mercredi 17 août 2011

Message des Évêques d’Haïti En session extraordinaire au Cap-Haïtien --- Rencontre extraordinaire de la CEH au Cap

Message des Évêques d'Haïti

En session extraordinaire au Cap-Haïtien

Nous, les Pasteurs de l'Église d'Haïti réunis au Cap-Haïtien autour de Mgr Louis KÉBREAU, sommes solidaires de tout ce que vit le peuple de Dieu, dans l'archidiocèse du Cap, et dans le pays tout entier. Car, « si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui; si un membre est honoré, tous les membres se réjouissent avec lui. » 1Co 12,26

Nous partageons l'indignation des membres de cette Église métropolitaine du Nord devant la profanation de leur église cathédrale. Cet évènement doit tout simplement nous rappeler que, nous chrétiens, nous devons nous tenir prêts à mener une lutte constante contre les forces du mal avec les armes de la foi. Et la solennité de la montée de la Vierge-Marie au Ciel nous redit aussi que la victoire est assurée aux forces du bien et que le mal et les méchants n'ont aucun avenir : « les menées des méchants ne sont que pour un temps limité. Leur nom sera effacé pour toujours et à perpétuité » (Ps 9, 5). N'est-ce pas d'ailleurs cela qui explique leur déchainement ? Ils ne peuvent vouloir ni promouvoir la paix. Ils veulent la guerre en semant la zizanie entre les enfants d'un même Père, le Dieu Souverain Maître de toutes choses, et entre les fils légitimes d'une même nation. Mais, le Seigneur déjoue la main des méchants.

C'est pourquoi la prédication de l'Église reste aujourd'hui et toujours inchangée : « Convertissez-vous et croyez à la bonne nouvelle » Mc 1,15. Nous vous exhortons donc :

- Arrêtez de vous attaquer à Dieu, à son Église, à son peuple et à toutes ses œuvres.

- Arrêtez de souiller le sol de ce pays, son patrimoine et les symboles respectueux qui l'unissent au Saint-Siège, premier État qui a reconnu son indépendance.

- Arrêtez les initiatives malencontreuses qui bloquent l'avenir déjà hypothéqué et hypothétique de cette nation.

- Arrêtez sans délai ces démonstrations de forces qui s'opposent au détriment du peuple.

La Bienheureuse Vierge-Marie, par sa vie et par ses paroles de Magnificat, nous rappelle que le Seigneur renverse les orgueilleux et élève les humbles. Donc, « revêtez-vous d'humilité» (Col 3, 12). C'est une force évangélique qui ne recherche pas le dernier mot, mais accepte la dernière place. C'est une force qui n'érige pas des murs de stigmatisation, mais construit des ponts de rencontre et de dialogue. Cette force est celle de l'amour patient et tolérant qui voit dans la diversité de l'expression de la foi une richesse et non une barrière. Une force qui est force parce qu'elle est capable d'orienter les énergies et les cœurs vers une même direction : le plus grand bien de tous.

Quant à nous, Pasteurs de l'Église de Jésus-Christ, nous resterons, malgré tout, fidèles à notre mission. Car, « Pressés de toute part, nous ne sommes pas écrasés ; dans des impasses, mais nous arrivons à passer ; pourchassés, mais non rejoints ; terrassés, mais non achevés ; sans cesse nous portons dans notre corps l'agonie de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps. » (2Co 4, 8-10)

Que Notre-Dame de l'Assomption nous aide à assumer le poids considérable de l'aujourd'hui de notre histoire et à nous sentir responsables des biens tant matériels que spirituels de tous et de chacun ?

Donné au Cap-Haïtien, en la fête de saint Roch, le pèlerin, le 16 août 2011.

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Mgr Louis KÉBREAU

Archevêque du Cap-Haïtien

Président de la Conférence Épiscopale d'Haïti

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Mgr Yves-Marie PÉAN

Évêque des Gonaïves

Vice-Président de la Conférence Épiscopale d'Haïti

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Mgr Guire POULARD

Archevêque de Port-au-Prince

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Mgr Chibly LANGLOIS

Évêque ordinaire de Fort-Liberté

Évêque nommé des Cayes

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Mgr Simon-Pierre SAINT-HILLIEN

Évêque de Hinche

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Mgr Pierre-Antoine PAULO

Évêque de Port-de-Paix

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Mgr Hubert CONSTANT

Archevêque Émérite du Cap-Haïtien

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Mgr Alix VERRIER

Évêque Émérite des Cayes

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Mgr Willy ROMELUS

Évêque Émérite de Jérémie


Et avec les signatures autorisées de :

