| On a voté la loi d'urgence 13 pour, 3 abstentions. Rudy Hériveaux, Anacacis et Céméphise Gilles se sont abstenus. La loi a été votée sans aucun changement. Cyrus Sibert, Réseau Citadelle. |
jeudi 15 avril 2010
On a voté la loi d'urgence.
Pénurie de carburant: le Ministre des Finances annonce l'arrivée prochaine de 3 tankers dont un premier dès ce week-end.
Pénurie de carburant: le Ministre des Finances annonce l'arrivée prochaine de 3 tankers dont un premier dès ce week-end Port-au-Prince, le 15 avril 2010 – (AHP) – Un premier tanker devrait arriver dès cette fin de semaine pour mettre un terme à une certaine rareté de carburant constatée dans les stations service de la capitale depuis le début de la semaine. Le Ministre de l'Économie et des Finances, Ronald Baudin a expliqué qu'après le premier arrivage qui devrait avoir lieu dans les 3 jours (18 avril), un deuxième le 22 avril puis un troisième le 4 mai sont attendus pour régulariser la distribution du carburant. Des dispositions sont également prises pour constituer le stock de réserve pour qu'aucun problème de ce type ne se reproduise, a assuré le ministre M.Baudin a précisé que les longues files constatées dans les pompes à essence sont dues à la panique créée par une rumeur de rupture de stock et par à la course au stockage. Le ministre qui s'est felicité de la disposition prise par l'Association nationale de distribution des produits pétroliers de ne vendre que 1000 gourdes de carburant à chaque client, a fait savoir aux chauffeurs et à tous autres secteurs qu'il n'y avait plus aucune raison pour eux de stocker du carburant, car le marché sera bientôt approvisionné qu'il n'y aura pas de rupture de stock d'ici le 18 avril. Selon les informations, le retard enregistré dans l'alimentation du marché était dû à un problème enregistré la semaine dernière au port d'embarquement du fuel et le navire n'a pu arriver à temps. Les autorités avaient dû autoriser les compagnies de produits pétroliers à s'alimenter en République dominicaine. Et l'acheminement du carburant étant fait par voie terrestre, accuse un certain retard. |
6 anciens premiers ministres haïtiens initient un forum pour réfléchir sur le devenir d'haïti et la nouvelle réalité provoquée par le séisme.
| 6 anciens premiers ministres haïtiens initient un forum pour réfléchir sur le devenir d'Haïti et la nouvelle réalité provoquée par le séisme Port-au-Prince, le 15 avril 2010 – (AHP) – Une demi-douzaine d'anciens premiers ministres ayant servi pour la plupart sous les presidences de Jean Bertrand Aristide et de René Préval informent avoir initié une série de rencontres pour une analyse approfondie de la nouvelle réalité provoquée par le cataclysme (seisme du 12 janvier). "Le mercredi 24 Mars écoulé, Jacques Edouard ALEXIS, Rosny SMARTH, Yvon NEPTUNE, Robert MALVAL, Jean Marie CHERESTAL et Marc Louis Bazin, tous, anciens Premiers Ministres, conscients de la complexité des enjeux et des défis exacerbés par le séisme du 12 janvier, transcendant nos divergences, nos différences et notre appartenance politique et idéologique, avons initié sur le site historique de Fort Jacques une série de rencontres pour une analyse approfondie de la nouvelle réalité provoquée par le cataclysme, indiquent les 6 hommes dans un communiqué conjoint . Ils informent avoir eu l'opportunité de se pencher sur les dégâts causés par le séisme et sur la problématique du développement durable et irréversible du pays. "Il a été clairement établi que ce forum charriait une telle somme de visions à intégrer et d'expériences diverses à partager qu'il était impératif pour nous concerter pour enrichir le débat sur les nouvelles orientations à tout prix au devenir de notre Nation", informent encore le comuniqué, ajoutant que cette rencontre, une première dans notre paysage politique non seulement dans un cadre symbolique fort, mais est aussi une démarche, bien que trop tardive, pour une participation citoyenne de haut niveau aux réflexions et actions stratégiques visant le desenlisement social, économique et institutionnel de notre patrie durement frappée, et qui ne peut se relever que grâce à un robuste réseau d'abnégations. Ce forum d'anciens Premiers Ministres dit vouloir encore se positionner sur les grands dossiers qui dominent aujourd'hui et domineront demain la scène politique haïtienne et impliquant l'avenir de notre pays. Pour cela nous serons guidés d'une part par les grands principes universels d'humanisme qui ont inspiré les progrès de l'homme et d'autre part, par les hautes valeurs de notre culture de people, portés par nos hommes et nos femmes tout au long de notre longue histoire. Le dialogue, la concertation, le consensus et la participation seront privilégiés comme instruments de cohésion quand l'intérêt du peuple haïtien le commandera, promettent les 6 anciens premiers ministres, estimant que les défis sont de taille et qu'il faut les aborder avec vision, pragmatisme et transcendance. L'initiation de ce forum intervient alors que le débat fait rage autour du brûlant dossier de la prolongation pour 18 mois de la loi d'urgence 2008 et l'approbation du coup par le parlement d'une commission mixte (haïtiens/étrangers) appelée à gérer au cours de la même période de 18 mois un montant de 5 milliards de dollars devant servir à la première phase de reconstruction d'Haïti. |
De hauts cadres de l'ONA interrogés mercredi sur de graves accusations portées contre le directeur général: Jean-Alix Boyer convoqué une 2ème fois vendredi au Parquet de Port-au-Prince.
