mercredi 29 juillet 2009

Des articles d'actualité sur l'importance de l'utilisation de l'Internet.

Chers Collègues,

Veuillez trouver ci-dessous une liste de quatre (4) articles d’actualité relatifs à l’importance de l’utilisation de l’Internet.

M. Obama inaugure une ère nouvelle d'engagement via l'Internet
http://www.america.gov/st/usg-french/2009/June/20090601150815ajesrom0.8034632.html

Une fondation aide les Américains à trouver des informations officielles
http://www.america.gov/st/usg-french/2009/June/20090626164727ajesrom0.6839563.html

Les blogues contribuent à humaniser la bureaucratie gouvernementale
http://www.america.gov/st/usg-french/2009/June/20090616145620ajesrom0.6505396.html

La loi sur la liberté de l'information appliquée à la Toile
http://www.america.gov/st/usg-french/2009/June/20090612170536HMnietsuA1.184344e-04.html

Bonne lecture,

Micette Dubique
Information Assistant
US Embassy
Port-au-Prince, Haiti
Tel: (509) 2229-8351
Cell: (509) 3463-3668

Bulletin météo du mardi 28 juillet 2009


Courtoisie de Agr.Gabriel Archange Léon du Bureau Départemental Nord de Gestion des Risques et Désastres. Cap-Haitien, +509 3721 0665. Publié par Cyrus Sibert / RESEAU CITADELLE.

Valable jusqu’au 30 juillet 2009

Situation synoptique dans la Caraïbe et sur l’Atlantique

L’axe d’une faible onde tropicale est entrain de traverser Haïti ce matin. Toutefois, les conditions atmosphériques limitent les activités convectives (pluie et orages) et maintiennent du même coup un temps venteux sur une bonne partie de la caraïbe centrale aujourd’hui et demain.

Prévisions pour Haïti
* Temps ensoleillé ce matin ;
* Passages nuageux cet après-midi et en début de soirée;
* Vent d’alizé modéré à fort notamment sur la péninsule sud du pays ;
* Températures peu agréables en journée comme en soirée ;
* Possibilité de pluie isolée légère dans la région sud du pays ce soir.
Prévisions pour Port-au-Prince et environs
· Temps ensoleillé et brumeux ce matin ;
· Quelques passages nuageux en fin de journée ;
· Tº. max. : 36ºC ; Tº min: 24ºC ;
· Faible chance de plus ce soir.


Lever & coucher du soleil pour Port-au-Prince
Aujourd’hui
27 juillet.
Lever : 05h 25 mn
Coucher : 06h 26 mn
Mardi
28 juillet
Lever : 05h 26 mn
Coucher : 06h 26 mn

Mercredi
29 juillet
Lever : 05h 26 mn
Coucher : 06h 25 mn

Jacquet Jackson, Prévisionniste au CNM

Bulletin météo marine du mardi 28 juillet 2009
Valable jusqu’au 29 juillet 2009

Prévisions maritimes:

Zone côtière nord :
Mardi & mercredi
* Vent du secteur est sud-est: 15-25 nœuds;
* Hauteur des vagues : 6 à 9 pieds ;
* Mer plus ou moins agitée à agitée ;
* Les voiliers doivent prendre des précautions en mer.


Golfe de la Gonâve :
Mardi & mercredi
* Vent du secteur est : 20-30 nœuds ;
* Hauteur des vagues : 9 à 11 pieds ;
* Mer agitée ;
* Les voiliers ne doivent pas s’aventurer en haute mer aujourd’hui et demain.


Zone côtière sud :
Mardi & mercredi
* Vent du secteur est : 25-30 nœuds;
* Hauteur des vagues : 9 à 11 pieds près des côtes, mais allant jusqu’à 15 pieds au large;
* Mer agitée près des côtes, très agitée au loin. Par conséquent, il est demandé aux capitaines des petites embarcations de ne pas prendre le large jusqu’à jeudi.


