vendredi 23 avril 2010

REPLIQUE DE DALY VALET. Vive le journalisme engagé!


RÉSEAU CITADELLE SALUE LE COURAGE DU JOURNALISTE DALY VALET. AVEC LA DESTRUCTION DE TOUTES LES INSTITUTIONS DU PAYS, LE JOURNALISTE HAÏTIEN NE DOIT PLUS ÊTRE UN RACONTEUR DE FAITS. NOUS DEVONS ASSURER UN LEADERSHIP D'OPINION CAPABLE D'ORIENTER LE PEUPLE VERS DES ACTIONS CONCRÈTES POUR LA RENAISSANCE NATIONALE.


LE COMPORTEMENT MÉPRISABLE DES QUADRUPÈDES DU PARLEMENT HAÏTIEN ET D'AUTRES VENDUS DE LA CLASSE POLITIQUE ET DE LA SOCIÉTÉ CIVILE DOIT ÊTRE DÉNONCÉ. LA GÉNÉRATION MONTANTE NE DOIT PAS PRENDRE CES FUMIERS POUR DES MODÈLES A SUIVRE.


CYRUS SIBERT, RÉSEAU CITADELLE.

www.reseaucitadelle.blogspot.com

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RÉPLIQUE DE DALY VALET.


Cher Junior Sampeur,


T'inquiete pas pour Daly. Ils n'atteindront jamais l'albatros.Je reagis jamais aux nombreux commentaires que suscitent souvent mes ecrits. Mais je me permets cette fois de te dire quelques mots brievement. Laisssons le debat suivre son cours. Vive le debat democratique ! Dans le respect mutuel. A chacun ses idees, sa vision du monde comme l'a si bien relevé Audan Catel. J'ai laissé Washington pour justement venir secouer les choses chez nous en Haiti. A ma facon.


Ce faisant, j'aime bien remuer de la poussiere sur le visage de nos idéologues de la crasse. Ils se sont signalés dans la discussion, qui au nom du noirisme, du populaire ou de la majorite nationale; qui au nom d'un gauchisme misérabiliste et sous la carapace factice d'une rhétorique "anti-bourgeois" primaire. Ils se recrutent, helas, parmi nos freres et soeurs haitiens les plus instruits. Comme si le "populaire" devait forcément rimer avec le laid et l'odieux. Frederic Marcelin avait bien longtemps déja dénoncé cette mentalité de pourceau dans notre societé. On vit et meurt dans la boue. On gouverne dans la boue. On s'enrichit dans la boue. Une mentalité historiquement entretenue par les enragés d'un populisme de la saleté. Ses adeptes sont partout. Au pouvoir, dans la societe civile, au seins des partis politiques, dans nos universités et sur nos forums comme l'a si bien révélé ce débat autour de mon édito.


Je suis fils du peuple. J'ai trahi ? C'est quoi, cette affaire? Come on, people ! Lisez-moi davantage et mieux. Et surtout, ecoutez mes emissions de radio, Ce que j'ai noté de troublant dans la controverse autour de mon texte c'est que beaucoup de "grosses gorges" et de "plumes chaudes et impatientes" du net ne savent ni lire un texte ni en ecrire un de cohérent et de sensé. Pourtant, ils jugent, jaugent et évaluent. Et ils se sont créés en plus des ouailles pour les encenser. Ils s'autocongratulent dans la betise. Quand meme ! Quant à ceux qui evoquent de grands concepts et font etalage de leur savoir lacunaire, ils savent pour beaucoup que je suis mieux sinon autant armés intellectuellement qu'eux pour en discuter. Mais ce n'est ni le moment ni le lieu pour de telles expositions. Je choisis plutot ces jours-ci de parler de choses plus terre à terre qui concernent le quotidien de notre pays et de son peuple. Meme mon ecriture est devenue plus accessible.


Pour l'histoire. Ma mère ne sait ni lire ni écrire. Pourtant, elle m'a envoyé dans les plus grandes ecoles de la ville de Jeremie, du primaire au secondaire. Tous ses enfants d'ailleurs. De l'Ecole Frere Paulin au College Saint Louis. Des ecoles que frequentaient les bourgeois de la ville. J'ai fait la Fac de Droit à Port-au-Prince et fréquenté les plus grandes universités nord-américaines. De Montréal à Washington. Je n'ai de complexe envers qui que ce soit. Seule l'imbecilité, d'où qu'elle vienne, me laisse mal à l'aise. Dans la petite maison d'une piece de ma maman à Jeremie, tout etait beau et propre. J'ai herité d'elle ce gout du luxe et du raffiné meme dans la modestie. Il y avait mes freres et ma soeur, des cousins et des cousines. Tous dans une piece. Pourtant, je ne cohabitais pas avec du fatras. La ville de Jeremie elle-meme etait toujours bien entretenue, belle et propre à l'époque. Chez les Freres de l'instruction Chetienne, on nous a inculqué le sens de la discipline et de la propreté en salle de classe et sur la cour de recréation. Ce n'est qu'à Port-au-Prince que j'ai commencé à cotoyer la grande saleté. Cela m'a toujours dérangé. J'ai pas grandi dans une poubelle, donc j'entends pas mourir dans une ville-poubelle. Comme j'ai choisi de finir mes jours en Haiti, je lutterai pour que les Haitiens de l'interieur et de la diaspora puissent y vivre et y retourner pour y mourir comme moi dans la propreté. N 'en deplaise aux idéologues impénitents de la crasse.


Je suis en train d'ouvrir une firme à Petion-Ville. Elle est financee par moi-meme, San yon goud pensonn, comme aurait dit Serge Beaulieu. C'est un choix. Ce sera mon bébé ! Il y aura une grande salle de conférence, une bibliotheque universitiare specialisée et multidiscipliniare ( Droit, Sciences Economiques, Relations Internationales, Communication et Marketing). La bibliothèque donnera accès électroniquement aux bases de données des grandes universitées nord-américaines et européennes. J'en suis au stade de l'ameublement. Quand j'ai été dans des magasins de la place pour acheter du mobilier, j'ai ete surpris de m'entendre dire par certains vendeurs, je cite:" les Haitiens sont des malpropres et des destructeurs dans l'ame. A votre place, Monsieur, je n'acheterais pas des trucs aussi beaux et chers". Fin de citation. Voila ce que nous avions fait de notre peuple. Il se trouve qu'il y a des gens chez nous à croire dur comme fer que les Haitiens sont allergiques au beau et qu'ils mourront dans le fatras comme ils y sont nés. Je suis contre cette facon de voir nos comptariotes. Quand on me fait des commentaires du genre, je reagis toujours pour dire: " Si Daly Valet fait quelque chose, il doit etre Beau et Grand ! Mes oeuvres devront etre le reflet de ma personnalité. Si les gens détruisent ce que je leur offre de beau, j'en acheterai d'autres." Ceux qui ont travaillé ou sous mon autorité avec moi et me connaissent vraiment peuvent en temoigner. Quand je denonce l'etat d'abandon de nos villes, je pointe surtout du doigt la mediocrité de ceux qui nous gouvernent et leur facon de voir et de faire dans le "petit" et l'a-peu-pres. Pas leurs victimes. C'est un etat de fait que je denonce depuis belle lurette, bien avant le seisme du 12 Janvier. J'ai ete faire en decembre de l'annee derniere un seminaire au Cap-Haitien au College Notre-Dame. J'ai sensibilise les gens la-bas, et a la radio, sur la degradation de la ville. J'alerte souvent le pays sur le bord-de-mer du Cap en pleine deperdition ecologiqque. Ceux qui ont eu l'outrecuidance d'insinuer que je veux sauver Petion-Ville parce que j'y habite, j'en fais peu de cas. Ce sont des agents du creux qui font constamment du bruit sur des sujets qu'ils ne maitrisent pas. Comme il leur faut coute que coute prouver qu'ils existent dans le vide, ils cranent, piaffent et se melent de tout.


