Thèmes de l'Emission de la semaineOrlando le 4 juin, 2010Actualités Politiques : Grandes LignesOn est en train de manière sporadique de passer graduellement à une autre phase, de l'acte politique à l'action politique. Est-il recommandable à ce carrefour, pour l'internationale d'être liée directement ou indirectement à la répression des revendications légitimes d'un peuple qui a perdu totalement confiance dans la capacité de ses gouvernants de faire des élections démocratiques, libres, honnêtes et crédibles, garantissant les possibilités d'alternance démocratique ? Peut-elle le faire pour le seul et unique besoin conjoncturel de stabilité militaire ? Le patrimoine légué par Préval dans le domaine électoral, au cours de ses deux mandats, n'offre absolument aucune garantie, même avec un nouveau CEP.
A ce carrefour, où il est impératif pour le peuple haïtien non-seulement de reconstruire physiquement le pays, mais surtout de refonder l'État, d'établir un nouveau régime, de prendre une nouvelle voie et d'adopter de nouvelle direction. Il est évident que la gestion délicate de cette rupture avec ce passé cauchemardesque, ne peut pas être confiée ou laissée à la merci de ceux qui ont intérêt dans la continuité. S'il s'agit pour nous aujourd'hui d'opter pour la construction d'un État moderne, il est illogique de s'en remettre à un gouvernement anarchopopuliste qui préconise la continuité, et a déjà contribué manifestement à sa destruction et sa faillite. La qualité des prochaines élections est cruciale pour la gestion de cette transition. On est littéralement dans une situation manichéenne, la continuité versus le changement.
Le compromis, qui paraît être la création d'un nouveau CEP, suffira-t-il pour garantir la qualité des élections, quand en face se trouve, Préval avec l'omnipotence présidentielle, les pleins pouvoirs, le contrôle de la machine étatique et de la caisse publique ? Posez-vous bien la question, pourquoi au moment où en République dominicaine, les attentions étaient fixées sur la création et l'établissement de la CIRH, Préval n'a fait que réitérer obstinément le besoin pour lui de combler le déficit budgétaire ? Si c'était un coq-à-l'âne, n'était-il pas aussi une preuve qu'il n'avait encore rien reçu, d'une part et de l'autre, que la caisse publique étant vide, qu'il s'inquiétait de sa gestion du maintien du pouvoir, par le biais d'élections confisquées ?
Force est de constater et surtout de comprendre, qu'après un demi-siècle de populisme, qu'une culture populiste se soit développée, établie et ancrée au pouvoir. Le populisme, souffrant d'une carence doctrinale et idéologique, s'est forgé cependant une clientèle. Avec la nuance ou peut être l'avantage qu'aux plus hauts sommets, ses gouvernants sont interchangeables d'un extrême à l'autre. Il y a, malgré le slogan « macoute pas ladan », de ces acteurs politiques qui ont réussi cette mutation. Qui maintenant, inquiétés par le besoin de changement, sont en train de faire des efforts considérables pour forcer le fusionnement des deux extrêmes en vue du maintien du pouvoir. La difficulté impossible à surmonter, vient du fait de la xénophobie viscérale que cultivent et partagent les bases de ces deux extrêmes. Mais ne vous trompez-pas cette clientèle et ses gouvernants vont se battre du bec et des ongles pour maintenir le statu quo, camouflé sous un terme moins péjoratif, la continuité. La différence n'est que sémantiques. Il n'y a pas que René Garcia Préval et Jacque Edouard Alexis, à avoir intérêt dans la continuité. Cette caste, dont deux générations ont œuvré pendant un demi-siècle au maintien du pouvoir populiste, n'est pas prête à faire lâcher-prise non plus. Non seulement par instinct de conservation, mais surtout par convoitise pour les opportunités juteuses qu'offriront les projets de reconstruction et la relance économique d'Haïti. Cette clientèle n'existe et ne respire que par la corruption, la démagogie et le népotisme de la médiocrité. Dans les deux camps populistes (fasciste et anarchique), la capillarité sociale n'est garantie que par le biais de la corruption et du népotisme. L'accès au pouvoir ne s'obtient que par la capacité de violence, le radicalisme et la militance. Cette clientèle et ses gouvernants seront prêts à livrer un combat sans trêve, contre la rupture, contre le changement, et contre la modernité. Bien qu'une bonne partie de cette clientèle soit d'origine populaire. Il ne faut pas pour autant confondre ses intérêts avec ceux des masses. Cette clientèle est une minorité bruyante, un cercle fermé, limité, népotique, qui utilise ses origines de masse pour exploiter les masses, en les maintenant intentionnellement dans la pauvreté, l'ignorance, la misère et la dépendance ! Le populisme gère le maintien de sa clientèle populaire en faisant croire aux masses que le népotisme de la médiocrité soit l'équivalent de l'égalité de chance. Il y a des gens qui sont prêt à défendre au péril de leur vie cette duperie !