Mgr Joseph LAFONTANT

Évêque Auxiliaire de Port-au-Prince

Secrétaire Général de la Conférence Épiscopale d'Haïti

Mgr Pierre-André DUMAS

Évêque des Nippes

Mgr Launay SATURNÉ

Évêque de Jacmel

Mgr Glandas Marie-Éric TOUSSAINT

Évêque Auxiliaire de Port-au-Prince

Mgr François Wolf LIGONDÉ

Archevêque Émérite de Port-au-Prince

Mgr Frantz COLIMON

Évêque Émérite de Port-de-Paix

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"La vraie reconstruction d'Haïti passe par des réformes en profondeur des structures de l'État pour restaurer la confiance, encourager les investisseurs et mettre le peuple au travail. Il faut finir avec cette approche d'un État paternaliste qui tout en refusant de créer le cadre approprié pour le développement des entreprises mendie des millions sur la scène internationale en exhibant la misère du peuple." Cyrus Sibert
Reconstruction d'Haïti : A quand les Réformes structurelles?
Haïti : La continuité du système colonial d'exploitation prend la forme de monopole au 21e Siècle.
WITHOUT REFORM, NO RETURN ON INVESTMENT IN HAITI (U.S. Senate report.)

Bill Clinton lance une ligne de crédit de 20 millions de dollars à Port-au-Prince

Bill Clinton lance une ligne de crédit de 20 millions de dollars à Port-au-Prince

Le co-président de la CIRH, qui a donné le coup d’envoi de ce programme en faveur des entrepreneurs à l’atelier d’artisanat de Jolimeau, à la Croix-des-Bouquets, s’est également entretenu avec le chef de l’Etat, Michel Martelly

Publié le mardi 16 août 2011

L’ancien Président américain et co-président de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH), Bill Clinton, est arrivé mardi à Port-au-Prince où il a eu en soirée un entretien avec le Président haïtien, Michel Martelly.

Auparavant, l’émissaire spécial du Secrétaire général de l’ONU pour Haïti s’était rendu à l’atelier d’artisanat de Serge Jolimeau à la Croix-des-Bouquets (nord-ouest de la capitale) où il a lancé un nouveau programme de prêt destiné aux entrepreneurs d’un montant global de 20 millions de dollars.

Une enveloppe de 415.000 dollars de la Caribbean Crafts a été remise à l’atelier de Jolimeau qui pourra remplacer les installations détruites lors du violent séisme de 2010 et augmenter le nombre de ses employés en vue de relancer sa production artisanale d’exportation.

Bill Clinton a jugé un tel financement essentiel pour que le pays se relève des effets dévastateurs de la catastrophe du 12 janvier. spp/Radio Kiskeya

Désignation du premier ministre : « On avance, mais on ne peut rien forcer », déclare le président Martelly

Haïti-Présidence-Gouvernement

Désignation du premier ministre : « On avance, mais on ne peut rien forcer », déclare le président Martelly

Il souligne la nécessité d’assurer entretemps le suivi d’autres dossiers importants

Publié le lundi 15 août 2011

Le président Michel Joseph Martelly a déclaré dimanche, à son retour du Chili, qu’il ne compte pas se laisser prendre au piège de la guerre des nerfs qui semble être la stratégie de certains et que, tout en travaillant d’arrache-pied à la désignation d’un nouveau premier ministre et à la formation du gouvernement, il entend se pencher sur les risques cycloniques et sur ses programmes en matière d’éducation et de santé.

« On avance, mais on ne peut rien forcer », a-t-il déclaré.

Concernant le profil du prochain candidat à la primature, M. Martelly a déclaré que ce dernier devrait pouvoir faire montre de loyauté, de compétence, de capacité à rassembler, à appliquer la politique du président et à dégager une vision. Souhaitant que celui-ci puisse effectivement gouverner, il a précisé être à la recherche d’un consensus pour que le prochain chef de gouvernement ne se trouve pas dans la triste situation de devoir constamment répondre à des convocations du parlement.

M. Martelly s’est félicité de la bonne marche de son programme éducatif, du financement déjà disponible et des mises en place effectuées concernant la scolarisation gratuite. Il affirme en ce sens que beaucoup plus d’enfants qu’il ne l’espérait vont pouvoir se rendre à l’école cette année. Justifiant la réalisation d’un tel objectif par une meilleure maitrise du système par ses collaborateurs, M. Martelly a annoncé des discussions avec le Ministère de l’éducation nationale afin de déterminer si la rentrée scolaire, fixée à début septembre, ne sera pas repoussée afin de favoriser le plus grand nombre de bénéficiaires par la finalisation des processus enclenchés.

