lundi 15 février 2010

Will 'sex tourism' laws apply in this case?

Published: 11:43 a.m., Tuesday, February 9, 2010

This story originally appeared in the Sunday, January 31 print edition of the Connecticut Post. Click here to subscribe.
 
The man who had seemingly worked tirelessly to help desperate orphans through a charity in Haiti had been charged with sexually preying on those same boys.
 
This is not the case against Douglas Perlitz. Rather, it is a description of charges filed by Canadian law enforcement officials last October against John Duarte, a former Roman Catholic priest who worked as a missionary for Hearts Together for Haiti. He is accused of plying teenage boys in Port-au-Prince with gifts in exchange for sex.
 
And there's more. In December, Armand Huard, once praised in Canada as a "Father Teresa," and Denis Rochefort were sentenced by a Canadian judge to three and two years in prison, respectively. The pair admitted sexually abusing young Haitian boys while volunteering at an orphanage in Les Cayes, just outside Port-au-Prince.
 
In 2007, 108 Sri Lanka soldiers assigned to the U.N. peacekeeping mission in Haiti were sent home for buying sex from young girls.
 
Haiti has been the backdrop for five recent sex-crime cases involving foreigners who engaged in charitable or religious work. Haiti and other Third World countries with only embryonic social services and an overwhelming need for charitable missions have proven to be a fertile ground for abuse.
"Pedophiles come here because they know a lot is tolerated that would not be tolerated in our countries," said Liam Pigott, a Canadian retiree who lives part of the year in Haiti.
 
The United States now is attempting to apply to cases such as Perlitz's a fairly recent law aimed at "sex tourism." Perlitz has been charged under the law, signed by President George W. Bush in 2003, designed to crack down on those who travel abroad, typically to Third World countries, to engage in sex with minors.
"Sex tourism victims are particularly vulnerable to predators who lure them with the most basic human needs, then rob them of their innocence," said John Morton, U.S. Department of Homeland Security assistant secretary for immigration and custom enforcement, following Perlitz's arrest.
 
Perlitz's lawyers have challenged the indictment. David Grudberg and William F. Dow III said the indictment falls short of meeting a key requirement of the sex-tourism statute -- specifying the date their client traveled to Haiti and allegedly engaged in illegal sexual conduct.
"The omission of more detailed allegations about the defendant's alleged foreign travel is more than a mere technicality, and instead strikes at the heart of the constitutional indictment requirement," they claim in their 27-page motion to dismiss the charges. "Likewise there is no way to tell from the indictment whether those counts are multiplicitous -- improperly charging a single offense in multiple counts."
They point out that Perlitz, while a U.S. citizen, was hardly a "tourist," having lived for 11 years in Haiti.
"It is quite possible that months or even years could have passed between any foreign travel and the sexual misconduct alleged in the indictment," the defense maintains.
 
As of September 2009, the Justice Department had arrested 67 people under the travel law, which carries a maximum federal prison term of 30 years. The foreign travel law is just a subsection of a larger federal statute that encompasses all travel to engage in illicit sexual conduct.
 
Perlitz is not the first Connecticut case being prosecuted under the travel law by Assistant U.S. Attorney Krishna Patel.
 
Edgardo Sensi, a 53-year-old former vice president for a travel company based in Stuart, Fla., is accused of traveling to Fairfield County to have sex with an 8-year-old and to Nicaragua to have sex with a 4-year-old. He is awaiting trial.
 
Prosecuting American citizens who commit these crimes in foreign countries presents challenges, said Drew Oosterbaan, chief of the U.S. Justice Department's Child Exploitation and Obscenity Section in Washington, D.C.
"Evidence can be problematic," said Oosterbaan. "It is not always collected in a way that makes it admissible in an American court."
 
There's the possibility that witnesses or victims in impoverished countries might change their stories for money. In those cases, Oosterbaan said, U.S. investigators may work with their foreign counterparts to help prosecute that crime in the country where it occurred. In instances where individuals have assisted offenders by arranging travel, prosecutors can bring conspiracy cases in the U.S. against foreigners.
 