Quand je vivais en Haiti dans les années 90, je passais mes week-ends à Jacmel. J'avais loué la-bas une jolie petite maison. Juste pour fuir la laideur de la capitale. J'y revenais seulement les lundis pour le boulot. J'avoue que j'aime Petion-Ville. Son cachet me rappelle Jeremie, ma ville natale. De meme que j'aimais Montreal et Washington. Ce sont de petites villes à l'architecture très coquette. Je ferai tout pour sauver les belles petites villes d'Haiti de leurs fossoyeurs. Je cherche Jérémie partout où je passe. Je l'ai retrouvée un peu en Jacmel et Pétion-Ville.


Nous autres Jérémiens, nous ne sommes pas trop bons en politique. Car nous disons toujours ce que nous pensons. Je ne dirai jamais aux elements du "peuple", le peuple des populistes de l'arriération, ce qu'ils veulent entendre. Comme quoi ils auraient le droit inalienable de faire ce qu'ils veulent comme ils veulent, partout et en tout temps. Je ne dirai jamais aux industriels d'Haiti qu'ils ont le droit de sucer le sang des ouvriers. J'ai ete en face de beaucoup de patrons d'usine dans le combat pour le salaire minimum à 200 gourdes. J'ai mené tambour battant à la radio, sur le net, dans les journaux un combat pour ce revenu journalier minimal. Ceci sur le terrain en Haiti. Avec tous les risques. Actuellement, je suis en train de defendre mon pays du bec et des ongles contre cette mise sous tutelle de la honte orchestrée par M. Preval et l'international. Je suis en train de combattre egalement la loi d'urgence des hommes de Inite.


Tout ceci pour te dire, cher ami, que je n'ai de lecon de "peuple" à recevoir d'aucun "populo" verbeux et anarchiste du net. Je n'ai pas peur non plus de leur coalition.


Vive Jacmel ! Vive Petion-Ville !


Sa k pa kontan, anbake !


P.S . Fritz Calixte, Josue Dahomey, j'aime bien votre papier réplique à mon édito. Ce fut super, en dépit du ton voyou du propos. La prochaine fois tache d'etre plus serein dans l'argumentation et nous aurons un débat plus civil et plus utile sur les afffaires de la cité. On en grand besoin.


Kenbe la !


dalyvalet

ÉTATS-UNIS : Mumia Abu-Jamal : la moitié d’une vie passée dans le couloir de la mort/Mumia Abu-Jamal : half his life spent on death row/Mumia Abu-Jamal : la mitad de una vida en el corredor de la muerte

Français/English/Español
Reporters sans frontières
23 avril 2010

États-Unis


Mumia Abu-Jamal : la moitié d'une vie passée dans le couloir de la mort


Nous Reporters sans frontières, organisation internationale de défense de la liberté de la presse, nous faisons écho de la pétition internationale de soutien au journaliste Mumia Abu-Jamal, qui a déjà passé la moitié de sa vie dans le couloir de la mort. http://fr.rsf.org/spip.php?page=petition&id_article=37069 


Lien vers la pétition, disponible en six langues : http://mumialegal.org/node/72 


Né le 24 avril 1954, journaliste alternatif et ancien militant des Black Panthers, connu comme "la voix des sans-voix", Mumia Abu-Jamal a été arrêté et emprisonné le 9 décembre 1981 pour l'assassinat d'un policier qu'il a toujours nié. Sa condamnation à mort, en 1982, à l'issue d'un procès entaché de racisme et d'irrégularités de procédure, laisse de sérieux doutes quant à sa culpabilité réelle. Pourtant, la Cour suprême a rejeté par deux fois, en octobre 2008 et avril 2009, les deux requêtes de son avocat demandant la tenue d'un nouveau procès : la première au titre des pressions exercées sur les témoins pour obtenir la condamnation à mort du journaliste, la seconde en raison de la sélection discriminatoire et raciste du jury à l'ouverture du procès de 1982. 


Le 27 mars 2008, la cour d'appel fédérale du troisième circuit de Pennsylvanie s'était prononcée en faveur de la sélection d'un nouveau jury chargé de statuer sur la peine infligée à Mumia Abu-Jamal. Malheureusement, le gouvernement de l'État de Pennsylvanie s'est pourvu devant la Cour suprême, laquelle a ordonné à la cour d'appel de Pennsylvanie, le 19 janvier 2010, de revenir sur sa précédente décision. Il s'agit d'un grave revers judiciaire, qui pourrait accélérer l'exécution de Mumia Abu-Jamal.


Nous, Reporters sans frontières, estimons que :

-Mumia Abu-Jamal n'a pas bénéficié d'un procès équitable et doit à ce titre être rejugé avec toutes les garanties d'impartialité.

-La condamnation à mort de Mumia Abu-Jamal ajoute au scandale d'un procès inique, le doute devant profiter à l'accusé comme dans n'importe quel État de droit.

-La qualité de journaliste militant de Mumia Abu-Jamal a pesé sur sa condamnation à mort, en 1982, envers et contre les principes de liberté de conscience et de liberté d'expression consacrés par la Constitution des États-Unis d'Amérique.

-La loi adoptée par l'État de Pennsylvanie en 1996 - également appelée "Loi Mumia" -, prohibant toute image et tout enregistrement sonore ou filmé d'un prisonnier condamné à mort, viole le principe de libre circulation de l'information entériné par la Constitution et la législation fédérale.  

-La peine de mort est incompatible avec l'État de droit et doit être abolie aux États-Unis comme partout ailleurs où elle est encore appliquée ou maintenue dans son principe.


Pour toute information et offre de soutien à Mumia Abu-Jamal, contacter :

Law Offices of Robert R. Bryan 2088 Union Street, Suite 4, San Francisco, CA 94123-4117 http://www.MumiaLegalDefense.org

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United States


Mumia Abu-Jamal : half his life spent on death row


We, Reporters Without Borders, an international press freedom organization, strongly support the international petition submitted by defenders of journalist Mumia Abu-Jamal, who has already spent half of his life on death row. http://en.rsf.org/spip.php?page=petition&id_article=37070


Website link to the petition (available in six languages): http://mumialegal.org/node/72


Mumia Abu-Jamal was born on April 24, 1954. An alternative journalist and former Black Panther activist known as "the voice of the voiceless," Mumia Abu-Jamal was arrested and imprisoned on December 9, 1981 for killing a police officer—a crime which he always denied having committed. His death sentence, handed down in 1982, came at the end of a trial so tainted with racism and procedural irregularities as to raise serious doubts as to his actual guilt. The U.S. Supreme Court twice rejected his lawyer's appeal for a new trial, first in October 2008, and again in April 2009. The first appeal was made on the grounds of pressures exerted on witnesses in order to obtain the journalist's death sentence, and the second on the grounds of discriminatory and racist methods used in the jury selection process at the beginning of the 1982 trial. 


