mardi 30 juin 2015

Sortie de crise : Le CEP peut encore sauver le processus électoral.-


Après deux (2) siècles de chefferie, de caporalisme, et d’arbitraire, le comportement excentrique de ce Conseil Electoral Provisoire (CEP) entre d’emblée dans une démarche historique et constante de la réalité haïtienne. Entre une position d’entente nationale, de justice, d’équité capable de renforcer la cohésion nationale et une approche despotique, le dirigeant haïtien opte, assez souvent, pour la deuxième. Les reliques de l’esclavage et le réflexe sadomasochiste : le premier explique le comportement ; et le second conforte les malades mentaux ayant la charge de jeter les fondations institutionnelles d’Haïti.

Quoi de plus simple pour des « hommes» et «femmes», doués de l’intelligence humaine, arrivés à tête d’un CEP à la faveur d’un consensus i.e., en dehors de la Constitution et des lois de la République, de gérer le processus électoral avec un esprit d’ouverture en entretenant un dialogue permanent avec les parties prenantes dans un souci de concorde, de paix et d’inclusion?

Le modèle suivi est historique. Duvalier exécutait ses victimes pour faire respecter la loi. Les neuf (9) chefs de ce CEP se dissimulent derrière une approche dite légaliste qui s’applique à tout le monde sauf aux membres de ce Conseil, qui eux aussi, sont dépourvus  de décharge. Rappelons que, pour leur balayer le chemin et les propulser à la tête de ce CEP, un fameux consensus est trouvé en dehors des prescrits constitutionnels.

Le manque de sagesse politique des intrépides de ce CEP fourvoie le pays, le plaçant sur une voie de confrontation qui aurait pu être épargnée. Des voix crédibles estiment bizarre l’usage de la Constitution pour exclure des citoyens pour cause de décharge par ce CEP. Madame Mirlande Manigat, Constitutionnaliste de formation, ne cache pas son indignation devant les acrobaties de Conseillers qu’elle qualifie d’incompétents et de copinage. Madame Manigat parle d’ambiguïté juridique dans le texte créant la Cour des Comptes, qui engendre des frustrations légitimes sur cette question de décharge.

Le Président Michel Martelly, a fait remarquer, d’un ton moqueur aisé, que ce Conseil ne confronte pas de problème étant donné qu’il n’a pas fait appel à l’Exécutif. Le Chef de l’Etat se réjouit-il du piège tendu à ces pauvres avant-gardistes incapables d’occuper des fonctions de leadership sans excès de zèle? Ils sont, semble-t-il, tenus en otage par leur mentalité autoritaire au point qu’ils n’arrivent pas à interpréter un article clé du Décret électoral dont la lettre et celle de la Constitution a tranché le pseudo problème de décharge pour les anciens ministres. 
D'une part, la lettre de la Constitution, à l’instar du Code Pénal, est d’application stricte. On n’interprète pas la Constitution au préjudice d’autrui. Elle fait injonction aux Comptables de derniers publics d’obtenir décharge de leur gestion pour briguer un poste électif et non aux Ordonnateurs.
D'autre part, il y a cette porte de sortie dans le préambule du décret en vigueur stipulant :
« - Considérant l’impossibilité actuelle des trois Pouvoirs de l’État de procéder à la formation du Conseil Électoral Permanent tel que prescrit par la Constitution ; 
-  Considérant qu’il y a lieu de prendre toutes mesures visant à garantir la crédibilité du processus électoral ; 
-  Considérant le dysfonctionnement temporaire du Pouvoir Législatif et qu’il y a lieu pour le Pouvoir Exécutif de prendre un décret relatif à l’organisation des prochaines élections.»

Un CEP limité qui échoue piteusement dans la gestion des dossiers les plus importants. Qu’est-ce qui empêche à ce CEP de former une Commission de vérification pour réviser le processus d’inscription et trancher en toute équité les cas en litige relatifs aux candidats exclus qui continuent de contester et protester les abus du Conseil? Ce CEP n’a-t-il pas révoqué son Directeur des Affaires Juridiques pour fautes administratives graves? Pourquoi le CEP ne peut pas impartir un délai de 30 jours à des candidats en difficulté pour se mettre en règle? Des élections sans Jacky Lumarque, sans Laurent Lamothe, sans Thierry Mayard-Paul, sans Danielle Saint-Lot, sans Sophia Martelly, sans Anthony Bennett, sans Paul Denis, sans Phélito Doran, sans Ralph Théano, sans Jonas Coffy, sans Gérald Germain etc...ne seront pas plus légitimes. Pourquoi ce CEP bat en brèche la recommandation des bailleurs qui permettra d’épargner $ USD 30 millions en réduisant le nombre de tours de scrutin ? Qu’est ce qui empêche à ce CEP de solliciter des juges de la Cour de Cassation une consultation et des conseils sur le problème de la double nationalité? 