Then there's maintaining and protecting the security and location of child witnesses.
"They have to remain available, not just to the prosecution, but also the defense," Oosterbaan said. That means the Justice Department has to be aware of where a witness is going and when.
 
The first man prosecuted in the United States under the law was retired Army Sgt. Michael Clark, then 70, who traveled to Cambodia and was accused of paying two young boys for sex.
 
Clark's lawyers attacked the constitutionality of the law, claiming the law enforcement arm of the U.S. could not extend into a foreign country. But in a split vote, judges on the Ninth Circuit U.S. Court of Appeals rejected that claim. Clark was sentenced to eight years and one month in prison.
 
-- Michael P. Mayko

LA REFONDATION D’UNE NATION. (By J.C. Bajeux - promoteur du deuil national)

Par Jean-Claude Bajeux
Directeur Exécutif du CEDH

Il faut prendre au sérieux le silence qui a fait suite à l’énorme vibration d’un séisme sans nom qui a secoué le pays jusqu’a la moelle et bien au delà encore. On le dit de toutes parts. Il y a eu « avant le 12 janvier 2010 ». Il y aura « après le 12 ». Et Laennec Hurbon n’hésite pas à titrer le cahier du journal le Monde «Haïti, l’année zéro».
Haïti, ce pays que nous cherchons en vain par monts et par vaux, ou perdus dans le silence des bibliothèques et les échos des salles de concert, ce pays qui n’a jamais voulu dire oui et non d’une manière claire, a toujours été hanté et habité par les démons de l’autocratisme. Une hésitation au cœur de son âme profonde n’a pas permis de faire des options fondamentales qui distinguent les nations de pointe, ceux qui donnent le ton sur ceux qui marquent le pas, ceux qui ne cessent de définir leur identité et de parfaire le contrat qui les tient ensemble, ceux qui choisissent le droit, la liberté et le développement.
Quand on est parti en guerre contre l’esclavage dans sa négation de la condition humaine et hantise du profit sur base de travail gratuit, le mouvement historique qui en découle et aboutit à l’indépendance devrait inévitablement être une affirmation de la liberté des êtres humains, de leur droit à vivre libres et égaux, dans une communauté de droit. Comment se fait-il donc que cette vision qui constitue une révolution radicale dans un système féroce et brutal, se traduit par la suite dans une société post-coloniale reproduisant le même type de pouvoir mêlant des caractères venant à la fois des traditions africaines et des cours européennes ?
Il était donc clair, du moins pour nous qui regardons deux cents ans plus tard, naître et se développer cet état, que dès les premières minutes de l’indépendance, il fallait proclamer le néant de tout discours qui admettrait une inégalité des groupes humains, une inégalité des personnes sur des bases raciales et qu’ il fallait proclamer la volonté de créer une société d’où serait bannis tout discours et toute vision contaminés par le credo de l’esclavage.
Et cela, c’était Haïti. Un état qui pour naître et fonctionner devait s’interdire toute affirmation d’inégalité des citoyens qui serait basée sur un racisme conscient ou non. Une position radicale qui a été le moteur de la guerre de l’indépendance et sans laquelle cet état n’aurait pas pu naître. Cette exigence traverse les épisodes divers de la guerre de l’indépendance, elle s’impose à tous les acteurs. Elle fait de tout Haitien, quel qu’il soit, un soldat de la liberté. Elle est l’âme du « serment des ancêtres ».
Tel est le message à présenter, défendre et diffuser dans le monde entier pendant deux cents ans. Il ne fallait pas surtout pas le mettre au rancart. Il ne fallait pas le laisser au grenier. Il ne fallait pas laisser déborder dans la rue et dans la vie courante les billevesées d’un racisme primaire et des exclusions réciproques des enfants d’une même famille, sans quoi on se retrouverait, et on s’est retrouvé, dans des compétitions minables et sordides et, finalement, dans la folie meurtrière d’un pouvoir sanglant et stérile qui a duré 29 ans et épuisé l’Etat.