« A défaut de dispenser dès maintenant un enseignement de qualité, on va quand même instaurer dans le pays la culture d’aller à l’école », s’est enorgueilli le chef de l’Etat. Il ne promet toutefois pas, quant à présent, de cantine gratuite dans les écoles. [jmd/Radio Kiskeya]

Martelly présente ses ministres de la justice et de l’éducation

Haïti-Gouvernance

Martelly présente ses ministres de la justice et de l’éducation

S’accaparant le rôle de Premier ministre, le chef de l’Etat confirme l’attribution de ces deux portefeuilles à MM. Josué Pierre-Louis et Georges Mérisier ; le CSPJ sera enfin une réalité, début octobre, promet le Président

Publié le mardi 16 août 2011

Sans attendre la ratification de son Premier ministre dont la désignation n’est même pas encore effective, le Président Michel Martelly a pratiquement commencé à esquisser mardi le profil du futur gouvernement en avançant les noms de Josué Pierre-Louis et de Georges Mérisier pour occuper respectivement les portefeuilles de la justice et de l’éducation nationale. A l’occasion du lancement de la semaine de la gouvernance au siège de l’Ecole de la magistrature (EMA) et à la Cour de cassation, le chef de l’Etat se trouvait en compagnie de Me Pierre-Louis qui, dit-il, sera le prochain ministre de la justice et de la sécurité publique.

Avec à ses côtés l’actuel chargé de mission à ce ministère, M. Martelly a insisté sur la nécessité d’instaurer en Haïti une nouvelle forme de gouvernance fondée sur l’indépendance de la justice en annonçant que les membres du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) prendront leur fonction officiellement début octobre, lors de la rentrée des tribunaux.

Parlant de son sujet de prédilection, la scolarisation gratuite qui devrait être effective pour près de 150.000 nouveaux élèves dès l’ouverture de l’année académique, dans quelques semaines, le Président de la république a invité les journalistes à consulter son prochain ministre de l’éducation nationale, Georges Mérisier.

Après une première annonce en ce sens, Michel Martelly a laissé entrevoir un probable report de la date initialement retenue pour la reprise activités scolaires, soit le 5 septembre.

Mardi, le dirigeant haïtien, parvenu à ses 100 premiers jours de pouvoir sans être capable de mettre en place un nouveau gouvernement, s’est livré à son deuxième exercice public de présentation des membres du cabinet ministériel.

Il y a, plusieurs semaines, il avait déjà fait fi de la tradition et des procédures constitutionnelles en attribuant les ministères des affaires étrangères et des finances respectivement à ses conseillers Daniel Supplice et Wilson Laleau. spp/radio Kiskeya

Thèmes de l'Emission de la semaine : L'Analyse de Robert Benodin devrait être celle de toute personne sensée, honnête, intègre, autonome et de moralité. (Une invitation à la Presse haitienne.)

Thèmes de l’Emission de la semaine

Orlando le 19 août, 2011

Actualités Politiques : Grandes Lignes

Si selon l’article 60.1 de la constitution, aucun pouvoir ne peut, sous aucun motif, déléguer ses attributions en tout ou en partie, ni sortir des limites qui sont fixées par la constitution et par la loi. Comment expliquer qu’un législateur, le sénateur Joseph Lambert, ait pu clairement et publiquement exiger que tous les postes des départements ministériels, du ministre à son cabinet, lui soient disponibles sans restriction, pour qu’il fasse son choix. Le RNDDH, dans son rapport sur les pratiques traditionnelles de corruption et de népotisme entre l’Exécutif et le Législatif, a dénoncé et publié seulement la liste des noms des parlementaires qui continuent à émarger du ministère de l’intérieur. Alors qu’il n’est un secret pour personne, que le ministère de l’intérieur ne soit pas une exception, mais la norme pratiquée par tous les autres ministères, y compris les entreprises publiques. Pouvons-nous honnêtement ignorer les vrais enjeux du chantage parlementaire dont le but est de contraindre l’Exécutif à la négociation, pour avoir indirectement accès à la caisse publique ? Pouvons-nous naïvement douter des intentions et ambitions de ce bras de fer ? Négocier pour obtenir quoi ?

Dans le cadre de l’évolution actuelle des rapports entre l’Exécutif et le Législatif qui est plus que certain d’occuper le haut du pavé dans ce contexte, après avoir coup sur coup rejeté deux premiers ministres désignés par l’Exécutif, le groupe des 16, plus confiant que jamais de sa prépondérance, de sa maîtrise et de sa domination momentanée de l’avant-scène politique, ne cache pas ses intentions de vouloir rejeter à nouveau le prochain premier ministre désigné, si l’Exécutif ne se soumet pas littéralement à ses exigences. Il est prêt à lui donner le coup de grâce, comme a été le cas pour ses prédécesseurs ! Le groupe des 16 veut obliger l’Exécutif à accepter non-seulement la répartition des ministères, mais de plus et surtout le désistement de la primature. Ce n’est plus le partage, mais l’usurpation du pouvoir que le groupe des 16, lié à Aristide, est en train de poursuivre. En d’autres termes, le groupe des 16 est en train de poursuivre la politique de Préval, la continuité selon les traditions de la corruption et du népotisme des deux régimes populistes précédents !