De hauts cadres de l'ONA interrogés mercredi sur de graves accusations portées contre le directeur général: Jean-Alix Boyer convoqué une 2ème fois vendredi au Parquet de Port-au-Prince Port-au-Prince, le 14 avril 2010 – (AHP) – Le Directeur général de l'Office national Assurance vieillesse Jean-Alix Boyer est convoqué vendredi au Parquet de Port-au-Prince, après avoir boudé une première invitation lundi suite à une plainte déposée contre lui par le syndicat de l'Institution pour " corruption" présumée. En conférence de presse au lendemain de la déposition de la plainte, le président du syndicat, Réginald Petit Homme avait fait savoir qu'il y a suffisamment de documents capables de prouver que M. Boyer a pillé les caisses de l'ONA, pour que la Cour supérieure des Comptes prenne un arrêt débet contre lui. Lors de sa convocation au Parquet, le Directeur général de l'ONA devrait répondre entre autres d'accusations de "concussion, détournement de fonds et corruption". Selon des sources judiciaires, il se serait rendu coupable d'avoir contourné la loi sur les passations de marché en scindant des chèques émis à la même date. "Il y a plusieurs preuves sur ce type de manoeuvres tout comme sur le cas de montants accordés à des fonctionaires pour favoriser la sortie de certains chèques", ont fait savoir les mêmes sources. Le Directrice générale adjointe de l'ONA, Erna Beaulieu, et l'administratrice Marlène Romulus auraient répondu mercredi à une invitation du Parquet pour aider à faire le jour sur toutes les accusations portées contre M. Boyer. Des proches collaborateurs du directeur général assimilent les accusations dont il fait l'objet à un complot qui aurait pour objectif de lui faire perdre son poste. Entre temps, à l'ONA, c'est la grande division, le directeur général est accusé d'isoler son adjointe dans les prises de grandes décisions. Tout comme il chercherait à se défaire de son administratrice. Cependant, Jean Alix Boyer cherche à se rapprocher des employés. Une gratification de 17.000 gourdes a récemment été déposée sur le compte de chaque employé, le directeur général procède aujourd'hui à une distribution de tentes et promet une avance de 4 à 5 mois de salaires à chaque employé. Entre temps, dans certains milieux gouvernementaux, on affirme que toute la lumière sera faite sur ce dossier à un moment où les autorités cherchent à se défaire de l'étiquette de corruption accolée à Haïti dont le gouvernement devrait gérer au cours des 18 prochains mois, de concert avec des secteurs étrangers, un montant de 5 milliards de dollars promis par la communauté internationale pour la reconstruction d'Haïti. |
Le gouvernement français paraphe un contrat pour le décaissement 5 millions d'euros en apppui budgétaire à Haïti, d'un montant total de 40 millions sur 2 ans.
Le gouvernement français paraphe un contrat pour le décaissement 5 millions d'euros en apppui budgétaire à Haïti, d'un montant total de 40 millions sur 2 ans Port-au-Prince, le 15 avril 2010 – (AHP) – Le ministre haïtien de l'économie et des finances, Ronald Baudin et l'ambassadeur français accrédité dans le pays, Didier Lebret ont paraphé jeudi deux accords de coopération au nom de leur gouvernement respectifpour un montant total de 5.5millions d'euros. Le premier accord consacre un appui budgétaire de 5 millions d'euros au gouvernement haïtien et l'autre, un amendement de 500.000 euros pour l'exécution des travaux de réfection à l'Hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti (HUEH). L'appui budgétaire de 5 millions constitue une première tranche d'une enveloppe globale de 40 millions qui seront débloqués en faveur d'Haïti sur une période de 2 ans comme l'avait annoncé le président Nicolas Sarkozy lors de sa récente visite dans le pays. Le ministre Ronald Baudin a indiqué que 15 autres millions seront débloqués avant la fin de l'exercice fiscal en cours alors qu'au début du prochain exercice et comme promis, la France accordera les 20 millions restants. Se réjouissant de ce geste témoignant selon lui de la solidarité des autorités françaises avec Haïti, Ronald Baudin garantit que les fonds seront gérés de manière transparente et seront dirigés vers des activités qui permettront aux citoyens de faire face aux difficultés auxquelles ils sont actuellement confrontés. Pour sa part, l'ambassadeur français en Haïti, Didier Lebret a indiqué que la France va honorer les engagements qu'elle a pris en vue de la reconstruction d'Haïti après le violent séisme du 12 janvier. "Nous sommes heureux de donner au gouvernement haïtien un appui budgétaire de 40 millions d'euros sur 2 ans et nous sommes certains que ces fonds sera investis dans des programmes gouvernementaux en faveur des citoyens haïtiens, a ajouté le diplomate français. |
Flash! Flash! Céméphise Gilles, Judnel Jean et Rudy Hériveaux changent de camp.
| Céméphise Gilles, Judnel Jean et Rudy Hériveaux sont actuellement au Sénat de la République. Ils ont changé de camp. Des informations circulent faisant état de forte somme d'argent pour convaincre ces parlementaires à changer de camp. Pour justifier leur comportement déclinquant, une rumeur circule dans tout le pays, à savoir : La communauté internationale est ferme sur sa position : pas de loi, pas d'argent. Cyrus Sibert, Réseau Citadelle |
Flash! Flash! De l’argent pour les sénateurs réticents.
De l'argent pour les sénateurs réticents.