Jacquet Jackson, Prévisionniste au CNM

lundi 27 juillet 2009

Rapatriement au Cap-Haitien d'un groupe de 124 immigrants illégaux haïtiens par les garde-côtes américains.

Le Bureau des Affaires Publiques de l'Ambassade des Etats-Unis d'Amérique tient à informer la presse que les garde-côtes américains ont procédé au rapatriement d’un groupe de 124 immigrants illégaux haïtiens dans la matinée du lundi 27 juillet 2009 au wharf du Cap-Haïtien.
Le mercredi 22 juillet dernier, les garde-côtes américains ont intercepté au Sud-est de Cuba un voiler dangereusement surchargé transportant cet effectif de 124 Haïtiens. Ce groupe d’immigrés clandestins est composé de 95 hommes, 18 femmes, 2 fillettes, 8 garconnets et un bébé. Ils sont tous en bonne santé.
Les gouvernements américain et haïtien continueront de travailler conjointement afin de garantir la sécurité de la vie en haute mer, et en vue de renforcer l’accord bilatéral en ce qui a trait aux opérations maritimes de lutte contre la drogue. Cette collaboration donne lieu à des patrouilles conjointes et le partage d’informations entre les garde-côtes haïtiens et américains.
La Garde-côte américaine en coopération avec les autorités haïtiennes, met tout en œuvre pour préserver la vie et rapatrier les migrants illégaux à leur pays d'origine. Le personnel de la garde-côte a assisté de nombreuses victimes qui ont été abandonnées en mer, dépouillées de toute leur économie, et battues ou sexuellement assaillies par les trafiquants de migrants ou par d'autres passagers. Le gouvernement américain recommande à quiconque qui aurait l’intention d’immigrer illégalement de ne pas prendre ce risque, de demeurer en sécurité en restant dans son pays.
Les voyages clandestins sont illégaux et dangereux. Dans le but de protéger les frontières des Etats-Unis et de renforcer les lois américaines relatives à l'entrée aux Etats-Unis, les navires des garde-côtes américains patrouillent les mers et les avions contrôlent les cieux. Toutefois, des procédures sont établies permettant l'immigration légale aux Etats-Unis. Pour plus d’informations, visitez le site électronique suivant: http://haiti.usembassy.gov/

(Fin du Texte)

Micette Dubique
Information Assistant
US Embassy
Port-au-Prince, Haiti
Tel: (509) 2229-8351
Cell: (509) 3463-3668

Tourisme : Haïti, une bouffée d’oxygène, malgré tout.



Sigrid Martin à Lakay Restaurant.
(Photo by Cyrus Sibert)

Par Cyrus Sibert
Radio Souvenir FM, 106.1 :
souvenirfm@yahoo.fr
Le Ré.Cit. :
www.reseaucitadelle.blogspot.com/

Cap-Haïtien, le 27 Juillet 2009


‘‘Je ne pensais pas qu’Haïti puisse, un jour être pour moi, une bouffée d’oxygène’’ : C’est en ces termes que Sigrid, une institutrice de Lyon (France), explique sa satisfaction de visiter Haïti en cette fin de juillet 2009.


C’est en pleine rencontre avec Madame Moural (la femme du Consul Français au Cap-Haitien, assassiné à Port-au-Prince) que nous avions aperçu Sigrid. Moural, propriétaire de l’Hôtel Roi Henry Christophe nous racontait ses péripéties avec l’administration haïtienne. D’après elle les entrepreneurs ne sont pas protégés. N’importe qui peut se permettre d’ harceler une entreprise. C’est le cas actuel de son hôtel.


Sigrid l’ex-Directrice de l’Alliance Française était là. On se croyait dans un rêve. Mais c’était la réalité : elle avait gagné un ticket promotionnel sur internet. Une nouvelle ligne aérienne assurant la liaison Paris/Haïti/Puntacana chaque jour, organise la vente aux enchères. Elle a eu le sien pour 350 Euros. Elle venait tout juste d’arriver. Pourtant, elle a eu quand même le temps de prendre son plat préféré : la langouste de Myriame à l’Hôtel Jardin de L’océan.


