lundi 13 juillet 2009

BRH/Cap-Haitien : Des employés contestent les sanctions pour soustraction de billets U.S.


(Photos by Cyrus Sibert, www.reseaucitadelle.blogspot.com)

Par Cyrus Sibert

Radio Souvenir FM, 106.1 :
souvenirfm@yahoo.fr
Le Ré.Cit. : www.reseaucitadelle.blogspot.com/

Cap-Haïtien, le 13 Juillet 2009

Un fait bizarre existe à la Branche Nord de la Banque Centrale sise au Cap-Haitien. Des employés continuellement condamnés à rembourser des billets de dollars américains manquants suite aux transferts de fonds vers la Capitale.

Même quand ils avaient bien contrôlé, vérifié et revérifié les liasses, après le transport vers le siège central de la BRH à Port-au-Prince, il y a souvent une note signalant aux responsables de la branche capoise que la somme transférée n’est pas correcte : Il manque des billets.

Conséquences, des employés sont condamnés à rembourser les billets manquants. Souvent le montant à rembourser constitue une forte somme d’argent en dollars US.
Cette situation a été rapportée à Réseau Citadelle depuis plusieurs mois. Comme on dit une hirondelle ne fait pas le printemps, nous avons attendu plusieurs autres témoignages pour signaler cet état de fait à l’opinion publique.

Les employés victimes souhaitent qu’une enquête sérieuse soit menée pour déterminer le maillon faible de la chaine. Les caciques de Port-au-Prince ne doivent plus décider au hasard que les billets auraient été dérobés à partir de la BRH/Nord et sanctionner de pauvres petits employés qui résistent mal avec un ‘‘salaire de ville de province’’.

Une enquête sur toute la chaine de transfert de fonds, telle est la demande des employés de la BRH du Cap-Haitien.

RESEAU CITADELLE (Le Ré.Cit), le 13 Juillet 2009, 08 heures 45.

dimanche 12 juillet 2009

Bill Clinton prétend évaluer sans le Secrétariat National de Gestion des Risques et Désastres.

Agr. Jean Arsène Constant présentant aux journalistes le (PNI)
Plan national d'Intervention en cas de désastres
.
(Photo by Enosch JOSEPH)



Par Cyrus Sibert

Radio Souvenir FM, 106.1 : souvenirfm@yahoo.fr
Le Ré.Cit. (Réseau Citadelle) :
www.reseaucitadelle.blogspot.com

Côte des Arcadins, Montrouis, le 10 Juillet 2009.

Intervenant à l’Atelier de Formation des Journalistes en Gestion des Risques et des Désastres, l’Agronome Jean Arsène Constant, assistant Technique de Renforcement des Capacités Locales pour la Gestion du Risque, a signalé avec indignation un fait bizarre qui reste inconnu du grand public : Monsieur William Jefferson Clinton n’avait pas rencontré le Responsable National de la Protection Civile en Haïti lors de sa visite d’évaluation en prévision de la saison cyclonique de l’année 2009.

Venant d’un Haut Cadre responsable de la Gestion des Risques en Haïti, cette information révoltait la conscience des journalistes présents dans la salle. On se posait des questions, on se demandait : Quelle évaluation Bill Clinton avait pour mission ? S’il a rencontré le Président René Préval et son Premier Ministre Madame Michèle Duvivier Pierre-Louis, cela doit être plus important. La saison cyclonique a servi de couverture pour une mission secrète.

Sur le visage de l’Agronome Constant, on pouvait constater la déception. C’était le cas pour d’autres membres de la protection civile. La visite de Bill Clinton a failli démotiver les techniciens qui se sont sacrifiés pour établir un Plan Nation de Gestion des Risque et des Désastres.

De plus, Monsieur Constant, a mis l’accent sur les désordres qui règne chez plusieurs ONG et partenaires de la communauté internationale. Au lieu de suivre le Plan National d’Intervention et prendre part aux différentes réunions de planification, ces derniers préfèrent agir seuls. Créant une cacophonie lors du lancement des consignes et la duplication sur le terrain lors des désastres.

Ces ONG indisciplinées sont pourtant soutenues par des bailleurs de fonds importants qui utilisent les désastres en Haïti à des fins de marketing visant à leur donner plus de visibilité au mépris des souffrances des personnes victimes. Alors qu’une meilleure coordination à partir du DPC (Direction de la Protection Civile) permettrait d’agir bien et vite avant, pendant et après la saison cyclonique, les partenaires continuent d’œuvrer dans l’anarchie et le désordre sur le terrain.