Pour un processus électoral inclusif et crédible avec ce CEP dépourvu de crédibilité, il faut :
1- Intégrer tous les anciens ministres en raison de la conjoncture, du caractère spécial de ces élections, et de ce CEP; 
2- Des élections à deux tours; 
3- Un moratoire de 30 jours pour réviser le processus, fixer certains problèmes et permettre à des candidats de se conformer et de participer; et,
4- Saisir la Cour de Cassation pour une opinion sur la question de la double nationalité;
Ainsi, Haïti organisera des élections inclusives, démocratiques, desquelles sortiront des élus légitimes. 

D’une décision de sagesse, le pays épargnera les dissensions sociales, les manifestations, l’intrusion des étrangers dans sa politique interne. Ce serait une bonne chose en cette période de déportation massive des dominicains d’origine haïtienne de la République voisine.

Le bras de fer entre Conseillers et les Candidats exclus rappelle tristement le conflit entre Raoul Cédras et le Président Jean Bertrand Aristide. Les résultats furent: Embargo économique, destruction de l’économie et de l’environnement, renforcement de la dépendance du pays vis-à-vis de la République Dominicaine, boat-people, invasion militaire, démantèlement de l’armée haïtienne, etc. Il y a toujours des autorités assez tenaces qui se retranchent dans des positions de folie. En refusant toute décision de sagesse capable de renforcer l’entente nationale, ce CEP attend l’intervention de l’international pour obtempérer sans tenir compte des humiliations qui en découleront. Pourtant, lorsque l’international tranche et impose sa vision des choses, les dirigeants postiches n’ont d’autre choix qu’à l’avaler sans réserve.

Il est encore temps pour ces Conseillers Electoraux d’éviter au pays des moments d’incertitude,  de confrontation et d’humiliation. Ils doivent comprendre que les victimes n’accepteront jamais que leur doit soit violé. Ce CEP doit comprendre qu'il n'organise pas des élections pour les partis politiques membres du gouvernement dit de consensus ni pour un secteur de la vie nationale, mais pour le peuple haïtien en général. Il doit décider en vue de permettre une large participation au processus. L’esprit de consensus, d’inclusion démocratique doit-être la pierre angulaire de ce processus électoral. Tout comportement de petit chef ne servira qu’à justifier l’implication directe de l’étranger dans le processus électoral, 100 ans après l’occupation américaine et 10 ans après la tutelle de l’ONU et des forces sud-américaines qui font semblant de quitter Haïti.

Cyrus Sibert, Cap-Haïtien, Haiti
30 juin 2015
@reseaucitadelle
reseaucitadelle@yahoo.fr

samedi 27 juin 2015

Haïti-Elections: Fin de la démocratie.-

Le CORE groupe vient de saluer la publication de la liste des candidats à la Présidence. La Communauté internationale participe à l’affaiblissement des institutions et légitime le coup d’Etat électoral enclenché en Haïti partant des manifestions anti-démocratiques dont l’objet était de renverser le gouvernement légitime du Président élu Michel Joseph Martelly. 

En décembre 2014, des manifestations subtilement supportées par la Communauté internationale ont atteint leur objectif : Un Chef d’Etat efféminé, un gouvernement légitime a renvoyé, et un parlement destitué. L’administration Martelly devient ainsi un labyrinthe politique d’où partent tous les chemins y compris la monstruosité anticonstitutionnelle connue sous le nom de Commission Présidentielle a fini le travail. 

Des marchés politiques conclus au détriment d’un processus électoral ouvert, équitable, et inclusif. Le président affirme même avoir présélectionné ceux qui ne peuvent pas postuler pour des postes électifs en Haïti. Depuis la conclusion de ces marchés politiques, le Président Martelly est devenu méconnaissable. Il agit au rythme d’un homme sous chantage. Comme Ayatollah d’Iran, il décide du droit du citoyen de se présenter devant les électeurs. A l’instar de Duvalier qui interdisait à ses collaborateurs d’avoir des ambitions politiques, il manipule les institutions républicaines contre ceux qui ont servi son administration fidèlement et se positionne pour l’histoire en violateur de droits politiques des personnalités injustement écartées de la course électorale.

Divers groupes d’intérêts en profitent pour faire main basse sur le pouvoir d’Etat et défendre leur business. Des gangs criminels, des kidnappeurs et des trafiquants de drogue en profitent pour libérer leurs amis, renforcer leur contrôle sur la frontière haïtienne et relancer leurs opérations illicites.

