vendredi 5 février 2010

Bulletin météo du jeudi 04 février 2010.

Valable jusqu’au 06 février 2010

Situation synoptique dans la Caraïbe et sur l’Atlantique
De l’air sec et stable (beau temps) influence la météo sur une bonne partie de la caraïbe ce matin. Quelques activités de pluie isolée légère restent toutefois possibles sur Haïti ce soir.

Prévisions pour Haïti
- Temps ensoleillé ce matin ;
- Quelques passages nuageux cet après-midi ;
- Températures agréables notamment en soirée;
- Chance de pluie isolée faible ce soir notamment dans le sud-est, le sud, le nord et le nord-ouest.

Prévisions pour Port-au-Prince et environs
· Beau temps ce matin ;
· Quelques passages nuageux cet après midi ;
· Tº. max. : 32ºC ; Tº min: 21ºC ;
· Quelques gouttes de pluie possibles.

Lever & coucher du soleil pour Port-au-Prince
Aujourd’hui 04 fév.
Lever : 06h 22 mn
Coucher : 05h 45 mn

Vendredi 05 fév. Lever : 06h 21 mn
Coucher : 05h 45 mn

Samedi 06 fév.
Lever : 06h 21 mn
Coucher : 05h 46 mn

Jacquet Jackson, Prévisionniste au CNM

Bulletin météo marine du jeudi 04 février 2010

Valable jusqu’au 05 février 2010

Prévisions maritimes:
Zone côtière nord : Jeudi & vendredi
* Vent du secteur nord-est à est: 10-15 nœuds, devenant est sud-est : 15-20 nœuds vendredi;
* Hauteur des vagues : 3 à 6 pieds ;
* Mer plus ou moins agitée.

Golfe de la Gonâve : Jeudi & vendredi
* Vent du secteur est : 15-20 nœuds ;
* Hauteur des vagues : 5 à 7 pieds ;
* Mer plus ou moins agitée ;
* La prudence est de rigueur en mer. Zone côtière sud : Jeudi & vendredi
* Vent du secteur est : 15-20 nœuds ;
* Hauteur des vagues : 6 à 8 pieds, mais allant de : 4 à 6 pieds vendredi soir ;
* Mer plus ou moins agitée ;
* Les voiliers doivent prendre des précautions en mer.

Jacquet Jackson, Prévisionniste au CNM

Cap-Haitien : Le Consul Dominicain fait un don de kits alimentaires et de médicaments.







(Le Consul Homero Cabral et le President de la Chambre de Commerce Malherbe Dorvil au milieu)

Par : Cyrus Sibert, souvenirfm@yahoo.fr
Le Ré.Cit.- Réseau Citadelle, Cap-Haïtien, Haïti.
www.reseaucitadelle.blogspot.com

Le Consul dominicain Homero CABRAL au Cap-Haitien a fait un don de kits alimentaires et d’un stock de médicaments pour l’assistance dans le nord des victimes du séisme qui a détruit la capitale d’Haïti le 12 janvier 2010.

Ce mercredi 3 janvier 2010, le Consul de la République voisine a remis 1500 kits alimentaires aux membres du Conseil de Gestion post Désastre dans le Nord. Le Délégué Georgemain Prophète, le Président de la Chambre de Commerce Malherbe Dorvil sont des personnalités qui ont pris part à la cérémonie. Dans leur allocution de circonstance, les autorités haïtiennes ont salué aux noms du gouvernement haïtien et du Conseil de gestion post- désastres le support de la République voisine qui par ses gestes humanitaires fait preuve de fraternité.