L’Agr. Constant appelle les maires des communes du pays à suivre l’exemple du Maire de Cabaret (Ouest) qui avait imposé aux ONG intervenant sur le terrain d’agir suivant le plan d’invention décidé par la commune. Au sein de cette commune, le Maire avait la force de caractère nécessaire pour demander aux ONG de participer à la planification des interventions et de respecter le plan communal. Celles qui refusaient, pouvaient réembarquer leurs camions et quitter les lieux.

Comme conclusion, l’Agronome Jean Arsène Constant, pointe du doigt les parlementaires qui se contentent de constater les dégâts. Ils ont un rôle très importants à jouer, celui de fournir un cadre légal à la Direction de la Protection Civile/ Secrétariat National de Gestion des Risques. Il y a pourtant un projet de loi en ce sens. Pourquoi le gouvernement refuse t-il de soumettre ce projet de loi au parlement ? Pourquoi les parlementaires n’ont t-il pas proposé une loi en ce sens ? Sur le terrain, les agents de la protection civile sont faibles. Faute d’un cadre légal complet, ils n’arrivent pas à faire appliquer les mesures d’urgence pour mieux protéger la population.

En évitant le Secrétariat Nation de Gestion des Risques et des Désastres (SNGRD), l’Envoyé spécial des Nations Unies a négligé sa couverture. L’idée d’action humanitaire ne tient plus, la perception de Gouvernorat est renforcée. N’étant pas au courant des préparatifs au niveau national, la mission de l’ancien Président américain semble être plus politique qu’humanitaire. La décision du gouvernement canadien de réviser à la baisse les précautions pour ces ressortissants qui comptent voyager en Haïti semble être un élément du résultat de la vraie mission de Bill Clinton en Haïti. La publication du rapport de la commission sur la réforme constitutionnelle, l’une des ‘‘commissions’’ de légitimation du régime en place, n’en serait pas moins un des éléments significatifs résultant de la visite de Bill Clinton en Haïti.

L’ex-Président américain Bill Clinton, envoyé spécial de l’ONU pour Haïti, était arrivé le lundi 6 juillet 2009 à Port-au-Prince pour sa première mission officielle au cours de laquelle il devait tenter de focaliser l’attention de la communauté internationale sur les graves problèmes économiques et environnementaux du pays. Selon un communiqué de son bureau, au cours de son séjour de 48 heures, M. Clinton devait s’entretenir avec les autorités haïtiennes, dont le Président René Préval, des entretiens portant sur la préparation de la saison cyclonique en cours, la création d’emplois et le renforcement des services sociaux de base. Il devait en profiter également pour se pencher sur l’implication coordonnée de la société civile, des Nations Unies et des bailleurs de fonds dans l’opérationnalisation du "plan de reconstruction" du gouvernement Préval/Pierre-Louis.

RESEAU CITADELLE (Le Ré.Cit.), le 10 Juillet 2009, 17 heures 05.


jeudi 9 juillet 2009

Pour Jacques Roche torture, assassine le 10 Juillet 2005

10 Jiye 2005 - 10 Jiye 2009 jodia fe kat lane. Jacques: Leu a potko rive pou ale, lavi ou te fek komanse, peyi a ke ou renmen te bezwen ou. Wi Jacques, peyi a te bezwen karakte pwop ou, entegrite ou, kapasite ou, lanmou ke ou te genyen pou sa ki pat kapab yo. Kriminel lavalas yo kraze ou, yo pran souf ou men yo pa pran nanm ou. Map repete sa ou te di e se vre: Tu peux me crever les yeux, me couper les bras, et les jambres, me laisser nu en pleine rue, mais tu ne peux tuer mon rêve, Tu ne peux tuer l'espoir" Jacques leu ou tap pale konsa se tankou se pawol Bondye te mete nan bouche ou paske se sa ki fet. Map repete sa mwen te di deja:

Ou te kwe nan chanjman pou pep la, lespwa a pap mouriOu te toujou sakrifye tet ou pou koz pep la, rev la pap mouriOu te yon gason modere avek konviksyon, lespwa a pap mouriOu te gade lot la nan je e dil kijan li te trayi koze pep la, rev la pap mouri