Après un demi-siècle, la majorité des Haïtiens n'a connu que cette réalité, que cette culture. Certes, elle est consciente du laxisme rétrograde, de la dégradation accélérée de ses conditions de vie, de celles des sans abris et des sinistrés. Elle est consciente de l'inadéquation des dispositions prise par le gouvernement envers les besoins réels de la population. Elle est consciente de l'insouciance scandaleuse des dirigeants envers sa misère. Elle est néanmoins consciente aussi de son ignorance, de sa pauvreté, de ses besoins et aspire à un mieux être. Elle proteste. Mais est-elle prête à s'engager dans une lutte vraiment insurrectionnelle, qui dépasse les mouvements de chapelle, pour à la fois rompre et s'émanciper ? S'émanciper vers quoi ? Voilà où l'on constate l'effet négatif du tort que Kofi Annan, Juan Gabriel Valdès et Gérard Latortue, ont causé au peuple haïtien au lendemain du 29 février 2004, en forçant paradoxalement le retour au statu quo ante en 2006. Ce peuple avait investi lourdement en vies et en biens pendant les 3 ans de lutte insurrectionnelle sanglante qui a abouti et aussi pendant les 2 ans qui ont suivi. Certes, les protestations constantes de différentes intensités qui font irruption maintenant et se répètent çà et là dans les villes à travers le pays, sont symptomatiques d'un ras-le-bol général.
Avec l'octroi des pleins pouvoirs, la prolongation de son mandat présidentiel et particulièrement le patrimoine qu'a légué Préval dans le domaine électoral, des élections qui se feront sous sa houlette, peu importe leur qualité, elles seront soupçonnées, contestées et rejetées sans appel. Préval a lui-même sapé et détruit toute confiance qu'un peuple aurait dû avoir, dans une situation de fin de règne, en un chef d'état pour lui confier la gestion d'une opération dont les résultats vont directement affecter son avenir et sa destinée ! Cela ne peut pas être étonnant pour personne «Que chat échaudé ait peur de l'eau froide ! »
Comment la communauté internationale peut-elle ignorer cet état de fait ? N'a-t-elle pas toléré et entériné le scandale des deux dernières élections de l'an dernier ? Certains ambassadeurs n'ont-ils pas publiquement exprimé leur satisfaction et complimenté le gouvernement pour faire taire les contestations au profit d'une stabilité militaire fausse et artificielle ? C'est un peuple qui a vécu et qui a été témoin de la collaboration de la communauté internationale, pour satisfaire ses propres intérêts, avec ses bourreaux pendant plus d'un demi-siècle. Sous Duvalier pour empêcher l'expansion du communisme dans la Caraïbe. Sous Aristide pour mettre fin au coup d'état militaire. Sous Préval pour satisfaire les intérêts idéologiques et doctrinaux de Kofi Annan et de Juan Gabriel Valdés. L'aveu, certes véridique mais arrogant, de Jane Kirkpatrick en parlant des dictateurs Marcos, Duvalier et Somoza « They are my sons of bitches ! », est très significatif. Aujourd'hui, il est évident qu'il n'y ait pas d'acteur du milieu international à avoir le culot ou la candeur de Jane Kirkpatrick. Cependant à partir de ce que l'on observe comme comportement envers Préval, n'a-t-on pas l'impression, jusqu'à preuve du contraire, que certains acteurs du milieu international, dans cette conjoncture, partagent la même opinion et éprouvent les mêmes sentiments envers Préval que Jane Kirkpatrick a éprouvé dans le temps envers Marcos, Duvalier et Somoza ? Dans ces conditions, peut-on décemment une fois de plus inciter le peuple haïtien à la résignation ?