Le Consul Dominicain de son coté a exprimé la solidarité du peuple dominicain au peuple haïtien et le support du gouvernement du Dr Leonel Fernandez au gouvernement haïtien en ces termes :
« Citoyens de l’Ile d’Hispaniola et frères de la République d’Haïti, nous nous sentons honorés de pouvoir venir en aide au peuple haïtien. Nous avons l’insigne honneur d’assister la population haïtienne en ce moment difficile. Nous sommes sûrs que si c’était le peuple dominicain qui était victime d’une telle catastrophe, le peuple haïtien aurait apporté son aide sans hésiter. Nous sommes prêts à aider et nous allons continuer en ce sens. Le peuple haïtien peut toujours compter sur nous. Nous sommes disposés à aider et à coopérer. Vous pouvez me considérer comme un membre du Conseil de Gestion post Désastre. »

Selon Malherbe Dorvil les kits alimentaires seront remis à la Croix Rouge Haïtienne et/ou à d’autres organismes pour leur distribution aux victimes. Les médicaments iront à l’Hôpital de Milot et à l’Hôpital Justinien du Cap-Haitien. La Chambre de Commerce et des professions du Nord ne fait que servir de pont entre le consulat dominicain et les organisations humanitaires qui aident les victimes.

Faut-il signaler que le comportement de nos voisins dominicains surprend plus d’un. Selon les témoignages de capois qui ont vécu l’évènement à Port-au-Prince l’effort de solidarité de la République Dominicaine est considérable. Les secouristes de la République voisine ont été les premiers à aider les personnes retenues sous les décombres. Des restaurants portatifs ont été installés pour nourrir des sinistrés. Bref, il y a des dirigeants responsables de l’autre côté de la frontière.

RESEAU CITADELLE (Ré.Cit.), le 04 Janvier 2010, 17 hres 46.

Haïti : Un chèque mensuel pour les handicapés du séisme.



Par : Cyrus Sibert,
souvenirfm@yahoo.fr
Le Ré.Cit.- Réseau Citadelle, Cap-Haïtien, Haïti.
www.reseaucitadelle.blogspot.com

Le séisme du 12 janvier 2010 laissera plusieurs milliers de personnes handicapées. Avec un Etat mal organisé pour répondre à la catastrophe, les blessés et victimes n’ont pas reçu les premiers soins. La stratégie habituelle des gouvernements haïtiens, dans leur reflexe de mendiant professionnel, de donner plus d’importance à la communauté internationale au lieu de mobiliser les ressources du pays – les infrastructures physiques et le personnel médical des villes de province - pour réagir promptement, a causé des dégâts irréparables. Des blessures ont été infectées, des membres gangrénés, entrainant un nombre impressionnant d’amputations. Conséquences, Haïti vivra son avenir avec un nombre important de personnes handicapées.


Imaginons déjà la vie de ces victimes dans un pays pauvre où les aveugles, les estropiés mènent une vie de misère faute d’infrastructures adaptées. Nos handicapés sont considérés avec mépris. Ils sont condamnés au silence et mènent une vie de souffrance dans un coin. Exclus de la société, ils sont socialement morts. Avant le 12 janvier 2010, ils étaient 800,000 à vivre dans cette situation.

Nous devons prendre les mesures pour supporter nos frères et sœurs victimes.

RESEAU CITADELLE propose à ce que le parlement haïtien adopte une loi qui fait de tous les handicapés du séisme du 12 janvier 2010 des pensionnaires de l’Etat. Un revenu mensuel, qui constituera la base économique de leur vie post désastre.

De plus la Secrétairerie d’Etat aux personnes Handicapées devrait mettre en place un programme de formation, d’accompagnement psychologique des victimes et leur réinsertion sociale.


Le peuple haïtien doit mettre l’accent sur l’encadrement des victimes.


Nous avons une obligation envers les victimes. Les conséquences sociales seront encore plus graves.


RESEAU CITADELLE (Ré.Cit.), le 01 février 2010, 12 hres 19.


Attention!!! Les photos qui suivent peuvent choquer.

Cyrus Sibert n'est plus membre de la Commission d'Information du Conseil de Gestion du Nord.





J’annonce solennellement ma décision de me retirer de la Commission d’Information et de Communication du Conseil de Gestion de Crise - post désastre.

En effet, ce mardi 02 février 2010, je me suis disputé avec des étudiants, des militants et d’autres citoyens de la ville du Cap-Haitien qui n’acceptent pas ma décision et la considère comme un acte de trahison à l’encontre des milliers de progressistes qui luttent pour le changement, la profanation de la mémoire de ceux qui sont tombés pour une nouvelle Haïti. Des compagnons de lutte comprennent mal, le sentiment de solidarité qui nous pousse à nous associer à une telle démarche.