Dans ces circonstances, il y a-t-il lieu de négocier, quand l’issue est connue à l’avance et qu’elle soit incontournable ? Le jeu vaut-il la chandel ? Dans ce cas, il y a-t-il un attrait quelconque qui puisse inciter à la négociation ? Quand, l’un des protagonistes au départ poursuit ouvertement la reddition inconditionnelle, d’une part ? Mais d’autre part, les attributions de quel pouvoir seront déléguées exclusivement à un autre pouvoir, pour obtenir quoi en échange ? Simplement l’approbation, pour la formation d’un gouvernement dysfonctionnel, divisé, ankylosé, sans cohésion, ni cohérence, sur lequel le chef de l’Exécutif, en fin de compte, n’aura aucune emprise. Un gouvernement dont la loyauté de ses ministres et peut être même celui de son premier ministre, seront plutôt au pouvoir Législatif qu’à l’Exécutif, et les menaces constantes d’interpellation par l’une ou l’autre chambre !

Nous ne sommes pas en train de défendre les intérêts de Martelly, loin de là. Mais de défendre les notions de séparation et d’indépendance institutionnelles des pouvoirs, pour prévenir la répétition d’une erreur grave, ressente. N’avons-nous pas, en 2006, vu et vécu ce qui est advenu comme conséquence après que le tandem Préval/Alexis ait consenti à la répartition des ministères aux partis composant les groupes parlementaires de la 48e Législature ?

Nonobstant l’incompétence manifeste de Préval lui-même et l’absence manifeste d’un programme de gouvernement, quelles ont été les causes fondamentales de la paralysie, de la stagnation et de l’inefficience des gouvernements de coalition de Préval et de ses trois premiers ministres ? Il y a-t-il lieu de répéter les mêmes erreurs ? Peut-on ignorer la notion d’indépendance des pouvoirs, pour satisfaire les ambitions de 16 parlementaires ? Qu’en fait-on des besoins collectifs de synergie, de cohésion et de cohérence, indispensables au fonctionnement harmonieux du cabinet ministériel ? Envers quel pouvoir sera la loyauté des ministres titulaires des ministères qu’ils auront obtenus par le biais de ces négociations ? Est-ce que ce n’est pas précisément l’autonomie des ministres titulaires des ministères obtenus par le biais des négociations de la 48e législature sous les gouvernements de Préval et de ses trois premiers ministres, qui a constitué un handicape sévère à la cohésion et à la cohérence de leurs cabinets ministériels ? Ce n’est pas pour rien que l’on ait, à travers l’évolution du régime de Démocratie représentative, introduit et adopté la notion de l’indépendance des pouvoirs. La notion de la séparation et de l’intégrité des pouvoirs, est fondamentale au bon fonctionnement du régime démocratique !

Certes, il doit y avoir entre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif, un dialogue constant, une interaction constante, des négociations constantes, même des désaccords idéologiques et des conflits de vision. Mais on ne peut pas intentionnellement, avec préméditation et malice négocier l’érosion de l’autorité d’aucun des trois pouvoirs, pour la destruction anticipée de la cohésion et de la cohérence d’un pouvoir au profit d’un autre pouvoir. Le contrôle que le pouvoir législatif aurait pu vouloir exercer sur l’Exécutif, si ses membres jouissaient vraiment d’une impressionnante légitimité politique, parce que théoriquement ils auraient représenté collectivement avec une granularité plus fine, la mosaïque des intérêts nationaux, quand ce serait le cas, ne l’autoriserait pas à jouer un rôle ni dictatorial, ni antagonique envers le pouvoir exécutif dont le chef a été élu aussi au cours des mêmes élections par le même électorat. Issu des mêmes élections, théoriquement et logiquement la légitimité du chef d’état élu par la majorité des votants est l’équivalant de la légitimité collective du parlement ! Cette prise en otage est donc justifiée et supportée par quoi ?

Qu’est-ce que nous avons constaté dans la réalité avec la 48e législature qui a utilisé le même chantage en 2006 ? La répartition des ministères entre les différents regroupements parlementaires, n’avait-elle pas été littéralement qu’un octroi de vaches à lait aux partis formant les blocs parlementaires de l’époque ? Cet octroi avait-il servi les intérêts nationaux ou les intérêts de chapelle ? Dans le cas où des blocs parlementaires reçoivent tel ou tel ministère, en quoi ce fait consiste-t-il une démarche en faveur de l’amélioration du sort des plus démunis et des plus vulnérables ? Qui de fait ont bénéficié directement et exclusivement de l’octroi de ces ministères, si ce ne sont que les membres et les partisans des partis auxquels appartiennent les ministres titulaires de ces ministères ?

De fait, les menaces non-voilées pour obtenir des ministères, venant du groupe des 16, ne sont-elles pas plutôt pour satisfaire les besoins népotiques de leur parti et financer leurs prochaines élections ? Les ministères qu’ils visent, ne sont-ils pas ceux qui bénéficient des plus substantielles allocations budgétaires ? Comment l’Exécutif se proposerait-il dans ce cas, de combattre le népotisme et la corruption, quand il consentirait consciemment à devenir complice de la dilapidation des fonds publics par des membres du pouvoir législatif annonçant ouvertement et ostensiblement leurs intentions de légiférer par le biais de chantage non-équivoque, exigeant du pouvoir exécutif, comme si c’était un droit acquis, la répartition des ministères ? Encore une fois, dans ces circonstances peut-on croire que la notion d’indépendance des pouvoirs et de ses limites, sera respectée ?

