mardi 20 avril 2010

Le gouvernement veut créer une agence de surveillance des risques sismiques.

Le chef de l'Etat haïtien, René Préval, préoccupé par les risques sismiques annonce la création prochaine d'une agence chargée de la surveillance multirisque. M. Préval a présidé samedi dernier une séance de travail avec des officiels de l'ONU et des sismologues visant à préparer une campagne de prévention face aux risques sismiques.

Le chef de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti ( Minustah), Edmond Mulet, le représentant adjoint du secrétaire général de l'ONU, Niguel Fisher, et le sismologue Eric Calais avaient pris part à cette rencontre déroulée au quartier général de la mission de l'ONU.

Les participants à cette séance de travail ont identifié les évaluations des bâtiments et des menaces sismiques ainsi que la création de l'agence de surveillance comme les axes principaux du programme. Le gouvernement se propose d'approfondir l'évaluation des édifices lancée depuis plusieurs mois dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. Dans une seconde phase les experts devront réaliser une inspection des édifices stratégiques (écoles – hôpitaux etc…) à travers le pays et particulièrement dans les zones se trouvant sur les failles.

Le président Préval révèle avoir sollicité l'appui technique de l'ONU pour la création de l'agence de coordination de surveillance des risques sismiques et de réduction des risques et catastrophes naturelles (séisme, cyclone, inondation. Cette agence ne sera pas une nouvelle structure mais un organe ayant pour tache de coordonner l'action des institutions existantes dont le Bureau des Mines, le Laboratoire National du Bâtiment et la Direction de la Protection Civile (DPC).

LLM / Radio Métropole Haïti

Nouvelles manifestations contre la loi d'urgence et le chef de l'Etat.

De manifestations anti-gouvernementales ont été enregistrées dans trois villes de province, Gonaïves, Miragoane et Hinche, au cours de la journée du lundi 19 avril 2010. Plusieurs dizaines de personnes ont pris part à ces manifestations de protestation contre l'adoption de la loi d'urgence par le Parlement.

Au Gonaïves (Artibonite) le groupe de manifestants avait érigé des barricades de pneus enflammés dans certaines artères de la ville. Tout en lançant de slogans hostiles au président Préval, les protestataires ont réclamé le retrait de la loi d'urgence qui selon eux viole la souveraineté nationale. Ils dénoncent un complot du chef de l'Etat et de la communauté internationale lesquels veulent se servir de la misère du peuple pour s'enrichir.

Les organisateurs de la manifestation ont fait part de leur détermination à poursuivre le mouvement jusqu'à satisfaction de leurs revendications.

A Hinche (Centre) des dizaines de militants de partis politiques de l'opposition ont défilé dans les rues pour dénoncer l'ingérence de la communauté internationale dans la vie politique haïtienne. La manifestation s'est déroulée dans le calme en dépit de l'absence des forces de l'ordre.

Cependant la situation était différente à Miragoane où des individus ont empêché le bon déroulement de la marche. Des tessons de bouteilles et de pierres ont été lancés contre les personnes qui se préparaient à prendre part à la manifestation. Un petit groupe de manifestants a pu tout de même protester contre la politique du gouvernement Préval.

La manifestation réalisée à l'initiative de plusieurs organisations populaires n'a pas bénéficié de l'encadrement des forces de l'ordre. Un climat de tension a régné dans la métropole des Nippes en raison du face à face entre partisans et opposants au gouvernement.

Il s'agit de la deuxième journée de protestation contre la loi sur l'état d'urgence approuvée par les deux chambres du Parlement. Vendredi dernier, des dizaines de manifestants avaient défilé dans les rues de la ville des Cayes pour protester contre le vote de la loi d'urgence et réclamer le départ du président Préval.

LLM / Radio Métropole Haïti

Le général Cruz prend les rênes de la Force militaire de la MINUSTAH.

Ce 9 avril 2010, le général de division Luiz Guilherme Paul Cruz a pris officiellement ses fonctions à la tête de la Force de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH). De nationalité brésilienne, ce général remplace à ce poste son compatriote, le Major général Floriano Peixoto Vieira Neto.

Haïti : Les risques d'un séisme majeur sont relativement minces.

Des sismologues américains de l'US Geological Survey (USGS), ont affirmé ce lundi qu'Haïti n'est pas sous la menace imminente d'un tremblement de terre majeur.

Lors d'une conférence de presse organisée ce lundi par l'ambassade des Etats Unis, les experts ont fait savoir que la fréquence des répliques enregistrées à Port au-prince et dans certaines villes de province ne constitue pas le signe annonciateur d'un puissant tremblement de terre. Cependant, tout risque de séisme majeur, n'est pas totalement écarté.