Des capois qui connaissaient cette dame dynamique qui avait ranimé l’Alliance Française du Cap-Haitien dans les périodes difficiles de 2003 à 2004, étaient nombreux à l’accueillir chaleureusement. Elle était la bienvenue et sans perdre de temps, elle voulait connaitre le programme du week-end. Elle comptait se rendre à la Plaine du Nord pour la fête de Saint-Jacques le 24 juillet puis à Limonade le lendemain soit le 25 juillet.


Même quand elle a pris une chambre à l’Hôtel Jardin de L’Océan, madame Moural de l’Hôtel Roi Christophe offre un verre en signe de bienvenue. Sigrid a pris un temps pour nous faire vivre la magie de son voyage. Elle voulait visiter ‘‘Haïti chérie’’, mais elle ne s’attendait pas à le faire cette année. Les choses étant difficiles en France, c’est de s’affairer à joindre les deux bouts. La vie est chère là-bas. L’Europe va mal et pourquoi pas tout le monde ; conséquences de la crise économique mondiale. Un vodouisant crierait au miracle de Saint Jacques ou de Parrain Ogou : elle a obtenu son billet comme décrit plus haut. Avec sa ‘’carte bleue’’ (carte de crédit) et quelques billets, elle décide de se rentre en Haïti. En (8) heures de temps, la voila en Haïti.


Sigrid nous racontait son voyage. Dans l’avion de 300 places, il y avait 250 passagers. La majorité était des haïtiens. Des gens qui n’ont pas visité Haïti depuis aux moins 10 ans. Les ressortissants haïtiens avaient peur. Ils racontaient des histoires sur l’insécurité, la crise politique ; ils n’avaient aucun programme, ne comptaient pas de déplacer à Port-au-Prince. La peur était dans les esprits, ils allaient rester cloîtrés dans leur maison d’accueil juste pour passer le temps. On dirait des gens à destination de Bagdad, des gens qui se rendent dans le sud de l’Afghanistan où il y a des combats intenses entre une armée régulière et une guérilla bien ancrée, dans une zone où la violence est généralisée.


Arrivée à Port-au-Prince, elle était la seule européenne d’origine à débarquer. Les autres européens allaient en République Dominicaine dans la ville touristique de Puntacana.


Selon elle, les choses ont changé positivement en Haïti : "D’un simple coup d’œil, j’ai vu le changement. C’est mieux que quand j’étais en poste en Haïti. Il reste beaucoup à faire, mais le pays se remet."


Avant de nous séparer pour la journée du 24 juillet, nous avions pris rendez-vous à Lakay Bar Restaurant, sur le Boulevard du coté de Carénage vers 20 heures avant qu’elle puisse se rendre à Plaine du Nord danser Tropicana ou Septentrional. Peut importe l’orchestre, elle voulait danser la musique haïtienne en Haïti.


Le 25 juillet dans la matinée, elle s’est rendue à Limonade pour visiter les réalisations de la coopération entre Lyon et la Ville de Limonade. Elle sait que sa commune avait financé un projet de distribution de vaches au profit des femmes de limonade. Puis dans la soirée, de nouveau à Lakay Restaurant, elle a fait la déclaration qui nous commande décrire ce texte : Tu sais Cyrus, j’ai eu de la fièvre ce matin, le changement de milieu entre la France et Haïti a été tellement brutal que mon corps a réagi. Aussi la poussière provoquée par cette foule à Plaine du Nord est irritante. Je vais boire du rhum et du citron et tout ira bien. Je ne regrette pas cette décision de faire un tour en Haïti. Il fallait faire un stop avec la routine de chez moi métro-boulot-dodo. Je ne pensais pas qu’Haïti puisse un jour être pour moi une bouffée d’oxygène.