Jacques: Chak fwa mwen sonje mwen li teks la:
http://haitipolicy.org/content/3155.htm

Pote mak sonje! Se konsa pawol la te toujou ye e se konsa yo te toujou dil, bay kou bliye pote mak sonje. Pajanm bliye ke leu genyen kou ki bay genyen kote ke mak la rete. Leu mwen konstate jan awounsa, vivi dan grien, san manman sa yo, assassen san pitye lavalas sa yo te totire ou, touye ou, assassinen ou li kite yon mak nan keu mwen ki pa kapab efase. Sa ou fe se li ou we, sa vle di wi genyen yon Bondye nan syel, Bondye ki toujou klere soley jistis la. Jacques Assassen a ale, li devan Bondye jodia, Bondye voye chachel anvan kat lane a mete pye. Jodia a nan nom ou, nou pa genyen rayisans, nou padone li, nap mande padon devan Bondye pouli e nap lapriye pou li.

Jacques: Mwen konnen ke ou sou kote zanj yo, pa bliye peyi a, pa bliye fanmi ou, mande fave Bondye ak zanj yo pou nou. Tankou aye ou nan keu nou, tankou aye ou nan tet nou. Nou pa bliye ou, malgre ou pa vreman bezwensa, nou lapriye pou ou. Mwen konnen ou pa renmen bagay sa yo, men map dil kanmenm, pou mwen ou son Ewo Nasyonal. Nap goumen pou nou gade si nan youn na fakilte yo nou kapab kreye yon sal konferans

Jacques Roche.

2009: RIEN DE NEUF


En faisant l’analyse de la situation d’Haïti après le premier semestre de l’exercice 2009 : honteux est l’unique mot qui nous vient à l’esprit. Aujourd’hui encore, comme récemment, comme depuis des années…rien de neuf. Nous ne comprenons toujours pas pourquoi les lois sur la réforme judiciaire ne sont pas d’application, deux ans après leur publication. Explication officielle : ‘’Pas de Président à la Cour de Cassation’’. Tiens donc !

Pourquoi depuis tout ce temps, il n’y a pas un titulaire à la tête de la Cour Suprême haïtienne ? Quand les lois de réforme furent votées en 2007, la plus haute instance de la pyramide judiciaire était déjà veuve de Président ; et nous devons croire que c’est à cause de cela que le processus devant déboucher sur la mise sur pied du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) et le remaniement effectif du système est paralysé ? De qui se moque t-on ?

Beaucoup d’idées fausses circulent sur la véritable nature de la nonchalance des dirigeants à rendre la Justice indépendante et efficace. Nous ne prétendons pas connaître la vérité, nous essayons seulement de comprendre le motif qui les pousse à adopter une telle attitude. Jusqu’à présent, ils refusent de s’expliquer. Mais si on n’a rien à cacher, pourquoi est-ce qu’on a peur de répondre aux questions et donner les vraies raisons ? Et dire que l’on voudrait nous faire croire que les Magistrats sont responsables des malheurs de la Magistrature alors que le simple bon sens dément cette théorie.

La corruption, le trafic de la drogue, le blanchiment d’argent et l’impunité règnent en maître en Haïti. Des Hauts fonctionnaires et des Parlementaires sont indexés dans plusieurs cas de malversation, entre autres : ONA-CNE-MAE. Vous croyez encore que c’est l’absence d’un Président à la tête de la Cour de Cassation qui bloque l’instruction de ces dossiers et empêche aux Magistrats d’avoir un meilleur salaire et des moyens pour mener à bien leur mission ? Vous pensez aussi que c’est cela qui entrave et renvoie aux calendes grecques la réouverture de l’École de la Magistrature ? Vous acceptez que c’est à cause de l’absence du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire que les mandats de plusieurs dizaines de Magistrats ne sont pas renouvelés ?

Pourquoi après deux ans, l’on est encore là ? Pourquoi il faut attendre que les poussières tombent sur les dossiers pour les traiter ? Nous reposons les mêmes questions : De quoi a-t-on peur et pourquoi ? Huit millions de personnes attendent les réponses. L’Exécutif, sur pression de Parlementaires dépourvus totalement de cultures intellectuelle et démocratique, continue à parachuter des individus bassement serviles, de plus, sans qualification au sein de l’appareil judiciaire…Et maintenant, dites-nous si nous n’avons pas raison d’être en colère. Comment voulez-vous qu’un pays soit debout si son système judiciaire est à genou ? Et que faut-il faire pour que les autres Magistrats de la République réagissent enfin ?

