samedi 18 juillet 2009

Bulletin météo du vendredi 17 juillet 2009.

Courtoisie de Agr.Gabriel Archange Léon du Bureau Départemental Nord de Gestion des Risques et Désastres. Cap-Haitien, +509 3721 0665. Publié par Cyrus Sibert / RESEAU CITADELLE.

Bulletin météo du vendredi 17 juillet 2009
Valable jusqu’au 19 juillet 2009

Situation synoptique dans la Caraïbe et sur l’Atlantique:

La crête de haute pression de l’atlantique influence la météo sur une bonne partie de la caraïbe ce matin. Cette situation limite les activités de pluie sur Haïti aujourd’hui et samedi, en attendant l’arriver probable d’une onde tropicale dimanche et lundi.

Prévisions pour Haïti:

* Temps ensoleillé et brumeux ce matin ;
* Passages nuageux en fin d’après midi ;
* Températures peu agréables en journée et en soirée ;
* Possibilité de pluie isolée légère notamment dans la région sud du pays ce soir.

Prévisions pour Port-au-Prince et environs:

· Temps clément ce matin ;
· Quelques passages nuageux en fin de journée ;
· Tº. max. : 35ºC ; Tº min: 24ºC ;
· Faible chance de pluie ce soir..

Lever & coucher du soleil pour Port-au-Prince:

Aujourd’hui
17 juillet.
Lever : 05h 22 mn
Coucher : 06h 29 mn

Samedi
18 juillet
Lever : 05h 22 mn
Coucher : 06h 29 mn

Dimanche
19 juillet
Lever : 05h 23 mn
Coucher : 06h 29 m

Jacquet Jackson, Prévisionniste au CNM

Bulletin météo marine du vendredi 17 juillet 2009
Valable jusqu’au 18 juillet 2009

Prévisions maritimes:

Zone côtière nord :
Vendredi & samedi
* Vent du secteur est sud-est: 15-20 nœuds;
* Hauteur des vagues : 4 à 7 pieds;
* Mer plus ou moins agitée ;
* Les voiliers doivent être prudents en mer.

Golfe de la Gonâve :
Vendredi & samedi
* Vent du secteur est : 15-25 nœuds ;
* Hauteur des vagues : 6 à 8 pieds ;
* Mer plus ou moins agitée à agitée ;
* Les voiliers doivent prendre des précautions en mer.

Zone côtière sud :
Vendredi & samedi
* Vent du secteur est : 20-25 nœuds, devenant nord-est à est : 15-20 nœuds samedi ;
* Hauteur des vagues : 8 à 10 pieds, mais allant de : 6 à 8 pieds demain ;
* Mer agitée notamment au large ;
* Il est conseillé aux voiliers de prendre des précautions en mer.


Jacquet Jackson, Prévisionniste au CNM

Haiti-USA-Drogue : Importante remise de peine pour le narcotrafiquant haïtien Eliobert Jasmé dit "Ed One"


Au lieu de 20, il passera 10 ans derrière les barreaux, selon une décision d’un tribunal fédéral américain satisfait de la "collaboration" du détenu à l’origine de l’arrestation de nombreux anciens hauts responsables Lavalas qui se livraient au trafic de drogue entre Port-au-Prince et Miami ; l’ex-Président Jean-Bertrand Aristide a fait l’objet d’investigations pour son implication présumée dans le narcotrafic, soutient l’avocat de Jasmé ; mais, la justice américaine reste muette sur la question.


vendredi 17 juillet 2009,

Radio Kiskeya

Jean Eliobert Jasmé alias “Ed One”, l’un des plus importants trafiquants de drogue haïtiens, s’est vu accorder mercredi une commutation de peine de dix ans aux Etats-Unis où il était condamné à environ 20 ans d’emprisonnement ferme, rapporte le Miami Herald.

Suivant les recommandations conjointes de procureurs fédéraux et des avocats de la défense, le juge Marcia Cooke a décidé de récompenser le détenu pour son “assistance substantielle”. Le magistrat estime que les précieux renseignements qu’il a fournis ont permis à la justice américaine de poursuivre de nombreux officiels du régime de l’ex-Président Lavalas Jean-Bertrand Aristide liés à des douzaines de cas de transfert de cocaïne entre Port-au-Prince et Miami.