Vite fait, elle commande du rhum avec du citron. Le barman de Lakay Restaurant se dépêche. Et quelques minutes plus tard, c’était reparti : elle se mettait à rigoler et à danser, jouissant de son séjour en Haïti, loin des tracasseries de la vie européenne.


Le dimanche 26 juillet, Sigrid prend l’avion pour Port-au-Prince. Elle compte se rendre à Montrouis - Cote des Arcadins, à Jacmel et dans le Sud du pays, jouissant de cette ‘‘bouffée d’oxygène’’ qu’offre qu’Haïti dans les conditions actuelles.


Signalons que les fêtes patronales dans les communes du Nord spécifiquement les villes Plaine du Nord et de Limonade sont un succès en termes de participation, d’animation, de commerce. Le nombre de pèlerins est en nette augmentation comparativement aux années récentes. Des habitants de ces deux communes expriment leur contentement et signalent que depuis plusieurs années la fête n’a connu un tel succès. La foule était compacte, les bals remplis. Les commerçants n’ont pas perdu leur temps. Coté sécurité, la Police Nationale et la MINUSTAH ont mis au point un dispositif impressionnant. Les bandits potentiels n’ont pas pu bouger. Aucun incident grave n’a été remarqué. Les cas recensés font état de larcins, de vols de portefeuilles et d’escrocs tentant de mettre de fausse monnaie en circulation. Des cas pour lesquels les auteurs ont été interpellés par la police.



Haïti-Tourisme, Sigrid Martin participe de notre amour pour Haïti. Avec tous les membres de la diaspora haïtienne qui ont fait le déplacement cette année, elle vient de démontrer comme l’écrivait Dom Elder Camara, « que lorsqu’on rêve tout seul ce n’est qu’un rêve alors que lorsqu’on rêve à plusieurs c’est déjà une réalité. » A force de penser à notre pays, ils ont su trouver les voies et moyens pour prendre part aux festivités dans le Nord. En partageant avec eux l’utopie qu’Haïti est « une bouffée d’oxygène », notre pays peut l’être pour tout le monde. Pour reprendre une idée de Jean R. Guion, Président International de l’Alliance Francophone, parue en Juin 2009, dans La Gazette # 140, journal de l’Union de la Presse Francophone : « L’utopie partagée, est donc bien le ressort de l’Histoire. »


RESEAU CITADELLE (Le Ré.Cit), le 27 Juillet 2009, 16 heures 58.

samedi 25 juillet 2009

La Nationalité Haïtienne du Dr Guy Theodore …Pourquoi contester la Vérité?



Par Gérard Régulus,


Certains internautes insinuent avec insistance ces jours –ci que le Dr Theodore aurait tenté de tromper la vigilance du peuple haïtien en déclarant n’avoir jamais renoncé à la nationalité haïtienne.


Pour preuve, il a exhibé au cours d’une émission à la télévision son passeport haïtien et sa carte de résidence ( alien card ). Cela n’a cependant pas suffit pour convaincre les incrédules : le passeport haïtien et la carte de résidence ne constituent pas pour eux une preuve suffisante et crédible. Ils n’ignorent pas cependant que avant même d’obtenir la nationalité américaine le citoyen étranger doit remettre sa carte de résidence aux autorités de l’immigration américaine le jour de la cérémonie de naturalisation… En plus, Ils déclarent péremptoirement que le fait d’avoir été un officier dans l’Armée américaine prouve le contraire. En d’autre terme, selon eux, le docteur Théodore n’aurait pas dit la vérité.


C’est à croire que chez nous, il est si inhabituel et étonnant d‘entendre quelqu’un dire simplement la vérité que cela rends suspect de duplicité celui qui le fait délibérément pour informer le public de son éligibilité à la plus haute magistrature de l’état.


