Le Maire de la ville du Cap-Haitien Michel Saint-Croix s'est défendu en déclarant qu'il avait juste répondu à une demande de Gracius Laguerre lui demandant de le déposer à l'aéroport. Cet événement au Cap-Haitien peut en dire long sur les connexions qui viseraient à protéger les criminels. Normalement, le Maire devait être interrogé sur son comportement tendant à porter assistance à une personne « dite » recherchée par la justice. La Police, la MINUSTAH, la Mairie avec l'appui du pouvoir central forment ainsi une société secrète au service de l'impunité et cela au mépris de la vie des citoyens violentés à mort par des criminels au pouvoir. Cette situation annonce des événements comme l'audace de criminels et trafiquants de drogue de la Jamaïque. Gracius Laguerre est aussi réputé comme vendeur de drogue au détail dans la station balnéaire de Labadie. Drogue, crime, kidnapping, policiers corrompus et autoritarisme municipal supporté par une milice au sein de la mairie, silence complice de la MINUSTAH, un vrai cocktail pour l'enlisement d'Haïti dans un climat d'insécurité semblable aux pays de l'Amérique centrale, de la Jamaïque et du Mexique. Déjà, alors qu'on parle de tourisme, le parc national historique regroupant Citadelle, Sans-souci et les environs est contrôlé par un puissant kidnappeur connu sous le nom de Willy Etienne qui fait de la région Acul du Nord, Milot et Plaine du Nord une zone dangereuse déconseillée. Les palabres de reconstruction ne changeront pas la réalité d'Haïti aussi longtemps que nous refusons d'aborder les vrais problèmes : la gouvernance pro-bandits au détriment des entrepreneurs et de la vie. RESEAU CITADELLE (Le Ré.Cit), le 21 Juin 2010, 15 heures 38. |
lundi 21 juin 2010
La Mairie du Cap-Haitien, protectrice de criminels recherchés.
Bulletin météo spécial # 5 du lundi 21 juin 2010.
Bulletin spécial # 5 du lundi 21 juin 2010 Vigilance jaune aux fortes pluies du Plan National de Gestion des Risques et des Désastres(PNGRD) L'ensemble des modèles et analyses montrent que l'axe de la puissante onde tropicale se retrouve ce matin sur A cet effet, le SPGRD maintient ce lundi 21 juin 2010 à 10 h am le niveau de vigilance jaune (i.e. risque d'impact d'intensité faible à modérée) aux fortes pluies et annonce l'activation du Plan National de Gestion des Risques et des Désastres(PNGRD) face aux menaces de fortes pluies, des rafales de vent et des orages violents avec risques de crues de rivière, d'éboulements, de glissement de terrain et d'inondations d'intensité faible à modérée sur les départements de l'ouest, de l'Artibonite et notamment du sud, du sud-est, des nippes et de la grand' anse. Consignes · Restez à l'écoute des messages météo et respecter les consignes des autorités. · Surveillez la montée des eaux. Si votre habitation est menacée par des inondations et de glissement de terrain, préparez vous à évacuer. · Ne pas traverser les rivières en crues sous aucun prétexte.
