surtout aux Hopitaux et aux Ecoles: « The Emergency Operations Center inclut dans son plan national d'urgence pour les séismes, alerte dans le nord du pays, pour la menace que représente la Faille Septentrionale, qu'il y a une partie sans activité depuis 800 ans. Dans le pays, le séisme le plus dévastateur survenu en 1946, était de 8,1 et dévasta Matancitas à Nagua. »

http://tatun.unblog.fr/2010/02/01/la-rep-dominicaine-se-prepare-a-un-eventuel-tremblement-de-terre-de-75/

Le côté le plus crucial c'est que, lors d'un séisme, le taux de mortalité varie avec l'effectif de la population et ses types de logement.Le Tremblement de Terre de 1842 a raflé la moitié de la population du Cap Haitien et de Port-de-Paix.. Faites le décompte, en jugeant de l'importance démographique actuelle de la Zone Septentrionale d'Haiti pour mesurer l'ampleur de la menace. Imaginez la tragédie, compte tenu des constructions anarchiques et de la densité de la population dans les bidonvilles. 500.000 personnes habitent la ville du Cap-Haitien et ses banlieues. Le Délégué Départemental, Georgemain Prophète nous confesse : «Malgré le déficit en ressources humaines et matérielles dont souffre la région, nous savons tout ce qu'il faut faire pour éviter le pire. Mais Port-au-Prince garde tout et ne lâche rien, prétextant que nous n'avons pas besoin d'argent pour résoudre les problèmes.»

Nous en profitons pour attirer la population de la Grande Anse sur les retombées du séisme éventuel de la Faille Septentrionale d'Haiti. Nous ne voulons pas entonner le chant d'un oiseau de mauvaise augure puisqu'à la Rencontre de Santo Domingo le 30 Août 2009, nous avions insisté sur la forte probabilité du Tremblement de Terre de 2010 en nous basant sur une loi géophysique relative à leur récurrence chaque 100 à 120 ans. En établissant la correspondance par rapport au siècle dernier nous retenons pour le 21e siècle : 2010, 2011, 2012, 2017, 2018, 2022, 2024, 2046, 2052, 2056, 2062. Les emplacements sont identifiés par des étoiles de toutes nuances, selon leur importance, dans la légende de la Carte de Fréquence et de Localisationa du Père Cherer. Les autres régions du pays doivent emboiter le pas aux autorités du Nord. Tout mouvement enregistré au niveau de la Faille Septentrionale va provoquer la remontée du niveau de la mer dans la Grande Anse. Caveant Consules!

Les Grand'Anselais ne doivent pas dormir sur leurs lauriers en se confortant dans un faux sentiment de sécurité et rester indifférents aux risques sismiques du Nord. La Grande Anse va enregistrer ses effets sous forme d'un tsunami. La ville de Jérémie bâtie en amphitheatre et comprise entre18.667 à 18° 40' Nord et 74.150 à 74° 9' Ouest n'est pas trop exposée. Mais les populations riveraines sont très vulnérables à une augmentation du niveau de la mer. On assistera à la remontée des eaux profondes accumulées dans les roches karstiques , susceptible de provoquer une violente crue de la Rivière de la Grande Anse et l'inondation des plaines en contre-bas.

http://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/cahiers/PTP/18437.PDF

En octobre 1935, la plupart des gens qui habitaient la vallée de la Grande Anse ont péri. Selon Eddy Cavé dans « Mémoire de Jérémien; p.196; Les Editions du CIDIHCA; Montréal, 2009 »: " L'auteur (Jean Desquiron) traite aussi de l'inondation de la Grand'Anse en octobre 1935, qui fit des milliers de morts. Le lecteur d'aujourd'hui refusera peut-être de croire que, les communications étant coupées avec l'extérieur c'est par la base militaire de Guantanamo que Port-au-Prince sera informée du désastre. Desquiron nous apprend que l'équipage d'un bateau marchand, croisant au large de Jérémie, tomba par pur hasard sur le spectacle atroce d'un troupeau de requins dévorant des milliers de cadavres. Il alerta Guantanamo qui ordonna une visite des lieux et informa le Gouvernement haïtien du désastre."