Livré en 2003 à l’Agence antidrogue américaine (DEA) par l’administration Aristide, Eliobert Jasmé est devenu un témoin clé qui a aidé Washington à atteindre ses objectifs de réduction du flux du narcotrafic de la Colombie vers le sud de la Floride via Haïti. Grâce à lui, au moins 17 poursuites judiciaires ont été engagées contre des officiels du gouvernement Lavalas et d’autres narcotrafiquants qui, pour la plupart, ont été condamnés.

Le procureur Ben Greenberg a fait l’éloge de Jasmé pour avoir permis à la justice des Etats-Unis de traquer des suspects qui étaient liés au régime de Jean-Bertrand Aristide, exilé depuis 2004 en Afrique du Sud. Il s’est toutefois gardé de dire si le nom de ce dernier figurait sur la liste des présumés narcotrafiquants visés.

Par contre, l’avocat de "Ed One", Paul Petruzzi, a affirmé que son client avait "coopéré" avec les autorités américaines contre l’ancien Président. "Ce n’est plus un secret que Jean-Bertrand Aristide a fait l’objet d’une enquête pour trafic de drogue et blanchiment d’argent", a répété Me Petruzzi.

Le Miami Herald rappelle que les autorités fédérales américaines n’ont jamais été en mesure d’établir les preuves des allégations selon lesquelles l’ex-chef de l’Etat aurait reçu des cartels de drogue des millions de dollars contre l’autorisation d’utiliser Haïti comme territoire de transit en vue d’exporter vers les Etats-Unis des cargaisons de cocaïne provenant de la Colombie. Par le biais de son avocat américain, Ira Kurzban, M. Aristide a contesté le fondement de ces informations.

Le chef de la sécurité de l’ancien dirigeant Lavalas, Oriel Jean, avait été condamné aux Etats-Unis en 2005 à trois années de réclusion pour son rôle dans le narcotrafic.

Le quotidien de la Floride cite par ailleurs le cas de l’ancien chef rebelle anti-Aristide, Guy Philippe, recherché depuis 2005, mais qui, à trois reprises, a filé sous le nez des agents de la DEA.

D’importants membres du régime Lavalas impliqués dans le narcotrafic, dont l’ancien directeur général de la Police Nationale, Jean Nesly Lucien et l’ex-président du Sénat, Fourel Célestin ont été extradés aux Etats-Unis où ils ont purgé des peines de prison.

Arrêté sous les mêmes chefs d’accusation peu après avoir été déporté vers Port-au-Prince, il y a quelques mois, M. Célestin est actuellement incarcéré au Pénitencier National, la prison civile de la capitale.
spp/Radio Kiskeya

vendredi 17 juillet 2009

Vers Novembre 2010 : Dr. Guy Théodore se lance…

Dr. Guy THEODORE ( à gauche), Stephan L. JOSEPH ( au milieu), JJ ( à droite)

En bon créole, on peut dire sans ambages que le Dr. Guy Theodore « lage cha a ». Dans une salle remplie de curieux, 400 à peu près, à l’hôtel Holiday Inn non loin de l’aéroport de JFK, le dimanche 12 juillet 2009, le journaliste très connu de la diaspora new yorkaise, Edens DESBAS lance le débat sur les présidentielles prévues au dernier dimanche du mois de novembre 2010.


De son côté, l’ancien Ministre de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales du Gouvernement Intérimaire, Paul Gustave Magloire multiplie les interviews, soit en Haïti ou dans la diaspora nord-américaine, rend public sur le Net le manifeste du Mouvement pour la Réconciliation et la Renaissance Nationale (MORN).