On March 27, 2008, the U.S. Court of Appeals for the Third Circuit, in Pennsylvania decided in favor of a new jury trial to decide the sentence to be imposed upon Mumia Abu-Jamal. Unfortunately, the Commonwealth of Pennsylvania filed an appeal with the U.S. Supreme Court, which, on January 19, 2010, ordered the Court of Appeals to rescind its previous ruling. This is a serious legal setback that could expedite Mumia Abu-Jamal's execution.


We, Reporters Without Borders, are of the opinion that:

- Mumia-Abu-Jamal has not been given a fair trial and should therefore be retried with every guarantee of impartiality

- Mumia Abu-Jamal's death sentence only further exacerbates public indignation against an unfair trial, inasmuch as the element of doubt should benefit any accused person under any Rule of Law.

- The fact that Mumia Abu-Jamal is a militant journalist was a factor that weighed in favor of his death sentence in 1982, a decision that flies in the face of every principle of freedom of conscience and freedom of expression upheld by the United States Constitution.

- The law adopted by the State of Pennsylvania in 1996—also called the "Mumia Law"—prohibiting any photographs, sound recordings or films to be made of a prisoner sentenced to death violates the principle of the free circulation of information ratified by the U.S. Constitution and federal law.  

- The death penalty is incompatible with the Rule of Law and should be abolished in the United States and in every other country in which it is still applied or maintained in principle.


For all other information and to offer support for Mumia Abu-Jamal, please contact:

The Law Offices of Robert R. Bryan 2088 Union Street, Suite 4, San Francisco, CA 94123-4117 http://www.MumiaLegalDefense.org

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Estados Unidos


Mumia Abu-Jamal : la mitad de una vida en el corredor de la muerte


Nosotros, Reporteros sin Fronteras, organización internacional de defensa de la libertad de prensa,  nos hacemos eco de la petición internacional de apoyo al periodista Mumia Abu-Jamal, que ya ha pasado la mitad de su vida en el corredor de la muerte. http://es.rsf.org/spip.php?page=petition&id_article=37071


Enlace hacia la petición, disponible en seis idiomas : http://mumialegal.org/node/72


Nacido el 24 de abril de 1954, periodista alternativo y ex militante de los Black Panthers, conocido como « la voz de los sin voz », Mumia Abu-Jamal fue arrestado y encarcelado el 9 de diciembre de 1981 por el asesinato de un policía, crimen que siempre ha negado. Su pena de muerte, en 1982, tras un juicio lleno de racismo e irregularidades de procedimiento da mucho de qué pensar en cuanto a su culpabilidad real. No obstante, la Corte Suprema denegó dos veces, en octubre de 2008 y abril de 2009, los dos requerimientos de su abogado, quien pedía que se abriese un nuevo juicio : en el primero alegaba las presiones ejercidas sobre los testigos para obtener la pena de muerte del periodista, en el segundo la selección discriminatoria y racista del jurado cuando se abrió el juicio en 1982. 


El 27 de marzo de 2008, el Tercer Circuito de Cortes de Apelaciones de Pensilvania se pronunció a favor de la selección de un nuevo jurado encargado de decidir sobre la condena infligida a Mumia Abu-Jamal. Por desgracia, el gobierno del Estado de Pensilvania apeló ante la Corte Suprema, la cual ordenó a la Corte de Apelaciones de Pensilvania, el 19 de enero de 2010, que cambiese su decisión anterior. Se trata de un grave revés judicial que podría acelerar la ejecución de Mumia Abu-Jamal.


Nosotros, Reporteros sin Fronteras, consideramos que :

- Mumia Abu-Jamal no se benefició de un juicio justo y por esta razón se le debe volver a juzgar con todas las garantías de imparcialidad.

- La pena de muerte de Mumia Abu-Jamal añade al escándalo de un juicio inicuo, la duda de la que debe beneficiarse el acusado al igual que en cualquier Estado de derecho.

- La condición de periodista militante de Mumia Abu-Jamal tuvo importancia a la hora de condenarle a muerte, en 1982, en contra de los principios de libertad de conciencia y de libertad de expresión reconocidos por la Constitución de los Estados Unidos de América.

- La ley adoptada por el Estado de Pensilvania en 1996 – también llamada « Ley Mumia » -, que prohibe cualquier tipo de imagen y cualquier grabación sonora y filmada de un preso condenado a muerte, viola el principio de libre circulación de la información ratificado por la Constitución y la legislación federal.

- La pena de muerte es incompatible con el Estado de derecho y debe ser abolida en Estados Unidos al igual que en cualquier otro lugar donde todavía se aplique o mantenga en su pincipio.


Para cualquier información y apoyo a Mumia Abu-Jamal, contactar con :

Law Offices of Robert R. Bryan 2088 Union Street, Suite 4, San Francisco, CA 94123-4117 http://www.MumiaLegalDefense.org


Benoit Hervieu
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Le Matin Haïti politique: Albert Ramdin de l’OEA aurait-il menti ?


La plupart des partis, groupements et regroupements politiques de l'opposition ont formellement démenti les déclarations d'Albert Ramdin faisant croire qu'ils ont trouvé un accord avec l'OEA pour la réalisation des élections législatives et présidentielle dans le pays avant la fin de l'année.

Le secrétaire général adjoint de l'Organisation des États américains (OEA), Albert Ramdin, a informé que les principaux acteurs impliqués dans le processus électoral ont donné leur accord quant à la tenue d'élections avant la fin de l'année en cours. Avec plus de 20 ans d'expérience et environ 230 millions de dollars américains d'investissement dans les affaires électorales du pays, l'OEA possède, selon plus d'un, de sérieux arguments pour convaincre les récalcitrants. De plus, historiquement, l'organisation a toujours occupé une place prépondérante dans les élections en Haïti.

Si nous devons nous fier à cette déclaration, le diplomate aurait réussi en très peu de temps à faire avec l'opposition politique ce que René Préval n'a pas pu réaliser durant tout un mandat ou presque : un accord... Très hostiles, les principaux leaders politiques de l'opposition n'ont jamais cessé de contester le processus électoral et de dénoncer le Conseil électoral provisoire (CEP), qu'ils accusent de travailler à la solde du pouvoir en place. Ainsi, dans un document récemment publié, des responsables politiques ont déclaré que l'État d'urgence était incompatible avec toute activité électorale, puisque créant, soutiennent-ils, un terrain propice à des élections frauduleuses.

Controverse…

La déclaration du secrétaire général adjoint de l'OEA intervient à un moment où toutes les forces politiques du pays essayent de se mobiliser pour faire contrepoids au pouvoir en place. Malgré la présentation d'un nouveau calendrier électoral et la garantie des conseillers électoraux que le scrutin pourrait être organisé dans un délai variant entre 120 et 180 jours, la classe politique reste toujours inflexible. Les analystes politiques se disent pour la plupart abasourdis par cette déclaration du numéro deux de l'OEA.

Comme pour porter un démenti formel aux allégations du responsable de l'OEA, à l'initiative des fleurons de l'opposition, plus d'une vingtaine de partisans et de sympathisants ont manifesté le mardi 13 avril écoulé devant les locaux de la Direction des écoles et de la formation permanente de la police nationale d'Haïti (Académie de police). Ils ont dénoncé la loi sur l'État d'urgence ainsi que l'appareil électoral. « Un peuple aussi profondément divisé et sinistré ne peut aller aux élections », ont ils lancé.