Dès lors, conscients de l'imminence du danger, il était de coutume au niveau de Ravine Blanche d'avoir deux maisons : l'une en plaine l'autre en montagne en prévision d'une crue surprise. De nos jours la mémoire collective a perdu ce réflexe et nos co-citadins ne prennent plus des mesures de précaution. La nouvelle génération construit inpunément leurs maisons à Gébeau, La Digue, Ravine Blanche, Gelin etc. des zones à risques. Nous embouchons la trompette pour annoncer à nos congénères Grand'Anselais qu'en termes d'inondation et de résurgence des eaux souterraines sous l'influnce d'un tsunami, ils sont aussi concernés et même menacés par les risques sismiques du Nord.

Haiti : La politique comme obstacle à la reconstruction

Lundi 12 avril 2010

Par Pierre-Richard Cajuste*

Soumis à AlterPresse le 10 avril 2010

Le thème même de la Conférence des Donateurs qui s'est tenue à New York le 31 mars dernier « Vers un nouveau futur pour Haïti » mérite qu'on s'y arrête un peu afin de déterminer les enjeux et les processus sous-jacents qui spécifient et justifient l'usage du vocable « nouveau » qualifiant le but de cette rencontre. Le thème en soi constitue la reconnaissance claire qu'une nouvelle approche s'avère impérative dans le cadre de cette nouvelle dynamique sociopolitique. En ce sens que le « nouveau futur » implique une nouvelle approche à la transformation structurelle de l'économie en vue d'impulser le développement durable et un avenir digne pour le peuple haïtien. Bref, il est venu le temps de maintenir un processus continu de réflexion, sur notre compréhension quant à la manière d'aborder la question du changement et du développement en Haïti.

Le séisme du 12 janvier 2010, comme désastre naturel et comme conséquence des inconséquences du genre humain dans sa gestion de l'environnement, a mis a nu l'extrême vulnérabilité structurelle du pays. Le tremblement de terre a décimé l'État central dont la légitimité commençait à être sérieusement érodée vu que ses principaux organes se montraient absolument incapables de fournir les services sociaux de base et de protéger et servir les intérêts de la population. Une population dont la moitié, soit plus de 4 millions d'individus, vivait déjà, bien avant le 12 janvier 2010, en dessous du seuil de la pauvreté.

Aux lendemains de cette conférence, l'évidence pointe vers un approfondissement de l'engagement international et vers une volonté de « construire mieux » cette fois-ci puisque l'emphase est mise sur la planification stratégique et la mise en œuvre effective. Les acteurs nationaux et internationaux sont conscients que l'échec de cette mise en œuvre les fera traîner le boulet de galère de ce verdict implacable de l'Histoire. Mais, comme nous le savons tous, c'est le peuple haïtien qui, en premier lieu, connaîtra les morsures de cet échec cuisant.

Serons-nous capable d'y arriver cette fois ? Le séisme servira t il comme moteur pour penser l'État d'une manière tout à fait « nouvelle » et promouvoir le développement durable ?

La situation sociopolitique haïtienne combine une suite de crises politiques qui ont mis bas tour à tour tyrannie et anarchie. Le pays a usé de vingt neuf (29) constitutions, quarante deux (42) Chefs d'Etats, parmi lesquels sept (7) sont restés au pouvoir plus de dix (10) ans, neuf (9) se sont proclamé président à vie et vingt six (26) ont été ou bien assassinés ou contraints à l'exil. La gestion du pays a toujours cédé la place aux manœuvres politiciennes. Depuis plus de deux décennies, nous nous débattons pour le transformer. Cependant, jusqu' à date, il nous semble que très peu de choses aient changé.

En Haïti, l'exercice du pouvoir vraiment corrompt et les beaux discours sur les changements à effectuer se perdent dans des entreprises trompeuses et malhonnêtes pour s'accrocher au pouvoir. Bref, le pays est fatigué d'être abîmé et le peuple de vivre dans des conditions infrahumaines.

De plus, pour plus d'un, Il y a un besoin important de fluidité et de savoir-faire en matière de planification dans l'administration publique haïtienne. Le temps n'est plus à l'hésitation : il faut enfin changer les acteurs sur le théâtre des opérations.

En lieu et place de cette politique stérile qui se profile à l'horizon, les dirigeants devraient canaliser leurs efforts vers la croissance, la création de richesses, l'infrastructure, l'environnement, l'administration, la modernisation et la systématisation des services publics.

Le secteur privé haïtien a fait part de sa vision d'augmenter la croissance et la communauté internationale la mise en œuvre d'une meilleure coordination de l'aide. Il revient maintenant aux gouvernants d'établir des politiques sectoriels et des plans d'action consensuels répondant aux besoins du pays.