Si les projets de reconstruction exigent au préalable une certaine stabilité, il faudrait plutôt se débarrasser de la cause de l'instabilité, au lieu de faire taire les protestataires. Il est absolument clair que le peuple haïtien ne veut pas que ce soit Préval qui fasse les élections. On n'a plus confiance en lui. Ce n'est pas une impulsion instinctive, une attitude incohérente, spontanée, vague et indéterminée. L'expérience des élections avec Préval remontant à avril 1997 jusqu'à juin 2009, a été invariablement exécrable. Si ce palmarès de Préval paraît futile à l'internationale, qui ne se soucie que des exigences de stabilité pour l'exécution de ses projets de reconstruction. Pour l'Haïtien cependant, qui aura à en subir les conséquences pour des années à venir, c'est une calamité intolérable ! Si d'une part, la Minustah pour des raisons qui lui conviennent, ne voudrait pas que Préval s'en aille avant le 7 février 2011, par respect pour les termes constitutionnels ; on pourra avoir alors, dans le calme et la sérénité, des élections à la fin de l'année 2011, sans Préval. Mais d'autre part, vous admettrez qu'il soit inacceptable de vouloir imposer à un peuple qui a perdu totalement confiance dans un chef d'état, maintenu artificiellement au pouvoir par une armée multinationale, d'aller aux élections avec ce chef d'état là. Si vous êtes seulement concerné par le maintien de la stabilité pour l'exécution des projets de reconstruction, cette imposition est contre-productive ! Ce comportement est illogique ! Cette imposition ne parviendra pas à faire taire les protestations et rétablir la confiance ! C'est la confiance en tant que condition qui aura pour corollaire la stabilité. Mais pas l'inverse ! |
samedi 5 juin 2010
Analyse de Robert Benodin: Thèmes de l’Emission de la semaine
vendredi 4 juin 2010
L'ONU décide de renforcer son contingent policier en Haïti
Haïti: Le Conseil de sécurité des Nations unies a voté à l'unanimité vendredi l'envoi temporaire de 680 policiers supplémentaires dans le cadre de sa mission en Haïti, qui viendront aider la police nationale à stabiliser le pays, après le séisme de Janvier. Les 15 membres du Conseil ont autorisé le déploiement de ces policiers "en tant que renforts temporaires avec des objectifs clairement définis et un accent particulier mis sur la volonté de renforcer les moyens de la police nationale haïtienne". La résolution affirme que la Mission de stabilisation des Nations unies en Haïti (Minustah) se composera par conséquent d'un contingent militaire comprenant jusqu'à 8.940 hommes et d'un contingent policier réunissant jusqu'à 4.391 policiers. Elle indique également que les nouveaux quotas policiers et militaires seront soumis à un contrôle étroit et régulier, y compris durant la période électorale et les transferts de pouvoir constitutionnel qui s'ensuivront. Le mois dernier, le gouvernement haïtien a proposé de rallonger de trois mois le mandat du président René Préval si l'île caribéenne dévastée par le séisme n'est pas en mesure d'organiser les élections planifiées pour fin novembre. La tenue de ce scrutin est incertaine en Haïti, toujours sous le coup du tremblement de terre qui a fait entre 250.000 et 300.000 morts et laissé quelque 1,3 millions de sans-abris. La proposition envoyée aux législateurs permettrait à M. Préval, dont le mandat doit s'achever le 7 février prochain, de rester en exercice jusqu'au 14 mai 2011. |
Le chef de la police fait état d'une enquête sur le décès de 10 détenus.
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Les Nations Unies préoccupées l'arrivée de la Saison cyclonique.
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René Préval invite la communauté internationale à relever le défi de la reconstruction d'Haïti.
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La Commission Intérimaire n'est pas encore en selle.
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jeudi 3 juin 2010
Déclaration : Sommet mondial pour l'avenir d'Haïti. Solidarité au-delà de la crise.