Sur le plan politique, un secteur rétrograde de la bourgeoisie haïtienne met en place un projet consistant à castrer la démocratie haïtienne. Sous le leadership de l’ancien Président René Préval, les conservateurs ont pris contrôle de la Cour Supérieure des Comptes et du Conseil Electoral Provisoire pour manipuler la liste des candidats agréés. Des manœuvres anti-démocratiques que la Communauté internationale continue de légitimer à travers ce CORE groupe. 

L’arrivée de Ricardo Seitenfus pour encenser René Préval tombe à point nommé. L’homme de main cynique de la bourgeoise la plus répugnante de l’Amérique, responsable de la misère de la majorité des haïtiens, est maintenant présenté sur un beau tableau. Une coïncidence heureuse qui arrange bien des choses.

Après 10 ans d’occupation militaire sud-américaine, Haïti perd son élan démocratique. Des candidats extrêmement populaires sont écartés de la course électorale de façon arbitraire. Comme au temps de militaires, chaque leader de la classe politique ou de la société civile se voit l’heureux bénéficiaire du putsch. Les premières victimes ne doivent pas s’attendre à aucune forme de solidarité.

Mais, Haïti est un pays de surprise ! Il y a toujours un imprévu pour faire échouer les plus beaux plans montés dans les laboratoires les plus perfectionnés. Le stratège Préval n’a-t-il pas échoué dans son plan de placer son poulain Jude Célestin au Palais National en 2011? Aussi, y a-t-il les Etats-Unis qui a toujours son plan B pour reprendre le contrôle de la situation. Et, le fait par l’élite haïtienne d’accepter cette façon déloyale de manipuler les élections en écartant de façon arbitraire des candidats populaires, de décourager le peuple, est un reniement de la démocratie. Cette nouvelle technique de manipulation des élections en amont i.e. à partir de la liste des candidats, est une idée géniale pour une grande puissance habituée à installer des dictatures serviles dans le monde et spécifiquement en Amérique Latine. Des pratiques Ayatollesques importées en Haïti !

Comme en 2010, le grand stratège Préval n’avait pas pressenti qui, sur la liste des candidats agréés, rentrera au Palais National. Face à l’ambition des gangs et des trafiquants de faire main basse sur le pouvoir d’Etat, un ancien Chef de la Police Nationale peut-être l’homme idéal de Tonton Sam. Un homme qui a bien collaboré dans le temps. L’histoire de l’Amérique Centrale et des Caraïbes démontre clairement qu’à la fin de chaque occupation, le grand voisin aime remettre le pouvoir aux gens d’armes. De plus, cet autogolpe, ce coup d’Etat en douceur à partir des institutions républicaines, pratiqué par la classe politique et la bourgeoisie traditionnelle contre le Président Martelly, peut-être un bon exemple pour la Police Nationale d’Haïti menacée par des gangs qu’elle avait combattus et qui aujourd’hui influencent le processus électoral. 

En cautionnant ce plan anti-démocratique consistant à arranger la compétition électorale avec un esprit d’exclusion des candidats populaires qui ne répondent pas aux intérêts de groupes, l’élite haïtienne des médias, de la classe politique et de la société civile renonce à la démocratie. Tous les coups sont permis. Et, quand on écarte le peuple de la démocratie, il ne reste que la tyrannie des groupes intérêts. A ce stade, les gendarmes ont légitimement le droit de défendre leurs intérêts, leur institution et la vie de leurs frères d’armes.

La situation actuelle rappelle étrangement 1995 quand après le retour d’Aristide des partis proches du mouvement Lavalas cherchaient à garder le pouvoir au moyen d’élections arrangées. On connait la suite : L’OPL qui se moquait des partis exclus des élections de 1995 s’est vue à son tour écartée par le même dispositif qu’il avait contribué à mettre en place. 

Haïti sera une démocratie lorsque ses élites auront enfin le courage de défendre les principes sans tenir compte des intérêts mesquins.  