Or, dans cette société métissée qui, par définition, ne pouvait, sans se nier elle-même , être hantée par le racisme, le poison était bien là, actif et nocif, secrétant une biologie mystique et mythique. Ceci n’a pas d’excuses et ne souffre même pas la discussion. Et l’on attend encore, depuis l’indépendance, l’expression d’une politique publique de lutte contre ce poison, une volonté et une politique publiques pour l’éradication de ces préjugés racistes, une politique qu’exprimaient Anténor Firmin et Jean-Price Mars et qui aurait permis à tout citoyen d’être affranchi du moindre sentiment d’indignité.
La race est-elle une prison ? Certainement pas. Ce sont des croyances batardes, diffusées par des intérêts puissants qui bâtissent cette sorte de prison. Ils les véhiculent, jusqu’au sein des familles supposées décolonisées, provoquant des névroses, obsédantes, des complexes d’infériorité que l’on porte comme des carcans et des démangeaisons qui poussent à des crimes qui resteront impunis. Il faut reconnaître et avouer la place de ce facteur comme une première explication de nos retards dans l’organisation du pays. Dans un processus de refondation, il faudra inventorier les méfaits d’une telle métastase et inventer une nouvelle base d’un programme de vie commune délivré des effets pathogènes des élucubrations de Gobineau, face à la rutilante diversité des êtres humains.
La deuxième barrière qui a empêché la constitution d’une nation capable d’assurer le « bonheur » des citoyens et d’assurer pour tout le monde l’accès aux libertés démocratiques, c’est le mutisme de la majorité d’une population, dans son non-accès à l’écriture, c’est en fait l’incapacité de s’expliquer et de communiquer, c’est l’incapacité de confier à l’écriture les archives de la nation et les trésors du savoir. Après deux cents ans, le monde du savoir technique, l’univers des technologies dans leurs langages divers, l’amplification de la mémoire liée à l’écriture restent fermés à la moitié de nos enfants.


Ceci n’est pas seulement la négation du progrès, c’est, de fait, la destruction d’un trésor. Le serment des ancêtres supposait un devoir de révolution : l’union de tous et le savoir pour tous, sans délai et sans bavardage. L’accès de tous les enfants au maniement des deux langues est en même temps l’ouverture au savoir, donc l’accès à la liberté. Le fait qu’il n’existe pas encore à l’usage d’une éducation nationale offerte à tous les enfants sans exception, une méthode pédagogique d’accès au maniement des deux langues, est littéralement invraisemblable. De même que les promesses concernant les libertés démocratiques étaient restées lettre morte. On pouvait s’offrir le luxe de fusiller ceux s’agitaient pour les réclamer comme un Félix Darfour, le 2 septembre 1822 ou les trois frères Coicou, le 15 mars 1908, sans oublier Capois-la-Mort, fusillé à Terrier-Rouge en 1806 deux ans après Vertières.. Ce n’est qu’en 1987 qu’une Constitution pouvait finalement reconnaître les droits des citoyennes et des citoyens et imposer le respect de leurs libertés.

De même la décision du ministre Bernard concernant le rôle et l’usage des deux langues dans l’enseignement, a attendu le même espace de temps pour être formulée. De même que dans la vie publique, où nous avons, en fait, toujours empêché que les libertés démocratiques soient la règle, nous sommes restés sourds au discours démocratique, nous avons failli dans l’obligation de mettre tous nos enfants à l’école, sans exception, et à tout prix.