Le combat efficace pour faire reculer continuellement et durablement les frontières de la pauvreté suppose, fondamentalement, l'existence d'un Etat de droit fort et respecté (légitime ?), d'une administration bien outillée et performante et d'une participation effective de l'ensemble des composantes sociales à l'œuvre de construction nationale.

La réforme de l'administration publique haïtienne se fait plus que sentir, c'est un impératif. C'est plutôt par l'administration que le citoyen ordinaire peut évaluer un gouvernement. Nous concentrer sur l'administration nous permettra de rationaliser les services, d'augmenter nos ressources financières.

Combien parmi nos citoyens ne disposent pas d'une carte d'identité, d'un passeport et même d'acte de naissance ?

Combien de nos citoyens n'ont pas d'adresse et ne sont pas répertoriés par l'Etat ? Pourquoi nos institutions publiques ne peuvent pas vendre leurs services ? Comment un Haïtien peut-il disposer de plusieurs cartes d'identité ? Le cas d'Amaral Duclona reflète une nouvelle fois de plus le caractère dysfonctionnel de l'état haïtien. A entendre certains ministres parler, on a l'impression qu'on improvise chaque jour.

Au sud comme au nord, la gouvernance est la condition incontournable pour assurer le fonctionnement de tout système démocratique ainsi que le développement durable et équitable de toute société.

Si on devait qualifier de manière simple ce qu'est la gouvernance, on dirait qu'elle est contenue dans l'idée de « juste Etat », un Etat à la fois garant de la démocratie et des droits des citoyens. L'Etat juste est celui qui assure à la fois ses fonctions régaliennes telles que : assurer l'accès à la justice et à l'administration, promouvoir et protéger les droits de la personne et les libertés fondamentales, mais cela ne suffit pas. L'Etat doit aussi assurer la cohésion sociale d'un peuple, en étant arbitre et acteur qui assure l'accès à la santé, à l'éducation, et qui gère les richesses de manière responsable et impartiale, afin d'assurer leur redistribution équitable.

On ne dira pas non à la politique ; mais nous réclamons d'abord une autre forme de gouvernance pour mieux reconstruire ou finalement construire Haïti. Sinon on sera condamné à voir la réalité de la Reconstruction faire le frais des manœuvres politiciennes des uns et des autres.

* Coordonateur du Conseil d'Analyses et de Recherches sur Haïti (CARH)

Contact: Cajuste2000@ yahoo.com

mercredi 14 avril 2010

Rétablissement du Courant électrique au Cap-Haitien.

Par : Cyrus Sibert, souvenirfm@yahoo.fr
Le Ré.Cit.- Réseau Citadelle, Cap-Haïtien, Haïti.
www.reseaucitadelle.blogspot.com

Les moteurs de la Centrale Jose Marti ont repris, partiellement, la production du courant électrique ce mercredi 14 Avril 2010. Il était environ 5 heures de l'après-midi quand dans certains quartiers de la ville, les habitants pouvaient remarquer que le courant était disponible.

Le Sénateur Kelly C. Bastien avait annoncé une décision en ce sens.

Le retour du courant électrique est une victoire du mouvement citoyen qui a secoué la ville dans la nuit du 13 avril 2010. Un jeune a payé de sa vie, l'entêtement de la République de Port-au-Prince à dicter les décisions les plus simples. Il y avait du mazout dans la ville. Plusieurs centaines de milliers de gallons sont stockés dans des cuves au Cap-Haïtien.

Cette situation est une preuve que la libération du Nord par la décentralisation est une question de lutte pour une autonomie véritable. L'Espagne a fait de ses régions des zones économiquement viables en décentralisant administrativement et économiquement. Les anciens schémas de contrôle par une poignée de dirigeants coupés de la réalité des villes de province et aveuglés par les gains immédiats ne s'accommodent plus aux exigences d'un monde de plus en plus interconnecté.

Nous allons lutter, indépendamment, contre ces réflexes centralisateurs du pouvoir en place, pour la construction et la gestion locale de l'aéroport du Cap-Haïtien, le développement du port de la ville, la construction de la route de Labadee, l'expansion du réseau électrique, la transformation de tout le département du Nord-est en zone franche capable de résorber le chômage dans la région, le développement du tourisme, l'autonomie fiscale…La fausse notion que ces taches sont au-dessous de la capacité des cadres de la zone doit être mise au placard des mythes.