Ainsi donc c’est avec assurance et insistance et même un bri n de malfaisance que certains s’avisent de contredire le Dr Theodore dans le but évident de ternir sa réputation et créer le doute dans l’esprit de la communauté.


D’aucun déclare emphatiquement avoir lu le manuel de l’armée américaine dont le texte prouve que le Docteur Théodore aurait menti sans pour autant faire une citation de l’article du manuel militaire qui supporte leur assertion .


Pourtant une simple enquête auprès de plusieurs médecins haïtiens qui sont entrés dans le Corps Médical des Forces Armées Américaines (USAF, Infantry, Navy ) dans les années 70 et 80 révèlerait qu’ils y sont entrés comme Officiers, au moins au grade de capitaine, et ceci avec leur nationalité haïtienne. Il ne leur avait jamais été demandé d’être des citoyens américains et d’aucuns ont fait leur temps de contrat et sont sortis de l’armée avec leur nationalité haïtienne… Plusieurs d’entre eux vivent toujours aux Etats Unis soit en Floride, soit à New York ou aux Massachussets, etc.… Ces médecins haïtiens étaient rentrés dans l’armée pour donner leur services professionnels, sans être au préalable des naturalisés. Si plus tard quelques uns d’entre eux choisirent d’opter pour une autre nationalité c’était par leur choix et non par obligation.


Voila la Vérité qui viendrait démolir sans équivoque les allégations de ceux qui disent avoir consulté le Manuel du Code Militaire de l’armée américaine sans en préciser le texte et l’année


Disons en passant que nous ne nous insurgeons pas contre le questionnement de quiconque aspire à la Première Magistrature de l’État pour établir sa crédibilité, renseigner valablement la nation et établir la démarcation entre le bon grain et l’ivraie. Nous demandons seulement que cela se fasses avec impartialité et sans parti pris. Pourquoi, par exemple, mettre les projecteurs seulement sur le Dr Theodore et garder le silence sur les autres prétendants à la Présidence de notre pays? Nous aimerions bien entendre les autres candidats s’adresser à la Nation eux aussi, comme le Dr Theodore, pour qu’ils nous parlent d’eux et nous disent ce qu’ils ont déjà réalisé dans leur vie qui les habilitent à briguer la première magistrature de l’État et cela sans nous offrir les habituelles promesses mirobolantes qui ne vivent que l’espace d’un matin.


Nous invitons donc les autres candidats à se présenter devant la Nation avec le palmarès de leurs réalisations concrètes et vérifiables au lieu des belles rhétoriques vides de substance.


Le docteur Theodore serait-il le seul “ Mango mi “ sur le manguier? Où sont les autres?


La Nation a le droit de les examiner eux aussi ? Jouons donc franc jeu, messieurs, plus de “ chat nan makout “. Le Docteur Theodore est un livre ouvert… Qui dit mieux ?


Alors nous prenons la liberté de suggérer que cette fois-ci nous changeons la donne en pensant d’abord à Haïti et que le meilleur gagne… A travers l’histoire de notre pays, nous avons trop l’habitude de mettre au rancard les Anténor Firmin, les Lysius Félicité Salomon, les Dumarsais Estimé et tant d’autres citoyens honnêtes et compétents pour choisir à leur place des personnages douteux, sans envergures et peu recommandables simplement par égoïsme et par intérêt personnel.


Cette fois-ci, faisons sérieusement et honnêtement notre devoir de citoyen et que Haïti et le bien-être de toute sa population soit les seuls motifs de notre choix aux urnes en 2010 et que la VÉRITÉ soit notre seul guide.


Gérard Régulus

L'Ambassade des Etats-Unis met en garde contre les fraudes

L’Ambassade des Etats-Unis exprime sa profonde gratitude envers la Police Nationale d’Haïti pour les investigations menées dans des cas de fraudes relatives à la demande de résidence américaine, et qui ont permis de procéder récemment à trois arrestations. L’Ambassade américaine déplore que des personnes soient victimes de telles escroqueries, et continuera à travailler vigoureusement en vue de prévenir d’éventuelles fraudes.