Esterlin Marcelin, Prévisionniste au CNM |
Marc Ls. Bazin: La Politique du Dialogue Permanent Et de la Concertation // de Prof Parnell Duverger
Par Parnell Duverger Chairman, Omega World News Economiste Principal, Omega Military Consultants Professeur Adjoint en Science Economique, Broward College Je le voyais et l'écoutais à la télévision pour la première fois, et en direct ce jour-là, de Washington, D.C., un jour ou deux après la chute du gouvernement de Mr. Jean Claude Duvalier, dans une entrevue qu'il accordait à une journaliste nord-américaine dont j'oublie le nom en ce moment, tant j'ai encore de la difficulté à me relever du terrible choc de cette pénible nouvelle qu'un ami commun, et d'une grande délicatesse, tenait à me délivrer lui-même très tôt dans la matinée de ce mercredi 16 juin, 2010, de crainte peut-être que je ne l'apprenne soudainement des média, dans une annonce publique qui ne saurait trop tarder. Marc Ls. Bazin n'était plus. Durant cette entrevue, je me rappelle très bien encore aujourd'hui, il articulait une pensée politique nouvelle pour Haïti, que seule la démocratie, soutenue par les institutions de la liberté et de l'état de droit, permettra l'émergence des compétences et talents individuels dotés du sérieux et de l'honnêteté nécessaires à la gestion des ressources physiques et humaines, que nous devrons utiliser avec efficacité et efficience, pour créer et mieux distribuer l'incontournable richesse économique qui devra nous aider à nous défaire de cette honteuse réputation d'être le pays le plus pauvre de notre hémisphère. Aux Haïtiens, il proposait une nouvelle formation politique, le Mouvement pour l'Instauration de la Démocratie en Haïti, dans le creuset duquel leurs énergies créatrices seraient mises au service de leur patrie. A Haïti, il offrait un leadership nouveau, compétent, honnête et rassembleur, par lequel il s'engageait à « servir son pays en tout temps, en tous lieux et en toutes circonstances. » A moi, il donnait toutes les raisons de croire en un avenir de liberté et de prospérité pour mon pays. Devant mon petit écran, je regardais encore ce tribun d'une grande et rare éloquence offrir à son pays ses grandes qualités de gestionnaire, d'économiste et d'analyste financier, bien reconnues dans plusieurs pays d'Afrique auxquels il avait montré, avec énormément de succès et d'espoir, la voie du développement économique, en tant que haut fonctionnaire délégué de la Banque Mondiale qui ne tarissait pas d'éloges à son sujet et lui confiait des postes de plus en plus prestigieux de direction, jusqu'à faire de lui son ambassadeur aux Nations Unies. Pressé par l'appel incessant du lambi qui n'avait jamais arrêté d'angoisser son âme de patriote Haïtien, et qui ramenait toujours son esprit à l'examen minutieux de l'affreuse pauvreté de sa terre natale, et des abominables souffrances de ses compatriotes, Marc Ls. Bazin entreprit de se rendre à Haïti, convaincu que le moment était venu de donner entièrement au peuple Haïtien ce que la Banque Mondiale avait su obtenir de lui en faveur de ses frères africains, et qui demeurent les outils les plus performants de transformation radicale d'une nation pauvre et gérée par des traditions de plus en plus inexplicables, en une société moderne et prospère, fraternelle et solidaire, en occurrence la démocratie, la liberté institutionnalisée, et l'état de droit qui fait de la corruption et des abus de droits humains, des anomalies entièrement répudiées et consignées à un passé irrémédiablement révolu. Revenons à cette entrevue télévisée de février 1986. A l'invitation que Mr. Bazin lançait à tous de se joindre à lui pour construire une nouvelle société Haïtienne qui réussirait à relever le défi du développement économique et du progrès social dans notre pays, je répondis immédiatement. Tout de suite après l'émission, j'ai pu retracer à Washington D.C. cette journaliste avec laquelle il s'était entretenu, et lui ai laissé mon numéro de téléphone qu'elle communiqua à Mr. Bazin, tel que promis. Durant notre conversation le lendemain, Mr. Bazin m'accueillit au sein de son équipe du MIDH, après qu'il eût requis de moi une brève présentation de mon parcours académique et professionnel, pour me demander ensuite de contacter sans délai Mr. Edvard Despeignes, à Montréal, au Canada où je vivais alors, pour les suites nécessaires. Ainsi débutèrent une collaboration fructueuse, une sincère amitié, ainsi qu'une admiration et une grande confiance mutuelles, qui me placèrent au sommet du