Nous apprenons d'une source sûre, au parlement, que des Sénateurs auraient reçu de l'argent pour se rendre au parlement en vue d'avoir le quorum indispensable au vote de la loi d'urgence :
Sénateur Céméphise Gilles, 7 Millions
Sénateur Judnel Jean, 6 Millions
Sénateur Mathurin 3 Millions.
Mathurin est déjà au Sénat. Céméphise doit arriver dans les minutes qui suivent. Les citoyens doivent pressurer ces parlementaires corrompus et irresponsables pour qu'ils respectent l'esprit Républicain.
Cyrus Sibert, Réseau Citadelle.
L'Amérique Latine: rapprochement avec la Chine et la Russie.-IRIS
| L'Amérique latine, construit-elle un nouveau monde avec la Chine et la Russie ? 9 avril 2010. www.affaires-strategiques.info Par Jean-Jacques Kourliandsky, chercheur à l'IRIS Vladimir Poutine était il y a peu au Venezuela. Dimitri Medvedev l'a suivi en Argentine et au Brésil. Rafael Correa, chef de l'Etat équatorien a fait une visite officielle à Moscou fin 2009. Alvaro Uribe, de Colombie, y est attendu. Hu Jintao, le président chinois a pris le chemin du Brésil, du Chili et du Venezuela. L'Amérique latine, dans le silence des medias « occidentaux », parfois rompu de rappels à l'ordre sur les relations entretenues par tel ou tel pays avec la Chine, l'Iran, et la Russie, tissent d'autres liens, avec un nouveau monde qui émerge. La relation économique et commerciale de l'Asie et de la Russie avec l'Amérique latine a pris une dimension planétaire. L'une et l'autre lui ont donné au fil des mois une densité technologique, militaire, et diplomatique. Signe des temps, la république autoproclamée d'Abkhazie a été reconnue par le Nicaragua et le Venezuela. Maxim Gvindzhiya, son « président », après l'Equateur, devrait prochainement se rendre au Pérou et au Venezuela. Tandis que Lula, est attendu à Téhéran en mai. Ces affinités nouvelles sont donc diplomatiques. Elles rapprochent de part et d'autre des océans, les acteurs longtemps voués aux périphéries du Tiers Etat mondial. Rien à voir pourtant avec les Non-Alignés d'hier. L'économie accompagne et conforte une volonté diplomatique partagée, celle de faire bouger les lignes aux Nations unies et à l'OMC. La Russie négocie son savoir-faire pétrolier, nucléaire et militaire. La montée en puissance de la Chine, et de l'Inde, suppose de la part de ces pays l'importation de minerais, de pétrole, et de denrées alimentaires en quantité sans cesse croissante. Avec l'Afrique, l'Amérique latine a été prospectée avec méthode et efficacité par Pékin et New Dehli. Hanoï, Séoul, Tokyo, Taipeh ont suivi le mouvement. Le monde arabe et l'Iran sont aujourd'hui de la partie. Les visites de chefs d'Etat et de gouvernements ont ouvert la voie au milieu des années 1990. Dix ans plus tard l'heure est aux contrats sonnants et trébuchants. Selon des statistiques officielles pékinoises, l'Amérique latine a absorbé la moitié des investissements chinois en 2008. 25 milliards de dollars. Les échanges commerciaux ont dépassé la même année 143 milliards de dollars, en croissance de 39% sur l'année précédente. La Chine est désormais le deuxième partenaire de la région. Elle est déjà le premier importateur de produits brésiliens et chiliens. La lecture de la presse spécialisée, au jour le jour, permet de prendre la mesure de ces rapports. Le Chinois ZTE, début 2009, en coopération avec le Vénézuélien Vetelca a lancé un téléphone portable à prix cassé. A la même époque, China Development Bank a prêté 10 milliards de dollars au brésilien Petrobras. En septembre 2009, Cnpc International a signé avec le costaricien Recope un accord permettant la création conjointe d'une raffinerie. Au mois de novembre 2009 Wisco a annoncé un accord d'achat d'acier à long terme avec le Vénézuélien CVG. En mars 2010 le pétrolier chinois CNOOC a acheté 50% du capital de Bridas, deuxième société argentine du secteur. Sommets bilatéraux, traités de libre-échange encadrent et pérennisent ces flux. Le Premier ministre chinois Hu Jin Tao a dans la période récente visité l'Amérique latine en 2004 et en 2008. Il avait fait escale et affaires en Argentine, Brésil, Chili et Cuba en 2004. Et en 2008 il avait ciblé Cuba, le Costa-Rica et le Pérou. Il a en avril 2010 renouvelé l'exercice au Brésil, au Chili et au Venezuela. Il a reçu en 2009 les présidents brésilien et péruvien. Chine et Costa Rica, Chine et Pérou ont négocié en 2010 un traité de libre-échange. Ils s'ajoutent à celui signé avec le Chili en 2006. Les autres pays asiatiques ont progressivement emboîté la démarche chinoise, et « fait » eux aussi les Amériques. L'Inde a organisé pour la première fois en mars 2010 un sommet d'affaire bilatéral. Des pourparlers ont été engagés avec le Pérou afin de négocier un accord de libre-commerce. Les sidérurgistes indiens avaient ouvert la voie. Jindal Steel exploite une mine de fer en Bolivie. Hindustan Copper a ouvert en février 2010 des conversations avec le Chilien Codelco. Corée, Japon, Taïwan et Vietnam se démultiplient également sur le terrain latino-américain. Plus récemment le cercle a été élargi au Moyen-Orient, plus particulièrement aux Emirats Arabes Unis, à l'Iran et à la Syrie. Voyages croisé, et projets énergétiques partagés se sont multipliés. Cette montée en puissance ne va pas sans contradiction. La Chine privilégie