Nous savons qu’en Haïti, il n’y a pas assez de place pour des voix dissidentes. Si vous allez à contre sens, vous êtes contre le pouvoir et donc un ennemi. Mais en fait, ce n’est pas de la place qui manque, ce sont les gens prêts à prendre le risque. Si on veut vraiment d’une nouvelle Haïti, il faut prendre des risques. Tous ceux qui tentent de faire changer les choses sont dénigrés, ridiculisés, calomniés ou…assassinés mais qu’importe, il faut se battre. Nos critiques n’apporteront sûrement rien de nouveau concernant la politique de justice du gouvernement mais nous exigeons tout de même des réponses.

Dans toutes les actions importantes de notre vie professionnelle, nous avons toujours été mobilisé par des motifs respectables et conformes à notre idéal fondamental qui est de contribuer à notre manière à rendre la justice meilleure. Nous ne sommes ni un leader ni un révolutionnaire ; nous sommes un citoyen avisé, un patriote né, un Magistrat engagé. Nous essayons de défendre le système judiciaire contre ceux qui l’ont abîmé, violé et pillé.

La situation est terrible mais plus terrible encore est l’absence d’espoir pour nous autres jeunes cadres, amputés, sacrifiés sur l’autel de l’absurdité parce que peut-être deux ou trois personnes n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur une question. Pendant ce temps, le pays souffre, le peuple meurt de faim, la corruption gagne du terrain. Notre déception est à la mesure du fétichisme démocratique dans lequel plusieurs de nos compatriotes ont cru. Cependant, tout n’est pas perdu. Nous invitons donc les citoyens honnêtes et conséquents à veiller à la qualité de leur représentation car une autre Haïti est encore possible.

La justice est retenue en otage depuis plus de deux cents ans par un petit groupe d’individus prêts à tout pour la maintenir à leur merci. Nous sommes en 2009, alors, jeunes de mon pays, universitaires, collègues Magistrats, militants des Droits humains, avocats, journalistes, haïtiennes et haïtiens de l’intérieur ou d’ailleurs, qu’est-ce que vous attendez pour réagir ? Cela ne tient qu’à vous et à vous seul… Exigez des réponses !


Heidi FORTUNÉ
Magistrat, Juge d’Instruction
Cap-Haïtien, Haïti
Ce 04 juillet 2009
http://heidifortune.blogspot.com

REACTION D'UN INTERNAUTE SUR NOTRE RECENT TEXTE SUR LA DECENTRALISATION.

Je veux seulement ajouter que les dominicains pensent et planifient pour le présent et l'avenir de leur pays. Ils ont profité de leur stabilité pour rendre irréversible leur croissance en s'engageant à faire profiter toutes les couches de leur population, le progrès est visible pour tous parce que tout le monde bénéficie d'un minimum de service avec équité. Ils ont réussi à converger tous les intérêts de classe vers le renforcement de la paix perpétuelle. Le défi d'Haïti est à ce niveau aussi, On ne peut pas décoller sans converger les intérêts de classe vers une paix durable. Imposer la tranquillité comme l'a fait Préval/ MINUSTAH ne va rien résoudre dans le moyen terme. Nos différences ne sont pas vraiment énormes ou " insurmontables" , c'est une question d'intransigeance, négligence, de malveillance et paresse intellective. Nous savons comment provoquer, taquiner, sans arriver à développer le sens des mesures et des limites. La passion et les émotions sont bonnes, mais il faut éviter là ou elles colludent avec l'obscurantisme et le mensonge.

Les raisons pour passer par la République Dominicaine sont une combinaison d'excellence, de service et d"abordabilité " des couts. Le billet Miami -Santiago ou San Juan -Santiago est plus economic que celui Miami/P-Au- Prince. Une fois à Santiago (cela dépend de l'heure qu'on y arrive), on peut prendre un taxi pour $20 pour se rendre à la station d'autobus. Là, on paie 70 pesos ou $5 pour se rendre à Dajabon via Monte Cristi. On traverse la frontière sans problème. Le prix de Caribetour me parait raisonnable (je souhaite que leur station se trouve à proximité de l'aéroport de Santiago).