De plus, dans un document rendu public en date du 12 avril 2010, le Conseil national des partis politiques (Conaced) se démarque de la déclaration du diplomate. Ce regroupement politique dit rejeter toute idée d'organisation d'élections sans une concertation et une évaluation haïtienne des institutions et acteurs engagés dans le processus. Ajoutant qu'ils croient, toutefois, que les élections constituent la seule voie normale de modification et/ou de changement des dirigeants politiques dans les sociétés démocratiques, Osner Févry déclare qu'il est coutumier à M. Ramdin de tenir des propos mensongers.

Menteur, ou pas ?

Himmler Rébu n'y va pas par quatre chemins. « Ramdin est un menteur », a déclaré le porte-parole de la Plateforme des patriotes haïtiens (Plaph), en réaction à la déclaration du diplomate de l'organisation hémisphérique. Le secrétaire général adjoint de l'Organisation des États américains (OEA) se serait réuni pendant une demi-heure, a informé Rébu, avec seulement cinq partis politiques. « Le seul à avoir pris la parole lors de cette rencontre fut Fanmi Lavalas qui faisait valoir son droit de réintégrer le processus électoral », a précisé l'ex-colonel.

Himmler Rébu a confirmé la participation de sa formation politique à cette rencontre tenue au restaurant La Réserve, à Pétion-Ville, le samedi 10 avril dernier. Affirmant que la Plaph n'avait rien à voir ni de près ni de loin avec la déclaration de M. Ramdin, il invite l'opposition à se concerter pour adresser une réponse à la « manœuvre de Ramdin ».

Youri Latortue, sénateur de la République, ne dissone pas avec Himmler Rébu. Le leader d'Ayiti an aksyon (AAA) traite également de menteur Albert Ramdin. « Il ne peut pas dire qu'il a rencontré tous les partis politiques », fait remarquer le parlementaire, ajoutant que son parti n'a pas été convié à cette rencontre. « Notre position est claire, dit Latortue, il ne peut y avoir d'élections dans le pays aujourd'hui. Il nous faut nous occuper d'abord de la population qui gît dans la misère dans les rues, sous les tentes ».

D'autres partis politiques, comme Ansanm nou fò, ont été moins virulents dans leurs critiques de la déclaration de Ramdin. Rudy Hériveau ne cache pas l'intention de son parti de participer aux prochaines élections. Cependant, précise-t-il, Ansanm nou fò n'a pas pris part à la rencontre dont parle le diplomate. « Notre position a toujours été très claire, souligne-t-il. Même avant la venue de cette mission de l'OEA, nous avons dit que nous étions pour les élections mais il faut d'abord un consensus pour redéfinir les règles du jeu. »

Steven Benoît, candidat au Sénat sous la bannière de l'Altènativ, et Charles Henri Baker du parti Respè croient, pour leur part, qu'il est impératif, pour préserver la démocratie, que « ce soit des élus qui remplacent des élus. Ce serait dommage, ajoutent-ils, de retomber dans la logique d'un pouvoir transitionnel », précisant qu'ils n'ont pas été informés de cette réunion avec Albert Ramdin .

D'un autre côté, Steven Benoit plaide pour la réalisation d'élections dans le plus bref délai. Toutefois, estime-t-il, il faudrait réajuster la machine électorale puisque le CEP est caduc et n'inspire pas confiance. De plus, ajoute Benoit, ces élections sont d'une importance capitale pour la reconstruction du pays. « S'il le faut, elles auront lieu avec un autre président de la République », conclut-il.

http://lematinhaiti.com/Article.asp?ID=22223

Par Lionel Edouard
lundi 19 avril 2010

Un message de réconciliation à l’endroit du peuple Haïtien. Par Jean Sénat Fleury.

Évitons à nouveau de nous faire piéger

Un message de réconciliation à l'endroit du peuple Haïtien.


Par Jean Sénat Fleury

www.jeansenatfleury.com

22 Avril, 2010

Mes chers compatriotes,

J'écris ce message pour alerter mes compatriotes: leaders politiques, employés de la presse, religieux, intellectuels, étudiants, patrons, ouvriers, professionnels, paysans, citadins, chômeurs, etc. Sur la menace de violence qui guette la société haïtienne déjà durement éprouvée par la tragédie du 12 Janvier 2010.

Le débat sur la tenue des élections en Novembre 2010, et le vote de la loi d'urgence, sont les deux grandes questions qui alimentent les discussions avec le dessein de nous diviser (pour et contre) afin de détourner notre attention sur le véritable problème que nous confrontons: La reconstruction d'Haïti.

Mes sœurs et frères Haïtiens, au nom de nos trois cent milles morts, certains enterrés dans des fosses communes; d'autres encore ensevelis sous les décombres, nous devons serrer les coudes, enterrer les haches de guerres, pour dire non à la division, à la violence, et à la lutte acharnée. Nous devons divorcer du passé récent -Lavalas contre Convergence, Group 184 contre Président Aristide- pour construire une société de justice, de paix et de progrès.

Acharnés à nous détruire depuis le lendemain de notre Independence, nous n'avons jamais pris le temps de construire une nation à l'image des idéaux de nos ancêtres qui, aux prix du sacrifice de leurs vie, et de leur sang versé à Vertières, nous ont légués ce coin de terre avec le serment prêté sur l'autel de la liberté aux Gonaïves: < Vivre Libre ou Mourir >.

En assassinant Dessalines au Pont Rouge, nous avons trahis les aspirations de justice sociale sur lesquelles a été cimenté le Congrès du 18 Mai 1803 à l'Arcahaie. Pris dans les engrenages de la lutte intestine pour la conquête du pouvoir, ce qui a toujours fragmenté la société haïtienne, nationaliste-libéraux, Duvaliériste-Déjoiste, Lavalas-Convergence; nous nous sommes jamais mis d'accord sur un plan national pour le développement de notre pays.

L'Union fait La Force est notre devise Nationale. Mais notre façon d'agir comme peuple vivant ensemble sur le même coin de terre, va à l'encontre de ce principe. La réussite a toujours été une affaire de clan, de groupe, de famille, et d'individu, au lieu d'être une vision nationale. Un pays, un peuple, une nation avec l'idéal commun: Développer Haïti. Nous avons toujours raté l'occasion de réaliser ce grand rêve.

Macoutes, Lavalas, GNB, Convergence, Group 184 etc.… Nous nous sommes toujours laissé prendre dans le même piège: s'entredéchirer entre compatriotes pour faciliter les forces malfaisantes dans leur plan d'occupation. 1er Janvier 2004, 200 ans d'indépendance, au lieu de nous joindre pour célébrer grandiosement notre bicentenaire, avec cette fierté de première nation noire indépendante au monde; nous avons déterrés nos haches de guerre pour livrer un spectacle de violence digne des Visigoths et des Ostrogoths. Depuis 1986, après le départ de Jean-Claude Duvalier, le pays cherche toujours en vain la voie de la stabilité, du progrès, du démarrage.

Piégée, on ne sait par quelle force maligne, Haïti restée embourbée dans le miasme de la misère et après le tremblement de terre du 12 Janvier 2010 s'écroule dans un chaos de confusion tant émotionnel que matériel.

Compatriotes Haïtiens: Avril 2010. Le temps est à la réconciliation pour trouver un consensus sur un plan de développement national. Sauvons notre dignité de peuple, marchons la main dans la main pour reconstruire notre pays à partir de cet idéal de justice, de progrès, de partage et d'égalité. Le tremblement de terre du 12 Janvier 2010 nous offre l'unique opportunité de réécrire notre histoire. En nous inspirons de la conviction de nos ancêtres, nous pouvons refaire Vertières.

