mercredi 20 janvier 2010

HAÏTI : Le centre opérationnel des médias en cours de mise en service à Port-au-Prince : sa pérennité appelle une aide globale/Emergency centre of operations for journalists nearly ready, but will need broader help to keep going in mid-term/En Puerto Príncipe habilitan el centro operativo para los medios de comunicación: su continuidad precisa de ayuda global

 
Français/English/Español
Reporters sans frontières 
Communiqué de presse
20 janvier 2010

Haïti

 

Le centre opérationnel des médias en cours de mise en service à Port-au-Prince : sa pérennité appelle une aide globale 

 

Reporters sans frontières et le groupe canadien Quebecor terminent actuellement l'installation d'un centre opérationnel d'urgence à l'attention des journalistes haïtiens. Un local, situé rue Cheriez, dans le quartier du Canapé-Vert à Port-au-Prince, abritera le matériel de communication fourni par Quebecor. Un deuxième convoi d'équipements est attendu dans la journée du 20 janvier, en provenance de République dominicaine.

 

Le projet consiste en priorité à fournir des moyens de communication de première nécessité à des journalistes hors d'état de travailler. Le centre entend faciliter le contact entre représentants des rédactions, et offrir aux autorités politiques et aux organisations non gouvernementales un cadre de communication avec les médias haïtiens. Il vise également à constituer un point d'ancrage à l'attention de la presse internationale pour mieux comprendre la réalité du pays. A terme, le centre opérationnel pourrait devenir un lieu autonome de production et de diffusion de l'information, en employant par exemple des journalistes de la presse écrite haïtienne, dont la distribution est suspendue.

 

Le local du Canapé-Vert offre une capacité d'accueil de 20 postes de travail, d'une salle de conférences de 40 places et d'une terrasse pouvant contenir jusqu'à 60 personnes. Il sera doté d'un réseau Internet haut-débit, d'un circuit téléphonique, d'un système audio/vidéo conférence, d'une liaison à la télévision satellite, d'un service d'impression et d'un dispositif d'accueil et de ravitaillement pour les journalistes en détresse.

 

Ce centre doit relayer la demande des professionnels des médias haïtiens auprès de la communauté internationale. Il doit appuyer le travail d'évaluation des besoins des rédactions à reconstruire et des aides à dispenser aux journalistes et à leurs familles. Sa pérennité appelle une aide technique et financière d'autres ONG, d'institutions internationales et des médias étrangers. Nous attirons en particulier l'attention des gouvernements de cinq pays aux liens privilégiés avec Haïti : Canada, France, Brésil, Mexique et Etats-Unis.

 

Nous relançons notre appel aux dons et aux compétences. Aidez-nous à soutenir les journalistes haïtiens.

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Haiti 

 

Emergency centre of operations for journalists nearly ready, but will need broader help to keep going in mid-term 

 

Reporters Without Borders and the Canadian media group Quebecor are in the process of installing an emergency centre of operations for Haitian journalists in the Port-au-Prince neighbourhood of Canapé-Vert. Located on Cheriez Street, the centre will have communications equipment provided by Quebecor. A second equipment convoy is due to arrive today from the Dominican Republic.

 

The centre's priority aim is to provide journalists who have not been able to work since the earthquake with essential means of communication. It is also intended to facilitate contact between media representatives and to provide government officials, politicians and NGOs with a a way to communicate with the Haitian media.

 

The Canapé-Vert centre also aims to provide a service to international news media seeking to understand Haitian reality, and could eventually produce and disseminate news and information in its own right by, for example, employing journalists with Haitian print media whose distribution has been suspended as a result of the earthquake.

 

Up to 20 journalists will be able to work in the centre at any one time. It also has a news conference room that can hold 40 people and a terrace that can hold 60 people. It will have broadband Internet, telephone lines, an audio and video conference system, a satellite TV link and printers, as well as facilities for journalists in distress.

 

The centre is meant to relay Haitian journalists' requests to the international community and to help evaluate the reconstruction needs of Haitian news media and the assistance needs of individual journalists and their families.

 

To be able to continue operating in the medium term, the centre will need technical and financial assistance from other NGOs, international bodies and foreign media. We would like to draw this need to the particular attention of the governments of the five countries with especially close links with Haiti: Canada, France, Brazil, Mexico and the United States.

 

We reiterate our appeal for donations and technical assistance. Help us to help Haitian journalists.

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Haití 

 

En Puerto Príncipe habilitan el centro operativo para los medios de comunicación: su continuidad precisa de ayuda global

 

Reporteros sin Fronteras y el grupo canadiense Quebecor están actualmente terminando la instalación de un centro operativo de urgencia, destinado a los periodistas haitianos. Un local, situado en la calle Cheriez, en el barrio de Canapé-Vert, en Puerto Príncipe, albergará el material de comunicación proporcionado por Quebecor. Durante el día de hoy, 20 de enero, se espera la llegada de un segundo convoy de equipos, procedente de la República Dominicana.