Pourtant, nous avons pris part activement aux activités de la commission dudit Conseil, dans le but d’aider notre département à mieux faire face à la catastrophe du 12 janvier 2010. Aussi, voulions-nous assurer une meilleure coordination de l’information. Les fausses alertes au Tsunami poussaient la population à paniquer.


Le message est clair : Ne vous associer pas à aucune entité de cet Etat cynique et corrompu !


Face à ces critiques allant jusqu’ à des altercations entre militants, nous acceptons de nous retirer de la Commission du Conseil de Gestion du Nord. Nous ne voulons pas attaquer le moral de la population militante. Quand des jeunes étudiants en larmes vous demandent : - jusqu’ à quand des compagnons de lutte comprendrons qu’ils ont entre eux une obligation de solidarité ? Quant est-ce que des militants accepteront de souffrir avec le peuple plutôt que de chercher des ‘‘percées Louverturiennes’’ ?, il est du devoir de toute personne honnête de les comprendre.


Nous répondons que notre position n’avait rien d’une trahison. Face à la destruction de la capitale ayant entrainé plusieurs centaines de milliers de morts, de blessés et de disparus et l’effondrement des symboles de la République, nous avons cru qu’il était logique que les clivages politiques tombent pour mieux prouver au monde entier que la nation haïtienne est inébranlable. On a mal compris notre participation bénévole. Nous nous retirons.


Nous réalisons que des étudiants envers qui nous avons une obligation de solidarité pour les souffrances endurées ensembles dans le passé, des amis et des supporteurs ne pensent pas comme nous. Un jeune étudiant de l’Université d’Etat d’Haïti nous a confié : « J’ai perdu des êtres chers, des amis, des camarades d’universités des parents. J’ai perdu ma fiancée, mais je n’accepte pas qu’on légitime ces dirigeants corrompus au pouvoir. Ils doivent répondre de leur mauvaise gouvernance. C’est le temps de changer la réalité du pays. »


Nous sommes obligées de respecter l’opinion publique. Toutefois, nous continuerons de suivre le fonctionnement du Conseil, l’organisation des secours et la gestion du désastre en qualité de journaliste. Nous proposons de continuer à gérer le blog http://www.gestiondecrisenord.blogspot.com et avec le Chercheur Eddy Lubin, lui aussi ancien membre de la Commission de Communication en question, nous réaliserons des recherches et des émissions-débats sur l’histoire de la centralisation et les voies et moyens pour une reconstruction décentralisée d’Haïti. La tache est immense et exige des observateurs impartiaux détachés des luttes politiciennes vaines.


Nous ne pouvons pas abandonner ces jeunes militants qui comptent sur notre modeste contribution et qui représentent l’avenir. Nous nous conformons à l’idée que la situation actuelle de notre pays offre la possibilité de réformer l’Etat en profondeur. Nous convions les militants progressistes à resserrer les rangs.


Nous avons agi de bonne foi !
A partir de la présente, nous sommes disponibles !


Cyrus Sibert, Cap-Haitien, Haïti
www.reseaucitadelle.blogspot.com
reseaucitadelle@yahoo.fr
03 février 2010.

lundi 1 février 2010

C.O.L.E.V.C : Collectif d’Organisations de Limonade pour l’Encadrement des Victimes de Catastrophes.