directoire du MIDH au Canada et en Haïti, comme vice-président et assistant de Mr. Despeignes pour le Canada, représentant principal du parti à Ottawa et pour la région Outaouaise du Québec, membre du Conseil National du MIDH, et plus tard, membre du cabinet particulier du Premier Ministre Marc Ls. Bazin et du Ministre des Finances Wiener Fort, et responsable de la liaison entre le bureau du Premier Ministre et celui du Ministre des Finances, et finalement, chargé de mission du Premier Ministre et consultant au Grand Quartier Général des Forces Armées d'Haïti pour la gestion des crises politiques et économiques liées aux violations répétées de la constitution de 1987 par le Président de la République, son départ pour l'exil et sa volonté de retourner en Haïti sans offrir les garanties de sa résolution à mettre un terme à ses appels à la violence et à ses menaces à peine voilées contre les membres de l'institution militaire. A partir de cette période d'implantation du MIDH au Canada, j'ai eu toutes les opportunités d'apprendre à connaître, à admirer et à respecter Mr. Marc Ls. Bazin, ce monument de la nature qui rassemblait en sa personne une énorme capacité analytique, une similaire aptitude de synthèse, une intelligence naturelle des théories et pratiques de la science économique, ainsi que de leur applicabilité générale ou limitée dans l'explication des faits et évènements économiques en Haïti, et enfin, une remarquable simplicité de langage qu'il savait bien mettre au service d'une formulation intelligible pour tous des problèmes économiques, politiques ou sociaux les plus complexes. Ma collaboration avec Mr. Bazin fut largement facilitée, je crois, non seulement par une convergence de philosophie politique, mais aussi par une affinité d'intelligence économique qui reconnaît au mécanisme des prix du marché libre une fonction essentielle de réallocation continuelle des ressources économiques vers les activités auxquelles une société libre accorde les plus grandes valeurs, et qui aussi voit dans le marché économique une des plus importantes institutions de la liberté. Ce qui nous unissait aussi était ce credo dans la nécessité de « miser sur l'homme », c'est-à-dire dans cette croyance bien raisonnée qu'il fallait viser le développement humain le plus large, pour que les bénéficiaires de la transformation économique et sociale, par l'accumulation des richesses et la démocratie, en soient à la fois les sujets, les acteurs, ainsi que la grande finalité. Fort de ses profondes convictions philosophiques, économiques, politiques et démocratiques, Mr. Marc Ls. Bazin reconnaissait aussi l'impérieuse nécessité de promouvoir et réaliser la cohésion du tissu social Haïtien par le dialogue permanent et la concertation. Connaissant bien la nature de ses propres idées, des thèses qui leur sont contraires, ainsi que de leur évolution dans la quête humaine du savoir universel, Mr. Marc Ls. Bazin pouvait partir à la conquête des vieux démons de nos divisions politiques en identifiant clairement les espaces de compréhension mutuelle et de désaccords profonds, idéologiques ou autres, ainsi que les intérêts et contraintes de chaque acteur politique, incluant le gouvernement, chacun dans sa démarche individuelle visant à tirer le drap de son côté et/ou satisfaire sa propre chapelle ou base politique. Dès lors, il s'ingéniait à présenter des propositions qui reconnaissaient les besoins essentiels de chacun, ainsi que les intérêts du peuple Haïtien, facilitaient une sortie de crise sans que qui que ce soit n'ait à perdre la face, tout en faisant aussi ressortir clairement les coûts politiques, économiques ou sociaux de tout échec du processus de dialogue et de son fruit, la concertation, autant pour le pays que pour les protagonistes eux-mêmes. Tout naturellement, c'étaient-là les démarches d'un homme qui s'était proposé de travailler à instaurer la démocratie en Haïti, et qui nous montrait à nous du MIDH, à notre peuple tout entier, à la classe politique, aux comédiens qui se disent être un gouvernement, et à notre jeunesse plus particulièrement à laquelle il ambitionnait d'inculquer aussi « les vertus du corps, les vertus de l'engagement, les vertus du mérite », la voie royale qui devra conduire notre pays à la pleine réalisation de son potentiel. Les pierres dont est pavée cette voie royale sont la démocratie, la liberté économique, le mécanisme des prix du marché économique, la création d'une richesse mieux distribuée, et l'état de droit, pour vivre ensemble et