l'achat de denrées brutes et la vente de produits élaborés. Le Brésil se plaint de l'absence d'investisseurs chinois dans son économie, il est vrai, concurrente sur le terrain industriel. L'Argentine, dont la présidente a reporté au dernier moment une visite accordée de longue date, a été victime d'une réduction de ses ventes d'huile de soja. La sous-évaluation du Yuan pose problème aux exportateurs industriels d'Amérique latine. Chaussures et pneumatiques chinois ont été ces derniers mois visés par les autorités argentine et brésilienne. Mais pour l'instant ces différents restent de l'ordre de l'acceptable. Les canaux de négociation de ces différents existent. La Chine, prédateur récent, comme les autres pays asiatiques offre un équilibre apprécié aux prédateurs historiques, européens et états-uniens. Cet équilibre a trouvé d'autres opportunités d'expression politiques, diplomatiques, voire militaires. Asiatiques comme Latino-Américains partagent en effet un objectif commun, celui de modifier les règles de fonctionnement de la société internationale. Brésiliens, Chinois et Indiens, associés aux Russes ont constitué le groupe BRIC à cet effet. Brésiliens et Indiens avec l'Afrique du sud ont mis en place l'IBAS afin de défendre les intérêts des pays périphériques au sein de l'OMC (Organisation mondiale du commerce). Ces efforts ont donné naissance à un ensemble tricontinental le G-20. Le G-20 tricontinental a offert effectivement un ticket d'entrée au sein du G-7 élargi des puissances économiques, rebaptisé G-20, à un certain nombre de pays africains, asiatiques et latino-américains. D'autres forums en particulier entre Ligue arabe et pays d'Amérique du sud se sont ajoutés en 2005-2006. Ces intérêts croisés touchent aujourd'hui le cœur des cercles décisionnels. Plus actif au sein du système des Nations unies, pays en charge de la MINUSTAH (Mission des Nations unies pour la stabilité de Haïti) à Port au Prince depuis 2004 le Brésil a donné de la voix quand les Etats-Unis ont tenté une OPA haïtienne en février 2010. Membre fondateur du G-4 avec l'Allemagne, l'Inde et le Japon, il s'efforce avec eux d'élargir le cénacle des membres permanents du Conseil de sécurité. Dans l'attente il privilégie, avec la Chine, la nécessité d'aller jusqu'au bout du dialogue avec l'Iran sur le nucléaire. Considérant que le règlement de ce dossier passe par la résolution de celui du Proche-Orient, il a fait en mars une double visite à Jérusalem et Ramallah, significativement passée sous silence à Washington, Londres et Paris. La Chine, et la Russie, mais aussi la France, ont parallèlement offert aux Latino-Américains les plus dynamiques diplomatiquement la possibilité de moderniser leurs forces armées, sans conditionnalité. Obnubilés par ce qu'elles qualifient de « nouvelles menaces », et la défense de dissidences, Europe et Etats-Unis, diabolisent trop rapidement l'Amérique latine et peinent à comprendre l'évolution du monde. Chine et Russie, Inde et monde arabo-musulman y trouvent leur compte. Madrid s'efforce laborieusement de relancer la relation Europe Amérique latine en vue d'organiser le 18 mai un impossible sommet œcuménique Union-européenne/Amérique latine en mai prochain. Tandis que Washington n'en finit pas de faire des plans sur la comète hémisphérique. L'envoyé du président Obama signalait début avril urbi et orbi l'intérêt d'un président pourtant peu pressé de chausser les chaussures de randonnée latino-américaines de Poutine ou de Hu Jintao. |
Les grands pays émergents se retrouvent à Brasilia
Les grands pays émergents se retrouvent à BrasiliaBrasilia, envoyé spécial La Chine est devenue un acteur économique majeur en Amérique latine. Troisième partenaire commercial du sous-continent, elle pourrait, à l'horizon 2014-2015, ravir la deuxième place à l'Union européenne, selon un rapport publié cette semaine par la Commission économique pour l'Amérique latine (Cepal). Fort de la montée en puissance de son pays dans le monde "latino", le président chinois, Hu Jintao, sera la vedette du 2e sommet des BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine), le groupe des quatre grands pays émergents, vendredi 16 avril, à Brasilia. Sommet. Le 2e sommet des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) se tient, vendredi 16 avril à Brasilia. Poids. Les BRIC représentent 26 % de la superficie de la planète et 32 % de ses terres agricoles, regroupent 42 % de la population et pèsent 15 % du produit intérieur brut (PIB) mondial. Commerce mondial. Leur part était de 7,2 % en 2000 et de 15 % en 2009. Cette croissance est due pour l'essentiel à la Chine (3,9 % des exportations mondiales en 2000 ; 10 % aujourd'hui) . Le président russe, Dmitri Medvedev, et le premier ministre indien, Manmohan Singh, participeront à ce rendez-vous, aux côtés de leur hôte brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva. Hu Jintao fera à cette occasion une visite officielle au Brésil. Ce sera sa dixième rencontre avec le président Lula, et sa deuxième au Brésil. L'essor des échanges entre le géant d'Asie et les pays de la région résulte de la complémentarité entre leurs économies. D'un côté, une Chine avide de matières premières, d'énergie et de denrées agricoles ; de l'autre, une Amérique latine qui en est riche.