Déclaration : Sommet mondial pour l'avenir d'Haïti. Solidarité au-delà de la crise Dirigé par le Président de la République d'Haïti M. René Préval, par le Président de la République Dominicaine M. Leonel Fernandez Reyna, par les co-présidents de la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti, son excellence William Clinton, ancien président des Etats-Unis et envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies Jean-Max Bellerive, Premier ministre et ministre de la planification et de la coopération d'Haïti, par l'ambassadeur Edmond Mulet représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies et Chef de la mission des Nations-Unies pour la stabilisation d'Haïti (Minustah), M. P.J. Patterson représentant de la Communauté de la Caraïbe (CARICOM), ainsi que M. José Miguel Insulza, Secrétaire général de l'Organisation des Etats Américains (OEA), et une représentation du Forum des Etats ACP (CARIFORO), le Sommet mondial pour l'avenir d'Haïti, « solidarité au-delà de la crise », a eu lieu à Punta Cana, République Dominicaine, le 2 juin 2010 auquel ont participé les représentants d'une centaine de pays et organismes internationaux. L'objectif de ce Sommet était d'assurer le suivi des accords qui ont été pris par la communauté internationale lors de la Conférence internationale de donateurs sur Haïti qui s'est déroulée au siège des Nations-Unies à New York le 31 mars 2010. À ce moment là, la communauté internationale avait accordé une aide totale de 10 milliards de dollars pour les dix années à venir, dont 5,3 seront décaissés au cours des 24 prochains mois. La communauté internationale a également approuvé la Vision et le Plan d'action présentés par les autorités haïtiennes qui reprend les résultats de l'évaluation des pertes et des dommages (PDNA), en soutenant la stabilité politique, le renforcement des capacités institutionnelles, l'autorité de l'État central et des gouvernements locaux, la création d'un climat favorable au secteur privé et à la société civile pour qu'ils puissent prospérer dans une ambiance démocratique. La Conférence de New York a approuvé la création de la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH) et le fonds de reconstruction, dont l'agent fiduciaire est la Banque mondiale, dans le but de canaliser efficacement les ressources financières et techniques, ainsi que la coordination entre les bailleurs de fonds. Dans le cadre du Sommet mondial pour l'avenir d'Haïti, « solidarité au-delà de la crise », la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti a pris connaissance de sa propre structure administrative et de son calendrier de travail. La présentation officielle de cette Commission est prévue pour le 7 juin à Port-au-Prince et sa première réunion aura lieu le 14 juin. La discussion a abordé le thème de la décentralisation, à travers des projets d'infrastructures de base, pour assurer la viabilité des possibilités d'investissement et des établissements humains; la promotion du développement de l'agriculture et de l'industrie; et établir l'éducation comme une priorité nationale. Le Sommet mondial a été organisé en suivant les quatre volets du Plan d'action et a analysé la liste des projets d'investissements présentée par le gouvernement de la République d'Haïti portant sur ces volets. Lors des délibérations des différentes tables rondes, les représentants des gouvernements et des organismes internationaux se sont engagés à analyser la liste des programmes et des projets présentés afin d'exprimer leur soutien spécifique selon leurs domaines d'intérêts. Le rôle fondamental de l'investissement privé et le rôle stratégique des organisations de la société civile dans le processus de refondation d'Haïti ont été mis en relief, ainsi que le besoin d'accompagner les projets d'investissement avec le renforcement des capacités institutionnelles de l'administration centrale et des autorités locales en Haïti. Parallèlement, et en tenant compte du soutien promis, il a été recommandé de faire un effort spécial pour accorder au gouvernement d'Haïti un soutien pour couvrir le déficit de 80 millions de dollars de son budget 2010. Le Sommet mondial pour le futur d'Haïti, « solidarité au-delà de la crise » a lancé un appel à tous les secteurs politiques d'Haïti afin qu'ils accordent la priorité au dialogue en tant que mécanisme de concertation capable de garantir un climat de paix et de stabilité. Dans ce sens, le Sommet a manifesté son soutien au processus de consolidation institutionnelle démocratique de cette nation dont l'objectif immédiat est l'organisation d'élections présidentielles en novembre prochain. Enfin, les représentants des gouvernements et organismes internationaux ont reconnu le rôle particulier de la République Dominicaine dans la gestion de la solidarité avec Haïti et ont souligné le rôle stratégique qu'elle est appelée à jouer tout au long du processus de refondation. Ils se sont également engagés à soutenir Haïti dans ses efforts d'intégration