construire ensemble, dans un dialogue permanent et dans la concertation. Au nom de ces principes du dialogue permanent et de la concertation, et fidèle à son engagement de servir son pays « en tout temps, en tout lieu et en toutes circonstances », Marc Ls. Bazin prit l'initiative de créer « l'Alliance Nationale pour la Démocratie et le Progrès » avec le Panpra de Mr. Serge Gilles et le MNP-28 de l'ingénieur Jean Bélizaire, pour les élections générales de 1990. Au cœur de la crise politique du début des années 90s, Marc Ls. Bazin accepta le poste de Premier Ministre et travailla avec les militaires, pour « combattre l'embargo » infligé à notre petite économie forcer le retour en Haïti de Mr. Aristide, et on le retrouvera quelques années plus tard dans un poste de Ministre au sein d'un gouvernement dirigé par Mr. Aristide, encore pour travailler « contre un autre embargo » qu'on voulait imposer cette fois-ci au gouvernement de ce dernier. Au nom de la démocratie, du dialogue et de la concertation, on le retrouvera une autre fois Ministre des Négociations, pour tenter de trouver une entente salutaire pour le pays au conflit opposant Mr. Aristide, l'OPL et la Convergence Démocratique. Aux présidentielles de 2006, il sera le candidat d'une nouvelle alliance dénommée « Union pour Haïti », née d'un rapprochement entre le MIDH et Fanmi Lavalas, encore une fois au nom du dialogue permanent et de la concertation, qui seront aussi les motifs de sa participation recherchée à un colloque réunissant en 2009, à Santo Domingo, un groupe restreint d'activistes Haïtiens qu'il a su honorer également par une contribution écrite très pertinente sur les besoins économiques de notre pays. Si, face à une armée étrangère au service de l'esclavage, l'armement de guerre et le courage du marron inconnu étaient indispensables aux meurtriers combats que devaient livrer nos pères et mères fondateurs « pour nous créer une patrie où le nègre Haïtien se sent réellement souverain et libre », pour le combat du développement économique et du progrès social, à l'heure mondiale de la globalisation, de la compétitivité économique accrue et de l'internet, des nouveaux défis qui appellent à la solidarité de tout le genre humain, les armes de la démocratie triomphante des tares économiques et sociales demeurent celles que privilégiait Mr. Marc Ls. Bazin, le dialogue permanent et la concertation, avec lesquels il nous exhortait au MIDH de « faire de la politique pour servir le peuple, et ne jamais se servir du peuple pour faire de la politique. » Enfin, après des livres comme « Un Programme d'Action pour l'Avenir », après « Miser sur l'Homme », après « Le Défi Démocratique », après « Sortir de l'Impasse », après « Démocratie sous Pression », ou encore des articles comme « Des Idées pour l'Action » écrit tout récemment pour Le Nouvelliste, on reconnaîtra que le dialogue permanent et la concertation sont toujours demeurés au cœur de la méthode de Marc Ls. Bazin, comme outils d'une praxis démocratique visant à transformer l'état et l'économie de notre pays au bénéfice de notre peuple. Comme il le rappelait lui-même de temps en temps à certains critiques qui ne soufflaient d'ailleurs que du vent, mais qui dit mieux ? Pilate aura beau se laver les mains, toujours on dira : « il a souffert sous Ponce Pilate. » De cet homme vertical, honnête et intègre, aux manières princières, aux actes courageux, qui eut à dire un jour : « je n'ai jamais rencontré un seul défi que je n'aie éprouvé le besoin de relever », la postérité répètera toujours après lui et avec lui, ses propres mots, pour affirmer : « Bazin : ni voleur, ni assassin, ni ignorant, il a tout donné, il a beaucoup reçu. » Pour avoir rencontré et connu notre Marc Ls. Bazin national, et parce que j'ai beaucoup reçu de lui, je suis un meilleur homme aujourd'hui. Et, parce que sa vision était juste, et son travail si laborieux, si riche et désintéressé, je peux déjà voir se dissiper les ténèbres dans mon pays. Merci, et adieu Mr. Bazin. Que Dieu vous garde dans la paix de sa demeure. Que la lumière éclaire Haïti toute entière ! A la veuve de Marc Ls. Bazin, à tous ses proches, alliés et amis, A Mr. Patrick Michel, et à tous les autres collaborateurs de Marc Ls. Bazin, A tous les membres de cette grande famille politique que demeure le MIDH, A tous ceux qui ont cheminé et travaillé avec le fondateur du MIDH, J'offre mes sincères condoléances. Parnell Duverger 20 juin 2010 |
samedi 19 juin 2010
Cap-Haitien : Un enfant de 6 ans a ses règles.