Si la 48e législature a pu prendre avantage de la situation par le biais du chantage non voilé et de la compromission manifeste du tandem Préval/Alexis, en 2006. Cette violation constitutionnelle flagrante de la notion d’indépendance des pouvoirs, peut-elle constituer un cas de jurisprudence valide ? Devons-nous tolérer et permettre en tant que nation la perpétuation d’une telle erreur pour créer et établir de tels précédents au détriment de l’un des 3 pouvoirs, l’Exécutif ?

Tweet de @reseaucitadelle: Yon patwouy PNH nan Okap imilye nan ri 18L chofe ak ekip Depite Kenston Jean-Baptiste ak tout yo idantifye yo. Ekip depite Kenston akize Senatè Kelly deske li a la baz chanjman nan PNH ak jistis pou fè politik nan Nord.

@reseaucitadelle: Yon patwouy PNH nan Okap imilye nan ri 18L chofe ak ekip Depite Kenston Jean-Baptiste ak tout yo idantifye yo.

@reseaucitadelle: Ekip depite Kenston akize Senatè Kelly deske li a la baz chanjman nan PNH ak jistis pou kontrole depatman Nord, fè politik ak eleksyon
Envoyé par mon BlackBerry
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"Ne doutez jamais qu'un petit nombre de citoyens volontaires et réfléchis peut changer le monde. En fait, cela se passe toujours ainsi" Margaret Mead (1901-1978)

Pas de précipitation dans la désignation du premier ministre et dans la signature du pacte de gouvernabilité


Pas de précipitation dans la désignation du premier ministre et dans la signature du pacte de gouvernabilité


Arrêtez de tendre des pièges á la présidence de Mr Martelly

Cessez les coups de massue sur la personne des conseillers du président Martelly.

Finissez avec les coups bas inscrits dans la version amendée de la constitution

Conscients des dangers qui planent sur l'avenir du pays, les militants pour la rupture sont d'avis :

Qu'aucun nouveau gouvernement ne sera formé sur la base de chantage et de précipitation

Que la présidence devra résister á tout projet d'harcèlement politique ayant pour objectif la perte de sérénité de ses conseillers et le retour au statu quo ante.

Que si le pays a survécu aux vingt cinq années de misère il n'y a aucune raison pour qu'il ne survive á quelques mois de retard dans la formation du gouvernement du parlement.

Que la présidence devra prendre en compte un certain nombre de revendications á l'intérieur desquelles la population retrouve l'objet de son vote électoral.


Étant donne que le chef du nouveau gouvernement est le parlement, la présidence a des griefs qu'elle doit résoudre avant de faciliter la mise en place de ce gouvernement du parlement .Parmi ces griefs , elle a :

Le rejet définitif de la version amendée sans la participation élargie de la population et de l''Université

L'identification et la condamnation de l'équipe qui avait falsifiée la version amendée déjà taillée a l'aune de l'INITE


Rejet de toutes conditions associant la ratification du premier ministre désigné á la promulgation de la version amendée comme le voudrait le sénateur Kelly Bastien .


Amendement de la dernière version amendée pour un nouveau contrat social entre l'état et la population.

Les militants de la rupture, dans l'esprit d'appuyer la nomination de ce nouveau gouvernement du parlement conseillent la formation d'une commission tri partite , composée de la présidence, du parlement et du secteur prive des affaire a travers les chambres de commerce réunies


De la discussion de ces cahiers de charges sortira un gouvernement de consensus qui projette dans la rue la perception du changement pour la grande masse, l'atténuation des ambitions folles du GPR et la protection des intérêts économiques du secteur privé .Ce gouvernement aura pour taches immédiates :

1-La refonte de la version amendée de la constitution avec la participation large de la population avec droit de dissolution du parlement á cote du maintien de droit de ratification et de révocation du gouvernement

2-La création immédiate d'une nouvelle force armée á coté de la police nationale

3-La fusion du ministère de l'Environnement avec la création de la nouvelle force armée

4-La participation du GPR dans le gouvernement au niveau des ministères qui doivent apporter les services techniques á la population :Affaire sociale, Agriculture, Sante, alphabétisation, jeunesse et sport, Diaspora, condition féminine avec des titulaires qui n'ont pas déjà servi au timon de ces ministères

5-La création du conseil constitutionnel

6-La création d'une banque autonome de développement au capital de base de 1milliard de gourdes dont 1/10 viendra du gouvernement haïtien pour organiser le crédit á la production.