Parlons de Guy Theodore

Pour Guy Theodore, c’est le motto qui a fait boule de neiges récemment en Haïti, à travers la voix de Valery NUMA, journaliste-vedette de Radio Vision 2000. NUMA, depuis des années, qui répète incessamment à la fin de ses rubriques Invité du Jour « Une Autre Haïti est Possible », terme contesté récemment par certains militants anti-altermondialistes. Dr. Guy Theodore démarre sa campagne en grande pompe « Wi, nou ka fèl », « Une nouvelle Haïti est possible ».
Durant mon bref séjour à New York, Valéry NUMA, mon fils Stéphan et moi, étions parmi les curieux.



Dans mes exercices de journalisme sur les ondes de Radio Lakay-New York, lors d’une interview live avec le Dr. Guy Theodore en 2004, il m’a exhibé sa carte de résidence pour justifier sa citoyenneté haïtienne et couper les rumeurs selon lesquelles, il serait américain le fait qu’il a obtenu le grade de Colonel dans les rangs de l’Armée Américaine.


Dans ce bloc-notes de JJ, je préfère poser des questions pertinentes à l’équipe Theodore en guise de réactions comme participant de la réunion du 12 juillet 2009:

1) Pignon, commune de Saint-Raphaël dans le Nord d’Haïti a su bénéficier des œuvres humanitaires du Dr. Guy Theodore depuis plus de vingt ans… mais une campagne présidentielle, ne devrait-elle pas dépasser cette localité de moins de 40,000 habitants?

2) Quel est le plan stratégique pour remettre Haïti sur la carte touristique considérant que le Département d’État met en garde sur son site Internet les citoyens américains de voyager en Haïti?

3) Comment peut-il souligner en des termes clairs une sortie d’Haïti sur les questions de la bonne Gouvernance administrative, économique, judiciaire, sécuritaire et locale pour une décentralisation politico-économique?

4) Quels sont les trois points forts de sa campagne?

5) Cette dernière question est celle d’un jeune lors de mes 48 heures à Port-au-Prince, au restaurant Break Time de Pétion-Ville le mardi 14 juillet 2009: Comment Theodore va-t-il articuler une campagne présidentielle pour faire ressortir qu’il n’est pas un candidat express des américains et qu’il est surtout un candidat Haïtien?

En tant que communicologue, je suggérerais que l’équipe Theodore consacre beaucoup de temps sur le charisme du candidat car il a un avantage, il fait partie de la liste des sangs neufs dont Haïti a soif de voir au timon des affaires.



Jean-Junior JOSEPH
Brooklyn, New York, USA, 17 juillet 2009
Email :
jeanjunior@gmail.com

jeudi 16 juillet 2009

Haitian drug trafficker's sentence cut : Jean-Bertrand Aristide has been under investigation for drug trafficking and money laundering

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Haitian drug trafficker's sentence cut

A big-time cocaine smuggler who gave the U.S. government an inside view of drug trafficking in the administration of former Haitian president Jean-Bertrand Aristide saw his nearly 20-year sentence cut in half Wednesday.

Jean Eliobert Jasme's prison term was reduced to about 10 years by U.S. District Judge Marcia Cooke, because federal prosecutors and defense lawyers jointly recommended it based on his ''substantial assistance'' in dozens of Miami trafficking cases.


Jasme -- expelled by Aristide in 2003, the year before the president's ouster -- became a central witness in the U.S. government's mission to slow the flow of cocaine from Colombia via Haiti to South Florida. Jasme contributed to at least 17 prosecutions of Haitian government officials, senior police officers and other cocaine smugglers -- with all but one ending in convictions.


Prosecutor Ben Greenberg lauded Jasme for providing incriminating information on a variety of trafficking suspects with ties to the Aristide government, but stopped short of naming the former president as one of them. However, Jasme's attorney, Paul Petruzzi, said that his client ''cooperated' ' against the former president, who was forced from power and fled to South Africa in February 2004.


''It's no secret that Jean-Bertrand Aristide has been under investigation for drug trafficking and money laundering,' ' Petruzzi said.


But federal authorities were never able to prove allegations that Aristide was paid millions of dollars by Haitian traffickers to allow them to use the country as a hub for shipping Colombian cocaine to the United States. Aristide, through his Miami attorney Ira Kurzban, always denied the allegations.


Since he was deposed five years ago, Aristide has not returned to his country.