Sœurs et frères haïtiens: Etonnons le monde une nouvelle fois chantons ensemble notre hymne National.

Pour le pays pour les ancêtres

Marchons Unis Marchons Unis

Dans nos rangs point de traites

Du sol soyons seul Maître.

Construire ensemble l'Haïti d'aujourd'hui pour la génération de demain est le défi que nous avons à relever. Répétons d'une seule voie: AYITI Pap Peri.

Demande de partenariat / Plaidoyer


Mesdames, messieurs,

Vous savez que le plan de reconstruction proposé par le Gouvernement a été élaboré sans la participation de certains secteurs clés de la SC (Jeune/ paysan/ femme ) et les partis-politiques de l'opposition.

A cet effet, EDS compte organiser un plaidoyer en faveur de l'implication des Jeunes dans la mise en œuvre du plan de Refondation et reconstruction de la Société haïtienne
Un forum de trois jours se réaliseront les 16,17,18 mai au Cap-Haïtien pour forcer les autorités a prendre en compte les les besoins prioritaires de la Jeunesse universitaire, la jeunesse rurale ,la jeunesse en général.

Dans cet évènement, plusieurs partis-politiques , ainsi quelques figures de proue de la Société civile et du Corps législatif seront invites a discuter avec les jeunes en vue de définir les besoins prioritaires des jeunes a court, moyen et  long terme. Parallèlement, de dire OUI a la SOLIDARITÉ INTERNATIONALE  et NON a toute forme de tutelle.

Patrick Almonor /
EDS

3678-8224 / 3431-6576

mercredi 21 avril 2010

Bulletin météo du mercredi 21 avril 2010.


Valable jusqu'au 23 avril 2010

Situation synoptique dans la Caraïbe et sur l'Atlantique
Un faible creux en surface est entrain de traverser Haïti ce matin. Cette situation pourrait encore occasionner de la pluie isolée sur Haïti aujourd'hui et demain.

Prévisions pour Haïti
- Temps partiellement nuageux ce matin ;
- Périodes nuageuses cet après-midi et en début de soirée ;
- Températures clémentes en journée et agréables en soirée ;
- Chance de pluie isolée ce soir notamment dans le centre, l'ouest, le sud, et le sud-est.

Prévisions pour Port-au-Prince et environs
· Passages nuageux au cours de la journée et en début de soirée;
· Tº. max. : 30ºC ; Tº min: 21ºC ;
· Possibilité de pluie isolée légère à modérée aujourd'hui et demain.

Lever & coucher du soleil pour Port-au-Prince
Aujourd'hui 21 Avril.
Lever : 05h 28 mn
Coucher : 06h 08 mn

Jeudi 22 Avril.
Lever : 05h 27 mn
Coucher : 06h 08 mn

Vendredi 23 Avril.
Lever : 05h 27 mn
Coucher : 06h 09 mn

Jacquet Jackson, Prévisionniste au CNM


Bulletin météo marine du mercredi 21 avril 2010

Valable jusqu'au 22 avril 2010

Prévisions maritimes:
Zone côtière nord :
Mercredi & jeudi
* Vent variable : 05-10 nœuds aujourd'hui, devenant est sud-est : 10-15 nœuds jeudi soir.
* Hauteur des vagues: 4 à 6 pieds ;
* Mer plus ou moins agitée.

Golfe de la Gonâve :
Mercredi & jeudi
* Vent du secteur nord-est à est : 05-15 nœuds ;
* Hauteur des vagues : 2 à 4 pieds ;
* Mer peu agitée.

Zone côtière sud :
Mercredi & jeudi
* Vent du secteur nord-est à est : 05-10 nœuds, augmentant de 15-20 nœuds jeudi soir ;
* Hauteur des vagues : 2 à 4 pieds ;
* Mer peu agitée.

Jacquet Jackson, Prévisionniste au CNM

Feds file new sex-abuse indictment againt Perlitz.

Feds file new sex-abuse indictment againt Perlitz

Published: 05:54 p.m., Wednesday, April 21, 2010
  • A new indictment contends that Douglas Perlitz used his relationship with an unidentified religious leader, who sources say is the Rev. Paul Carrier, as well as unnamed influential wealthy Catholics in Fairfield County, to help him remove two computers and a safe from his rented home in Cap-Haitien and return them to Connecticut. This allegedly occurred during an early stage of the probe into the sexual allegations against Perlitz. Carrier, who once served as Fairfield University's chaplain and director of campus ministry, has not been charged with any wrongdoing, nor have any of the unidentified area residents. Photo: Contributed Photo / Connecticut Post Contributed

Federal prosecutors made good Wednesday on their vow to re-indict Douglas Perlitz, filing five more charges that the former Fairfield resident traveled from Connecticut to Haiti to engage in illicit sex with 18 street boys enrolled in the schooling programs he established.


The new indictment returned by a federal grand jury brings to 24 the number of counts Perlitz, 39, an honored Fairfield University alumnus, now faces. It's expected that he'll be brought from the Wyatt Federal Detention center in Rhode Island to the federal court house in New Haven to enter new not guilty pleas to the charges within the next 10 days.


The indictment also contends that Perlitz used his relationship with a religious leader, who sources say is the Rev. Paul Carrier, as well as unnamed influential wealthy Catholics in Fairfield County, to help him remove two computers and a safe from his rented home in Cap-Haitien and return them to Connecticut. This allegedly occurred during an early stage of the probe into the sexual allegations against Perlitz.


Carrier, who once served as Fairfield University's chaplain and director of campus ministry, has not been charged with any wrongdoing, nor have any of the unidentified area residents.


The new indictment comes at a time when U.S. District Judge Janet Bond Arterton is weighing arguments from Perlitz's lawyers, William F. Dow and David Grudberg, to dismiss the original indictment because of a lack of specificity and questions about whether the case can be tried in Connecticut.


Assistant U.S. Attorney Stephen Reynolds, who is prosecuting the case with Assistant U.S. Attorney Krishna Patel, previously said the new indictment will clear up those issues by adding specific dates that Perlitz allegedly traveled from Fairfield and Bridgeport to New York, where he boarded flights that took him to Cap-Haitien, Haiti's second largest city.


Cap-Haitien is where the alleged sex acts involving Perlitz and students enrolled in Project Pierre Toussaint, a charitable program the defendant established with help from the Order of Malta, a Roman Catholic philanthropic group, and the Haiti Fund, a charity set up by a group of wealthy Fairfield and Westchester County Catholics.


It also provides more details between the relationship of Carrier, identified as a "religious leader who had met and befriended Perlitz" and the defendant. It claims Carrier "frequently communicated with and visited Perlitz in Haiti and elsewhere."


Sources, including alleged victims, told the Connecticut Post during December interviews in Haiti that Carrier spoke nearly every day on the telephone with Perlitz, visited him at least once a month in Cap-Haitien and vacationed with him at nearby resorts.


The indictment further contends that Carrier maintained control over the Haiti Fund's checking account in Connecticut. It claims Perlitz traveled to and from Haiti was paid through donations or from the pocketbooks of the fund's wealthy board members.


Initially, Perlitz's flights were booked by an unidentified local travel agency. The itinerary that included Perlitz's name was made in care of Carrier and used his address in Fairfield, according to the indictment. In 2008 and 2009, tickets were purchased on line and charged to Carrier's credit card, the indictment alleges.