 

El proyecto consiste prioritariamente en proporcionar medios de comunicación de primera necesidad a algunos periodistas que no están en condiciones de trabajar. El centro pretende facilitar los contactos entre representantes de las redacciones y ofrecer a las autoridades políticas, y a las organizaciones no gubernamentales, un marco de comunicación con los medios haitianos. También tiene como objetivo convertirse en un punto de referencia para que la prensa internacional pueda entender mejor la realidad del país. Al final, el centro operativo podría llegar a ser un centro autónomo de producción y difusión informativa, por ejemplo empleando a periodistas de la prensa escrita haitiana, cuya distribución se encuentra de momento suspendida.

 

El local de Canapé-Vert tiene capacidad para 20 puestos de trabajo, una sala de conferencias de 40 plazas y una terraza que puede albergar hasta 60 personas. Estará dotado de red de Internet de alta velocidad, circuito telefónico, sistema de vídeoconferencias, enlace con la televisión vía satélite y  abastecimiento para los periodistas que atraviesen una situación de desamparo.

 

El centro debe conseguir que lleguen a la comunidad internacional las demandas de los profesionales de los medios haitianos. Tiene que apoyar el trabajo de evaluación de las necesidades de las redacciones por reconstruir, así como las ayudas que hay que proporcionar a los periodistas y sus familias. Su continuidad exige ayuda técnica y económica de otras ONG's, instituciones internacionales y medios de comunicación extranjeros. Llamamos particularmente la atención a los gobiernos de cinco países que tienen relaciones preferenciales con Haití: Canadá, Francia, Brasil, México y Estados Unidos.

 

Reiteramos una vez más nuestro llamamiento para que se proporcionen donativos y ayuda de expertos. Ayúdenos a apoyar a los periodistas haitianos. 


Benoit Hervieu
Despacho Américas / Americas Desk
Reporters sans frontières
47 rue Vivienne 
75002 Paris - France

tél : +33 (0) 1 44 83 84 68
fax : +33 (0)1 45 23 11 51
email : ameriques@rsf.org
skype : rsf_americas

 

lundi 18 janvier 2010

2 Equipes médicales attendent des victimes à l’Hôpital de Milot.

2 Equipes médicales attendent des victimes à  l'Hôpital de Milot.

 

Il y a à Milot, une équipe orthopédique et une équipe chirurgicale disponibles 24 sur 24 avec une capacité de 100 blessés à la fois. Ces médecins étrangers attendent des victimes de Port-au-Prince.

 

Pour le moment, il n'y a pas beaucoup de patients. Un hélicoptère avait transporté quelques personnes avec des blessures. Elles ont été toutes soignées. Pour le moment, les médecins attendent ! Pas besoin de se rendre en République Dominicaine.

 

Source Laurence Desvignes représentante de la Croix-Rouge Internationale dans le Nord.

Cyrus Sibert, RESEAU CITADELLE, www.reseaucitadelle.blogspot.com


Lueur d'espoir sous les décombres de Port-au-Prince

Lueur d'espoir sous les décombres de Port-au-Prince

le 17 janvier 2010 à 17h26, mis à jour le 17 janvier 2010 à 23:36

Synthèse - En Haïti, les sauveteurs continuent inlassablement leurs recherches. Dimanche, quatre personnes ont été extraites, en vie, des décombres.

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Haïti : les secouristes ont extraits trois personnes vivantes des décombres dimanche 17 janvierHaïti : les secouristes ont extraits trois personnes vivantes des décombres dimanche 17 janvier

- Des survivants sous les décombres
  • Séisme en Haïti

    TF1 News : retrouvez toute l'actualité sur le séïsme en Haïti : infos minute par minute, situation à Port-au-Prince, témoignages, vidéos, reportages, interveiws... ... toute l'actualité sur le séisme en Haïti en continu et en vidéo.
    Publié le 13/01/2010 Séisme en Haïti
  • Incident franco-américain à l'aéroport de Port-au-Prince

    Un avion français a dû se dérouter vers Saint-Domingue, n'ayant pas reçu l'autorisation de se poser sur l'aéroport de la capitale haïtienne, géré par les Américains. Une mésaventure qui se serait produite plusieurs fois.
    Publié le 16/01/2010 Incident franco-américain à l'aéroport de Port-au-Prince
  • Des pillards font régner la terreur alors que l'aide se déploie

    Malgré l'arrivée des troupes américaines censées encadrer la distribution de l'aide, les habitants restent privés de tout depuis mardi. Une situation qui favorise les pillages et l'émergence de gangs armés.
    Publié le 16/01/2010 Des pillards font régner la terreur alors que l'aide se déploie
  • Les forces américaines au chevet d'Haïti

    L'armée américaine est très présente en Haïti, avec le déploiement de milliers de soldats, de navires de guerre dont un porte-avions nucléaire, et d'équipes médicalisées rompues aux situations de crise.
    Publié le 16/01/2010 Les forces américaines au chevet d'Haïti
  • Haïti : numéros d'urgences, appels aux dons, les infos pratiques

    Vous êtes sans nouvelles de personnes présentes à Haïti lors du terrible séisme, vous voulez aider les organisations humanitaires dans leur secours, retrouvez ici les informations pratiques.
    Publié le 13/01/2010 Haïti : numéros d'urgences, appels aux dons, les infos pratiques
  • Haïti, miracles et vies brisées