Si Haïti veut encore exister, c’est à condition d’interdire et de combattre sans répit l’apparition de catégories raciales, donc racistes, dans la vie et deuxièmement de mobiliser tous les efforts pour que tous les enfants aillent à l’école. Ce sont là deux conditions non négociables de toute refondation de la nation. C’est un serment qui doit s’imposer à la neuvième génération d’après l’indépendance. Et c’est pourquoi, il ne suffit par de parler de reconstruction car ce serait vouloir répéter les mêmes erreurs, nous imposer de nouveau les chaînes de l’inégalité, les sottises dangereuses du racisme et le mutisme de l’ignorance. Cela doit être clair et cela a des conséquences immédiates dans le système et le contenu de l’éducation, dans la réalité des relations entre citoyens et dans les lois de l‘Etat nouveau. C’est un serment qui s’impose maintenant.

Jean-Claude Bajeux
10 février 2010

dimanche 14 février 2010

Bulletin météo du dimanche 14 février 2010

Valable jusqu’au 16 février 2010

Situation synoptique dans la Caraïbe et sur l’Atlantique
L’axe d’un faible front froid mettra ce soir et demain pour traverser l’ile d’Haïti. Aucune convection active n’accompagne le système. Cependant, de la pluie isolée faible et une baisse sensible des températures restent possibles sur une bonne partie des régions nord, la grand’ anse et les nippe, le centre et l’ouest d’Haïti aujourd’hui.

Prévisions pour Haïti
- Temps ensoleillé ce matin ;
- Passages nuageux en fin de journée ;
- Températures clémentes durant la journée et agréables en soirée;
- Possibilité de pluie isolée légère ce soir dans le nord , le nord-ouest, l’ouest et le centre .

Prévisions pour Port-au-Prince et environs
· Temps clément ce matin ;
· Passages nuageux en après-midi ;
· Tº. max. : 31ºC ; Tº min: 20ºC ;
· Chance de pluie isolée légère ce soir.

Lever & coucher du soleil pour Port-au-Prince
Aujourd’hui 14 fév.
Lever : 06h 17 mn
Coucher : 05h 50 mn

Lundi 15 fév.
Lever : 06h 17 mn
Coucher : 05h 50 mn

Mardi 16 fév.
Lever : 06h 16 mn
Coucher : 05h 50 mn

Esterlin Marcelin, Prévisionniste au CNM


Bulletin météo marine du dimanche 14 février 2010
Valable jusqu’au 15 février 2010

Prévisions maritimes:
Zone côtière nord :
Dimanche & lundi
* Vent du secteur est: 10-15 nœuds ;
* Hauteur des vagues: 4 pieds;
* Mer peu agitée mais plus agitée au large.

Golfe de la Gonâve :
Dimanche & lundi
* Vent du secteur est : 10-15 nœuds ;
* Hauteur des vagues : 4 à 5 pieds ;
* Mer peu agitée.

Zone côtière sud :
Dimanche & lundi
* Vent du secteur est : 10-15 nœuds ;
* Hauteur des vagues : 3 à 5 pieds,
* Mer peu agitée.

Esterlin Marcelin, Prévisionniste au CNM

samedi 13 février 2010

Déclaration de la Maison Blanche au sujet d'Haïti, À l'occasion de la journée nationale de deuil.

COMMUNIQUE DE PRESSE

Ambassade des Etats-Unis d’Amérique
Bureau des Affaires Publiques

Tabarre 41, Boulevard 15 octobre
Port-au-Prince, Haïti
Tél: 2229-8351 / 2229-8903

Le 12 février 2010
No. 2010/10

Déclaration de la Maison Blanche au sujet d'Haïti

À l'occasion de la journée nationale de deuil que le peuple d'Haïti observe à la mémoire des victimes du tremblement de terre catastrophique survenu il y a un mois, les États-Unis réaffirment leur solidarité envers leurs amis haïtiens alors qu'ils entreprennent de se relever et de reconstruire. Nos pensées et nos prières continuent également d'aller vers les Haïtiens-Américains à travers notre pays qui ont perdu tant de proches et d'amis.