Les trois individus interpellés se faisaient passer pour des employés de l’Ambassade des Etats-Unis et s’appliquaient à contacter des citoyens leur offrant de faire activer leur dossier de demande de résidence américaine. En utilisant des informations obtenues sur des postulants, ils arrivaient à convaincre les parents de ces derniers vivant aux Etats-Unis à effectuer des transferts d’argent allant de trois mille dollars (US$3.000) jusqu’à cinq mille dollars (US$5.000) sur un compte bancaire en Haïti. On estime que les suspects ont soutiré de l’argent à des douzaines de citoyens pour un montant de plus de cent mille dollars (US$100.000).

L'Ambassade américaine exhorte tous ceux qui ont ou qui auront à traiter des dossiers de demande de résidence d’être prudents. L’Ambassade américaine rappelle ce qui suit :
• Les frais de service requis pour la résidence américaine sont payés directement à la caisse du Consulat américain le jour du rendez-vous.
. Les frais de service requis pour le visa touriste américain sont payés à travers la Sogebank.
• Si un individu quelconque vous contacte et déclare être un employé de l’Ambassade américaine en vous offrant de faire « accélérer » votre demande de résidence américaine, ne divulguez aucune information concernant votre demande, et surtout n’effectuez aucun transfert d’argent.

Prière de rapporter tout appel ou e-mail suspect à la Section de Prévention de Fraudes de l’Ambassade en envoyant un e-mail à l’adresse électronique suivante: papfraud@state.gov

Le meilleur moyen de prévenir les fraudes est d’être bien informé. Les informations relatives aux frais de service sont disponibles sur internet sur le site: http://haiti.usembassy.gov. Vous pouvez également contacter le Centre d’Informations sur les Visas de l’Ambassade au (509) 2229-5001.

(Fin du texte)

vendredi 24 juillet 2009

Discours du Président de l’ATH /Nord (Association Touristique) au séminaire de OEA/PANOS/Ministère du Tourisme pour les journalistes.(Décembre 2008)


Par Cyrus Sibert
Radio Souvenir FM, 106.1 :
souvenirfm@yahoo.fr
Le Ré.Cit. :
www.reseaucitadelle.blogspot.com/

Cap-Haïtien, le 23 Juillet 2009

Une reproduction faite à partir de carnet de notes.

Mesdames, messieurs bonjour.

Je m’appelle Jean Bernard Simonet, Je suis le Directeur de Cormier Hôtel et Président du Comite de Direction Régional Nord de l'Association Touristique d'Haïti. Je suis ici pour vous parler de l’Association et son travail.
Tout d’abord, le tourisme concerne tout le monde. Ne croyez pas que le tourisme c’est l’affaire des propriétaires d’Hôtel. Il faut divorcer avec cette façon de voir le secteur. Car les agriculteurs, les universitaires, le trésor public, les artisans, les employés d’hôtel, tout le monde en profite. Ensuite, en Haïti, le secteur privé est mal perçu. Le vocable : se moun kap chache fe kob (les hommes d’affaire ne visent que l’argent). Dans tous les pays du monde, le but du secteur privé est de faire profit. Mais aussi de stimuler l’économie par des investissements. L’investissement privé dans le secteur touristique provoquera des investissements dans d’autres secteurs. Des jeunes pourront organiser par exemple des tours operateurs. Pour chaque touriste, il faut 1,5 personne donc le développement du tourisme crée des emplois. De ce fait nous pensons investir dans 400 chambres d’hôtel.
Dans le cadre du projet PRIMA de l’Union Européenne, nous comptons :
1- Développer un standard minimum. Des experts viendront pour indiquer comment faire de la nourriture de façon professionnelle pour les touristes. On fera aussi de la cuisine haïtienne, mais scientifiquement, c’est-a-dire les mêmes recettes. Les américains constituent une clientèle difficile parce qu’ils ont l’habitude de standard chez eux. Il y aura un certificat ATH pour mettre les touristes en confiance en indiquant le standard adopté par l’Association. Les membres qui ne respecteront pas le standard ne seront plus accrédités par l’ATH.
2- Nous devons faire l’inventaire des obstacles. Vous savez qu’en Haïti la structure des lois rend difficile l’investissement. L’insécurité était un problème. Aujourd’hui nous progressons. La Police Nationale d’Haïti semble avoir le contrôle de la situation. Il y a aussi les obstacles administratifs. Un directeur peut vous créer beaucoup de difficultés. Même un CASEC peut vous empêcher d’investir. Si le CASEC décide de vous rendre la vie impossible, il n’y a pas un circuit étatique vous permettant d’informer les autorités supérieures.