Cap-Haitien : Un enfant de 6 ans a ses règles.
Par Cyrus Sibert, Cap-Haitien, Haïti. Radio Souvenir FM, 106.1 : souvenirfm@yahoo.fr Le Ré.Cit. : www.reseaucitadelle.blogspot.com/
Une fillette de 6 ans souffre de puberté précoce. A 6 ans, elle a déjà ses règles. Une situation qui crée des troubles psychologiques chez l'enfant qui ne veut plus se rendre à l'école. Des fillettes de sa classe maternelle ont aperçu du sang sur sa robe alors qu'elle était sur la cour de récréation.
Impuissants, les parents attendent de l'aide.
RESEAU CITADELLE propose de faire le lien entre les parents et toute personne et/ou institution intéressée par cette situation. Tel : 509-3686-9669 / 509-3449-5707. reseaucitadelle@yahoo.fr
RESEAU CITADELLE (Le Ré.Cit), le 19 juin 2010, 17 heures 54. ____________________ Pour vos activités Import-Export : TOTAL SHIPPING & TRANSPORT, Ltd., 57, Rue 14 I-J Cap-Haitien, Haiti, Tél: (509) 3740-4040, ralphdgeorges@gmail.com |
Bulletin météo spécial du samedi 19 juin 2010.
Bulletin spécial # 3 du samedi 19 juin 2010 Vigilance jaune aux fortes pluies du Plan National de Gestion des Risques et des Désastres(PNGRD) L'axe de la puissante onde tropicale se retrouve ce matin sur Porto Rico. Cette perturbation tropicale se déplace vers l'ouest avec possibilité d'affecter tous les différents départements géographiques d'Haïti et particulièrement ceux du sud par de fortes pluies et des rafales de vent ce samedi soir et dimanche. Cette situation d'instabilité et de persistance pluvieuse risque de se poursuivre jusqu'à lundi en raison du fort taux d'humidité résidant dans la zone. A cet effet, le SPGRD garde ce samedi 19 juin 2010 à 10 h am le niveau de vigilance jaune (i.e. risque d'impact d'intensité faible à modérée) aux fortes pluies et annonce l'activation du Plan National de Gestion des Risques et des Désastres(PNGRD) face aux menaces de fortes pluies, des rafales de vent et des orages violents avec risques de crues de rivière, d'éboulements, de glissement de terrain et d'inondations d'intensité faible à modérée sur tous nos départements notamment l'ouest, l'Artibonite, le sud, le sud-est et des nippes. Consignes · Restez à l'écoute des messages météo et respecter les consignes des autorités. · Surveillez la montée des eaux. Si votre habitation est menacée par des inondations et de glissement de terrain, préparez vous à évacuer. · Ne pas traverser les rivières en crues sous aucun prétexte.
Esterlin Marcelin, Prévisionniste au CNM Ronald Semelfort: Directeur CNM |
vendredi 18 juin 2010
Thèmes de l'Emission de la semaine: Analyse de Robert Benodin.
Thèmes de l'Emission de la semaineOrlando le 18 juin, 2010Actualités Politiques : Grandes LignesForcé de capituler et d'abandonner l'état d'urgence, les pleins pouvoirs et la prolongation de son mandat, Préval s'accroche désespérément comme un naufragé à son ultime et dernier rempart son CEP. S'il y a une fonction que Préval s'est évertué à maîtriser et à se spécialiser au cours de ses deux mandats, c'est la confiscation frauduleuse des élections. Pour lui le moyen le plus efficace de gestion du maintien du pouvoir, ce n'est pas la recherche de la légitimité. C'est plutôt la falsification de l'expression de la volonté générale. L'efficacité pour lui réside dans la comparaison de l'effort à déployer dans les deux cas.