Cyrus Sibert, Cap-Haïtien, Haiti
16 juin 2015
@reseaucitadelle
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RESEAU CITADELLE : LE COURAGE DE DIRE LAVERITE!!!
"You can fool some people sometimes, But you can't fool all the people all the time."
(Vous pouvez tromper quelques personnes, parfois, Mais vous ne pouvez pas tromper tout le monde tout le temps.) dixit Abraham Lincoln.

vendredi 26 juin 2015

Aux noms de jeunes tués en 2010...obligation de combattre l’Alliance “TET-KALE/Préval/Groupe-de-Bourdon”.-



Aide mémoire pour TET KALE : Aux noms de tous les jeunes tués en 2010 pour la victoire de TET KALE contre la continuité “Bourgeoisie rétrograde/René Préval", nous avons l’obligation de combattre l’Alliance “TET-KALE/Préval/Groupe-de-Bourdon” qui planifie un Coup d’Etat Electoral à partir des institutions comme le Conseil Electoral Provisoire, la Cour Supérieure des Comptes et le Conseil des Ministres dits de consensus. BATAY POU CHANJMAN DWE KONTINYE!


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RESEAU CITADELLE : LE COURAGE DE DIRE LAVERITE!!!
"You can fool some people sometimes, 
 
But you can't fool all the people all the time."
 
 (
 
Vous pouvez tromper quelques personnes, parfois, 
 
Mais vous ne pouvez pas tromper tout le monde tout le temps.
 
) dixit Abraham Lincoln.


Monsieur Lumarque, on ne demande pas d'être audité après avoir posé sa candidature.-

Jacky Lumarque a posé sa candidature avec le certificat de Décharge sur l'INFP sans celui du Comité Présidentiel Route de l'Esclave, alors que l'arrêté Présidentiel de René Préval avait fait de lui un comptable de deniers publics.  ERREUR GRAVE DE LA PLATE-FORME VÉRITÉ !!!



Contrairement aux déclarations partisanes de Fritz Robert Saint-Paul, Président de la Cour des Comptes (CSC), en faveur de Jacky Lumarque dans le quotidien LeNouvelliste.com, les articles 8 et 7 de l'arrêté portant création du Comité National Route de l'Esclave faisaient de ses membres des comptables ou ordonnateurs de deniers publics.

Article 7- Le Ministère de l’Education Nationale, de la Jeunesse et des Sports mettra, dans la mesure de ses possibilités budgétaires, à la disposition du Comité des ressources financières nécessaires à son fonctionnement. Toutefois, le Comité pourra générer des ressources et recevoir des dons, subventions ou libéralités. 

Article 8- Le Comité assurera la gestion de ces ressources financières. Il adressera à la fin de chaque semestre, ce à compter de la date d’entrée en fonction de ses membres, un rapport d’activités au Ministre de l’Education Nationale, de la Jeunesse et des sports.

jeudi 25 juin 2015

Eske Evans Paul ap ka bloke Poul, Ze ak Kontreband bòs li ap fè sou frontyè Ayiti/Sendomeng?

Eske Evans Paul ap ka bloke Poul, Ze ak Kontreband bòs li nan boujwazi antinasyonal "Gwoup Boudon" an ap fè sou frontyè Ayiti/Sendomeng? 

Mezanmi, sa w fè se li w wè: 2 pye Premye minis Evans Paul, K-PLIM, mare. Li oblije bloke enpòtasyon machandiz ki soti Sendomeng. K-PLIM oblije demake’l de kontrebandye yo kite jete Lamòt paske li te anpeche yo fè sa yo vle sou fwontyè-a. Piyajè sa yo ki te asoye ak K-PLIM, MOPOD, pou jete Lamòt pral leve kont li. Depi K-P rive nan Primati, kontrebandye sa yo ap fè gagòt nan Leta a kote yo lakòz Ladwann fè defisi 1 milya goud (20 milyon dola meriken) pou sèlman mwa me a. Anpil fatra rekòmanse nan peyi a paske yo rantre ak asyèt ak tout lòt bagay ki pa bon pou anviwonman an. Tout desizyon bloke ze ak poul Lamòt te pran pou pwoteje pwodiksyon nasyonal pa respekte.

Nou pap tande nouvèl sa yo nan radyo boujwazi antichanjman an ni pati politik ak gwoup sosyete sèvil ki mare nan pye tab yo pap denonse sa. Yo pap di guen deriv ni guen kòripsyon. 120 milyon goud kantin popilè pèdi nan Afè sosyal, nou pap tande pale de sa. Lajan detounen nan Enteryè, se kase fèy kouvri sa. Yon bann nèg ki pat ka jwen pouvwa nan men pèp la ap pwofite. Yo menm vle kenbe pouvwa nan òganize eleksyon esklizyon kidonk seleksyon mete kandida popilè deyò.

Jodi-a, defisi ak gagòt nan leta lakòz lajan meriken monte tèt nèg. Lavi chè a grav. Tout pwogram sosyal kanpe oubyen ap mache mal. Piyajè yo te derefize peye 60,000 paspò Lamòt te komande pou identifye aysyen san papye nan peyi Sendomeng. Dominiken pran sa kòm pretex, di nou pap fè anyen serye pou aysyen sanpye, epi komanse depòte frè’n yo.