Les contrastes sont moins "choquants", on ne voit pas des compatriotes ou des Dominicains en guenille et sales. La route Ouanaminthe -Cap est une extension de l'auto route du Cibao. Le paysage est beau, la pauvreté est visible mais pas la misère. La différence entre Ouanaminthe et Dajabon est : Ouanaminthe est chaotique, bourgeonnante (style Bombay, India), elle n'était pas planifiée ni préparée pour son "essor". Elle est comme une "makwalie" qui a gagné la loterie mais sans jamais arriver à développer l’esprit de finesse. La municipalité est dépassée, sans ressources, sans créativité pour profiter de la santé économique de la ville pour prendre son indépendance du ministère de l'intérieur.

Dajabon est plus ordonnée, plus tranquille et très propre. On a l’impression que Ouanaminthe n'a pas de mairie. Le poste d'inspection de la douane est plus moderne que la douane elle même. Cette dernière occupe encore une chaumière construite dans les années 1920-1930. Ouanaminthe est dans l'obscurité totale, Dajabon est éclairée 24/24. Mais la dynamique est la même: deux peuples qui se débrouillent pour survivre avec la même endurance, la même détermination, la même vocation. Il est difficile de noter les frictions entre les deux peuples. Les porteurs Haïtiens de Dajabon sont des jeunes. De la station d'auto Bus à la frontière, on a besoin d'un taxi, ce dernier s'arrête à mi-chemin et le porteur vous aide jusqu'à la frontière. Chaque taxi à un porteur, le propriétaire est dominicain, le porteur est Haïtien. Le dominicain parle le créole comme vous et moi, il n'est pas possible de composer avec le porteur Haïtien en particulier. Il doit aussi respecter l'entente pour éviter des complications (il existe plusieurs petits réseaux de mafia), la corruption est insulaire mais à des niveaux variables.

Les entrepreneurs dominicains contrôlent le corridor Ouanaminthe -Limonade vendant tout ce qu'on a besoin ( Ice, Live Chicken, etc). Le long de la route, on remarque la reconstruction des petites maisons qui remplacent les taudis traditionnels, ce qui rend la misère du coté Haïtien un peu moins visible. A Ouanaminthe, on trouve tout ce qu'on a besoin, les mêmes produits de Miami au prix de Miami.

Par contre, un voyage par Port -Au-Prince est une autre histoire. Il paraît que Notre dame des sept douleurs habite l'aéroport Toussaint Louverture. En plus des mauvais services et traitements d’American Airlines, le prix élevé du billet, les frais élevés de l’aéroport, on est sorti confus, triste, avec un sentiment d'impuissance. Ils y existent deux catégories de mendiants, La première comprend les employés de service d'hygiène de l'aéroport et des lignes aériennes qui vous exposent un petit problème dont $ 5 dollars (au moins) peuvent résoudre. A la sortie du terminal, on est "tiraillé" par des ‘‘taxistes’’ avec la peur chronique d'être en face d'un potentiel kidnappeur.

Des enfants qui auraient du être à l’école, cheveux jaunis et sales, odeurs de désespoir et d'une condition qu'on ne veut même pas pour des animaux, vous demandent de les aider à trouver quelque chose à manger. Ils sont parfois du même âge que mes enfants, mes neveux. Alors, vient ce doute qu'on ne peut pas exposer en public: What "if" they are sons or daughters of one of my brothers or cousins conceived in "quick" circonstances ; and they didn't even know about the consequences? .

Un choc et un scénario qui vous enlèvent " sommeil et faim" au moins pour les trois premiers jours. Une condition sous-humaine qu'on ne peut pas ignorer parce qu'elle est visible. C'est une bombe qui menace tout le monde et peut exploser à n'importe quel moment. Elle n'épargnera personne, même leurs alliés seront victime. Ce n'est pas un problème lavalas , macoute , babylone. Il n'a pas une "étiquette ou le sceau identitaire " de son fabricant. On peut échanger des blâmes, pointer du doigt un secteur, accuser certains personnages ou certains acteurs, le problème devient de jour en jour urgent et préoccupant.