The indictment comes just days after Special Agent Rod Khattabi of the U.S. Immigration and Custom Enforcement and Assistant U.S. Attorney Stephen Reynolds returned from an investigative trip to Cap-Haitien. Authorities have been attempting to trace the money spent on Project Pierre Toussaint, believing that some was used to buy the silence of victims as well as property in that city.


Investigators determined the following amounts were transferred from the Haiti Fund in Connecticut to Perlitz in Haiti: $67,300 in 2002; $117,000 in 2003; $168,000 in 2004; $280,000 in 2005; $346,000 in 2006; $639,500 in 2007, and $385,550 in 2008.


In August 2007 when some of Perlitz's alleged victims told their story to Cyrus Sibert, a Haitien radio journalist. Sibert's reporting led to investigations by the Haitian National Police, the United Nations, the U.S. and private detectives hired by the Haiti Fund. These investigations led to a falling out among board members, a drastic reduction in donations, Perlitz's termination and arrest in September, and closing the program last summer.


Once the allegations became public, the indictment claims that Perlitz used his relationship with Carrier and influential board members to bar investigators hired by the Haiti Fund from Perlitz's room in the home he rented for $6,000 a year from the Oblates of Mary Immaculate, a Roman Catholic missionary group. The indictment charges Perlitz, through Carrier and board members, was able to get someone to fly to Haiti to remove two computers and a safe from Perlitz's room and to divert donations intended for the Haiti Fund to a different organization.


The indictment claims Perlitz traveled from Connecticut to Haiti on Nov. 25, 2003, to have sex with three boys; on Dec. 30, 2003, July 16, 2004, June 6, 2005, July 14, 2006 and March 30, 2008, to have sex with two boys, and on June 4, 2004, March 22, 2005, May 29, 2006 and Nov. 12, 2007 to have sex with one boy. The indictment lists five other dates back to 2001 in which Perlitz is accused of traveling from Connecticut to Haiti to engage in illicit sexual conduct. No information on the victims is detailed.


Je me réveille avec des larmes aux yeux


Je me réveille avec des larmes aux yeux
 
                                             Jean Sénat Fleury 4/20/10
                                               www.jeansenatfleury.com
 
 
Ce matin, je me suis réveillé avec des larmes aux yeux. Je ne puis trouver aucun mot pour d'écrire mes émotions après ce que j'ai vu en Haïti. La majorité des gens sinistrés sont empilés un peu partout sous des tentes sans une structure d'accueil, sans eau, sans électricité, sans même une douche…La vie des gens qui vivent dans des camps est infernale. Champs-de-Mars, Place Carl Brouard, Ti Tanyen, Place Boyer, Place Saint-Pierre, Fort-National, Route de l'Aéroport, la cour de la Primature etc. j'ai assisté à la plus effroyable expérience de toute ma vie d'homme en regardant le vécu quotidien de mes frères haïtiens. Des millions de gens ont faim, ils ont soif, et ils n'ont pas une place pour vivre. La situation de vie dans mon pays est faite de désespoir et de tristesse. Le peuple crie pour avoir accès aux soins de santé, pour  trouver un support et pour un brin d'espoir.
 
Certains ont perdu toute leur famille, d'autres ont perdu tous leurs avoirs. J'ai vu des mères se mettant à genoux priant avec ferveur dans l'espoir de revoir leurs enfants disparus pendant la catastrophe. J'au vu aussi des enfants orphelins qui pleurent leurs parents enterrés sous les décombres. J'ai vu des gens qui menaient une vie plus ou moins aisée avant le tremblement de terre devenant complètement démunis. J'ai vu des femmes debout  en file indienne depuis 4 heures du matin devant l'École de la Magistrature attendant un peu de riz dans le programme spécial de distribution de nourriture aux sinistrés. Comme il est triste d'être témoin de tant de souffrance, et de tant de calamité dans la vie de mes frères haïtiens frappés tragiquement par le tremblement de terre du 12 janvier 2010. Les hôpitaux sont remplis de malades en grande majorité amputés d'un bras ou d'une jambe, mais si chanceux d'être en vie.
Quand je regarde ces gens j'ai vu des larmes qui coulent sous leurs visages et en même temps des larmes coulent aussi sous les miens.
 
Ma question est: N'y a-t-il pas un leader pour venir avec un plan d'actions afin de changer les conditions de vie en Haïti?
 
La communauté internationale a offert son aide et fait tant bien que mal sur le terrain, mais ce que je puis dire, l'assistance internationale peut aider avec certains problèmes immédiats en Haïti, des problèmes d'urgence; mais mon raisonnement est : « Pourquoi ne pas attaquer les racines de la pauvreté.» Si les Haïtiens ont soif, il est mieux de creuser des puits artésiens, de reconstruire les systèmes de canalisation au lieu de distribuer des bouteilles d'eau à la population. Si les Haïtiens ont faim, il est mieux d'aider le pays à développer son agriculture pour devenir suffisant à lui-même, que d'importer du riz, du pois, de l'huile, du maïs etc. avec l'effet négatif de détruire l'économie locale.
 
Regardant l'image négative Haïti est en train d'offrir sur la scène internationale, une équipe d'hommes compétents  peut-elle prendre le pouvoir pour relever la dignité de la nation? En ce moment difficile, Haïti a besoin d'un visionnaire, d'un nationaliste pour dire à la communauté internationale que la reconstruction du pays passe par un plan national fait par et pour les Haïtiens avec le support bien sûr des pays donateurs. Un dirigeant capable de dire non à la charité via l'assistance internationale. Oui au respect de notre dignité de peuple et au respect de notre souveraineté nationale.
 
Un plan pour la reconstruction d'Haïti comprend quatre axes d'actions.
 
    * Un état bien administré où la loi est appliquée avec vigueur, efficacité et sans parti pris.
 
    * Un état décentralisé dans lequel les collectivités territoriales peuvent jouer un rôle actif dans le développement effectif de leurs zones.
 
    * Un état capable d'initier un véritable plan économique et social en encourageant les investissements privés et en renforçant la capacité les institutions publiques à accomplir leurs tâches dans les domaines d'éducation, de santé, de protection de l'environnement etc. Un état actif dans la bataille pour le développement durable de la nation.
 
    * Un état progressiste qui respecte les droits humains, et qui s'assure en tout temps et en toutes circonstances, la loi est là comme un garant pour protéger les citoyens sans distinction contre tous les abus dans leurs personnes et dans leurs biens.
 
En dépit des dommages causés par le tremblement de terre du 12 janvier 2010, je crois fermement avec un tel plan trouvant l'accord du peuple haïtien, Haïti peut se transformer en un pays où le progrès, l'honneur, le respect, et la dignité humaine règent. Un pays de paix, d'amour, d'égalité et de justice sociale, tel est le rêve que doit avoir tous les compatriotes conséquents pour la nation.

Le role du Parlement dans le jeu democratique

Le Rôle du Parlement dans le Jeu Démocratique
 
Jean Sénat Fleury, 4/14/10
 
N.B. Ce texte de Jean Sénat Fleury a été  publié dans le quotidien Le Matin, 15 Janvier 1998, p.4
 
Dans toute société démocratique, le fondement de l'État est basé sur le principe de la séparation des pouvoirs. Une société politiquement équilibrée est celle qui accepte le jeu de la concurrence des pouvoirs. Assurément, cette rivalité n'aboutit pas obligatoirement au conflit insoluble à la rupture irrémédiable entre les puissances antagonistes. Mais il reste que la donnée fondamentale de la vie politique, c'est cette concurrence entre le Pouvoir Législatif, le Pouvoir Exécutif et le Pouvoir Judiciaire. Dans tous les grands États démocratiques, la doctrine libérale a fait prévaloir une séparation des pouvoirs.
 