La légitimité spécifique et la légitimité diffuse n'ont jamais fait l'objet d'aucun souci pour Préval au cours de ses deux mandats. Réciproquement, l'appréciation des gouvernés se manifestant que par le biais de l'expression de la volonté générale, les résultats des élections, n'ont jamais été l'objet d'aucun respect, pour Préval. Au contraire, ces résultats ont été constamment falsifiés, foulés aux pieds. Les contestations, les protestations et les critiques, d'où quelles viennent, ont toujours été ignorées. Les résultats frauduleux ont toujours été imposés, peu importe l'énormité du scandale ! C'est l'exploitation au plus haut degré de la prépondérance de l'omnipotence présidentielle.
Les délégués du milieu financier à la CIRH, n'ayant pas été désignés jusqu'à présent, Préval est dans une situation désespérée où il ne peut pas s'appuyer ni sur la confiance internationale, ni sur la confiance nationale. L'unique et ultime option sur laquelle Préval est acculé à s'appuyer pour gérer la perte ou le maintien du pouvoir, dans cette conjoncture, est sa spécialité, la confiscation frauduleuse d'élections. L'argument qu'il offre pour maintenir le CEP actuel, est plutôt puéril : « Ce conseil n'a encore rien fait. Moi je n'ai aucun représentant au sein de ce conseil ». Alors que le reproche que l'on fait sans distinction à tous les CEP de Préval et qui leur enlève totalement la confiance du peuple, de la société civile et des partis politiques, c'est leur absence totale d'impartialité et leur état de servilité totale par rapport à Préval. Des fraudes et des irrégularités commises au cours des deux dernières élections, au profit des candidats supportés par Préval ont été dénoncées par le vice-président du CEP lui-même. L'introduction sans vérification des dossiers criminels pendants des deux sénateurs de l'Ouest et du Nord, récemment installés l'année dernière, sont des preuves irréfutables de la qualité des élections gérées par Préval. Le présent CEP est le produit d'un récent replâtrage, dû au scandale des dénonciations faites par le vice-président du CEP. Cet actuel CEP est maintenant fragilisé par un nouveau scandale de détournement de fond, pas encore totalement élucidé.
Les partis politiques doivent saisir l'opportunité pour remettre les pendules à l'heure, en exigeant le retour aux prescrits de la Constitution en ce qui a trait à la formation du CEP provisoire. Cette formule est clairement définie sans ambiguïté dans l'article 289 de la Constitution de 1987 qui se lit comme suit :
ARTICLE 289 : En attendant l'établissement du Conseil Electoral Permanent prévu dans la Présente Constitution, le Conseil Electoral Provisoire de neuf (9) Membres, chargé de l'exécution et de l'élaboration de la Loi Electorale devant régir les prochaines élections et désigné de la façon suivante : 1) Un par l'Exécutif, non-fonctionnaire ; 2) Un par la Conférence Episcopale ; 3) *Un par le Conseil Consultatif ; 5) Un par les organismes de Défense des Droits Humains ne participant pas aux compétitions électorales ; 6) Un par le Conseil de l'Université ; 7) Un par l'Association des Journalistes ; 8) Un par les Cultes Réformés ; 9) Un par le Conseil National des Coopératives.
*Le Conseil Consultatif n'existant plus, on aurait pu le remplacer avantageusement par un représentant du Vodou, la religion la plus populaire, celle des masses.
La formule draconienne utilisée par Préval est à l'antipode de la lettre et de l'esprit de la Constitution de 1987 qui veut que les Conseillers soient totalement indépendants du pouvoir politique. Or Préval exige que des secteurs autres que ceux prescrits par la Constitution, lui envoient chacun 2 noms. En fin de compte, avec cette formule, c'est Préval qui, parmi les 18 délégués, trie lui-même sur les volets et nomme tous les 9 conseillers électoraux. Ce que précisément la Constitution veut éviter. Le fait que ce soit Préval qui nomme personnellement, les 9 Conseillers de son choix par un trie, lui permet d'avoir une emprise nettement supérieure à celle que ces secteurs ont collectivement sur le CEP. Proposer un seul nom par secteur, cette formule préserve à la fois, l'influence collective de ces secteurs sur le CEP et son indépendance par rapport au pouvoir politique. Voilà ce que prescrivent la lettre et l'esprit de la Constitution de 1987.