Je ne suis pas d'accord avec la conclusion, je ne suis pas certain que le blocage contre la décentralisation soit conscient. Le régime est confus face à la parité des priorités, il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'un régime d'urgence. Il revient aux forces nationales (en particulier les entrepreneurs, les universités et les instituts de réflexions) de planifier l'avenir en proposant une modalité d'aménagement réaliste c'est à dire à la portée de nos moyens

Le pouvoir actuel est contrôlé par des oligarques. Les oligarques par fonction et par tradition sont des courtiers. Ils sont là pour servir d'interlocuteur à la masse quand celle ci peut les aider à occuper le Palais National. Le problème est: Une fois au pouvoir, ils choisissent de vendre les influences aux groupes d'intérêt qui peuvent "payer"; or la masse n'a pas les ressources pour acheter ou pour profiter de la mentalité "corruptrice".

Le sentiment d'être trahi a crée la frustration et l'apathie citoyenne. Préval est un oligarque de sang "pure", il est entouré de requins dont les fonctions essentielles sont la sécurité des intérêts de la bourgeoisie marchande en échange de rente (le cas de la vente des entreprises d’état, et le renforcement des monopoles). Aujourd’hui, il a l'opportunité de servir de "couroi" à l'international pour apaiser la masse, parce qu'il a une idée du type de "red meat " convoité par le peuple.

Pour comprendre ce qui se passe à Port au Prince, il faut étudier les pratiques de caste parce que le régime actuel évolue à l'intérieur d'une logique où le mercenariat demeure le ‘‘transfond’’.

Willy POMPILUS

mercredi 8 juillet 2009

Lancement ce mercredi 8 juillet 3009, d’un atelier de formation pour des journalistes en Gestion Risques et Désastres.

Des journalistes formés en secourisme.
(Photo by Cyrus Sibert, www.reseaucitadelle.blogspot.com)

Par Cyrus Sibert


Radio Souvenir FM, 106.1 : souvenirfm@yahoo.fr
Le Ré.Cit. (Réseau Citadelle) :
www.reseaucitadelle.blogspot.com

Côte des Arcadins, Montrouis, le 08 Juillet 2009.


C’est dans la salle de conférence ‘‘1804’’de Moulin sur Mer que M. Abel Nazaire Coordonnateur adjoint du SPGRD et Mme Katleen Mompoint, Coordonnateur a.i. du PASNGRD-PNUD/DPC ont accueilli, ce mercredi 8 juillet, à 14 heures, une trentaine de participants, tous des journalistes venant des 10 départements d’Haïti. Dans le cadre des préparatifs en prévision des cyclones de la saison, les travailleurs de la presse sont ciblés par le Comité Thématique et Sensibilisation du Public (CTESP), une entité du Secrétariat Permanent de Gestion des Risques et des Désastres.


Dans ses propos de circonstance, Monsieur Nazaire a mis l’accent sur la nécessité de construire un réseau de communicateurs fiable capable d’informer la population pour lui permettre de réagir à temps durant la saison cyclonique : « L’expérience de l’année 2008, montre que notre système d’alerte est encore faible. » dit-il, en dépit des efforts qui ont été consentis tant par le système national que les médias eux-mêmes en matière de communication d’urgence. Il en a profité pour remercier les journalistes, les patrons de médias et le CONATEL pour leur appui.


Toujours, selon Abel Nazaire, pour l’année 2009, l’accent est mis sur la gestion de l’alerte, l’évacuation des zones à risques et la gestion des abris provisoires. Le Secrétariat Permanent de Gestion des Risques et des Désastres (SPGRD) s’est enorgueilli d’avoir mis au point un Plan National de Gestion des Risques, un plan de contingence nationale et un plan de communication.


Le Plan National de Gestion des Risques et des Désastres (PNGRD) est un outil technique destiné à conjuguer les effets de toute la société pour protéger les vies et les biens, résultat du travail de plusieurs institutions nationale sous la coordination du Ministère de l’intérieur via la Direction de la Protection Civile (DPC). Il est urgent de mettre en place la carte des risques et des menaces au niveau de chaque commune. Cela doit se faire avec l’aide de toute la population. La réussite des objectifs fixés par ces plans nécessite la participation de tous les secteurs.


L’Atelier de formation pour les journalistes en GRD est organisé grâce au financement du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

RESEAU CITADELLE (Le Ré.Cit), le 08 Juillet 2009, 22 heures 55.

mardi 7 juillet 2009

Haïti-Tourisme : Possible de visiter les communes du Nord sans passer par Port-au-Prince.