7-Le vote immédiat de la loi sur la décentralisation et des collectivités

8-La nomination de juges sur la base d'élection, la mise en place du conseil interdépartemental et celle du conseil électoral indépendant permanent.

9-Le renforcement des institutions publiques et un nouveau rôle dévolu aux ONG.

10-L'organisation des élections pour le renouvellement du tiers du sénat

11-L'élection des maires et des casecs pour renouveler le personnel politique du pouvoir local


Dans le cadre de la nomination du gouvernement, du contrôle des dépenses de l'état, du suivi du programme de la déclaration de la politique générale , de la redistribution du budget , du pouvoir de faire des lois et de veiller á leur application, le parlement a travers les président de l'assemblée nationale et de ceux des commissions est invité á présenter ses prétentions pour concilier l'interdépendance des deux pouvoirs.

Le secteur privé discutera de la défense de ses intérêts économiques.


Afin d'éviter les coups bas auxquels nous est habitué le président Préval, après l'obtention de plusieurs accords politiques, il a été suggéré que cet accord revêtisse le sceau d'un acte administratif légal et que ces réunions bénéficient de l'assistance rapprochée de la communauté internationale capable de stimuler les négociateurs sur les points litigieux. D'ailleurs il ne serait pas douteux de penser que le repositionnement spontané dune majorité de députés favorable au President Martelly, n'ait rien a voir avec l'intervention diluée de l'international.

michelwilliam1000@hotmail.com

mardi 16 août 2011

Pale anpil la fini. Timoun yo prale lekol gratis. Nan kominn yo inspektè lekol ap verifye lis yo. Martelly pa blye promès li yo. 2000 timoun pou Grande-Rivière.

Pale anpil la prèske fini! Inspektè skolè Komanse verifye lis Timoun nan komin yo ki pate ale lekol. 2000 Timoun nan Grandriviè prale lekol gratis. Majistra Rika nan Milo konfirme program lan nan komin li. Nan tou komin yo se yon reyalite.
Envoyé par mon BlackBerry
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"Ne doutez jamais qu'un petit nombre de citoyens volontaires et réfléchis peut changer le monde. En fait, cela se passe toujours ainsi" Margaret Mead (1901-1978)

Mardi 16-08 / Haiti + Qui dit vrai ? + Évêque Cayes + Martelly + Wyclef jean...

Haïti - Social : Wyclef jean, retourne au monde évangélique (Exclusif)
Haïti - Social : Wyclef jean, retourne au monde évangélique (Exclusif)
16/08/2011 15:56:50
Dans le cadre d'un concert évangélique organisé au Samba Night Club à Jacmel, Wyclef Jean, la Star haïtienne du Hip Hop, a annoncé officiellement son retour dans le monde évangélique qu'il avait laissé depuis son enfance pour...
http://www.haitilibre.com/article-3600-haiti-social-wyclef-jean-retourne-au-monde-evangelique-exclusif.html
Haïti - Politique : Paroles du Président Martelly aujourd'hui...
Haïti - Politique : Paroles du Président Martelly aujourd'hui...
16/08/2011 14:59:33
En visite à la Direction Générale des Impôts [DGI], le Chef de l'État a déclaré « Importateurs, ONG, grand contributeurs, population, c'est à vous tous de payer des taxes [...] il faut que l'argent de l'État, rende service à tout les enfants du pays...
http://www.haitilibre.com/article-3599-haiti-politique-paroles-du-president-martelly-aujourd-hui.html
Haïti - Police : «Logements» pour chiens-policiers...
Haïti - Police : «Logements» pour chiens-policiers...
16/08/2011 14:19:34
Grâce au financement du gouvernement des Etats-Unis en coordination avec la Section des Affaires Narcotiques de l'Ambassade, l'Unité de Lutte Contre le Trafic de Stupéfiants de la Police Nationale d'Haïti (BLTS) possède maintenant...
http://www.haitilibre.com/article-3598-haiti-police-logements-pour-chiens-policiers.html
Haïti - Social : Des transferts d'argent hors de prix...
Haïti - Social : Des transferts d'argent hors de prix...
16/08/2011 13:42:10
La majorité de la communauté haïtienne, vivant illégalement aux Bahamas [estimée largement au-dessus de 20,000], dit utiliser des « services informels » pour transférer de l'argent à des membres de leur famille restée en Haïti...
http://www.haitilibre.com/article-3597-haiti-social-des-transferts-d-argent-hors-de-prix.html
Haïti - Éducation : Des jeunes étudiants boursiers à Puerto Rico
Haïti - Éducation : Des jeunes étudiants boursiers à Puerto Rico
16/08/2011 11:44:03
Sept jeunes étudiants haïtiens sont arrivés à Puerto Rico ces derniers jours, dans le cadre des efforts de collaboration avec plusieurs universités locales pour leur permettre de commencer ou de poursuivre des études...
http://www.haitilibre.com/article-3596-haiti-education-des-jeunes-etudiants-boursiers-a-puerto-rico.html
Haïti - Reconstruction : Appui logistique de la Minustah aux communes de l'Ouest
Haïti - Reconstruction : Appui logistique de la Minustah aux communes de l'Ouest
16/08/2011 10:59:09
Grâce à un programme d'appui logistique de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah), au Gouvernement d'Haïti, pour la première fois, la vice-délégation de l'Arrondissement de Léogâne...
http://www.haitilibre.com/article-3595-haiti-reconstruction-appui-logistique-de-la-minustah-aux-communes-de-l-ouest.html
Haïti - Religion : Mgr. Chibly Langlois, nouvel évêque des Cayes
Haïti - Religion : Mgr. Chibly Langlois, nouvel évêque des Cayes
16/08/2011 09:43:26
Le Saint-Père [le pape Benoît XVI] a nommé hier, Mgr Chibly Langlois, qui servait jusqu'à présent comme Évêque de Fort-Liberté, comme nouvel évêque du diocèse des Cayes en Haïti...
http://www.haitilibre.com/article-3594-haiti-religion-mgr-chibly-langlois-nouvel-eveque-des-cayes.html
Haïti - Politique : Qui dit vrai ?
Haïti - Politique : Qui dit vrai ?
16/08/2011 08:36:09
...Le Président Martelly a déclaré dimanche que les négociations pour le choix du prochain Premier Ministre étaient en cours. Lundi, Sorel Jacinthe le Président de la Chambre des Députés a affirmé le contraire...
http://www.haitilibre.com/article-3593-haiti-politique-qui-dit-vrai.htm