Avec cette dernière formule qui lui offre 18 noms, il n'est plus restreint à avoir un conseiller représentant chaque secteur au CEP. D'ailleurs c'est ce qu'il a exploité pour rejeter les représentants de secteur privé pour la formation du CEP de 2008. Les partis politiques et les autres secteurs de la société, ont tous avalée bêtement cette couleuvre, sans mot dire ! Voilà à qui on a affaire tant du coté de Préval qui est sans scrupule, que du coté des partis politiques et des autres secteurs de la société, sans épine dorsale, incapables de défendre leurs propres intérêts !
Certes, Préval forcé par la pression de l'internationale a lâchée tous ce qu'il a obtenus d'un parlement servile. Cependant, voulant garder son CEP, Préval veut continuer à fouler aux pieds manifestement et constamment l'expression de la volonté générale, en ignorant totalement les protestations et contestation de l'électorat et des partis politiques. Face aux Haïtiens, Préval exploite toujours avec arrogance l'omnipotence traditionnelle de la présidence pour s'imposer. Il y a des exemples frappants qui illustrent ce fait :
-Le gouvernement Préval/Alexis, le 11 janvier 1999 ayant refusé de faire les élections de novembre 1998, déclare la caducité de tous les élus. Et 15 jours plus tard, pour confisquer les élections du 21 mai 2000, par le biais de l'autorité et du contrôle qu'exerce l'appareille étatique, il récupère les autorités locales qui lui sont serviles et remplace les autres.
-Le 21 mai 2000, malgré les critiques d'Orlando Marville président des observateurs électoraux de l'OEA, Préval et Alexis jettent en masse dans les rues les urnes et les bulletins de vote pour empêcher la recompte des voix. Ils imposent les résultats. Ils tentent d'assassiner le président du CEP qui refuse d'endosser les résultats. Il n'a eu la vie sauve qu'en fuyant clandestinement vers la Dominicanie. Un journaliste canadien a fixé pour l'histoire cette scène scandaleuse ainsi : « En Haïti la Démocratie se ramasse à la pelle ! »
-Pour les élections du 26 novembre 2000, Préval et Alexis ont formé leur propre CEP sans participation d'aucun des secteurs de la société. L'observateur du CARICOM, Sir John Hampton, a critiqué non-seulement la faiblesse de la participation à ces élections mais aussi les fraudes et irrégularités. Aristide a gagné à 97%.
-Récemment, les élections d'avril et celles de juin 2009, ont été truffées de fraudes et d'irrégularités de toutes sortes. Certaines ont été dénoncées publiquement par le vice-président du CEP lui-même. Malgré les contestations et protestations les résultats on été de fait imposés. Et on a, comme fait accompli, deux criminels notoires qui sont des sénateurs siégeant au parlement pour l'Ouest et le Nord.
-Seules les élections d'avril 1997 ont été annulées par l'ONU, l'OEA et ensuite par le gouvernement de Bill Clinton, après les avoir acceptées dans un premier temps. Cela fait bien 13 ans. Entre-temps les résultats frauduleux de toutes les autres élections qui sont postérieures à celles annulées d'avril 1997, ont été indistinctement entérinés aussi bien par la nation haïtienne que par l'Internationale. Qui pis est, les élections annulées d'avril 1997, n'ont aucune différence, en ce qui a trait à leur qualité, avec celles qui les ont suivi à travers les ans.
Or aujourd'hui, on se trouve, qu'on en soit conscient ou non, à une croisée de chemin où se joue littéralement le destin de notre nation. Compte tenu de son dossier électoral exécrable et du comportement de l'internationale envers ce dossier à travers les ans, allons-nous accepter à prendre le risque d'aller aux élections avec Préval ? Peut-on prendre le risque d'un compromis avec Préval ? Peut-on lui faire confiance ? On est littéralement face à une situation manichéenne : La continuité pour le maintien du statu quo versus la rupture pour le changement. Que faire ? |
La première réunion de la Commission Intérimaire a été longue et laborieuse.
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