Prosecutors were able to convict the official closest to Aristide, the former presidential security chief, Oriel Jean.


In 2005, he was sentenced to three years in prison because he gave federal investigators invaluable information on Haiti's drug underworld and the location of fugitives -- and even continued to testify after a cocaine smuggler threatened his life.


But Drug Enforcement Administration agents have not been able to capture Guy Philippe, a former Haitian police official indicted on trafficking charges in 2005 -- the year after he led the rebellion that caused Aristide's ouster.


Philippe, accused of accepting payoffs to aid Haitian and Colombian traffickers, has evaded at least three attempts to arrest him.

mercredi 15 juillet 2009

Communiqué de presse # 392 de la MINUSTAH sur la Grippe AH1N1.


MINUSTAH / NATIONS UNIES
Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti

PIO/PR/392/FR/2009
COMMUNIQUE DE PRESSE

Port-au-Prince, 14 juillet 2009 – Tous les personnels militaires devant intégrer la MINUSTAH sont soumis, dès leur arrivée, à des mesures strictes de quarantaine. Ces dispositions sont efficaces notamment dans l’identification, l’isolement et le traitement de tout cas de grippe avéré ou susceptible de se développer au sein des nouveaux arrivants en Haïti.

Sur un total de 11 militaires ayant contracté le virus de la grippe ou suspectés d’en être toujours porteur, un soldat a présenté les symptômes de la grippe AH1N1, et son diagnostic s’est avéré positif. Ces soldats sont arrivés en Haïti les 1er et 2 juillet 2009 respectivement, en provenance de divers pays.

Tous les patients ont répondu positivement aux traitements qui leur ont été administrés. A ce jour, neuf d’entre eux, dont celui atteint du virus H1N1, ont déjà quitté la clinique d’isolement de la MINUSTAH et en sont complètement guéris.

Le 14 juillet, un deuxième cas du virus H1N1 a été décelé dans la clinique d’isolement et demeure sous contrôle médical. Aussitôt qu’un patient est testé positif au virus H1N1, la MINUSTAH en informe le Ministère de la Santé publique et de la population, selon le protocole établi.

Un prélèvement effectué sur chaque patient est envoyé au Centre de contrôle des maladies à Atlanta, en Georgie, pour vérification de la présence du virus H1N1.

La MINUSTAH surveille soigneusement tout les vols entrant et transportant du personnel militaire, et soumet systématiquement tous les nouveaux arrivants à une quarantaine de 10 jours pour une observation de leur état de santé. Ces mesures strictes sont conformes aux recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et ont pour objectif de limiter la propagation de toute infection s’apparentant à la grippe, et permettent une rapide prise en charge médicale des cas identifiés.

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Contacts media :
David Wimhurst, Chef du bureau de la communication et de l’information publique
Téléphones : (509) 244 20 50 – ext : 6025, 6035
Cell : (509) 3702 -6539
E-mail : wimhurst@un.org
ou consultez le Site Internet de la Mission au
http://www.minustah.org

mardi 14 juillet 2009

Mario Andresol désigné à nouveau comme commandant en chef de la Police nationale d'Haïti


Mardi, 14 juillet 2009 13:48


Le président de la République, a renouvelé sa confiance, à Mario Andrésol en le désignant à nouveau comme commandant en chef de la Police nationale d'Haïti (PNH) jusqu'en été 2012, selon les prescriptions de la constitution de 1987 en son article 141.


Le sénateur Joseph Lambert, a confié à radio Metropole que Le président de la République, René Préval avait soumis le nom de l'actuel commandant en chef de la PNH à l'approbation du sénat pour sa propre succession.


Une commission sénatoriale, devrait se pencher sur le dossier du directeur général de l'institution policière haïtienne avant de produire un rapport à l'assemblée des sénateurs qui doit approuver ou non le choix du président de la république.


Mario Andrésol est arrivé à la tête de l'institution policière en août de l'année 2005 sous le régime de transition mis en place à la chute du régime lavalas le 29 février 2004.