La séparation des pouvoirs
L'origine de cette théorie se trouve chez Montesquieu qui voulait garantir la liberté des citoyens. Tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser. Pour qu'on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. Cette théorie consiste à opérer une scission du pouvoir en trois organes : (le Législatif, l'Exécutif et le Judiciaire), et à confier à chaque organe une fonction. La souveraineté de l'État se trouve ainsi partagée en trois organes rivaux et égaux ; elle n'est le monopole d'aucun groupe de gouvernants.
 
Chaque organe est spécialisé. Le Législatif, confié à une ou deux assemblées, édicte des lois (acte à portée générale et impersonnelle). L'Exécutif procède à l'administration du pays dans le cadre tracé par le législateur, enfin, le Judiciaire, exerce par un corps de magistrats, est chargé en application des lois existantes de mettre un terme aux conflits qui peuvent surgir dans le pays. Ces organes placés sur un pied d'égalité sont indépendants les uns des autres; chacun d'entre eux peut ainsi résister aux pressions des deux autres.
 
Les deux principaux types de régimes politiques démocratiques
 
Il est possible de classer les grands types de régimes politiques en prenant comme critère la séparation des pouvoirs.
 
a)   le régime parlementaire
 
La définition classique du régime parlementaire met en valeur les idées d'équilibre et de collaboration entre l'Exécutif et le Législatif. Le régime parlementaire est qualifié de système de poids et de contrepoids. En effet, un équilibre de forces existe entre le Législatif et l'Exécutif ; grâce à des moyens d'action réciproques: le parlement surveille le gouvernement et peut le révoquer par la mise en jeu de sa responsabilité politique. A l'inverse, le gouvernement peut agir sur les assemblées par l'ouverture et la clôture des sessions parlementaires et le droit de dissolution qui contrebalance la mise en jeu de la responsabilité politique.
 
Ce principe d'équilibre se retrouve au sein même du Législatif et de l'Exécutif qui, traditionnellement, sont scindés en deux éléments. Le Parlement se compose de deux chambres, selon le principe du bicaméralisme: une chambre basse et une chambre haute. De son côté, l'Exécutif a une structure dualiste; il est scindé entre un Chef d'État et un Cabinet Ministériel. Le Chef d'État est le plus souvent Président de la République élu, il est irresponsable et exerce une simple magistrature morale: le Cabinet, au contraire, exerce le pouvoir exécutif et est responsable devant le Parlement.
 
Mais pour que le système puisse fonctionner, il est nécessaire qu'une collaboration s'instaure entre ces différents organes. L'Exécutif participe à la fonction législative par son droit d'initiative et par son pouvoir réglementaire (actes juridiques pris par le gouvernement pour assurer l'exécution des lois.) Les assemblées interviennent dans la fonction exécutive par les autorisations financières permettant aux ministres d'exercer leurs compétences.
 
b) Le régime présidentiel
 
Le régime présidentiel est constitué par une application de la conception rigide de la séparation des pouvoirs. La fonction exécutive est exercée par un président élu au suffrage universel. La fonction législative est confiée à une ou deux chambres. Enfin, le pouvoir Judiciaire appartient a des Cours et des Tribunaux, composés de juges et indépendants des autres pouvoirs.
 
En principe, ni l'Exécutif ni le Législatif ne disposent de moyens d'actions réciproques : Le Président ne peut être demis de ses fonctions par les Chambres, le Parlement ne peut être dissous par le Président.
 
Haïti : le rôle du Parlement dans le jeu démocratique 
En Haïti, le Parlement exerce des droits très larges: il exerce le pouvoir législatif, c'est-à-dire a le droit de faire les actes juridiques suprêmes à portée générale et impersonnelle dans tous les domaines possibles (organisation administrative, droits de la personne, impôts etc.), il vote le budget de l'Etat comportant une prévision et une autorisation de dépenses et de recettes publiques pour l'année civile à venir ; il exerçait enfin un pouvoir de contrôle politique qui lui permet de choisir et de renverser le gouvernement. Les Parlementaires bénéficient de privilèges juridiques (appelés immunités) les protégeant dans l'exercice de leurs fonctions contre toutes les pressions gouvernementales (inviolabilité, irresponsabilité, droit à un traitement etc.).
 
  
Le Parlement dans le système politique haïtien. Où se situe la problématique?
La Constitution haïtienne du 29 mars 1987, d'inspiration semi-parlementaire, a confié l'exercice du Pouvoir Législatif à deux chambres représentatives. Une chambre des Députés et un Sénat qui forment le Corps Législatif. À la lumière des articles dans la Constitution, le Président de la République joue un rôle limité; l'autorité politique en fait est exercée par le gouvernement. Le Président de la République, élu au suffrage universel direct par la majorité absolue des votants, est considéré comme politiquement irresponsable (sauf pour crime de haute trahison). Ses pouvoirs sont très réduits. Le droit de dissoudre l'Assemblée Nationale lui est interdit – l'une des faiblesses je pense dans le jeu politique haïtien que les Français ont corrigé dans leur système politique-. Ne pouvant plus dissoudre la Chambre, cette dynamique de fonctionnement entraîne un déséquilibre de pouvoirs au profit du Parlement et au détriment de l'Exécutif. Le gouvernement légalement responsable devant l'Assemblée Nationale devient en fait totalement dépendant du Pouvoir Législatif. Le gouvernement est placé sous une dépendance totale du Parlement.
 
En Haïti, comme il existe rarement au sein du Parlement une majorité d'élus disciplinée au jeu de compromis, l'instabilité gouvernementale a toujours été un problème à gérer. Le pays se trouve toujours en crise à chaque fois qu'un groupe de députés ou de sénateurs influencé par un secteur décide de se défaire du Premier Ministre et de son gouvernement.  
 
Dans le jeu politique haïtien, les mécanismes classiques du régime parlementaire ne sont pas respectés. En France, par exemple, le pouvoir de contrôle politique subsiste, le gouvernement, nommé par le Président peut être renversé par l'Assemblée Nationale, à la suite d'une question de confiance posée par le gouvernement ou d'une motion de censure déposée par les députés. Mais ces mécanismes de mise en jeu de la responsabilité du Cabinet ne jouent pratiquement pas. D'après une règle non écrite, le renvoi du gouvernement par l'Assemblée Nationale provoque immédiatement la dissolution de celle-ci. Les députés préfèrent s'abstenir de manifester leur désaccord.
 
Vers quoi nous devons arriver?
À partir des données politiques qui viennent d'être dégagées, on se demande ou se situe la solution. La République d'Haïti a déjà fait l'expérience du régime présidentiel. Cette expérience a toujours tourné au cauchemar de la présidence à vie, la dictature du chef de l'Etat qui devient dans les faits détenteur des pouvoirs Exécutif et Législatif tout en  asservissant le Pouvoir Judiciaire – Le régime des Duvalier en est un exemple-. Pour palier à ce mal, la Constitution du 29 mars 1987 a diminué dans sa plus simple expression le pouvoir du Président qui a uniquement pour rôle de promulguer les lois, de nommer certains hauts fonctionnaires, de recevoir les ambassadeurs des pays étrangers, d'exercer son droit de grâce à l'égard des prisonniers condamnés… Tous ces actes doivent être contresignés par un ministre, ce qui fait apparaître sur le plan juridique l'étroite dépendance politique du Président à l'égard du Cabinet. En diminuant la fonction présidentielle, cette Constitution a fait un Parlement tout-puissant. Delà se dégage un autre danger de déséquilibre des pouvoirs au profit du Législatif. L'Assemblée Nationale devint l'organe prépondérant auquel l'Exécutif est subordonné.
 