Le Président peut prendre des décrets et non des décrets-loi selon la Constitutionnaliste Mirlande Manigat

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=95962&PubDate=2011-08-11

Le Président Martelly peut prendre des Décret selon l'experte en droit constitutionnelle, la Professeure Mirlande Manigat

« Personnellement, je pense qu'il n'y a pas de risque d'une dictature parlementaire parce que le Parlement n'a pas les moyens de gouverner », selon Mme Mirlande H. Manigat, professeur de droit constitutionnel. « Je pense qu'il y a un déséquilibre au profit du Parlement », a ajouté Mme Manigat, pour qui le système politique actuel, « bâtard », n'est ni présidentiel ni parlementaire.

A ceux qui auraient tendance à crier au scandale et à la dictature, la constitutionaliste, battue lors d la dernière présidentielle, a indiqué que « le président Martelly peut prendre des décrets mais pas des décrets-loi ». Le décret est un acte exécutif avec des limitations, a-t-elle expliqué.

La femme politique a, une nouvelle fois, insisté sur l'urgence d'une harmonisation entre les forces politiques en présence pour le bien du pays.

Sur la question relative au décret, [ le Constituant Georges Michel] a indiqué que l'article 136 de la Constitution permet au président de la République de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la bonne marche de l'Etat quand il y a des organes qui ne fonctionnent pas. « Cet article, selon Georges Michel, est l'homologue de l'article 16 de la Constitution française de 1958, en moins violent ».

Tweet de @reseaucitadelle : Catastrophe! La presse haitienne répète, sans nuances, les critiques de la presse intle. Que fait elle de la corruption au parlement?

@reseaucitadelle Catastrophe! La presse haitienne répète sans nuances les critiques de la presse intle. Que fait elle de la corruption au parlement?
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"Ne doutez jamais qu'un petit nombre de citoyens volontaires et réfléchis peut changer le monde. En fait, cela se passe toujours ainsi" Margaret Mead (1901-1978)

Quand Ti Yvon SEZI nomme Cyrus SIBERT Maire de la ville du Cap-Haitien.

Le phénomène Ti Yvon Sezy est pour moi une expérience nouvelle dans l'observation de la politique haitienne. Je dirais même dans la vie, car chrétien depuis mon enfance mes parents me répètent le passage de la Bible : "Le menteur n'héritera point le royaume des cieux." Pour moi on devrait avoir honte, se sentir embarrassé et même avoir peur de mentir.

Moise Jean-Charles et Ti Yvon SEZI font du mensonge une arme politique terrible qui me rappelle Mario Dupuy, le Ministre de l'information d'Aristide.

Les gens les plus cultivés m'appellent pour confirmer la nouvelle et/ou pour me féliciter de ma nomination comme Maire de la ville du Cap-Haitien. Que dirait-on du commun des mortels?

Pourtant, il n'a jamais été question pour moi de devenir Maire du Cap-Haitien. J'ai refusé cette proposition à 2 reprises. Car, jamais, je ne commettrais l'erreur de PISKA de Radio Caraibe.

Aux membres du Laboratoire d'Aristide qui souhaitent m'éliminer en me poussant à la tête de la Mairie, je dirai qu'ils ont échoué.