Le commissaire divisionnaire de police, a été déjà, investi d'un ‘mandat constitutionnel' de trois ans en vue de mener à bon port la destinée de la PNH. M Andrésol, dont le mandat avait pris fin le 5 juillet dernier, a grandement changé l'image et la perception de l'institution policière selon le réseau national de défense des droits humains qui avait souhaité sa reconduction à la tête de la PNH.


RD

Débat autour du renouvellement de Mario Andrésol comme DGPNH.


Par Cyrus Sibert
Radio Souvenir FM, 106.1 : souvenirfm@yahoo. fr
Le Ré.Cit. :

Cap-Haïtien, le 14 Juillet 2009

La fin du mandat du Chef de la Police Nationale d’Haïti Mario Andrésol soulève un débat au sein de population haïtienne. Pour la première fois depuis la création de la PNH en 1995, la nomination du Chef de la PNH est objet de débat public. Le peuple se sent concerner. Il y a un sentiment de bilan ou d’ ‘‘accountability’’. Nous avions questionné plusieurs citoyens a ce sujet, des confrères journalistes, des observateurs politiques et de simple citoyens. Nous sommes arrivés à la conclusion que nous allons présenter dans ce texte.

Le public est divisé entre renouvellement ou remplacement du Chef de la Police Mario Andrésol. La majorité des opinions voit en Mario Andrésol quelqu’un qui a remis la PNH sur les rails. Il y a restauré une chaine de commandement. Ce qui redonne à la PNH l’unité d’action qu’avaient les Forces Armées d’Haïti. Dans le temps un simple agent 2 pouvait exercer n’importe quelle fonction. Dans un commissariat, il était difficile de savoir qui donnait les ordres. N’importe qui faisait n’importe quoi. On se rappelle de cet agent 2 nommé Directeur Départemental de la PNH en 2003. Il y aussi cette femme juge installée Directeur General de la Police. Nous sommes loin de ces cas de désordre et d’anarchie. La PNH est ressuscitée des morts. La population a plus de confiance dans les instructions de la Police. Car, les communiqués de la Police sont respectés à travers le pays. On a l’impression que les commandements sont exécutés. Le bandit qui s’amuse à ne pas respecter les communiqués de la PNH prend un risque énorme. Nous sommes loin de cette situation dans laquelle chaque département faisait ce qu’il veut. On n’a pas l’impression qu’une autorité politique peut dicter directement ses instructions à des agents de la Police. Le Directeur Départemental de la PNH est un vrai chef au niveau de son département. Si un politique peut influencer une décision, il doit le faire à partir du haut commandement.

Pour la population, le point fort est le fait qu’avec Mario Andrésol, le policier n’est plus supporté dans ses actes illégaux. Le policier qui viole le droit d’un citoyen agit pour son compte. Il s’expose à des sanctions de l’inspection générale qui sanctionne sans hésitation les policiers coupables. D’ailleurs à l’académie, on enseigne aux policiers que celui qui ne respecte pas les règlements n’est plus un policier. Il fait son affaire, mais pas la police. On se souvient de ces cas tristes de femmes de policiers qui attaquaient des voisins pour des raisons banales et appelaient en renfort des patrouilles de police qui agissaient sans retenue réprimant les citoyens. Le comportement de Mario Andrésol à la tête de la Police Nationale d’Haïti met à mal cette pratique coutumière de chef au dessus de la loi. Le policier qui se comporte comme un bandit risque d’être en ‘‘panne de chef’’ selon l’expression d’un chauffeur de taxi à Port-au-Prince.

Des habitants des bidonvilles saluent les techniques appliquées lors des opérations de police sous Mario Andrésol, car dans le temps, beaucoup de citoyens innocents étaient victimes. Des dommages collatéraux, comme on dit. Des unités de la Police savaient agir de façon indiscriminée. Elles prenaient pour cible tous les jeunes des quartiers réputés chauds. Mario Andrésol a utilisé des techniques chirurgicales. Les opérations sont réalisées avec plus de précision. On a l’impression que la PNH a un système de renseignements plus efficace qui permet de frapper juste.