    Eunice, née à Port-au-Prince, a fait ses études en France avant de s'installer au Canada. Presque toute sa famille est encore en Haïti. Son frère, dans la capitale haïtienne, tente d'aider au milieu des cadavres.
    Publié le 16/01/2010 Haïti, miracles et vies brisées
  • A Port-au-Prince, d'autres séismes viendront

    Haïti et sa région doivent s'attendre à d'autres tremblements de terre majeurs, prédisent les experts. Or, l'ampleur même des destructions pourrait permettre de reconstruire rapidement des bâtiments plus résistants.
    Publié le 16/01/2010 A Port-au-Prince, d'autres séismes viendront
  • Haïti : des cartographes pour guider les secours

    Comment repérer les zones les plus touchées, comment se déplacer dans un labyrinthe de ruines ? Depuis Strasbourg, des spécialistes utilisent les données des satellites pour dresser des cartes de Port-au-Prince précieuses pour les secours.
    Publié le 16/01/2010 Haïti : des cartographes pour guider les secours
  • Le point sur l'aide internationale pour Haïti

    Les annonces d'aide humanitaire d'urgence et de fonds pour venir en aide à Haïti, dévastée par un séisme, se multiplient depuis mardi. Voici une liste des principaux pays ou groupements qui ont manifesté leur solidarité.
    Publié le 16/01/2010 Le point sur l'aide internationale pour Haïti
  • A Paris, dans le centre de planification des secours

    Toute la coordination des secours français se fait au ministère de la Défense dans un lieu ultra secret, là où toutes les opérations militaires françaises sont planifiées en temps de guerre comme en temps de paix.
    Publié le 16/01/2010 A Paris, dans le centre de planification des secours
  • L'Etat haïtien est sans-abri

    Décapité par le séisme, le gouvernement haïtien est réduit à sa portion congrue. Le Président, comme le Premier ministre sont condamnés à l'errance.
    Publié le 16/01/2010 L'Etat haïtien est sans-abri
  • Haïti : l'aéroport sous contrôle américain

    Les stocks de nourriture et de matériel de secours sont sous bonne garde à l'aéroport de Port-au-Prince. Et pour cause : ces stocks peuvent attirer la convoitise des pillards.
    Publié le 16/01/2010 Haïti : l'aéroport sous contrôle américain
  • Haïti, "une des plus grandes opérations" d'aide, selon Obama

    Le séisme en Haïti donne lieu à "l'une des plus grandes opérations de secours" de l'histoire des Etats-Unis, a déclaré samedi le président Barack Obama.
    Publié le 16/01/2010 Haïti, "une des plus grandes opérations" d'aide, selon Obama
  • Les équipes françaises à pied d'oeuvre en Haïti

    Les secouristes français sont au travail à Port-au-Prince, notamment à l'hôtel Montana où quelques 200 personnes seraient portés disparues depuis la catastrophe.
    Publié le 16/01/2010 Les équipes françaises à pied d'oeuvre en Haïti
  • Haïti : sauvetage miraculeux

    C'est un miracle. Une petite fille de 16 mois, Winnie, a été secourue après 3 jours sous les décombres.
    Publié le 16/01/2010 Haïti : sauvetage miraculeux
  • Haïti : après la catastrophe, la colère

    Les habitants commencent à se manifester pour exiger le retrait de piles de cadavres en décomposition. Il ont dressé une barricade sur la route de Carrefour au sud-ouest de la capitale.
    Publié le 16/01/2010 Haïti : après la catastrophe, la colère
  • Haïti : la population fuit la capitale

    Des milliers d'Haïtiens, terrifiés à l'idée d'un nouveau séisme et craignant la violence des pillards, tentent de quitter Port-au-Prince, capitale dévastée d'un pays en ruines.
    Publié le 16/01/2010 Haïti : la population fuit la capitale
  • Course contre la montre pour les sauveteurs

    Les secouristes français de la sécurité civile sont au travail sur place notamment à l'hôtel Montana où quelques 200 personnes seraient portés disparues depuis la catastrophe. Ils les recherchent sans relâche mais l'espoir de retrouver des survivants s'amenuise.
    Publié le 16/01/2010 Course contre la montre pour les sauveteurs
  • La démonstration de force américaine

    Le tremblement de terre en Haïti a donné lieu à "l'une des plus grandes opérations de secours" de l'histoire des Etats-Unis, a déclaré samedi le président Barack Obama.
    Publié le 16/01/2010 La démonstration de force américaine
  • La Martinique, base arrière des secours

    Les moyens civils et militaires mis en place par la France ont permis d'évacuer plus de 200 ressortissants français à partir de la Martinique.
    Publié le 16/01/2010 La Martinique, base arrière des secours
  • Une messe à Notre-Dame de Paris pour Haïti

    Une messe a été célébrée samedi à Paris en hommage aux victimes du séisme à Haïti.
    Publié le 16/01/2010 Une messe à Notre-Dame de Paris pour Haïti
  • Les artistes se mobilisent pour Haïti

    Les artistes lancent des initiatives pour appeler aux dons, et l'enregistrement d'une chanson avec plusieurs interprètes, dont Charles Aznavour, a commencé à Paris.
    Publié le 16/01/2010 Les artistes se mobilisent pour Haïti
  • A Port-au-Prince, une ambiance d'état de siège

    Les héilcoptères américains sillonnent sans cesse le ciel de la capitale haïtienne. Ce afin d'identifier les zones les plus sévèrement touchées.
    Publié le 16/01/2010 A Port-au-Prince, une ambiance d'état de siège
Plus d'infos

Un avion français a dû se dérouter vers Saint-Domingue, n'ayant pas reçu l'autorisation de se poser sur l'aéroport de la capitale haïtienne, géré par les Américains. Une mésaventure qui se serait produite plusieurs fois.