Cette relation commerciale florissante témoigne pourtant d'une forte asymétrie : l'Amérique latine fournit presque exclusivement à la Chine des produits de base, alors que cette dernière lui vend des biens manufacturés à forte valeur ajoutée. Le pétrole représente 94 % des ventes de l'Equateur à la Chine, le soja et ses produits dérivés 80 % de celles de l'Argentine.
Leader économique et politique régional, le Brésil demande à la Chine de corriger cette relation de type "néocolonial" qu'il subit lui aussi. En 2009, la Chine est devenue son premier partenaire commercial, détrônant les Etats-Unis. Les exportations du Brésil vers la Chine ont, en valeur, été multipliées par quinze depuis 2000. Mais en 2009, 73 % d'entre elles correspondaient seulement à trois produits : le minerai de fer, le pétrole et le soja.
Le Brésil subit, comme tout le monde, les effets de la sous-évaluation de la monnaie chinoise, le yuan, conjuguée, dans son cas, à une surévaluation de sa propre monnaie, le real. Cette affaire le préoccupe, mais il ne veut pas en faire pour l'heure un cheval de bataille antichinois car, souligne le président de la Banque centrale, Henrique Meirelles, "notre croissance reste surtout tirée par la demande intérieure". Le Brésil se soucie davantage des exportations que la Chine lui enlève dans son aire commerciale naturelle, l'Amérique du Sud. "Cela se passe sous notre barbe", pestait récemment le président Lula devant ses ministres. Le Brésil perd des parts de marché en Argentine au profit de la Chine, et vice-versa. Les deux voisins, qui entretiennent une relation commerciale tumultueuse, le premier reprochant au second son "protectionnisme" tarifaire, ont pourtant décidé, fin mars, de réagir ensemble en promouvant des missions conjointes en Chine.
A cela s'ajoute depuis peu la "guerre du fer", où la Chine et le Brésil s'affrontent par entreprises interposées. Premier fabricant d'acier de la planète, la Chine accuse les trois grands groupes miniers, les anglo-australiens Rio Tinto et BHP Billiton et le brésilien Vale, numéro un actuel avec 33 % de la production mondiale, de se comporter comme un "cartel" qui aurait abusé de sa "position dominante" en doublant quasiment le prix du minerai.
Le Brésil fait enfin grief à la Chine de ne pas investir chez lui alors qu'il aura besoin de capital étranger, notamment pour organiser la Coupe du monde de football (2014) et les Jeux olympiques (2016). Lors de sa première visite, en 2004, M. Hu avait promis de consacrer 70 milliards de dollars (51 milliards d'euros) à l'Argentine et au Brésil. Il n'en a rien été. La Chine a investi au Brésil, entre 2007 et 2009, 1 % de ce que les Pays-Bas ont eux-mêmes investi.
Mais les choses commencent à changer. Les dirigeants de 65 entreprises chinoises participent cette semaine à des séminaires à Rio de Janeiro et à Sao Paulo. Ils affirment vouloir investir et produire au Brésil. La compagnie chinoise Sinopec va se lancer dans l'exploration pétrolière. M. Hu visitera le port qui abritera le terminal d'exportation du fer vers la Chine. En échange d'une participation à son financement, Pékin aura une garantie de livraison pendant vingt ans.
"Nous n'avons aucune illusion romantique sur nos relations avec la Chine", disait il y a peu un ancien ambassadeur brésilien à Pékin. Le Brésil a bien pris conscience de l'agressivité commerciale de la Chine et de ses atouts en matière de compétitivité. Exemple : la Chine participera en bonne place à l'appel d'offres pour la construction de la ligne TGV qui reliera Sao-Paulo à Rio.
"Il y a, bien sûr, des contradictions, voire des conflits entre les BRIC, notamment avec la Chine, déclare au Monde, l'ambassadeur Roberto Jaguaribe, le coordinateur du sommet de Brasilia. Mais pour l'instant, l'émergence politique et économique de la Chine est un événement positif. Nos quatre pays ne prétendent pas, cette semaine, prendre des décisions. Nous voulons surtout renforcer notre concertation pour promouvoir des idées communes, comme la réforme de la gouvernance mondiale."
La réunion des BRIC était précédée, jeudi, d'un sommet Brésil, Inde et Afrique du Sud, représentée par le président Jacob Zuma. Jean-Pierre Langellier |
Cap-Haitien : Manifestation d’écoliers et pillage de convois alimentaires.