Bonjour à vous tous
Juste pour vous informer que CLEVC: Collectif de Limonadiens pour l'Encadrement des Victimes de Catastrophes s'est attribué un nouveau nom plus approprié et représentatif de la participation réelle et effective des organisations qui le composent.
C.O.L.E.V.C : Collectif d'Organisations de Limonade pour l'Encadrement des Victimes de Catastrophes.
Sa mission à long terme n'a pas changé en termes de prise en charge médicale, psychologique et d'insertion sociale et économique.
La structure demeure avec
- Mme Olga Marcelin de AFLIDEPA, Coordonnatrice
- Mr Rony Thimoté de COCIL, Coordonnateur Adjoint et Responsable Commission Santé/Alimentation
- Mr Maceau Bernadin de CCDIPHL, Secrétaire et Membre Commission Presse, Education et Communication
- Mr Frantzdy Alexis de AJDL, Secrétaire Adjoint et Membre Commission Presse, Education et Communication
- Mr Jorel Sinsmyr de FEMINA, Trésorier et Responsable Commission Logistique et Sécurité
- Mr Frisnel Altinor de IJAH, Responsable Commission Presse, Education et Communication
- Agronome Lumène Michel de VETERIMED, membre Commission Logistique et Sécurité
- Mr Gabriel Coicy de JAZM,membre Commission Logistique et Sécurité
- Mr Kesnel Augustin de CODELI ,membre Commission Logistique et Sécurité
- Mme Anita Nerestant de OFAVAL(en remplacement de Estecia Jean), membre Commission Santé/Alimentation
- Mr Francisque Petit-Frère de INTERVET, membre Commission Presse, Education et Communication
- Mr Jean-Gilles Décius de APWOLIM, membre Commission Santé/Alimentation
- Mr Emmanuel Moncher de MKAD, membre Commission Santé/Alimentation
Des reflexions sont en cours pour y intégrer l'Association des Etudiants de Limonade Victimes à PAP( AELVP)
Le processus de reconnaissance municipale et de légalisation est entamé.
Entretemps un répertoire fiable des victimes par secteur, par besoins, par dommages, par zone, par groupe d'âge se constitue sous la direction des organisations membres de COLEVC. Des contacts s'établissent avec des amis et partenaires pour les perspectives d'atterrissage de l'aide. Des rencontres de sensibilisation avec différents secteurs et groupes de la société limonadienne se multiplient pour développer et renforcer la Solidarité dans la Sincérité comme fondements moraux de base pour un vrai processus de relèvement social et économique.
Des informations vous seront communiquées au fur et à mesure et en temps opportun.
N.B: 1-AFLIDEPA =Asosiyasyon Fanm Limonad Pou devlopman Pwodiksyon Agwikòl ak Atizana
        2-COCIL=Coordination des Comités d'Initiative de Limonade
        3-CCDIPHL=Collectif Citoyen pour le Développement et l'Intégration des Personnes    Handicapées de Limonade 
        4-AJDL=Association des Jeunes pour le Développement de Limonade
        5-APWOLIM=Asosiyasyon Pwodiktè Lèt Limonad
        6-IJAH=Intégration des Jeunes pour une Autre Haiti
        7-MKAD=Mouvman koperatif Agrikiltè Dibou
        8-INTERVET=Réseau Vétérinaire Interdépartemental
        9-CODELI=Coordination pour le développement de Limonade
       10- OFAVAL=Oganizasyon Fanm Vanyan Limonad
       11-JAZM=Jeunesse active zone musicale
       12-FEMINA
       13- VETERIMED
Son e-mail est Colevc2010@gmail.com
 Pour Olga Marcelin/Coordonnatrice
 Dr Romel Jean-Pierre/Facilitateur

Haïti, Désastre, Deuil et tristesse : L’Eglise Catholique, plus utile que le gouvernement en place.














Des fidèles devant la Cathédrale du Cap-Haitien.
(Photo by Cyrus Sibert)

Par : Cyrus Sibert, souvenirfm@yahoo.fr
Le Ré.Cit.- Réseau Citadelle, Cap-Haïtien, Haïti.
www.reseaucitadelle.blogspot.com


Plus de cent mille fidèles catholiques ont marché, le dimanche 31 janvier 2010, à travers les rues de la ville du Cap-Haitien pour demander pardon, remettre la ville du Cap-Haitien et le pays tout entiers à Jésus. L’Eglise catholique a ainsi fait preuve de solidarité spontanée en supportant le moral de la population haïtienne qui n’arrive pas à faire le deuil pour les milliers de personnes disparues sous les décombres dans la Capitale Port-au-Prince suite au séisme du 12 janvier 2010. Les histoires de personnes qui ont assisté impuissamment à l’écrasement de leurs enfants par des blocs de béton, des amis séparés par la mort brutale, sont racontées dans les coins et recoins du pays et augmentent la tristesse et l’angoisse de tout un peuple. La situation est pire que les quelques images d’un journal, ou un vidéo sur le petit écran. Le peuple haïtien est au bord du désespoir. La foi du peuple est mise à rude épreuve. Cette marche a été une sorte de thérapie collective.