  • Des pillards font régner la terreur alors que l'aide se déploie

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  • Malgré l'arrivée des troupes américaines censées encadrer la distribution de l'aide, les habitants restent privés de tout depuis mardi. Une situation qui favorise les pillages et l'émergence de gangs armés.

  • Les forces américaines au chevet d'Haïti

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    Les forces américaines au chevet d'Haïti

    Publié le 16 janvier 2010

  • L'armée américaine est très présente en Haïti, avec le déploiement de milliers de soldats, de navires de guerre dont un porte-avions nucléaire, et d'équipes médicalisées rompues aux situations de crise.

    Une immense lueur d'espoir dans le chaos de Port-au-Prince, près de cinq jours après le séisme qui a détruit une grande partie de la capitale. Dimanche, ce sont quatre survivants qui ont été retrouvés sous les décombres. Un membre danois de la Minustah, la force de maintien de la paix de l'ONU en Haïti, a été sorti vivant et en bonne santé. "Ils viennent de le sortir sans une égratignure", a déclaré un responsable de la Minustah sous couvert d'anonymat en parlant du rescapé, Jen Kristensen.

    Dimanche à l'aube, trois Haïtiens avaient déjà été extraits vivants des décombres d'un supermarché de Port-au-Prince par des secouristes américains et turcs, près de cinq jours après le séisme qui a détruit une grande partie de la capitale. Ces survivants, une fillette de 7 ans, un homme de 34 ans et une femme de 50 ans, souffraient de blessures légères et avaient pu s'alimenter grâce à la nourriture éparpillée autour d'eux dans les décombres. Ces nouveaux survivants s'ajoutent aux 70 personnes retrouvées vivantes jusque là sous les décombres de Port-au-Prince par les quelque 43 équipes internationales engagées sur place, comprenant 1.739 sauveteurs et 161 chiens.

    - Plus de 100 millions d'euros d'aide de l'UE ?
    Les pays de l'Union européenne discutent d'une aide financière de plus de 100 millions d'euros pour aider à la reconstruction de Haïti après le séisme qui a fait plusieurs dizaines de milliers de morts, a indiqué dimanche soir une source diplomatique. "Le montant dont il est question est à trois chiffres, à savoir plus de 100 millions d'euros", a souligné cette source, précisant qu'il devrait être annoncé en principe lundi lors d'une réunion à Bruxelles des ministres européens de l'aide au développement consacrée à Haïti. "Le montant final pourrait même être supérieur à 200 millions d'euros, mais cela dépendra des derniers arbitrages", a-t-il dit. Cette enveloppe sera distincte de l'aide humanitaire d'urgence destinée aux victimes du tremblement de terre: les pays de l'UE ont déjà débloqué dans ce domaine à ce jour entre 20 et 30 millions d'euros, un montant amené encore à "croître encore considérablement", selon la source diplomatique. L'aide à la reconstruction est elle destinée à des efforts de fond, à court et moyen terme. L'argent sera tiré du budget de l'UE, en prélevant des sommes non dépensées et en réorientant vers Haïti des programmes d'aides européens destinés initialement à d'autres pays, a souligné la source.
     
    - Des réservistes américains mobilisés
    Le président américain Barack Obama a ordonné dimanche la mobilisation de réservistes pour participer à des missions humanitaires en Haïti, où les Etats-Unis ont déjà envoyé plus de 10.000 hommes, a indiqué la Maison Blanche dans un communiqué. Les réservistes permettront d'effectuer des rotations de troupes sur place, notamment des personnels médicaux à bord du navire-hôpital USNS Comfort, qui doit arriver sur zone jeudi, et des garde-côtes, afin d'assurer la sécurité des ports, ajoute la Maison Blanche. Par ailleurs, l'ancien président américain Bill Clinton se rendra lundi en Haïti afin d'acheminer de l'aide humanitaire et de rencontrer autorités et survivants. Son épouse, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a promis dimanche aux Haïtiens que les Etats-Unis seront là pour eux "aujourd'hui, demain et à l'avenir".

    - Les trois priorités de Ban Ki-moon
    Pour le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, arrivé dimanche a Port-au-Prince, ce séisme est "la plus grave crise humanitaire depuis des  décennies". "Je vais en Haïti avec le cœur très lourd pour exprimer la solidarité et l'entier soutien de l'Onu au peuple haïtien", a-t-il déclaré.  Selon lui, trois priorités s'imposent : sauver le plus de monde possible, apporter d'urgence l'aide humanitaire, l'eau, la nourriture et les médicaments nécessaires et coordonner l'aide extérieure. Le secrétaire général a aussi indiqué qu'il "se préparait au pire" alors que les personnels de l'Onu ont payé un très lourd tribut au séisme, le quartier  général de la mission de l'organisation internationale en Haïti (Minustah) s'étant effondré.