| Cap-Haïtien : Manifestation d'écoliers et pillage de convois alimentaires. Par : Cyrus Sibert, souvenirfm@yahoo.fr Plusieurs dizaines d'écoliers ont manifesté, le matin du jeudi 15 Avril 2010, devant le local du Ministère de l'Education Nationale, pour réclamer le respect des promesses faites par le gouvernement Préval/Bellerive en ce qui concerne le paiement des frais scolaires pour les élèves victimes du séisme du 12 janvier 2010. Les écoliers ont scandé des propos hostiles au gouvernement qu'ils accusent de travailler au détriment des villes de province. Le dit programme d'aide aux écoliers lancé en grande pompe par le gouvernement en place n'est pas ressenti dans les départements du Nord et de l'Artibonite. Une manifestation qui s'est soldée par des cris contre l'Etat centralisateur. Abas Port-au-Prince ! Vive la décentralisation ! Tels ont été les cris des écoliers du Nord ce jeudi 15 Avril 2010 dans la deuxième ville d'Haïti. Par ailleurs à Carrefour Samarie dans le Quartier de Lafossette, la police essaie de repousser les attaques de groupes de pillards contre des containers de produits alimentaires. Avec le désordre qui règne dans la distribution de l'aide suite à l'implication d'autorités locales corrompues qui détournent des produits à des fins commerciales, les convois ont perdu leur caractère humanitaire. Il existe des groupes de pillards qui attaquent tous les containers. Les commerçants se plaignent de cette situation qui les empêche d'importer et de livrer leurs marchandises à des grossistes qui viennent de l'intérieur du pays. RESEAU CITADELLE (Ré.Cit.), le 15 Avril 2010, 15 hres 25. |
Cap-Haïtien : Des voix s’élèvent contre les travaux de « Vorbes & Fils».
Cap-Haïtien : Des voix s'élèvent contre les travaux de « Vorbes & Fils». Par : Cyrus Sibert, souvenirfm@yahoo.fr Des voix s'élèvent pour dénoncer les travaux de la compagnie « Vorbes & Fils» Cap-Haïtien. Depuis plus d'une semaine des tracteurs de la compagnie s'activent a creuser des trous dans la ville pour ensuite les remblayer. La cause : les plans utilisés par la compagnie ne répondent pas aux vestiges des infrastructures existantes. Rue 5, rue 7, rue 12, rue 13, rue 16, sont systématiquement mises hors service compliquant ainsi le transport dans la ville du Cap-Haïtien. La population capoise ne fait plus confiance à cette compagnie qui fait montre d'incertitude dans l'exécution des travaux dits de reconstruction des rues de la 2eme ville. « Vorbes & Fils » n'a rien fait pour rassurer la population en donnant des explications sur les travaux à réaliser. Elle se contente de miser sur le Leadership de Nawoon Marcellus, son représentant, qui sur les médias de la ville fait campagne et donne la garantie que le « Peuple » est prêt à accueillir « Vorbes & Fils ». Faut-il signaler que les infrastructures de la ville du Cap-Haïtien ont été construites au début des années 50 sous le gouvernement du Général Paul Eugène Magloire par la firme cubaine de construction « Compania de Industrias Maritimas ». Depuis 1950, aucun projet d'aménagement n'est arrivé à surpasser la qualité des travaux fournis par Maritimas. Entre 1995 et 2001, les compagnies de construction ADITEK et HL Construction ont réalisé de piètres replâtrages. Les rues réaménagées n'ont duré que quelques mois. Conséquences, les capois sont sceptiques. Ils ne font pas confiance au savoir faire de n'importe qu'elle compagnie. De plus, le blocage systématique de la construction de l'Aéroport du Cap-Haïtien annoncée depuis plusieurs décennies fait naitre un esprit pessimiste. Les capois ne font pas confiance aux opportunistes de la capitale. « Vorbes & Fils » doit faire mieux pour ramener la confiance. Plus que la complicité bienveillante du Candidat au Sénat du Parti INITE Nawoon Marcellus, il lui faut une campagne de communication et d'information pour rassurer les capois. Les tâtonnements qui consistent à creuser des rues pour les remblayer démontrent une méconnaissance du travail à faire. Les responsables de la compagnie doivent avoir la décence de respecter les capois et d'expliquer le travail qu'ils auront à réaliser dans la ville. RÉSEAU CITADELLE (Ré.Cit.), le 15 Avril 2010, 11 hres 01. |
Bulletin météo du jeudi 15 avril 2010.
| Valable jusqu'au 17 avril 2010 Situation synoptique dans la Caraïbe et sur l'Atlantique Une zone de haute pression centrée sur l'atlantique commence à influencer la météo des Grandes Antilles. Toutefois, de l'air humide et plus ou moins instable serait à l'origine de quelques activités de pluie isolée sur Haïti ce soir et demain. Prévisions pour Haïti - Temps partiellement nuageux ce matin ; - Nuageux à couvert cet après-midi et ce soir notamment dans la région sud du pays; - Températures clémentes en journée et agréables en soirée ; - Pluie sectorielle modérée encore prévue ce soir notamment dans le sud-est, le sud, l'ouest, le nord-ouest et le nord. Par conséquent, il est demandé aux habitants des zones à risques d'inondation de rester vigilants. Prévisions pour Port-au-Prince et environs • Temps partiellement ensoleillé ce matin; • Périodes nuageuses cet après-midi et en début de soirée; • Tº. max. : 32ºC ; Tº min: 21ºC ; • Chance de pluie isolée ce soir. Lever & coucher du soleil pour Port-au-Prince Aujourd'hui 15 Avril. Lever : 05h 32 mn Coucher : 06h 06 mn Vendredi 16 Avril. Lever : 05h 31 mn Coucher : 06h 07 mn Samedi 17 Avril. Lever : 05h 31 mn Coucher : 06h 07 mn Jacquet Jackson, Prévisionniste au CNM Bulletin météo marine du jeudi 15 avril 2010 Valable jusqu'au 16 avril 2010 PRÉVISIONS MARITIMES: Zone côtière nord : Jeudi & vendredi - Vent du secteur nord nord-est: 20-25 nœuds, devenant nord-est à est : 15-20 nœuds vendredi ; - Hauteur des vagues: 7 à 11 pieds aujourd'hui, mais diminuant de : 6 à 9 pieds demain ; - Mer agitée notamment au large; - Il est demandé aux voiliers de ne pas prendre le large aujourd'hui. Golfe de la Gonâve : Jeudi & vendredi * Vent du secteur nord-est à est : 20-30 nœuds ; * Hauteur des vagues : 8 à 12 pieds ; * Mer agitée aujourd'hui ; * Il est conseillé aux voiliers de ne pas s'aventurer en haute mer. Zone côtière sud : Jeudi & vendredi * Vent du secteur nord-est à est: 15-20 nœuds ; * Hauteur des vagues : 3 à 5 pieds aujourd'hui, mais allant de : 5 à 8 pieds demain; * Mer plus ou moins agitée ; * Les voiliers doivent prendre des précautions en mer. Jacquet Jackson, Prévisionniste au CNM |
Risques sismiques du Nord
Jean Erich René
erich@mondenet.com
Ottawa-Canada
15 Avril 2010
Nous applaudissons avec frénésie l'initiative combien louable lancée par la Direction Départementale de la Protection Civile du Nord pour arrêter les mesures indispensables en vue d'une éventuelle catastrophe. Toutes nos félicitations aux instances internationales et nationales telles que : la MINUSTAH, l'OXFAM, la World Vision, les ministères de l'Education nationale de la Planification, des Mines et la Police Nationale d'Haïti (PNH). Un ban spécial pour les Autorités Locales du Nord qui ont emprunté à la fourmi sa prévoyance en dressant un nouveau plan de contingence pour parer au mauvais temps.