Nous mènerons une bataille de grande envergure. Nous n'allons plus demander aux inconscients de Port-au-Prince de nous accorder la décentralisation. Nous allons prendre notre vie en charge.

RÉSEAUCITADELLE (Ré.Cit.), le 14 Avril 2010, 18 hres 13.

Bulletin météo du mercredi 14 avril 2010


Valable jusqu'au 16 avril 2010
Situation synoptique dans la Caraïbe et sur l'Atlantique
Un creux en surface s'étend de l'atlantique jusqu'au sud de Porto Rico ce matin. Quelques activités de pluie isolée demeurent encore possibles sur Haïti ce soir.

Prévisions pour Haïti
* Temps partiellement ensoleillé ce matin ;
* Passage nuageux en fin de journée et en début de soirée ;
* Températures clémentes en journée et agréables en soirée ;
* Pluie sectorielle modérée encore possible ce soir notamment dans le nord-ouest, le nord, le nord-est, le centre, l'ouest et le sud-est.

Prévisions pour Port-au-Prince et environs
• Temps partiellement ensoleillé ce matin;
• Passages nuageux cet après-midi et en début de soirée;
• Tº. max. : 33ºC ; Tº min: 20ºC ;
• Possibilité de pluie isolée ce soir.

Pluviométrie d'hier soir
CNM (Aéroport) : 5.5 mm ; Mon Repos (carrefour) : 3mm ; Fond-parisien : 2mm

Lever & coucher du soleil pour Port-au-Prince
Aujourd'hui 14 Avril.        Lever : 05h 33 mn        Coucher : 06h 06 mn
Jeudi 15 Avril.                 Lever : 05h 32 mn        Coucher : 06h 06 mn
Vendredi 16 Avril.           Lever : 05h 31 mn        Coucher : 06h 07 mn

Jacquet Jackson, Prévisionniste au CNM


Bulletin météo marine du mercredi 14 avril 2010
Valable jusqu'au 15 avril 2010

PRÉVISIONS MARITIMES:
Zone côtière nord :
Mercredi & jeudi
* Vent du secteur nord nord-est: 15-20 nœuds ;
* Hauteur des vagues: 7 à 10 pieds ;
* Mer agitée notamment au large;
* Il est conseillé aux voiliers de ne pas s'aventurer en haute mer.

Golfe de la Gonâve :
Mercredi & jeudi
* Vent du secteur nord-est à est : 15-20 nœuds ;
* Hauteur des vagues : 5 à 8 pieds ;
* Mer plus ou moins agitée à agitée ;
* Les voiliers doivent prendre des précautions en mer.

Zone côtière sud :
Mercredi & jeudi
*Vent du secteur nord-est à est: 10-15 nœuds ;
*Hauteur des vagues : 3 à 5 pieds ;
* Mer plus ou moins agitée.

Jacquet Jackson, Prévisionniste au CNM

Michelle Obama a Haiti, Visite d'evaluation et de solidarite

14 avril 2010                                                                        No. 2010/06

13 avril 2010

 

Michelle Obama à Haïti : visite d'évaluation des besoins et de solidarité

 

Mmes Jill Biden et Michelle Obama ont visité un lieu de refuge pour enfants avec Mme Elisabeth Préval à Port-au-Prince (Haïti). Mmes Obama et Biden se sont rendues à Haïti afin de réaffirmer au peuple et au gouvernement de ce pays l'engagement à long terme qu'ont pris les États-Unis de les aider à se relever et à reconstruire leur patrie.

 

Washington - Michelle Obama, l'épouse du président Barack Obama, accompagnée de Jill Biden, l'épouse du vice-président Joe Biden, se sont rendues, le 13 avril, à Port-au-Prince, la capitale d'Haïti, afin d'évaluer la situation en matière de relèvement et de reconstruction et de rendre visite à des enfants logés dans des camps provisoires.

 

Dans un bref communiqué, la Maison-Blanche a indiqué que Mmes Obama et Biden ont effectué dans un hélicoptère de l'armée américaine une tournée aérienne de la capitale, où un million au moins de sans-abri sont logés dans des tentes et sous des bâches depuis le tremblement de terre du 12 janvier. Leur visite avait été gardée secrète jusqu'à leur arrivée en milieu de matinée.