    - Le Mexique sollicite le Conseil de sécurité de l'ONU
    Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira lundi sur une initiative du Mexique pour étudier la situation en Haïti, où l'ampleur du désastre causé par le séisme "rend nécessaire une présence internationale accrue, sous la coordination des Nations unies", a annoncé samedi le ministère mexicain des Affaires extérieures. "Le secrétaire général de l'ONU participera à la réunion", a précisé le ministère. Le Mexique est membre non permanent du Conseil de sécurité. Le gouvernement du Mexique estime de la plus haute importance que le Conseil de sécurité "contribue aux efforts d'assistance et soutienne le gouvernement haïtien" dans cette situation de "crise qui dépasse de loin la dimension d'autres urgences humanitaires", ajoute-t-il. Les difficultés de coordination de l'aide humanitaire en provenance du monde  entier ont suscité des critiques sur l'organisation des secours et du ravitaillement des sinistrés du séisme. D'importants problèmes de sécurité se posent également en raison des pillages auxquels se livrent des malfaiteurs mais aussi la population affamée (lire l'article).

    - L'exode
    Les tensions s'avivent dimanche en Haïti, où la population s'impatiente devant la lenteur et la désorganisation des secours, près de cinq jours après le séisme. Une solution s'offre alors aux survivants : la fuite. Des milliers d'habitants craignant la famine et les émeutes fuient la capitale haïtienne pour gagner les campagnes. Ils n'en peuvent plus de dormir dans la rue et sont terrifiés à l'idée que la terre se mette de nouveau à trembler ou que des pillards ne leur dérobent le peu de biens qu'ils ont pu récupérer après la catastrophe. Pour beaucoup d'entre eux, la seule solution est de faire appel à l'hospitalité d'un parent ou d'un ami qui vit dans une région moins affectée par le séisme.

    - L'horreur, selon les associations
    Les équipes de Médecins sans frontières présentes en Haïti ont affirmé "ne jamais avoir vu autant de blessures aussi graves". Selon l'association, depuis leur arrivée, "les unités chirurgicales MSF à Port-au-Prince fonctionnent non-stop" afin de prendre en charge "l'important nombre de personnes blessées suite au séisme". La priorité étant donnée aux cas les plus urgents, les équipes ont pratiqué des césariennes et des amputations. Selon l'un des coordinateurs d'urgence de MSF à Port-au-Prince, "la réaction de la population a été immédiate lorsqu'elle a su que nous démarrions des activités médicales d'urgence à Carrefour. La foule s'est alors amassée près de l'entrée. Les patients arrivant sur des charrettes ou à dos d'homme. Il y a d'autres hôpitaux dans la zone, mais ils sont déjà débordés par l'afflux de blessés et disposent d'un nombre limité de personnel et de matériel/médicaments".

    L'association, qui comptait déjà 30 volontaires sur place au moment du séisme, a pu envoyer 70 personnels internationaux supplémentaires à Port-au-Prince. Les équipes de Médecins du Monde (MDM) témoignaient elles dimanched'une situation sanitaire "catastrophique" en Haïti et regrettaient de devoir amputer de nombreuses victimes, de l'ordre de 400 dans les jours qui viennent. Dans l'hôpital général, où ils officient, "la cour est envahie par des lits de fortune. La morgue étant pleine, des corps pourrissent sur le sol".

    - MSF: "laissez nos avions atterrir"
    Médecins sans Frontières, qui a vu un de ses avions-cargo "empêché d'atterrir" à Port-au-Prince samedi soir, lançait dimanche un appel d'urgence afin que les appareils transportant du matériel médical puissent se poser le plus rapidement possible. L'avion de samedi a été détourné vers Samana, en République Dominicaine. Tout ce matériel est désormais convoyé par camion, prolongeant les délais d'acheminement à Port-au-Prince de 24 heures. Depuis quelques jours, la gestion de l'aéroport de Port-au-Prince par les  Américains crée de fortes tensions. Vendredi, un avion français qui avait à son  bord un hôpital de campagne avait déjà été refoulé, alors que les moyens pour traiter les blessés manquent cruellement (voir la vidéo).

    - Un "désastre historique"
    Le séisme est selon l'ONU le pire désastre auquel l'organisation ait été confrontée de toute son histoire, pire encore que le tsunami de 2004 car il a décapité les structures locales d'appui à l'aide internationale. "C'est un désastre historique", a expliqué la porte-parole d'Ocha (Bureau de coordination des affaires humanitaires) à Genève Elisabeth Byrs. Contrairement à la situation après le tsunami qui avait tué plus de 220.000 personnes en Asie, il ne reste que très peu de structures locales en Haïti pour servir d'appui à l'aide étrangère. "Même à Banda Aceh (la province indonésienne la plus affectée par le tsunami provoqué par un séisme de magnitude 9,3), on avait des bases locales pour coordonner l'aide", a-t-elle insisté.