Des confrères journalistes pensent que Mario Andrésol a une meilleure approche de communication. Le Chef de la Police ne confronte pas la presse. On est loin de ces chefs de police qui accusaient les journalistes de propager de fausses informations et de chercher en ce sens à faire échec à la Police. S’il y a une remarque négative, il se montre intéressé à en savoir plus et promet d’agir pour résoudre le problème. Des cas de policiers corrompus liés à la drogue, au kidnapping, aux crimes, aux vols et aux viols ont été pris au sérieux par le chef de la PNH et traités avec rigueurs et célérité. Des pratiques d’harcèlement sexuel au sein de la Police, habituellement banalisées chez nous ont été traitées avec rigueur, les coupables punis ou renvoyés de l’institution.

Paradoxalement, la forte opposition à Mario Andrésol vient de l’institution. Les policiers ne veulent plus travailler 12 heures consécutives par jour. Ils n’ont pas de problème pour fournir les heures de travail, mais suivant un roulement allégé de 6 heures ou de 8 heures par jour. Des officiers de la Police n’aiment pas cette pratique qui consiste à traiter les dossiers des policiers sous enquête avec présomption de culpabilité alors que la présomption d’innocence est un principe universel. Le traitement au niveau de l’Inspection générale est trop humiliant pour les policiers. Des policiers de grades inferieurs interrogent des officiers supérieurs de façon irrévérencieuse et en absence de témoin. Ce qui est contraire au manuel enseigné à l’école de police. Les plaignants ont plus de droit que les policiers. On envoie trop facilement des officiers de police en isolement et cela souvent sur simples allégations sans fondement. Trop de policiers sont en détention prolongée. La PNH n’offre pas une défense légale à son personnel engagé sur le terrain. Si lors d’une opération, un policier est accusé de quoi que ce soit, c’est à lui d’organiser sa défense, tandis que souvent, les policiers n’ont pas les moyens de payer un cabinet d’avocat. Le favoritisme est encore pratiqué au sein de l’institution, certes à un degré moindre, mais il existe encore. Les transferts sont utilisés comme sanction. Des communes comme Thiotte, Mole Saint-Nicolas, Bombardopolis, Dame-Marie, Baie de Henne et Les Irois sont utilisées comme lieux pour punir des policiers. Les policiers qui y sont transférés sont complètement démotivés, la majorité d’entre eux restent chez eux et se contentent de récupérer leur paie en versant une partie aux policiers qui habitent la zone et font le travail à leur place. Enfin, il ya la nourriture fournie aux policiers. Dans plusieurs commissariats, elle n’est pas de qualité. La Direction Générale de la Police n’enquête pas sur le service. Les contrats semblent être octroyés par favoritisme à des restaurants qui ne prennent pas au sérieux la satisfaction des policiers.

Pour le chauffeur de taxi suscité, vaut mieux Mario Andrésol qu’un inconnu. Grâce à ce monsieur à la tête de la Police Nationale, il peut circuler et exercer son métier. La PNH n’a pas peur des quartiers réputés chauds. Elle se déploie continuellement à Nazon, Martissant, Bel-Air et Cité Soleil. La nuit ces zones sont sécurisées avec un impressionnant dispositif de réplique aux bandits. « Je sais ce qu’il peut faire. Je ne veux pas perdre le certain pour l’incertain. », dit-il. Ce, à quoi un confrère journaliste a répliqué : c’est triste mais, je doute que René Préval en fin de mandat reconduira Mario Andrédol. Ce dernier se montre trop indépendant. Un homme comme Préval doit chercher un fanatique pour garantir son projet politique. Comme d’habitude, ignorera tout le monde. Il ignorera l’opinion des gens et fera ce qu’il entend.