Par Cyrus SibertRadio Souvenir FM, 106.1 : souvenirfm@yahoo.fr
Le Ré.Cit. (Réseau Citadelle) :
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Cap-Haïtien, le 7 Juillet 2009

« Comment la route Cap-Ouanaminthe et la Globalisation font échec à l’esprit de Paroisse du Caciquat de Port-au-Prince. »

Depuis environ cinq (5) ans une nouvelle pratique se développe dans le Nord du pays. Des ressortissants haïtiens originaires des 5 départements du Grand Nord d’Haïti utilisent les services de transport de la République Dominicaine pour rentrer chez eux. Avec les violences à la capitale Port-au-Prince - opération Bagdad et kidnapping – sans compter les difficultés d’accueil à la sortie l’aéroport de Port-au-Prince pour des haïtiens de la diaspora qui n’ont plus aucun lien à Port-au-Prince, la souhait est de pouvoir atteindre son village natal directement et en toute sécurité. Le moyen le plus sur de le faire est de passer par la République Dominicaine, en empruntant un vol reliant l’Amérique du Nord à Puerto Plata la ville touristique du Nord-ouest, de dormir dans un hôtel à Santiago (2eme ville de la république voisine) ou à Dajabon (ville frontalière avec Ouanaminthe Nord-est d’Haiti), de prendre un bus le lendemain pour Cap-Haitien, la 2e ville d’Haiti. Dans la cité christophienne, un parent assure tranquillement la réception à la gare routière.

Ce circuit qui était plus difficile dans le temps est, depuis 2008, devenu une ballade sans stress. Car les dirigeants de la république voisine, ayant constaté le flux de ressortissants haïtiens en provenance de l’Amérique du Nord et de l’Europe, investissent sans retenue pour rendre plus confortable le trajet et créer des opportunités d’affaire. A Dajabon, il y a beaucoup de nids d’investissements pour accueillir les voyageurs en transit. Avec la nouvelle route Cap-Dajabon, construite grâce au financement de l’Union Européenne, la compagnie de transport CARIBETOURS offre un circuit Cap-Santiago aller/retour pour 50 dollars US, tous les jours, 2 fois par jour. Le point d’embarquement et de débarquement est à la rue 29 A, en face de Parc Vincent, la Place de Carénage, zone résidentielle abritant les plus grands hôtels de la ville du Cap-Haitien, le commissariat municipal, la Direction Départementale de la Police et le Quartier-General de la MINUSTAH. Dans un confort standard, le ressortissant haïtien traverse le département du Nord-est jusqu’à Puerto Plata évitant bousculades et toutes les péripéties administratives et douanières le long de la frontière. A Puerto Plata un taxi vous dépose à l’aéroport. Ce service est depuis quelques années opérationnel à l’aéroport de Santiago qui concurrence celui de Puerto Plata : le voyageur haïtien est ainsi libre dans de son choix, car il y trouve plusieurs compagnies pour aller où il voudra dans le monde à des prix abordables.

Au nom du FPN (Front Provincial Nord), nous encourageons les ressortissants du Grand Nord de Christophe qui aimeraient visiter leur ville natale à emprunter ce circuit. C’est un moyen de faire échec aux groupes monopolistes de la République de Port-au-Prince qui s’opposent au développement d’infrastructures donc à une décentralisation effective dans le Nord. Depuis plusieurs décennies, ces groupes d’hommes d’affaire sans créativité, représentant une source d’inertie, empêchent avec la complicité du pouvoir central, à la ville du Cap-Haitien d’avoir un aéroport international capable d’accueillir des avions d’importance. Ils font tout pour bloquer les initiatives en ce sens et trouvent toujours des arguments pour déconseiller les Chefs d’Etat et de Gouvernement de concrétiser ce rêve. Car, ils voient dans l’aéroport de Port-au-Prince une source de rentes à ne pas concurrencer, à protéger, au mépris des millions de résidents du Nord qui aspirent légitimement à un minimum d’autonomie.