 

« C'est impressionnant. La dévastation est certainement immense », a déclaré Mme Obama après le survol de Port-au-Prince.

 

« Michelle Obama et Jill Biden se rendent à Haïti afin de réaffirmer au peuple et au gouvernement de ce pays l'engagement à long terme qu'ont pris les États-Unis de les aider à se relever et à reconstruire, particulièrement au moment où débute la saison des pluies et des cyclones, et pour remercier les femmes et les hommes de toute spécialisation envoyés par le gouvernement américain de leurs efforts extraordinaires en Haïti au cours des trois derniers mois, ainsi que pour saluer les Nations unies et toutes les agences internationales de secours d'urgence qui ont entrepris des travaux de vaste échelle pour aider Haïti », indique le communiqué.

 

Leur escale surprise dans cet État insulaire des Antilles s'inscrit en prélude à une visite prévue au Mexique du 13 au 15 avril. Elle suit de trois mois, pratiquement jour pour jour, le séisme de magnitude 7 qui a frappé la capitale haïtienne et 4 villes voisines plus au sud, faisant quelque 230.000 morts, selon les estimations, et plus de 1 million de déplacés.

 

À leur descente de l'hélicoptère, Mmes Obama et Biden - cette dernière enseigne dans un collège universitaire du nord de la Virginie - ont été accueillies par le président haïtien René Préval et par son épouse, Mme Elisabeth Debrosse Delatour Préval.

 

Les salutations terminées, Mmes Obama et Biden se sont rendues en autocar, selon les informations de la presse, à un site qui se trouve derrière le Musée d'art haïtien, où Mme Préval a organisé un lieu de refuge pour enfants avec l'aide de l'artiste et peintre haïtien de renommée internationale Philippe Dodard. Baptisé « Plas Timoun », ou Place des enfants, ce lieu avait été choisi par Mme Préval pour permettre à des artistes haïtiens, dont M. Dodard, de réaliser avec les enfants des projets artistiques dans le cadre d'un programme de traitement thérapeutique postsismique. Selon des responsables haïtiens, quelque 900 enfants participent à ce programme, qui par ailleurs en nourrit 2.000 régulièrement chaque jour.

 

Mmes Obama et Biden ont été accueillies par des dizaines d'enfants qui leur ont chanté des chansons et joué une petite pièce. Elles se sont entretenues avec les enfants avec l'aide de Mme Préval qui faisait office d'interprète.

 

Le programme Plas Timoun a été mis sur pied par Mme Préval et M. Dodard avec le concours d'une équipe de psychologues, de pédagogues et de politiciens. Les enfants de 6 à 10 ans vivant sous des tentes reçoivent une aide psychologique sous la forme de thérapie artistique et musicale et de jeux. Ils reçoivent également à manger et à boire. Les activités se déroulent dans des autocars offerts par la République dominicaine. Le ministère haïtien de l'éducation travaille à élargir ce programme à d'autres communautés scolaires.

 

Le séisme a détruit ou endommagé environ 90 % des écoles de Port-au-Prince et 40 % de celles des localités voisines. Avant cette catastrophe, moins de la moitié des enfants haïtiens en âge de scolarisation fréquentaient l'école et seulement 20 % des enfants d'âge primaire étaient inscrits dans des écoles publiques.

 

La reconstruction en cours

Lors de la conférence des donateurs organisée en mars par les Nations unies, la communauté internationale s'est engagée à verser 9,9 milliards de dollars au titre de l'aide humanitaire, afin de soutenir le relèvement et la reconstruction d'Haïti, dont plus de 5,3 milliards de dollars pour leurs 2 premières années de reconstruction. Le secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki-moon, avait annoncé ces contributions le 31 mars, à la fin de cette conférence. Auparavant, M. Ban avait déclaré aux donateurs qu'il envisageait pour le peuple haïtien « un renouveau national complet » et que les travaux de reconstruction devaient aller de pair avec les secours d'urgence. Il avait vivement encouragé les donateurs à continuer d'apporter leur soutien financier à l'aide humanitaire à Haïti.

 

Selon les spécialistes du développement international, la reconstruction d'Haïti pourrait demander plus de dix ans. L'une des conditions primordiales de ce redressement est la reconstruction de Port-au-Prince, le centre politique et économique de l'État.

 

(Les articles du site «America.Gov» sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'État. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)

 

(Fin de texte)