Le 10 Mai 2009, nous revenions d’une soirée d’anniversaire, il était tard. En rentrant à la barrière principale de notre résidence, une voix nous interpellait :

-Monsieur, avez-vous un problème.
Je ne croyais pas mes oreilles. Je fus sursauté. Me retournant et constatant que c’était une patrouille de police capoise, je fus surpris. Car mon travail de journaliste souvent en prise avec la police crée un reflexe de méfiance envers la PNH. J’ai répondu
- Non. Tout va bien.
- Vous êtes sur.
- Oui ! Ça va !
- Mais il parait que vous agissez avec précipitation. Êtes-vous poursuivi par quelqu’un ?
- Non, c’est juste par reflexe. D’habitude, je suis très prudent quand je rentre chez moi. Vous savez…

Ils ont attendu que j’ouvre la barrière pour garer la voiture et refermer, avant de se déplacer. Cela s’est passé en Haïti, pas en Amérique du Nord. Ce fut pour moi un cadeau d’anniversaire. Je me suis dit : Mon Dieu, si on peut voir ça en Haïti, la lutte n’est pas vaine.

Le succès de la PNH (Police Nationale d’Haïti) n’est pas l’œuvre d’un seul homme. Toute une équipe travaille dans le même sens. Ces policiers qui ont voulu nous protéger et nous servir ce 10 Mai 2009, ont surement agi de plein gré. C’est le cas pour d’autres entités de l’institution. Mais, il y a un leadership quelque part qui a su canaliser cette volonté de remettre l’unique force de sécurité sur les rails. Plusieurs policiers, de Commissaires divisionnaires à des agents 1 nous répètent : Mon cher, nous sommes des haïtiens. C’est à nous de sécuriser notre pays. Nous n’allons pas laisser l’impression que la PNH ne peut pas faire le travail. Mes parents habitent ce pays, nous devons le sécuriser. Nous sommes témoins de ces commentaires. Renan Etienne, Hervé Julien, Ralph Dominique, Joany Canéus sont des commissaires divisionnaires qui en poste dans la ville du Cap-Haitien ont fait la même déclaration. Certes, certains ont eu une meilleure stratégie que d’autres. Même quand souvent la presse s’associe à la population pour les pressurer quand cela va mal, on peut dire qu’au sein de l’institution ceux qui veulent remplir leur mission sont majoritaires.
Il reste beaucoup à faire. La police en milieu rural, la police au niveau des frontières, la police routière, le renforcement du corps de maintien de l’ordre et son déploiement dans des villes importantes, le développement du corps de pompiers en vue de doter la Direction de la Protection Civile de professionnels en cas de désastres, et encore la police en milieu rural. Au parlement d’agir dans le sens de la remobilisation d’une armée nationale pour la défense du territoire. Mario Andrésol doit tirer les leçons de ses erreurs pour éviter des conflits avec la justice, ne plus s’aventurer dans des actions extraterritoriales en République Dominicaine afin d’éviter des incidents diplomatiques, réprimer et empêcher la répétition des détournements de fonds de la drogue comme le fameux dossier de Port de paix.
Pour nous autres à Réseau Citadelle, notre expérience avec la PNH est encourageante. Tous les cas dénoncés par notre organe ont été traités avec intérêt par la Direction Générale de la Police : tentative de viol d’un agent de l’APENA sur la femme d’un prisonnier, l’implication des policiers dans des cas de kidnapping, l’harcèlement de femmes postulantes par des hauts gradés de la PNH, viol d’une jeune femme par un inspecteur au Limbé, actes de pédophilie contre des enfants de rue de la ville du Cap-Haitien, abus contre de militaires démobilisés, tentative d’implication de policiers dans des fraudes électorales, violence à Pignon, tentative de viol par les soldats népalais. Après chaque fait dénoncé dans un article, nous recevons un appel de la PNH ou de la MINUSTAH pour nous donner la garantie que le suivi sera fait ou pour éclaircir la situation en fournissant plus d’information.

A la rédaction de ce texte nous apprenons que Mario Andrésol est reconduit par le Chef de l’Etat René Préval. M. Préval, disposant d’une majorité confortable au Sénat, suite aux récentes élections sénatoriales, Mario Andrésol n’a aucun problème d’être reconfirmé Commandant en Chef de la PNH, à moins que le Chef de l’Etat ne nous entraine dans son jeu machiavélique habituel consistant à envoyer son prétendu élu s’écraser contre sa majorité parlementaire.

RESEAU CITADELLE (Le Ré.Cit), le 14 Juillet 2009, 17 heures 22.