Une fois de plus le premier cri est parti du Nord héroïque. Son écho doit se répercuter à travers les autres Départements Géographiques du pays. Compte tenu de l'exiguité de notre territoire les secousses telluriques du Nord concernent le Nord'Ouest et auront des retombées directes sous forme de tsunami dans la Grande Anse. Pour éviter toutes spéculations alarmantes nous allons faire appel à l'histoire et à la géophysique pour justifier nos craintes.
Tout d'abord nous devons préciser que selon la littérature scientifique relatives à la tectonique des plaques les deux failles les plus dangereuses du Monde sont :
la faille de San Andreas en Californie (USA)
la faille Septentrionale située au Nord d'Haïti
Les risques sismiques du Nord d'Haiti n'impliquent pas seulement le Cap-Haitien mais toutes les villes côtières du Nord En effet, la faille Septentrionale part du Nord de Santo Domingo en passant au Sud de Monte Christi, traverse Fort Liberté, Cap-Haitien, Le Borgne, St Louis du Nord, Port de Paix. Moreau de St Mery dans son ouvrage : « Description topographique, physique, civile, politique et historique de la Partie Française de l'Ile St Domingue a fait un relevé exhaustif des tremblements de terre jusqu'en 1551. Il revient au Père Cherer du Séminaire Collège St Martial de chiffrer au nombre de 38 la liste des Tremblements de terre qui ont frappé Haïti de 1551 à 1900. Notamment citons :1684, 1691, 1701, 1713, 1734, 1751, 1768, 1769, 1770, 1771, 1783, 1784, 1785, 1786, 1787, 1788, 1789, 1818, 1860, 1864, 1881, 1887, 1904, 1910, 1911, 1912, 1917, 1918, 1922, 1924, 1946, 1952, 1956, 1946, 1952, 1956, 1962, 1997. Nous ajoutons 2008 et 2010.
Comme vous pouvez bien le constater de 1684 à 2010 Haïti a connu 40 tremblements de terre. A cause de notre analphabétisme biséculaire et notre culture GRIOT héritée de l'Afrique, axée sur la transmission orale, le passage des séismes n'a pas été capté par l'écriture. Ces souvenirs funestes ont disparu dans la mémoire collective. Mais les séismes connus en Haïti, selon la carte de Fréquence et de Localisation dessinée par l'Observatoire du Petit Séminaire Collège St martial sont pour :
Port-au-Prince : 1701, 1751, 1770, 2008, 2010
La Zone Nord : 1562, 1783, 1842, 1887, 1897, 1904 avec des magnitudes allant de 7.0 à 8.1.
Pour vous décrire l'ampleur des dégâts déjà causés dans le Nord, nous laissons la parole à un témoin oculaire, nul autre que Dantès Bellegarde qui dans son livre « La Nation Haïtienne, p.110) » rapporte : « Le 7 Mai 1842 le Cap-Haïtien et toutes les régions du Nord dont toutes les maisons étaient construites en maçonnerie, ne furent plus qu'un tas de décombres sous lesquels près de 10 mille personnes furent ensevelies. » Notez le nombre de décès enregistrés dans la zone Nord : 10.000 , soit 5000 respectivement au Cap et à Port de Paix qui ne comptaient en ce temps chacune qu'une population de 10.000 habitants. Le taux de mortalité était donc de 50%.
Pourquoi la région du Nord est-elle si vulnérable au Tremblement de Terre?
Comprise entre les parallèles de 17º 40' et 19º 56' de latitude Nord, 68º 20' et 70º 01' de longitude Ouest, l'Ile d'Haiti est située à proximité des plaques tectoniques de la Caraibe et de l'Amérique du Nord. La surface de la terre est constituée d'un ensemble de plaques assemblées comme un puzzle sans être soudées avec la capacité de se déplacer en donnant naissance au tsunami. Si nous évoquons des tableaux aussi funestes c'est en vue de sensibiliser la population haitienne sur l'importance et le bien fondé du nouveau Plan de Contingence du Département du Nord. La Faille Septentrionale accuse une réserve d'énergie dont la majeure partie n'a pas été libérée depuis 800 ans.
