samedi 2 novembre 2013

Dossier Haïiel : La leçon à tirer dans l’affaire opposant Laurent Lamothe à l’hebdomadaire Haïti-Observateur et son Directeur Léo Joseph.


Le vieil adage créole « Twou manti pa Fon » illustre amplement les conclusions du Tribunal de Miami qui rend justice aux citoyens Laurent Lamothe et Patrice Baker victimes de diffamations et calomnies de la part du journaliste Léo Joseph à travers un article paru le 15 août 2013 dans les colonnes de Haïti Observateur. Aussi, proposons ces éléments d'analyse à nos compatriotes pour que cet incident serve de leçon et permette à cette noble profession (journalisme) de continuer à progresser en Haïti.
 
A l'heure où la liberté de la presse devient un principe sacrosaint, il paraît de plus en plus  incontournable pour les journalistes de respecter les règles qui régissent leur profession et de faire preuve de rigueur dans la collecte et la transmission de l'information. La quête du scoop ou d'intérêt mesquin n'excuse en rien les fautes professionnelles et les écarts commis dans l'exercice du métier.
 
Car, les torts causés par une mauvaise information sont souvent irréparables, quand bien même le journaliste serait de bonne foi. Alors imaginez qu'un journaliste décide délibérément de médire et d'inventer une information. Grave ! D'autant qu'avec les nouvelles technologies, il est devenu facile de déclencher une tempête médiatique, quelque soit l'endroit où l'on se trouve sur la surface du globe.
 
Haïti n'est pas une exception. Les journalistes sont assujettis aux mêmes principes et retenus. Les accusations gratuites, les outrages contre de hauts responsables de l'État n'aident en rien la démocratie naissante, sinon à décrédibiliser le pays dont le bon fonctionnement dépend de la capacité de chacun, quelque soit sa sphère d'activité, à faire preuve de responsabilité dans ses décisions et dans ses actes.
 
L'affaire de la Haïtel, qui a alimenté l'actualité depuis près d'un an, est une preuve concrète des méfaits de la désinformation et de son impact sur l'image d'un homme qui occupe les plus hauts sommets de l'État. En effet, le récit mythique publié dans les colonnes du journal Haïti observateur, en date du 15 août 2012, par Léo Joseph, visait indéniablement à nuire et à ternir l'image des citoyens Laurent Lamothe et Patrice Baker, mais surtout à attaquer l'intégrité du chef du gouvernement haïtien.
 
Les citoyens Jehan Colimon et Michael Charles, de la compagnie « North Citadel », ont  par devant le tribunal du « Southern District of Florida », soutenu sous serment que  toutes les informations contenues dans l'article « La Haïtel en vente pour 25 millions » publié par Léo Joseph, sont fausses. Ce qui a permis à  l'opinion publique de démasquer Leo Joseph et de rétablir la vérité. Le journaliste avait affirmé avoir interviewé ces personnalités.Imposture, manque d'éthique ! Un cocktail menaçant pour la démocratie. Le monde journalistique devrait s'indigner. Pourtant, aucune réaction, aucune condamnation des associations et des professionnelles de la presse. Une barrière a toutefois été franchie et ce qui fait la force de cette noble profession : « la crédibilité » s'est effondrée  avec cette ignominie. 
 
Les révélations fallacieuses insérées dans cet article transpirent une volonté délibérée de nuire et de causer du tort aux citoyens Laurent Lamothe et Patrice Baker. Aussi constituent-elles un accroc aux principes déontologiques du métier avec pour conséquences directes de décrédibiliser le média concerné (HAITI OBSERVATEUR).
 
Elles sont également de nature à saper les efforts initiés  par le gouvernement en place pour présenter Haïti autrement sur le plan international. Le verdict du tribunal du « Southern District of Florida » a permis à la justice de triompher et à la vérité de jaillir, mais le mal est déjà fait et le tort causé sera difficilement réparé.
 
Les déclarations de Jehan Colimon qui a été cité comme témoin à décharge, suite à la plainte déposée par M. Lamothe et M. Baker font planer un grand doute, notamment sur la notion de presse indépendante, mais également sur la question de l'objectivité de la presse. « […] Vous devez me comprendre. Depuis la création de la Haïtel, Franck Ciné nous a toujours accordés des publicités. Quand nous avions eu des déboires financiers, il nous a toujours soutenus », ces déclarations de Léo Joseph ont été rapportées au tribunal par le témoin.
 
M. Colimon a aussi soutenu sous serment  que dans le courant de l'année 2008, quelque temps avant la publication de l'article, 20 mille dollars us avaient graduellement été versés sur un compte personnel de M. Joseph par Franck Ciné.
 
Rappelons que M. Jehan Colimon fait partie « North Citadel » qui est identifié dans l'article comme étant la compagnie qui devait acheter la Haïtel à vil prix, vu que sa valeur réelle est de 80 millions de dollars.
 
La décision de justice qui a suivi devrait donc interpeller les professionnels de la presse en vue de relancer les débats sur les pratiques journalistiques en Haïti et  surtout autour de la question déontologique et de l'objectivité qui constituent le fondement de l'exercice de cette noble profession.
 
Garry LABBE
Directe Infos
 
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RESEAU CITADELLE : LE COURAGE DE COMBATTRE LES DEMAGOGUES DE DROITE ET DE GAUCHE , LE COURAGE DE DIRE LAVERITE!!!
"You can fool some people sometimes, 
But you can't fool all the people all the time."
 (
Vous pouvez tromper quelques personnes, parfois, 
Mais vous ne pouvez pas tromper tout le monde tout le temps.
) dixit Abraham Lincoln.
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