régionale. Fait à Punta Cana, République Dominicaine, le 2 juin 2010 Declaration: World Summit on the Future of Haiti: Solidarity beyond the Crisis Headed by the President of the Republic of Haiti, René Prevál, and the President of the Dominican Republic, Dr. Leonel Fernández Reyna and the co-chairmen of the Interim Commission for the Reconstruction of Haiti, Their Excellencies William Clinton, former president of the United States and Special Envoy for the United Nations Secretary General and Jean Max Bellerive, Prime Minister and Minister for Planning and External Cooperation of Haiti, and Ambassador Edmond Mulet, Special Representative of the United Nations Secretary General and Head of the United Nations Stabilization Mission in Haiti (MINUSTAH), Mr. P.J. Patterson, representative of the Caribbean Community (CARICOM), and Mr. José Miguel Insulza, Secretary General of Organization of American States (OAS), and representatives from the Forum of ACP States (CARIFORUM), the World Summit for the Future of Haiti, Solidarity beyond the Crisis, was held with the attendance of representatives from 100 countries and international organizations. The aim of this Summit was to follow up on the status of the agreements taken on by the international community at the Haiti Donors Conference held at the United Nations headquarters in New York on March 31st, 2010. At that time, the international community agreed on a total aid of 10 billion dollars over the next ten years, 5.3 billion dollars of which will be disbursed over the next 24 months. In addition, the International Community endorsed the vision and Action Plan presented by the Haitian authorities, and which included the results of the Post-Disaster Needs Assessment (PDNA), supporting political stability, strengthening of institutional capacities and the authority of the central State and local governments, and the creation of a favorable setting for the private sector and civil society to thrive within a democratic environment. Moreover, the New York Conference approved the Interim Commission for the Reconstruction of Haiti (CIRH) and the Reconstruction Fund, whose trustee is the World Bank, with the aim of effectively channeling financial and technical resources, as well as the coordination among donors. The members of the Interim Commission for the Reconstruction of Haiti were introduced at the World Summit for the Future of Haiti, Solidarity Beyond the Crisis, as well as its administrative structure and work timetable. This Commission is scheduled to be launched on June 7 in Port au Prince, and its first meeting will be held on the 14th of the same month. The World Summit was organized around the four pillars of the Action Plan and discussed the list of investment projects associated with these pillars submitted by the Government of the Republic of Haiti. The discussions addressed the issue of decentralization via basic infrastructure projects, to provide sustainability to investment opportunities and human settlements; promote agricultural and industrial development; and establish education as a national priority. The representatives of governments and international organizations, in the course of the deliberations of the various roundtables, agreed to analyze the list of programs and projects submitted in order to state their specific support in line with their areas of interest. A special emphasis was placed on the pertinent role of private investment and the strategic role that can be played by civil society organizations in contributing to attaining the objectives of the Action Plan for the Re-founding Haiti, and to the need to accompany investment projects with strengthening of the institutional capacities of the central administration and local governments of Haiti. Concurrently, and bearing in mind the already stated support, it was recommended that a special effort be made to provide budgetary support to the Government of Haiti, which faces a deficit of 80 million dollars for 2010. The World Summit for the Future of Haiti: Solidarity beyond the Crisis called upon all political sectors of Haiti to prioritize Dialogue as a mechanism for reaching agreements to ensure a climate of peace and stability. In this regard, it affirmed its support for the democratic institutional consolidation process of that nation, the immediate objective of which is to hold presidential elections this coming November. Finally, the representatives of governments and international agencies expressed their appreciation for the special role played by the Dominican Republic in directing the solidarity efforts towards Haiti and emphasized the strategic role it will play throughout the re-founding process. Similarly, they agreed to support Haiti in its endeavors to achieve full integration into the Region. Punta Cana, Dominican Republic, June 2, 2010. Declaración: Cumbre Mundial sobre el Futuro de Haití. Solidaridad Más Allá de la Crisis Encabezado por el Presidente de