3- Comme avantages, seul Haïti offre l’opportunité d’investir rapidement – c'est-à-dire de se créer un marché - parce qu’elle est vierge. Les autres pays de la région étant saturés, c’est plus difficile de trouver son marché. 25 entreprises sont prêtes à investir la somme de 10 à 12 millions de dollars US pour renforcer le secteur.

4- ATH négocie avec CHF, une ONG américaine travaillant dans l’assainissement et le renforcement communautaire, le renforcement du syndicat des chauffeurs touristiques. Nous pensons qu’il faut 25 véhicules pour l’association des chauffeurs guides.

5- Nous travaillons avec les propriétaires de chevaux qui assurent le transport à dos de cheval des touristes vers la Citadelle. Nous optons pour l’achat d’un cheptel de mules. Les mules sont plus résistantes que les chevaux.
6- Quand au prix des chambres, nous sommes conscients qu’ils sont élevés comparativement aux hôtels dans d’autres pays de la Région. Voila la situation : Avoir plus de touristes nous aidera à ajuster les prix. Car il y a les frais fixes qui sont très rigides. On ne peut pas les ignorer sans disparaitre. Une augmentation des visiteurs permettra d’augmenter la marge bénéficiaire ; dans ce cas, on pourra concurrencer. Voila la situation : Les frais de Banque et l’Etat représentent 49% de charge pour les investisseurs. 33% pour l’Etat 16% pour les intérêts sur prêts bancaire. De plus, il y a la génératrice, l’inverter, le cout de fonctionnement dû à l’absence d’infrastructures de base. Dans la situation actuelle, cela rend la compétition entre nous et la République Dominicaine impossible. L’investisseur dominicain a un coût raisonnable comparativement à nous en Haïti. Souvent nous sommes obligés de garder des employés, même quand il n’y a pas de recette. C’est difficile de renvoyer une personne avec qui vous avez des habitudes de travail. Une personne que vous avez formée sur le tas durant plusieurs années et qui finalement devient un membre de la famille. Car entre nous, il existe souvent des liens de solidarité. Soit qu’elle est dans l’entreprise depuis sa fondation, soit qu’elle a consenti des sacrifices pour vous aider à construire l’entreprise, soit votre maman ou votre papa la connaissait et même quand ces grands parents ne participent plus à la gestion de l’entreprise, ils ne supporteront pas l’idée de renvoyer sans cause de faute grave cette personne avec qui ils ont tissé des liens.
7- Les entreprises touristiques sont très fragiles en Haïti. Le secteur hôtelier, ayant connu les conséquences des interminables troubles politiques, n’a pas de réserves, il résiste difficilement dans les situations de crise. Par exemple, 200 personnes ont perdu leur job à cause de l’inondation de la ville des Gonaïves en 2008. Les étrangers de la MINUSTAH qui actuellement constituent une clientèle de survie pour les hôtels, devaient se déplacer. Beaucoup d’hôtels étaient obligés de révoquer des employés ayant acquis un savoir-faire. Dans un pays comme Haïti, c’est dur. Il n’y a pas d’école en ce sens, ou du moins les écoles ne sont pas nombreuses. Donc, la formation du personnel est l’œuvre de l’entrepreneur. Le savoir-faire de ces gens constitue l’actif (Asset) principal d’un Hôtel.
8- L’ATH offre l’avantage de groupe. C’est mieux d’investir en groupe. Elle nous permet de développer la culture d’association et de regroupement. Un comportement difficile en Haïti.
9- Il y a aussi de la place pour les jeunes. De nombreuses ONG intéressées par le développement du tourisme en Haïti disposent des programmes d’encadrement en faveur des jeunes.