    - Un bilan terrible
    Le dernier bilan des autorités haïtiennes fait état de 50.000 morts, 250.000 blessés, 1,5 million de sans-abri et plus de 25.000 corps ramassés. Un décompte précis des victimes est pour l'instant impossible, mais tous les chiffres fournis pointent vers une catastrophe gigantesque, et d'ores et déjà, 50.000 cadavres ont été comptabilisés et ramassés, selon le ministre de l'Intérieur Paul Antoine Bien-Aimé. Le général commandant la force spéciale américaine sur place évoque un bilan beaucoup plus lourd qui pourrait s'établir entre 150.000 et 200.000 morts.
     
    Retrouvez notre sossier sur le séisme en Haïti - Port-au-Prince : comme une ville bombardée
    Les trois quarts de la capitale Port-au-Prince devront être reconstruits, selon le ministre de la Santé haïtien. Le président René Préval a pour sa part comparé la situation de son pays à celle d'une guerre. "Les dégâts que j'ai pu constater ici sont comparables aux dégâts que l'on aurait pu voir dans un pays qui aurait été bombardé pendant 15 ans", a souligné le chef de l'Etat haïtien, qui s'est installé dans un commissariat de police qui lui sert de résidence et de bureau. Mais des experts mettent en garde contre une reconstruction trop hâtive et trop fragile alors que les risques de nouveaux séismes majeurs sont importants.
     
    - Hors de Port-au-Prince, des villes martyres
    L'une des difficultés auxquelles se heurtent les secours est la suivante : comment savoir quelles zones ont besoin en priorité d'une aide ? Jusqu'à présent, les équipes se sont concentrées sur Port-au-Prince, et c'est également la capitale haïtienne qui a été le mieux balisée pour les groupes de sauveteurs. Ils commencent à peine à explorer le reste du pays. Ils ont ainsi pu voir que la ville de Leogane, à l'ouest de Port-au-Prince, a aussi été terriblement endommagée par le séisme. Une équipe de recherche de l'ONU qui s'y est rendue a estimé qu'elle était "la zone la plus touchée avec 80 à 90% des bâtiments qui ont été endommagés", selon la porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires, Elisabeth Byrs. Les équipes de sauveteurs se sont également rendus dans les villes de Gressier (d'une population d'environ 25.000 personnes) et de Carrefour (334.000 habitants) à l'ouest de Port-au-Prince et ont estimé qu'elles avaient toutes deux été détruites à 40-50%.

    - Douze Français parmi les victimes
    Douze Français sont morts dans le séisme, selon un nouveau bilan provisoire du ministère français des Affaires étrangères. Le Quai d'Orsay, s'est refusé à toute précision sur les identités des Français retrouvés ou le lieu de leur découverte. Le précédent bilan faisait état de 8 morts. Entre 30 et 50 Français sont portés disparus, selon les autorités françaises. Au moment du séisme, quelque 1.400 Français étaient recensés comme vivant en Haïti, dont 1.200 à Port-au-Prince, environ la moitié ayant la double nationalité franco-haïtienne.


    Transcription de la Conference de Presse de Mme Clinton (PR 2010/ 03)

    No. 2010/03

     

    *  SÉISME HAÏTI ; AIDE HUMANITAIRE ; RECHERCHE ET SAUVETAGE ; HILLARY CLINTON ;

    ****

     

    Transcription –

    La secrétaire d'État américaine s'adresse à la presse

    à Port-au-Prince

    (Le gros de l'effort des États-Unis porte sur les secours et l'aide humanitaire,

    affirme Mme Hillary Clinton)   (450)

     

     

    (Début de la transcription)

     

    Département d'État
    Bureau du porte-parole
    Samedi 16 janvier 2010

     

    POINT DE PRESSE

     

    La secrétaire d'État Hillary Rodham Clinton

     

    Le 16 janvier 2010
    Port-au-Prince (Haïti)

     

    Mme Clinton - Nous concentrons en ce moment tous nos efforts sur la fourniture d'aide humanitaire, d'eau, de vivres, de soins médicaux, à ceux qui souffrent. Nous collaborons également avec les autorités haïtiennes à secourir ceux qui peuvent encore être sauvés.

     

    On compte maintenant une trentaine d'équipes venues du monde entier qui travaillent en ce moment à sauver les gens qui sont encore vivants. La plupart des personnes que les équipes américaines ont sauvées sont des Haïtiens. Le président Préval vient de rencontrer un homme qui avait survécu tous ces derniers jours, et nous sommes au cinquième jour. Nous sommes très reconnaissants pour ce sauvetage.

     

    Nous avons parlé des priorités : le rétablissement des communications, de l'électricité et des transports. Nous sommes convenus d'assurer entre nous une coordination étroite à la poursuite de ces objectifs.

     

    Je suis très fière du travail qu'ont accompli notre ambassade des États-Unis, l'USAID (notre agence pour le développement international), nos forces militaires, et tous les groupes privés, les particuliers et les associations confessionnelles qui sont ici en Haïti à travailler avec la population.