« En dépit de fréquentes répliques, cela n'augmente pas pour autant la possibilité d'avoir, à court terme d'autres tremblements de terre, par contre elle ne la diminue pas non plus. Les séismes majeurs vont continuer à se produire comme dans le passé », a déclaré le Dr Michael Blanpied coordonateur Associé pour les risques de tremblements de terre du service de Géologie des Etats-Unis.

Selon Susan Hough, Sismologue à l'Agence de Surveillance Géologique des Etats-Unis (US Geological Survey), les probabilités pour qu'il y ait une secousse tellurique de magnitude 6 à 8 sont extrêmement faibles. En ce sens elle invite la population haïtienne à se méfier aux rumeurs alarmistes qui courent actuellement dans le pays.

« Les risques sismiques existent et vont persister. La faille dite de Tiburon à Petion-Ville est toujours en activité. Des experts canadiens et américains ont installé 25 sismomètres le long de cette faille » déclare, de son côté, Dieuseul Anglade, directeur du Bureau des Mines et de l'Energie.

Monsieur Anglade fait remarqué que les spécialistes répertorient chaque jour de nouvelles répliques dans 17 zones se trouvant entre Port-au-Prince et Jacmel. Ces répliques de faible magnitude peuvent néanmoins causer de nouveaux dégâts aux bâtiments déjà endommagés. En ce sens le responsable du Bureau des Mines invite la population à la vigilance.

Par ailleurs, le professeur Dieuseul Anglade indique que des specialistes haïtiens et étrangers surveillent la Faille du Nord capable d'engendrer des Tsunami. Les sismologues recueillent actuellement des informations afin de protéger la population d'une éventuelle catastrophe, poursuit-il.

Interrogé sur l'intense activité sismique observée actuellement un peu partout dans le monde, les experts font remarquer que la fréquence de ces phénomènes n'est pas anormale.»

EJ/Radio Métropole Haïti

Manifestation anti-gouvernementale aux Gonaïves.


Des dizaines de personnes ont manifesté ce lundi dans la cité de l'indépendance. Les manifestants qui voulaient protester contre l'adoption par le parlement, du projet de loi d'urgence, ont érigé des barricades de pneus enflammés un peu partout à travers la ville.

Les protestataires ont lancé des slogans hostiles au chef de l'Etat qu'ils accusent de fouler au pied la souveraineté nationale.

Notons que ce mouvement de faible ampleur n'a pas paralysé les activités locales ; écoles et commerces continuant à fonctionner normalement dans la métropole du Haut- Artibonite.

EJ/Radio Métropole Haïti

Fin de la présence militaire US, en Haïti.

La présence militaire des États-Unis en appui aux victimes du séisme en Haïti s'achèvera en Juin.

Le commandant en chef des États-Unis du Sud, le lieutenant-général Ken Keen affirme que 2.200 soldats américains sont encore stationné en Haïti, soit 10 fois moins qu'au moment de l'intervention d'urgence qui a suivi le séisme du 12 janvier ou l'on a dénombré jusqu'à 22.000 soldats sur le terrain.

Le général Keen à dit qu'en Juin prochain, il ne restera plus que 500 hommes de la Garde nationale et réservistes afin d'aider les travailleurs humanitaires.

N/ Radio Métropole Haïti

Haïti: 102.000 barils ça gaz !

Bonne nouvelle pour les automobilistes, comme annoncé par le gouvernement la semaine dernière, le pétrolier a jeté l'ancre hier dans la rade de Port-au-Prince avec à son bord 102.000 barils de produits pétrolier, information confirmée par le Ministre des finances Ronald Beaudin.

Dans une interview accordée à Radio Métropole le grand argentier de la république indique par ailleurs que deux navires-citerne devraient arriver en Haïti avec notamment des cargaisons plus importantes. Le Ministre des finances Ronald Beaudin explique :

« Effectivement le bateau est arrivé depuis les environs de neuf heures et immédiatement les opérations de pompage ont débutée, on est en train de remplir les réservoirs à Varreux, on va commencer la distribution aux stations-service de sorte que dans l'après-midi du lundi la distribution aux usagers devrait reprendre sans problème. Pour cet arrivage il y a 102.000 barils mais pour les deux prochains il y aura beaucoup plus de carburant »

A la question de savoir ce que représente ces 102.000 barils, M. Beaudin a répondu :

« Je ne peux pas vous dire exactement parce qu'il y a de tous les produits, il y a du kérosène, il y a du diesel, il y a de la gazoline donc laisser moi recevoir les chiffres de cet arrivage et d'ici demain matin je vous dirais exactement à quoi ça correspond ».

N/ Radio Métropole Haïti