Cependant, cette campagne démontre à quel point le mensonge peut créer une opinion. Elle justifie notre stratégie d'attaquer systématiquement les messages de Ti Yvon SEZI. L'immoralité est le problème fondamental de la société haitienne.

Cyrus Sibert, Cap-Haitien, Haiti
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Haïti : Martelly, toujours sans gouvernement... Article de Jeune Afrique

Haïti : Martelly, toujours sans gouvernement...

11/08/2011 à 16h:28 Par Rémi Carayol
Michel Martelly le 20 mars 2011 à Port-au-Prince.
Michel Martelly le 20 mars 2011 à Port-au-Prince.
© Reuters

Trois mois après son investiture à la présidence, l'ancien chanteur Michel Martelly peine à imprimer sa marque. Et n'est même pas parvenu à former un gouvernement !

Cap-Haïtien, à l'extrême nord d'Haïti, le 26 juillet. Comme à son habitude depuis qu'il a pris la tête du pays, le 14 mai, Michel Martelly prend l'un de ces bains de foule qu'il affectionne tant. Mais les choses ne se passent pas comme prévu. Le cortège est malmené, des bouteilles et des pierres volent en direction du président. Selon son staff, un attentat est même évité de justesse. Le président s'en sortira avec une belle frayeur, mais les observateurs prennent au sérieux ces premières marques de mécontentement.

Au cours des jours suivants, c'est à Port-au-Prince, où la municipalité a entrepris d'expulser de force des sinistrés, que la colère gronde. « Nous ­avions voté Martelly dans l'espoir d'avoir accès à de meilleurs logements. Même s'il n'a pas encore de gouvernement, il pourrait tout de même faire cesser les expulsions forcées », dénonce un manifestant. Interrogé par l'agence américaine Associated Press, Frantz Nelson, qui affirme lui aussi avoir voté pour Martelly, résume la situation : « Il fait beaucoup de promesses, mais on ne voit rien venir. »

Il est étranger au sérail, c'était sa force. C 'est devenu sa faiblesse : il fait des erreurs de débutant.
Le jugement est certes hâtif : Martelly a hérité il y a trois mois d'un pays exsangue, qui ne s'est toujours pas relevé du séisme du 12 janvier 2010 et n'en a pas encore fini avec l'épidémie de choléra (plus de 5 400 morts en moins d'un an). Mais il traduit les difficultés du chanteur à imprimer sa marque. « Ses premiers pas à la présidence sont difficiles, c'est le moins que l'on puisse dire, commente un diplomate occidental, mais c'est un peu normal : il n'avait aucune expérience politique. »

Sa force, celle qui lui a permis de séduire 67 % des électeurs le 20 mars, est devenue sa faiblesse. Élu parce qu'il n'appartenait pas au sérail politique – et qu'il s'en vantait –, Martelly a fait des erreurs de débutant. « Il croyait pouvoir tout faire tout seul. Mais il a oublié que la Constitution fait la part belle au pouvoir législatif », explique un journaliste. Ne disposant pas d'une majorité au Parlement, dominé par Inité, le parti de son prédécesseur René Préval, Martelly a commis sa première bévue en tentant d'imposer son Premier ministre. Résultat : les parlementaires se sont braqués et, trois mois après sa prise de fonctions, le pays n'a toujours pas de gouvernement.

Son choix initial pour la primature, l'entrepreneur Daniel Rouzier, a été officiellement rejeté par les législateurs parce qu'ils avaient des doutes sur sa probité – et même sur sa nationalité haïtienne. En fait, ils ont voulu faire payer au président son mépris à leur égard : il s'était abstenu de les consulter au préalable et avait clairement signifié qu'il n'était pas question de négocier. Depuis, Martelly a mis de l'eau dans son vin. Mais il n'arrive toujours pas à imposer son second choix, le juriste Bernard Gousse.

Moralité douteuse

Bref, Haïti est dans l'impasse. Les services publics fonctionnent au ralenti et les investisseurs attendent d'y voir plus clair. Car si Martelly suscite un certain espoir dans les milieux d'affaires, il inquiète aussi. En juin, le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) a appelé le chef de l'État à se séparer de plusieurs de ses collaborateurs : d'anciens policiers « à la moralité douteuse » soupçonnés d'avoir trempé dans le trafic de stupéfiants, il y a plus de dix ans. Ses relations avec la presse, qu'il lui est arrivé de menacer, sont également houleuses.

« La lune de miel de Martelly avec les Haïtiens a été très courte », note International Crisis Group dans un rapport publié le 28 juin. Depuis trois mois, le président a bien lancé quelques programmes, comme le financement de la scolarisation par une taxe sur les appels en provenance de l'étranger ou la mise en place d'un plan de relogement de trente mille sans-abri. Mais c'est loin d'être suffisant pour les milliers d'Haïtiens qui ont cru en lui. Et notamment les jeunes. Dans les camps de fortune, sous les tentes surchauffées, la patience n'est pas la vertu la mieux partagée.