Nous exprimons notre gratitude aux nombreux Américains qui ont réagi avec tant de rapidité et de compassion en vue d'appuyer les secours dirigés par le gouvernement haïtien et soutenus par les Nations unies ainsi que par un grand nombre de pays et d'organisations non gouvernementales du monde entier.

Dans le cadre de la réaction menée par des civils des États-Unis, des équipes de recherche et de sauvetage ont tiré des survivants des décombres. Des médecins, des infirmiers et des ambulanciers paramédicaux bénévoles continuent de prodiguer des traitements médicaux vitaux. De leur côté, après avoir rouvert l'aéroport principal et le port afin de permettre l'arrivée d'une aide humanitaire internationale massive, nos hommes et femmes militaires prêtent main-forte à la distribution urgente de vivres, d'eau, de médicaments et d'abris en attendant que ces fonctions puissent être reprises par l'opération civile en expansion rapide et par les Nations unies en Haïti. Les Américains ont, de plus, versé des dizaines de millions de dollars d'aide, le Congrès a pris des mesures rapides et le gouvernement des États-Unis apporte à Haïti une assistance immédiate importante. Aucune opération de secours d'urgence de cette ampleur et de cette complexité n'est exempte de difficultés et d'écueils, mais en coopération avec les pouvoirs publics haïtiens et nos nombreux partenaires, nous avons contribué à sauver un nombre incalculable de vies et à éviter une catastrophe encore plus grave.

Néanmoins, la situation demeure terrible. Même avant le séisme, Haïti était l'État le plus pauvre des Amériques. À l'heure actuelle, les besoins en nourriture, en abris, en fournitures médicales et en sécurité de base sont énormes, et la saison des pluies qui approche posera de nouveaux défis. Pour ce qui est de l'infrastructure, qui a été détruite en quelques minutes, il faudra des années pour la reconstruire. Guidés par le plan d'action pour la coopération et la coordination élaboré par le gouvernement d'Haïti, les États-Unis aideront leurs partenaires haïtiens à effectuer la transition de l'aide d'urgence au relèvement et à la reconstruction à long terme. L'appel continu des Nations unies à des renforts en casques bleus et en policiers, ainsi que la conférence des donateurs qui se tiendra le mois prochain aux Nations unies, présentent d'importantes occasions aux pays du monde entier d'aider Haïti à se redresser et à reconstruire.

Au milieu de souffrances inimaginables, le peuple d'Haïti a été, par sa foi, par la force de son esprit et par sa détermination à reconstruire, une source d'inspiration pour le monde. Au cours des mois et des années difficiles à venir, il pourra compter sur l'amitié et sur le partenariat durables des États-Unis d'Amérique.

Haiti : Urgent ! Vide politique à combler


par Jean-Frédéric Légaré-Tremblay
Article publié sur L'actualité.com, édition du 28 Janvier 2010

Pourquoi avoir peur que des pays veuillent coloniser Haïti ? demande l'ex-homme politique et diplomate Gérard Latulippe. « Le pays n'existe plus, il est en friche ! » Comblons le vide avant que les gangs armés en prennent le contrôle.

« Je ne vois aucune autre voie que la mise sous tutelle d'Haïti », soutient Gérard Latulippe, directeur pour ce pays au National Democratic Institute, organisme américain non gouvernemental qui se consacre au renforcement des institutions démocratiques dans le monde. Cet ancien ministre libéral dans le gouvernement du Québec, qui fut aussi délégué général du Québec à Mexico et à Bruxelles, se trouvait en Haïti lors du séisme. Selon lui, le vide politique qui s'y est installé est un problème colossal et la communauté internationale devra s'y attaquer rapidement.

L'actualité l'a joint après son rapatriement à Montréal.

Quels dangers soulève le vide politique actuel ?