Au moment où nous écrivons ce texte nous nous sentons déprimer. On se demande même pourquoi Dieu nous a-t-il laissé la possibilité de vivre cet événement. Les larmes sont sur tous les visages. Même quand, personnellement, on n’a pas un parent proche sous les décombres, on arrive mal à accepter que des pauvres innocents à la recherche du pain quotidien dans un pays aussi pauvre qu’Haïti puissent trouver la mort en aussi grand nombre, si vite et si cruellement. On souhaite pouvoir pleurer comme une ‘‘femme’’. Crier d’amertume et de douleur pour finalement se libérer de cette boule d’angoisse qu’on ressent au cœur.

Car, cela aurait été acceptable d’envoyer à la mort 300,000 personnes pour une cause noble. 300,000* cadavres pour l’indépendance, la liberté ou pour la renaissance d’Haïti aurait trouvé une justification. Durant la guerre de l’indépendance le Slogan était : Sa ki mouri zafe yo ! On acceptait de perdre un frère ou une sœur pour la liberté. Aujourd’hui, les 300,000 tués que nous avons sur notre conscience n’ont rien fait de mal. Ils ont aimé Haïti et comme nous ils avaient dans leur cœur « Haïti Chérie ».

Nous avions été incapables de les protéger. Nous nous sommes contentés de faire fortune sans nous préoccuper de l’avenir de notre espace, de notre peuple, donc de l’aménagement du territoire national en tenant compte des avantages et des inconvénients écologiques. Car si le séisme a une cause écologique, l’étendu des dégâts et la mauvaise gestion de la catastrophe sont le produit de la mauvaise gouvernance pratiquée dans le pays depuis de décennies.

Aujourd’hui nous avons 300,000 cadavres sur notre conscience et des handicapés qu’une bonne prise en charge pourrait épargner. Des criminels au pouvoir n’attendent même pas la fin du deuil pour exiger le partage du butin. Tout le monde veut diriger la distribution de l’aide pour reconstituer leur richesse. En première ligne Madame Elizabeth Delatour Préval.

La première dame, comparable à Michèle Bennette, leader d’une ploutocratie cleptomane au pouvoir depuis 1806, parle de redistribution des richesses alors que depuis 3 ans elle n’a fait que renforcer les monopoles d’un petit groupe d’hommes d’affaire corrompus au détriment du peuple. Aujourd’hui, alors qu’on n’arrive pas à dénombrer les morts, déjà les estimations pour la reconstruction sont chiffrées à plus de 3 milliards de dollars Américains.

Mensonge ! Hypocrisie ! Cynisme ! Dans le cadre de leur esprit obtus, ils croient que le peuple est incapable décrypter leur insensibilité, leur méchanceté et leur mauvaise foi.

L’Eglise catholique rend un grand service en aidant le peuple à faire cette longue et douloureuse traversée du désert en multipliant ses messes et ses prières. Il est indispensable qu’on arrive à nous libérer du poids de la catastrophe du 12 janvier 2010. Un deuil impossible qui ne se terminera que par une révolte populaire pour enfin donner une justification historique aux milliers d’âmes errantes qui attendent une explication avant de traverser le pont.

P.S. * 300,000 morts - Estimation faite à partir des témoignages recueillis de corps ensevelis sans le contrôle des autorités, les blessés succombés dans les hôpitaux des villes de province ou sur les routes, les cadavres sous les décombres et les oubliés des bidonvilles.


RESEAU CITADELLE (Ré.Cit.), le 01 février 2010, 15 hres 29.

Fw : Hopital Bienfaisance de Pignon/Centre de traumatologie après le Tremblement de Terre.