Le développement du Grand Nord est économiquement viable et incontournable. La République Dominicaine est un allié sur qui compter pour pressurer les féodaux de la République de Port-au-Prince et libérer le Nord des idées primaires des hommes d’affaire et des bureaucrates de la Capitale qui ne jurent que par l’exclusion des villes de province. De bonne source nous savons qu’il y a un mouvement des investisseurs dominicains vers la frontière haïtianodominicaine. Des centres universitaires seront construits avec des programmes adaptés, à l’intention des étudiants haïtiens. Déjà, des jeunes du Nord-est et du Nord voyagent à Dajabon le week-end pour suivre des cours d’informatique, de langue, de laboratoire, de comptabilité, d’administration, de communication, etc. Les centres de formations construisent des programmes intensifs de vendredi à Dimanche permettant à des jeunes de la ville du Cap-Haitien et d’ailleurs de se déplacer et de suivre leur programme les week-ends. Des parents de plusieurs villes frontalières préfèrent envoyer leurs enfants à l’école en République voisine, à Dajabon chaque matin des écoliers traversent la frontière en cette fin. De plus, avec les difficultés douanières et portuaires que rencontrent les importateurs en Haïti, les dominicains construisent un port international à Monte Christi. A quelques kilomètres de Fort-Liberté. Un aéroport sera construit également dans la zone de Monte Christi à l’intention des haïtiens. Des hommes d’affaires dominicains fournissent des intrants à des agriculteurs de la zone frontalière avec condition d’avoir un droit de préemption sur les produits récoltés. La commune de Ferrier est un exemple de commune où les agriculteurs travaillent grâce aux entrepreneurs dominicains. Des produits comme pintades, ‘‘poules pays’’, sont utilisés comme plats spéciaux dans certains restaurants de l’autre coté de la frontière.


Le marché est comme l’imagination de l’homme. Il se développe sans cesse et contourne les obstacles. Les besoins de l’homme étant la source de sa créativité, le marché existera et se développera sous forme de marché Noir, de contrebande ou de marché libre. Même quand, les groupes monopolistes de Port-au-Prince contrôlent tout et paralysent le commerce et l’industrie dans les villes de province, ils finiront par perdre le contrôle définitif du marché, car ce dernier se retournera vers la république voisine. Beaucoup d’hommes d’affaire capois ont une résidence permanente en République voisine, le permis ne coute que 500 dollars US. Ils disposent de résidences à Dajabon et à Monte Christi. En réinstaurant les monopoles des temps de Jean-Claude Duvalier au profit des Groupes monopolistiques liés à son régime, le Président René Préval s’engage à tuer définitivement l’économie nationale au profit de la République voisine. Entretemps le peuple se défend. Il invite les ressortissants haïtiens de la diaspora à contourner les obstacles de la capitale haïtienne, à revenir au pays natal pour leur vacance, un moyen de contribuer au développement de leur ville natale.


Témoignage d’un membre de la diaspora qui discutait entre amis à la rue 14 I, au resto de ‘‘Magistrat Ito’’ : A entendre les informations sur Haïti, je croyais que j’allais me retrouver dans un pays comme Bagdad, avec des rafales d’armes automatiques et des attentats à la bombe. Même quand les rues sont défoncées, il fait toujours bon chez nous. Mon problème a été Port-au-Prince. Pourquoi, l’Etat refuse-t-il de construire un aéroport au Cap-Haitien capable d’accueillir des avions d’une centaine de places ? Ce serait une balade pour nous autres de la diaspora, les gens du Grand Nord qui traditionnellement, aiment rentrer chez eux afin de visiter les parents, les grands parents, les rivières, les coins et recoins de nos expériences de jeunesses. Comme je l’ai dit Port-au-rince fut mon problème. Je n’ai plus personne pour me récupérer à l’aéroport. C’est pour moi effrayant d’arriver dans un aéroport où personne ne m’attend, des chauffeurs de taxi et des mendiants inconnus qui me bousculent et me réclament de l’argent, ensuite une aventure dans des rues incertaines pour aller à l’aviation civile prendre un petit avion à destination de Cap-Haitien ; un vol de 30 minutes pour 150 dollars US presque le prix du billet Port-au-Prince/Miami dans un petit avion pas trop rassurant, lorsqu’on connait les pratiques de chez nous… c’était trop pour un voyage de vacance. Je ne suis pas Indiana Jones. Aujourd’hui ça va ! Le circuit Cap/Santiago me va. Un voyage sûr, dans un espace confortable pour 50 US sans tracasseries, est mieux. On gagne en confort et on épargne de l’argent. Je ne raterai plus les fêtes « fêtes champêtres » (Fêtes des Saints Patrons de plusieurs communes du Nord d’Haïti).


RESEAU CITADELLE (Le Ré.Cit), le 07 Juillet 2009, 15 heures 50.