     

    Je voudrais m'adresser directement au peuple d'Haïti par l'intermédiaire des médias haïtiens. Nous sommes ici à l'invitation de votre gouvernement, pour vous aider. Comme l'a dit le président Obama, nous serons ici aujourd'hui, demain et pour la période à venir. Je puis vous dire à titre personnel que je connais la capacité d'adaptation et la force du peuple haïtien. Vous subissez une épreuve très dure. Mais je suis convaincue qu'Haïti peut se relever encore plus forte et meilleure à l'avenir. Je vous remercie.

     

    (Question en français)

     

    Mme Clinton - Il y a tant à faire, et c'est pourquoi le président Préval et moi allons diffuser demain un communiqué commun qui sera traduit dans toutes les langues nécessaires, confirmant notre détermination à coopérer ensemble. Et le gros de l'œuvre sera la reconstruction.

     

    (Question en français)

     

    Question - Peut-on s'attendre à plus de 100 millions de dollars, Madame la Secrétaire d'État ?

     

    Question - Des dispositifs suffisants sont-ils en place pour assurer que cet argent sera bien dépensé ?

     

    Mme Clinton - Oui. Nous avons élaboré un ensemble de règles qui sera suivi. Comme vous le savez, nous collaborions étroitement avec le gouvernement haïtien bien avant cette tragédie et nous avions réglé la plupart des questions qui se posaient en matière d'envoi d'aide, et ce sont ces bases-là que nous allons élargir.

     

    Question - Merci.

     

    (Fin de la transcription)

      

    (Diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)

     

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    This email is UNCLASSIFIED.

      

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    dimanche 17 janvier 2010

    Day Two in Haiti (Pre-Earthquake)

    Day Two in Haiti (Pre-Earthquake)

    More of the alleged abuse victims want to talk about what happened to them (accompanied by Canadian social worker, Katie).(Editor's Note: The faces of the alleged abuse victims have been blurred and darkened to protect their identity.)

    Warning: This article contains some graphic language and content that may be upsetting.
    Editor's Note – This is the second in a five part series of diary entries written by Fairfield alumnus Paul Kendrick '72, who is currently spending a week in Haiti. Kendrick is a long time advocate for sex abuse victims and a co-founder of  Voice of the Faithful in Maine, which formed in response to the Roman Catholic sex abuse cases. He had visited Project Pierre Touissant, which was run by fellow Fairfield alumnus Doug Perlitz '92 in 2003. Last year, Perlitz was indicted by a Bridgeport grand jury on ten counts of abusing Haitian children. His trial is scheduled to start in April.
    Cap-Haitien, Haiti – Forty percent of the Haitian population is under 15 years old. Kids are everywhere. In the early morning, one can see them in multitudes as they walk to school all dressed up in their crisp uniforms. They hold hands and giggle with each other. They walk on streets full of pot holes, many of which are strewn with garbage.
    On a previous visit to Port Margot, located north of Cap-Haitien, I was standing in the town square at 6:00 a.m. when a little boy came walking by in his checkered brown school uniform. He was walking backwards, staring at me, obviously infatuated by the color of my skin. He was so intent upon looking at me that he didn't pay attention to where he was going and the poor little guy tripped over himself and fell. When I went to help, he quickly got up and ran away as fast as he could.
    I am reporting that more former Project Pierre Toussaint students came to speak with me today. I listened quietly as they told me what Doug Perlitz did to their bodies and souls. In yesterday's diary, I referred to the two boys I spoke with on Monday as "alleged" victims. I did that to be politically correct, to satisfy Doug's supporters who believe that people like me are on some kind of a "witch hunt."
    No more. I know for sure that these kids were sexually assaulted and raped by Doug. The trial, if there is one, will only serve to put everything on the record. I have to believe that Doug is already in the process of trying to strike a plea bargain with federal prosecutors. He really has no choice. The boys need to be constantly reassured that Doug will not come back to hurt them.
    On October 6, 2000, Fr. Peter-Hans Kolvenbach, S.J., Superior General of the Society of Jesus, spoke at Santa Clara University about faith and justice in Jesuit higher education. He said in part, "Students must let the gritty reality of this world into their lives so they can learn to feel it, think about it critically, respond to its suffering, and engage it constructively. They should learn to perceive, think, judge, choose, and act for the rights of others, especially the disadvantaged and the oppressed."
    Here's a bit of the "gritty reality" that I am immersed in this week in Haiti. I hope you will engage yourself in this simple exercise so you will better understand how it has been for me to be in the presence of the innocent suffering of Doug's former students.
    I want you to close your eyes and imagine that your child is being brought to the headmaster's residence at the boarding school your child attends. i want you to envision the headmaster leading your child to his bedroom. The headmaster turns on the TV and begins playing a pornographic movie. The headmaster excuses himself, goes off to take a shower and then reappears in the bedroom with no clothes on. Your child is confused, not understanding what is happening. The headmaster senses this, so he rubs his hand on your child's arm, gently saying that everything is OK. He suggests that your child take a shower. While your child is showering he can hear the headmaster urinating in the toilet. Your child says, "What are you doing?" "Don't worry," says the headmaster, "everything is OK."
    When your child returns to the bedroom after showering, the headmaster is still naked. He tells your child it will be OK if your child sleeps with him in the bed. Your child is beside himself, but he does not dare to say no. He knows of others who have been treated badly by the headmaster when they did not do as he asked. Sometime later, your child is awakened as he feels the headmaster's body close to his. Your child jumps up when he feels the headmaster's ejaculation on his body. "What are you doing?" he yells at the headmaster. "Don't worry, everything will be ok," he tells your child. Your frightened child freezes up and does not move.
    If, instead of describing the sexual abuse of a child in such detail, I described the harms and injuries inflicted on children as a result of a drunk driver crashing head on into their school bus, you would say,  "Oh, my God, how are the children?" If I described the gritty reality of their injuries in gory detail, you would say, "Oh, my God, how can I help?"  If I showed you photos of their bloodied bodies you would say, "Oh my God, we must hold the other driver responsible and accountable for what he has done to these kids."
    But when I tell you the disgusting things that a popular, charismatic and much admired person has inflicted upon vulnerable children who are among the poorest of the poor – kids who have no home to go to – kids who have no money to pay for school – kids who have nothing to eat – kids who have no one to tuck them in at night – kids who have no one to tell them how loved they are – kids who don't like themselves – kids who look away in shame when they talk about their abuse – you will quickly say the victims are lying, that they just want money. You will defend Doug at all costs.
    I can tell you for sure that the children in Haiti who were sexually molested need our love, compassion and understanding. We need to show them we care.
    Jesus said to the disbelievers, "Come and see."