Cette faille a donc subi une déformation qui se situe entre 3 à 4 mètres sur son côté latéral gauche, soit une déformation de l'ordre de 7 mm par an. Si elle libère cette énergie , les géophysiciens estiment un séisme de magnitude de 8.0. A Santo Domingo.on se prépare dans l'éventualité du prochain séisme du Nord en mettant l'accent sur la résistance des batiments au séisme. La priorité est accordée surtout aux Hopitaux et aux Ecoles: « The Emergency Operations Center inclut dans son plan national d'urgence pour les séismes, alerte dans le nord du pays, pour la menace que représente la Faille Septentrionale, qu'il y a une partie sans activité depuis 800 ans. Dans le pays, le séisme le plus dévastateur survenu en 1946, était de 8,1 et dévasta Matancitas à Nagua. »
http://tatun.unblog.fr/2010/02/01/la-rep-dominicaine-se-prepare-a-un-eventuel-tremblement-de-terre-de-75/
Le côté le plus crucial c'est que, lors d'un séisme, le taux de mortalité varie avec l'effectif de la population et ses types de logement.Le Tremblement de Terre de 1842 a raflé la moitié de la population du Cap Haitien et de Port-de-Paix.. Faites le décompte, en jugeant de l'importance démographique actuelle de la Zone Septentrionale d'Haiti pour mesurer l'ampleur de la menace. Imaginez la tragédie, compte tenu des constructions anarchiques et de la densité de la population dans les bidonvilles. 500.000 personnes habitent la ville du Cap-Haitien et ses banlieues. Le Délégué Départemental, Georgemain Prophète nous confesse : «Malgré le déficit en ressources humaines et matérielles dont souffre la région, nous savons tout ce qu'il faut faire pour éviter le pire. Mais Port-au-Prince garde tout et ne lâche rien, prétextant que nous n'avons pas besoin d'argent pour résoudre les problèmes.»
Nous en profitons pour attirer la population de la Grande Anse sur les retombées du séisme éventuel de la Faille Septentrionale d'Haiti. Nous ne voulons pas entonner le chant d'un oiseau de mauvaise augure puisqu'à la Rencontre de Santo Domingo le 30 Août 2009, nous avions insisté sur la forte probabilité du Tremblement de Terre de 2010 en nous basant sur une loi géophysique relative à leur récurrence chaque 100 à 120 ans. En établissant la correspondance par rapport au siècle dernier nous retenons pour le 21e siècle : 2010, 2011, 2012, 2017, 2018, 2022, 2024, 2046, 2052, 2056, 2062. Les emplacements sont identifiés par des étoiles de toutes nuances, selon leur importance, dans la légende de la Carte de Fréquence et de Localisationa du Père Cherer. Les autres régions du pays doivent emboiter le pas aux autorités du Nord. Tout mouvement enregistré au niveau de la Faille Septentrionale va provoquer la remontée du niveau de la mer dans la Grande Anse. Caveant Consules!
Les Grand'Anselais ne doivent pas dormir sur leurs lauriers en se confortant dans un faux sentiment de sécurité et rester indifférents aux risques sismiques du Nord. La Grande Anse va enregistrer ses effets sous forme d'un tsunami. La ville de Jérémie bâtie en amphitheatre et comprise entre18.667 à 18° 40' Nord et 74.150 à 74° 9' Ouest n'est pas trop exposée. Mais les populations riveraines sont très vulnérables à une augmentation du niveau de la mer. On assistera à la remontée des eaux profondes accumulées dans les roches karstiques , susceptible de provoquer une violente crue de la Rivière de la Grande Anse et l'inondation des plaines en contre-bas.
http://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/cahiers/PTP/18437.PDF
En octobre 1935, la plupart des gens qui habitaient la vallée de la Grande Anse ont péri. Selon Eddy Cavé dans « Mémoire de Jérémien; p.196; Les Editions du CIDIHCA; Montréal, 2009 »: " L'auteur (Jean Desquiron) traite aussi de l'inondation de la Grand'Anse en octobre 1935, qui fit des milliers de morts. Le lecteur d'aujourd'hui refusera peut-être de croire que, les communications étant coupées avec l'extérieur c'est par la base militaire de Guantanamo que Port-au-Prince sera informée du désastre. Desquiron nous apprend que l'équipage d'un bateau marchand, croisant au large de Jérémie, tomba par pur hasard sur le spectacle atroce d'un troupeau de requins dévorant des milliers de cadavres. Il alerta Guantanamo qui ordonna une visite des lieux et informa le Gouvernement haïtien du désastre."
Dès lors, conscients de l'imminence du danger, il était de coutume au niveau de Ravine Blanche d'avoir deux maisons : l'une en plaine l'autre en montagne en prévision d'une crue surprise. De nos jours la mémoire collective a perdu ce réflexe et nos co-citadins ne prennent plus des mesures de précaution. La nouvelle génération construit inpunément leurs maisons à Gébeau, La Digue, Ravine Blanche, Gelin etc. des zones à risques. Nous embouchons la trompette pour annoncer à nos congénères Grand'Anselais qu'en termes d'inondation et de résurgence des eaux souterraines sous l'influnce d'un tsunami, ils sont aussi concernés et même menacés par les risques sismiques du Nord.