L’intervention de l’ATH dans le cadre du projet PRIMA est concentrée en 3 actions principales :
1-Un investissement de l’ordre de 10,000,000 dollars US
2-L’encadrement des petits entrepreneurs par les ONG. ATH négocie avec la SOFHIDES pour pouvoir constituer un fonds de développement. Ce sera un prêt sur le long terme à un taux raisonnable. Le Ministère du Tourisme fait office de facilitateur.
3- Contacts avec la diaspora pour la mise en place d’un bureau d’étude. Un haïtien travaillant à Puerto Plata depuis 18 ans dans le secteur touristique comme responsable de marketing pour 6000 chambres d’Hôtel, accepte de rentrer en Haïti pour un salaire plus petit que ce qu’il percevait en République voisine en vue de nous aider à promouvoir le tourisme en Haïti.

Nous discutons avec la Mairie du Cap-Haitien sur trois (3) points. Trois (3) petits points pour faciliter le retour progressif des touristes dans la ville du Cap-Haitien.
1- Propreté sur la route de l’Aéroport.
2- Un traitement spécial pour le Centre Historique de la ville du Cap-Haitien (Carénage à Rue 2). 3- La voirie.
Avec des progrès sur ces trois (3) petits points, nous comptons stimuler le retour des touristes. Notre objectif est 1000 touristes par semaine. C’est réalisable.

Les journalistes devraient collaborer pour changer l’image d’Haïti, c'est-à-dire présenter les nouvelles en mettant l’accent sur l’initiative des autorités pour remédier à la situation. Ce sera une information rassurante pour les touristes, si les autorités décident d’agir, bien sûr. Nous devons pouvoir faire chaque année une belle fête de la culture haïtienne, de l’histoire haïtienne et de la fierté haïtienne.

Je suis haïtien et j’en suis fier. Les haïtiens n’aiment pas la saleté. Visitez la campagne et dites moi s’il y a des immondices à chaque carrefour. En 1991, j’ai vu, des jeunes de classe terminale et des étudiants, nettoyer des canaux d’évacuation des eaux usées sans équipements, à mains nues. Les gens peuvent agir s’ils réalisent qu’un projet sérieux avec des gens crédibles vise à changer leur vie. Je suis haïtien. Mes parents (d'origine française NDLR) sont arrivés dans ce coin de terre. Ils ont été accueillis par la population haïtienne. Ensemble, ils ont travaillé et mes parents ont pu faire de Cormiers un espace extraordinaire. Avant, il n’y avait rien à l’endroit qui s’appelle aujourd’hui Hôtel Cormiers Plage. Ils ont fait de moi un haïtien et j’en suis fier. Mon pays a de la valeur. Il a une culture riche. Les européens adorent notre pays. Il faillait voir comment ils sont fous de la culture haïtienne. C’est un pays spécial. Et c’est le notre. A 53 ans, je crois en mon pays. Je sais que notre situation actuelle est passagère. Haïti se relèvera. C’est un pays spécial qui se relève toujours dans les moments difficiles, là où tout le monde prédit sa défaite et n’attend que sa perte. Alors, peuple courageux, organisons le changement ! Commençons par le tourisme !

RESEAU CITADELLE (Le Ré.Cit), le 23 Juillet 2009, 18 heures 50.