    Edmond Mulet reprend la direction de la MINUSTAH

    Haiti-Séisme : Edmond Mulet reprend la direction de la MINUSTAH
    Hédi Annabi toujours porté disparu

    samedi 16 janvier 2010

    left P-au-P., 16 janv. 2010 [AlterPresse] --- Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon, a dépêché à Port-au-Prince son ancien représentant en Haïti, Edmond Mulet, et actuel numéro deux des opérations de maintien de la paix, qui devait prendre le 15 janvier la direction de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d'Haiti (MUNUSTAH).

    Trois jours après le séisme qui a ravagé la capitale, des informations communiquées par le porte-parole du Secrétaire général de l'Onu, Martin Nesirky, font état d'un bilan provisoire de 37 tués et de 330 disparus. Parmi eux figurent les deux principaux responsables de la MINUSTAH, le représentant spécial du Secrétaire général, Hédi Annabi, et son adjoint Luiz Carlos da Costa.

    Les hôtels Christopher et Montana où travaillait, et où logeait dans certains cas, le personnel de l'ONU ont été détruits lors du séisme. Une dizaine de personnes ont été extraites vivantes des décombres de ces deux hotels.

    En outre, un bâtiment du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) s'est aussi effondré. Des équipes de secours fouillaient toujours les décombres vendredi à la recherche de survivants.

    La MINUSTAH, mission créée en 2004, dispose de 9.000 personnels militaires et de police ainsi que de 2.000 employés civils. [gp apr 16/01/2010 00 :30]

    Haïti Religion : Liste des pertes humaines, congrégations, communautés, églises et écoles.

    Samedi, 16 janvier 2010 14:48


    Voici une liste non-exhaustive des pertes humaines, congrégations, communautés, églises et écoles.

    La mère Générale des Filles de Marie est décédée


    Archevêché : l'archevêque, Mgr Miot est décédé ainsi que Mgr Benoit


    Séminaires : les deux locaux du Grand Séminaire (Turgeau et Cazeau) sont écroulés. Très nombreuses victimes parmi les séminaristes. Cifort est écroulé


    Les églises de la ville sont écroulées : Cathédrale, Ste-Anne, Sacré-Cœur, St-Louis roi de France.


    Père Chéry Argnoux un prêtre de la paroisse de Sainte Anne est décédé


    Filles de Marie : les bâtiments du Bel-Air. Nombreuses victimes parmi les Sœurs.


    Filles de la Sagesse : l'école du Sacré-Cœur s'est écroulée. Sr Jeannine est décédée


    Frères du Sacré-Cœur : le Canado et le collège St-Jean sont écroulés. Je ne sais pas pour les Frères


    Père Oblats : la maison provinciale et le scolasticat sont écroulés. Probablement quelques victimes


    Sœurs de Ste-Hyacinthe : l'école qui est auprès de La Mennais s'est écroulée ; la maison provinciale (et de retraite) est coupée en deux morceaux.


    Sœurs de St-Joseph de Cluny : Ste-Rose serait complètement écroulé. Pas de nouvelles concernant les Sœurs.


    L'école des petites sœurs de Sainte Thérèse est écroulée


    L'Eglise de Saint Francois de Xavier à Bodin est écroulée.


    La Cathédrale de Jacmel est complètement écoulée


    L'Eglise de Petit Goave est complètementt écroulée


    Les FIC : : la maison provinciale s'est complètement écroulée.Fr. Joseph Bergot /Fr. Dominique Baron sont morts


    École Jean-Marie Guilloux : complètement écroulée.


    Saint-Louis-de-Gonzague rue du centre est écroulée


    Saint-Louis-de-Gonzague – Delmas : La résidence des Frères s'est écroulée. Nombreuses lézardes dans les autres bâtiments.


    Jacmel : La résidence des Frères est écroulée. Les Frères logent dans les classes.