Pour sortir de ce dilemme, en attendant un amendement constitutionnel pour adapter notre charte fondamentale à la réalité sociale, économique et politique du pays, nous devons arriver à une conscience politique chez les votants haïtiens pour que dans les élections législatives, une majorité se dégage au sein de l'Assemblée Nationale pour soutenir l'action du Premier Ministre issu de cette majorité.
 
Le Premier Ministre assuré d'une approbation de la majorité au Parlement serait bien aise
à faire passer son programme gouvernemental. Mais une majorité parlementaire peut ne pas exister. Cela causerait moins d'ennuis, si comme en France, le renvoi du gouvernement en Haïti par l'Assemblée Nationale provoque immédiatement la dissolution de celle-ci. Les députés et les sénateurs seront moins motivés à recourir à un vote de non confiance pour se débarrasser souvent sans motif valable du Premier Ministre et son gouvernement; une décision qui a  plongé le pays en maintes fois dans une crise institutionnelle. La classe politique dans ce cas doit faire montre d'une maturité politique, une conscience nationale digne qui lui permettra grâce au jeu de compromis d'arriver à stabiliser aussi rapide que possible les institutions de l'État dans les intérêts futurs de la nation. La question maintenant : Les dirigeants haïtiens et la classe politique de l'opposition sont-ils prêts à jouer ce jeu démocratique? 

                                                                Jean Sénat Fleury

Réflexion autour de la Réunion de New York

Réflexion autour de la Réunion des Leaders

                                             Du 31 Mars 2010
                         Aux bureaux des Nations-Unies à New York
 
Jean Sénat Fleury 4/14/10 (www.jeansenatfleury.com)
 
Le mercredi 31 mars 2010, aux Nations-Unies, les représentants de plus de 100 pays s'étaient réunis pour se pencher sur le dossier de la reconstruction d'Haïti. À cette occasion, le gouvernement haïtien a présenté ses perspectives d'avenir et le plan suivant lequel il entend les concrétiser. L'objectif de cette conférence était d'assurer les fondements du relèvement et de la reconstruction d'Haïti grâce à des engagements venant de toutes parts: des institutions publiques, privées, non gouvernementales et multilatérales.
 
Le gouvernement haïtien et ses partenaires internationaux étaient guidés par six principes qui ont déjà été établis lors de la conférence ministérielle de Montréal. Ce sont :
 
    1. un plan d'avenir piloté par les Haïtiens ;
    2. la participation de toutes les parties prenantes, plus particulièrement le peuple haïtien ;
    3. la responsabilité et la transparence des pouvoirs publics haïtiens et de leurs partenaires donateurs envers le peuple haïtien, mais aussi envers la communauté internationale ;
    4. la coordination entre le gouvernement haïtien et les donateurs ;
    5. la recherche de la rentabilité en matière d'investissements, calculée selon les améliorations qu'ils auront apportées à la vie des Haïtiens ;
    6. la viabilité des investissements, grâce à un engagement durable visant à travailler avec le peuple et le gouvernement haïtiens pour renforcer les capacités permanentes du pays ;
 
Selon l'Ambassadeur des Etats-Unis en Haïti Kenneth H. Merten dans un message posté le mardi 30 mars 2010 : « Aider Haïti à mieux se reconstruire ne se fera pas du jour au lendemain. L'engagement international envers Haïti doit aller au-delà de la réponse d'urgence. Des nations doivent s'engager à travailler avec le peuple et les pouvoirs publics haïtiens pour le long terme, en vue de construire une nation avec des services publics renforcés, un secteur privé dynamique, et un gouvernement et une communauté internationale prêts à assumer leurs responsabilités envers le peuple haïtien. »
 
Selon une analyse conduite par le gouvernement haïtien avec le support des Nations-Unies et de la Banque Mondiale, la reconstruction d'Haïti exige de longues années et nécessitera 11.5 milliards de dollars. L'ancien président américain Bill Clinton en charge du dossier de la reconstruction  déclare quelques jours avant cette conférence on fera appel à des engagements de contributions totalisant 3.8 milliards de dollars pour supporter les efforts de reconstruction durant les deux prochaines années.
 
 
Toujours des Paroles et très peu d'Actions
Il est sans doute encore trop tôt pour porter un jugement sur la crédibilité des actions en cours. Ce qui est évident, c'est que la communauté internationale dans le passé avait fait pas mal de promesses pour supporter le relancement de l'économie haïtienne durement touchée après l'embargo décrété sur le pays en 1991-1994 et les violences qui ont suivi le départ de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide en 2004. À ce que j'en sache, aucun décaissement n'a été fait jusqu'à date. Beaucoup de gens continuent de prendre en exemple le dossier de la reconstruction de la ville des Gonaïves inondée en 2005. Des millions de dollars ont été collectés en la circonstance pour assainir la citée de l'Indépendance et améliorer les conditions de vie des habitants. Cinq ans après le cyclone Jeanne, Gonaïves est toujours dans le même état d'insalubrité. Aucune réponse n'a pu être donnée à ces questions : Qui gérait les fonds pour l'assainissement des Gonaïves, et comment ces fonds ont-ils utilisé en la circonstance ?
 
Conclusion
L'année 2010 apportera-t-elle un démenti aux critiques faisant croire comme dans le dossier des Gonaïves, Haïti est en train une nouvelle fois de se faire berner ? Verra-t-on cette fois-ci des actions concrètes en rapport aux engagements pris à New York ? De tous cotés dans le pays percent des signes de plus en plus criants de frustration, d'insatisfaction et de désespoir. L'action de la communauté internationale, pour venir en aide au peuple Haïtien après le tragique tremblement de terre du 12 janvier 2010 qui a fait plus de 250.000 mille morts, des centaines de milliers de blessés et des millions de sans abris, n'a pas eu de résultats concrets sur le terrain. Port-au-Prince demeure un immense camp de réfugiés avec des tentes déployées un peu partout, des rues encombrées avec des débris. Pas d'électricité, pas d'eau potable, pas de vivres alimentaires, pas de carburant…Les prix qui grimpent donnent à la vie dans la capitale et dans les villes de province une image de détresse, de tristesse. Un enfer. L'insécurité, la famine, l'insalubrité, les risques d'épidémies…les conditions de vie sont catastrophiques partout dans les dix départements.
 
Conférence de New York. Une leçon que tous les Haïtiens doivent apprendre à partir des expériences du passé : « Aucun pays dit ami ne s'intéresse à la reconstruction d'Haïti par solidarité ou par amour. Le plan en jeu pour les 100 pays rassemblés aux Nations Unies sur le dossier est comment tirer profit de cette situation.» La reconstruction d'Haiti est une responsabilité nationale avant d'être une affaire internationale. Les Haïtiens doivent consentir des sacrifices personnels pour rebâtir leur pays sans repousser bien sur l'aide de la communauté internationale.