Le premier est que les gangs armés fassent de nouveau la loi dans certains quartiers de Port-au-Prince, comme c'était le cas pendant de nombreuses années. L'ancien président Jean-Bertrand Aristide, en exil en Afrique du Sud, a d'ailleurs manifesté son intention de retourner en Haïti. Ça donne froid dans le dos, parce qu'il a un ascendant important sur les « chimères », ses militants armés. Il y a aussi les « organisations populaires », qui forment son réservoir de partisans et qui contrôlent un peu le pays. Il ne faut pas négliger Aristide : même à distance, il a de l'influence sur une partie de la population. Malgré la dévastation, il risque d'y avoir des luttes pour la prise d'une forme de pouvoir réel – pas nécessairement institutionnel - dans le pays. La corruption est un autre problème. Haïti était déjà un des pays les plus corrompus au monde. J'ai vécu les ouragans et les inondations de 2008, et on voyait très clairement que l'aide était détournée. Enfin, le pays est tellement au centre de l'attention internationale qu'il peut devenir la proie de manipulations et de luttes entre les pays. Le Venezuela a été parmi les premiers à critiquer les États-Unis, lesquels, selon lui, utilisent l'aide humanitaire pour occuper le pays. Ce n'est pas le temps d'utiliser un pays mourant pour faire des guerres de pouvoir entre les nations !

Que peut faire la communauté internationale ?

Il est urgent de combler ce vide politique et je ne vois aucune autre voie que la mise sous tutelle d'Haïti par la communauté internationale, avec la participation impérative des Haïtiens. Ça implique que pendant la reconstruction des institutions politiques, les décisions soient prises par un groupe de personnes nommées par le Conseil de sécurité de l'ONU, qui a la charge de diriger le pays. Une sorte de gouvernement transitoire formé grâce à une éventuelle résolution de l'ONU. L'actuelle Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti, la Minustah, ne peut pas gouverner le pays ; son mandat est limité.

Les craintes d'une forme de colonialisme pratiquée par les pays étrangers ne sont pas fondées, selon vous ?

Ce sont des mots dangereux dans la situation actuelle. C'est de la manipulation politique. Car pourquoi coloniser Haïti ? Pour lui soutirer ses ressources naturelles ? De la main-d'œuvre à bon marché ? Le pays n'existe plus, il est en friche ! Il n'y a aucun avantage à coloniser Haïti. La communauté internationale est frileuse quand il s'agit d'imposer une gouvernance, parce que ça va à l'encontre de la souveraineté des États. Il y a un devoir d'ingérence sur le plan humanitaire et il y a un droit d'ingérence dans d'autres cas très limités - les génocides, par exemple. Mais dans le cas d'Haïti, il y a un vide juridique sur le droit d'ingérence. C'est tout un débat. Mais il ne faut pas être frileux.

Source : http://www.lactualite.com/monde/urgent-vide-politique-combler


NOTE DE PRESSE DU P.S.C.H.


Le 14 Janvier 2010

Jour de deuil National

Haïti a été dévastée. C'est une catastrophe aux proportions bibliques qui nous a frappe. Je n'ai pu m'empêcher de verser mes larmes à flots. Et la tragédie ne fait que commencer. Lorsque les cadavres entreront en putréfaction et que les germes gagneront l'air nous ferons certainement face a une catastrophe naturelle qui viendra nous unir dans la détresse. Face aux grands Hommes et femmes qui sont ensevelis par les sépultures de la terre sans hommage de la postérité qu'ils reposent en paix, sachant qu'entre la terre qui tremblait et le choc qui les a emportés il y place pour la miséricorde divine. Prenons notre ferme courage et avec l'aide de la communauté internationale commençons à reconstruire ce qui peut l'être. Et tous ce qui calfeutres sous le lâche couvert de leur racisme disent pour ne pas aider que nous avions signe un pacte avec le diable je prie Dieu qu'ils ne vivent pareilles calamites. Que dieu protège Haïti et toutes ses " saintanises "et " ses ti jos"

Gregoire Eugene M.D.
egreguy@aol.com

Texte Exclusif sur Eveque Miot.