la República de Haití René Préval y por el Presidente de la República Dominicana Dr. Leonel Fernández Reyna y de los co-presidentes de la Comisión Interina para la Reconstrucció n de Haití, excelencias William Clinton, ex presidente de los Estados Unidos y Enviado Especial del Secretario General de Naciones Unidas y Jean Max Bellerive, Primer Ministro y Ministro de la Planificación y la Cooperación Externa de Haití, el embajador Edmond Mulet, Representante Especial del Secretario General de Naciones y Jefe de la Misión de las Naciones Unidas para la Estabilizació n de Haití (MINUSTAH), el señor P.J. Patterson representante de la Comunidad del Caribe (CARICOM), el señor José Miguel Insulza, Secretario General de la Organización de Estados Americanos (OEA), y una representació n de Foro de los Estados ACP (CARIFORO), se celebró en Punta Cana, República Dominicana, el 2 de junio del año 2010, la Cumbre Mundial por el Futuro de Haití, Solidaridad más allá de la Crisis con la participación de representantes de un centenar de países y organismos internacionales. El propósito de esta Cumbre fue dar seguimiento al estado de los acuerdos asumidos por la comunidad internacional en la Conferencia de Donantes sobre Haití que se celebró en la sede de las Naciones Unidas, en Nueva York, el 31 de marzo de 2010. En ese momento la comunidad internacional acordó una ayuda total de 10,000 millones de dólares para los próximos diez años, de los cuales 5.300 millones de dólares serán desembolsados durante los próximos 24 meses. De igual manera, la Comunidad internacional apoyó la visión y el Plan de acción presentada por las autoridades haitianas que incorpora los resultados de la Evaluación de Necesidades Post Desastre (PDNA, por sus siglas en inglés), dando respaldo a la estabilidad política, al fortalecimiento de las capacidades institucionales y la autoridad del Estado central y los gobiernos locales, y a la creación de un entorno propicio para que el sector privado y la sociedad civil prosperen en un ambiente democrático. La Conferencia de Nueva York respaldo, además, la Comisión Interina de Reconstrucció n de Haití (CIRH) y el Fondo de Reconstrucció n, cuyo agente fiduciario es el Banco Mundial, con el propósito de canalizar de manera eficaz los recursos financieros y técnicos, así como la coordinación entre donantes. En el marco de la Cumbre Mundial por el Futuro de Haití, Solidaridad más allá de la Crisis, se presentó a los miembros de la Comisión Interina de Reconstrucció n de Haití la estructura administrativa y el cronograma de trabajo de ésta. El lanzamiento de esta Comisión está programado para el 7 de junio en Puerto Príncipe y su primera reunión para el 14 del mismo mes. La Cumbre Mundial se organizó sobre la base de los cuatros ejes del Plan de Acción y conoció la lista de los proyectos de inversión presentados por el Gobierno de la República de Haití, asociados con esos ejes. La discusión abordó el tema de la descentralización, a través de los proyectos de infraestructura básica, para dar sostenibilidad a las oportunidades de inversión y a los asentamientos humanos; promover el desarrollo de la agricultura y de la industria; y establecer la educación como prioridad nacional. En las deliberaciones de las diferentes mesas de trabajo, los representantes de gobiernos y organismos internacionales se comprometieron a analizar el listado de programas y proyectos presentados, para expresar su apoyo específico de conformidad con sus áreas de interés. Se destacó el papel relevante de la inversión privada y el rol estratégico que pueden jugar las organizaciones de la sociedad civil para contribuir al logro de los objetivos del Plan de Acción para la Refundación de Haití, y así mismo, la necesidad de acompañar los proyectos de inversión con el fortalecimiento de las capacidades institucionales de la administració n central y los gobiernos locales de Haití. En paralelo, y tomando en cuenta los apoyos ya anunciados, se recomienda hacer un esfuerzo especial para dar apoyo presupuestario al Gobierno de Haití que presenta un déficit de 80 millones de dólares para el 2010. La Cumbre Mundial por el Futuro de Haití, Solidaridad más allá de la Crisis hizo un llamado a todos los sectores políticos de Haití para que prioricen el Dialogo como mecanismo de concertación que garantice un clima de paz y de estabilidad. En este sentido, manifestó su apoyo al proceso de consolidación institucional democrático de esa nación cuya objetivo inmediato es la celebración de elecciones presidenciales en el próximo mes de noviembre. Finalmente, los representantes de gobiernos y organismos internacionales agradecieron el papel especial que ha jugado la Republica Dominicana en la gestión de solidaridad con Haití y destacaron el papel estratégico que jugará en todo el proceso de refundación. De igual forma, acordaron apoyar a Haití en sus esfuerzos de integración plena a la Región. En Punta Cana, República Dominicana, el 2 de junio del año 2010 |