Le départ de Monseigneur Joseph Serge Miot, Archevêque de Port-au-Prince, pour la maison du Père est un coup dur pour l'Église Catholique d'Haiti et pour ses frères et sœurs pauvres d'Haiti. Né le 23 novembre 1946 à Jérémie, chef-lieu du département de la Grande-Anse, Mgr Miot avait fait ses études au Grand Séminaire Notre-Dame de Port-au-Prince puis à Rome. Il avait été ordonné prêtre le 4 juillet 1975. Le Pape Jean-Paul II l'avait nommé évêque coadjuteur de Port-au-Prince le 29 juillet 1997, aux côtés de l'Archevêque Mgr François Marie-Wolff Ligondé.

Monseigneur Miot, ce fils de Jérémie était un grand cadeau pour l'Église Catholique et pour ses frères et sœurs pauvres d'Haiti. Mgr Miot avait souvent dénoncé l'immense pauvreté dans son pays. Depuis le 1er mars 2008, il était archevêque de ce vaste archidiocèse comprenant plus de 80 paroisses pour une population estimée à plus de 4 millions d'habitants, dont 60% de catholiques.


Monseigneur Miot était également un grand ami du Centre National de l'Apostolat Haitien à l'Étranger, un des lecteurs de notre bulletin hebdomadaire et un des orateurs de nos conventions. Qui peut oublier son entrevue accordée à Brother Tob tout de suite après sa nomination par le Saint Père Benoit XVI comme Archevêque de Port-au-Prince en Mars 2008?

L'Archevêque Miot était un frère et ami pour les prêtres de l'Archidiocèse de Port-au-Prince. Entre autre, il avait compris l'importance de vivre une relation fraternelle avec ces derniers car pour lui l'Église était "École et maison de communion" et par conséquent, cette communion et cette proximité devaient exister et être d'abord vécues entre et par l'évêque et son presbyterium. Certains prêtres de son archidiocèse l'appelèrent l'archevêque-frè re. Il se sentait donc comme un frère pour les prêtres de son archidiocèse et leur témoignaient toujours du respect.

De plus, Mgr Miot n'était pas une personne trop protocolaire. Ses portes étaient ouvertes à tout le monde, sans exception. Il a travaillé sans relâche pour l'avancement de son archidiocèse. La création de Télé Soleil représente une de ses grandes réalisations. Oui! Télé Soleil est en deuil et orphelin avec le triste départ de Monseigneur Miot. Selon le Père Jean Désinor, Directeur de Télé Soleil, "Monseigneur Miot ne ménageait ni temps ni santé pour aider chaque prêtre de son presbyterium à assumer pleinement son être sacerdotal en vue d'une pastorale plus authentique et plus efficace".

"Monseigneur Miot, nous vous disons un grand merci pour tout ce que vous avez fait pour notre Église, nous sommes surs que ce n'est pas pour rien que le Seigneur vous a appelé au cours de l'année du Prêtre pour venir célébrer avec lui dans son parvis céleste. Nous comptons beaucoup sur vos prières afin de nous aider à bâtir une communauté où règne la justice et une société plus équitable pour nos frères et sœurs pauvres d'Haiti. Monseigneur Miot, allez en Paix! Votre mission est terminée ici-bas. Nous savons combien vous avez aimé vos frères et sœurs pauvres. Votre départ combien douloureux nous pousse à méditer davantage sur notre existence et notre mission sur terre sachant que le Seigneur peut nous appeler à n'importe quel moment pour mettre fin à ce pèlerinage.

Son Excellence Monseigneur Sansaricq, en communion avec le personnel du Centre National, présente ses sincères condoléances aux évêques de la Conférence Épiscopale d'Haiti, aux prêtres de l'archidiocèse de Port-au-Prince, à la famille de Monseigneur Miot et au peuple de Dieu de l'archidiocèse de Port-au-Prince.

Frère Buteau.(Brother Tob)
Pour Le Centre National