Oswa K-PLIM mete yon fin nan dezòd yo, lè sa lap bay Lamòt rezon epi li pral kontre bab pou bab ak patwon li yo ki pral leve kont li; Oswa li kite dezòd yo kontinye nan DGI ak Ladwann, defisi nan kès leta ap vini pi grav, leta pap ka peye anplwaye, dola meriken ap kontinye monte, enflasyon ap vini pi grav jiskaske pèp la leve kanpe epi dechouke'l menm jan yo te fè Divalye ak Jak Edwa Alexi. Prezidan Mateli ka viktim nan deblozay sa tou, li ka tou pedi pouvwa.

Ann gade pou’n wè sa ki pral pase. “Baton ki bat chen nwa a, se li ki pral bat chen blan an”. Men pwovèb la di tou “Bat chen an tann mèt li”.

Siris Sibè, Okap.-
25 jen 2015
@reseaucitadelle   
reseaucitadelle@yahoo.fr

mercredi 24 juin 2015

L'arrêté Présidentiel de René Préval fait de Jacky Lumarque un comptable de deniers publics.-

Affaire Jacky Lumarque (VÉRITÉ) : Fritz Robert Saint Paul, le Président de la Cour des Comptes est démasqué. 
Fritz Robert Saint-Paul
Contrairement aux déclarations partisanes de Fritz Robert Saint-Paul, Président de la Cour des Comptes (CSC), en faveur de Jacky Lumarque dans le quotidien LeNouvelliste.com, les articles 8 et 7 de l'arrêté portant création du Comité National Route de l'Esclave faisaient de ses membres des comptables ou ordonnateurs de deniers publics.

Article 7- Le Ministère de l’Education Nationale, de la Jeunesse et des Sports mettra, dans la mesure de ses possibilités budgétaires, à la disposition du Comité des ressources financières nécessaires à son fonctionnement. Toutefois, le Comité pourra générer des ressources et recevoir des dons, subventions ou libéralités. 

Article 8- Le Comité assurera la gestion de ces ressources financières. Il adressera à la fin de chaque semestre, ce à compter de la date d’entrée en fonction de ses membres, un rapport d’activités au Ministre de l’Education Nationale, de la Jeunesse et des sports.


mardi 23 juin 2015

Quand la Cour des Comptes défend son candidat à la Présidence.-

Les politiciens de la Cour Supérieure des Comptes ne l'ont pas fait pour aucun autre candidat que leur chouchou de la plateforme VERITE. Ils sont montés au créneau pour Jacky Lumarque. Cette fois ils font la différence entre ordonnateur et comptable des deniers public. Jacky a même reçu un article en première page du Nouvelliste le défendant http://lenouvelliste.com/lenouvelliste/article/146412/Jacky-Lumarque-ni-comptable-ni-ordonnateur-de-deniers-publics-selon-la-Cour-des-comptes 

Ce qui est certain à ce stade des débats, c'est que la plupart des acteurs impliqués dans le coup d'état électoral pour la Plateforme VERITE sont démasqués. Les noms des membres du CEP qui participent au coup d'état électoral sont connus : Pierre-Louis Opont, Marie Carmelle Austin, Néhémie Joseph, Jaccéus Joseph et Yolette Mengual. On cherche encore des réponses sur Pierre Manigat, ancien rédacteur du Nouvelliste propriété d'un des associés d'une Banque de la place, membre du fameux Groupe de Bourdon. 


La tête droite, le CEP continue dans la direction du coup anti-démocratique. Aujourd’hui, on a appris que Dieuseul Simon Desras, Jovenel Moise, Jean Charles Moise n'ont pas de décharge pour leur implication dans la gestion de deniers publics. Le rapport sur la corruption de Jean Bertrand Aristide datant de 2004 revient sur le tapis avec le nom du candidat Jean Henry Céant qui aurait détourné des millions de la caisse de l'Etat. On prétend que le jugement monnayé pour faire annuler le rapport sur la corruption de Céant n'a aucune force de loi.


Le CEP ferait mieux de suivre les conseils de Madame Mirlande Manigat qui dans une lettre publique recommande que “…c’est le droit de tout citoyen de se porter candidat à n’importe quel poste électif; il revient à l’électeur, seul souverain en la matière, d’exprimer son choix.” Madame Manigat pense que "...la nationalité dont le traitement réclame sérénité (en tenant compte des droits de tous les haïtiens de l’intérieur comme de l’extérieur), et la décharge administrative dont les ambiguïtés juridiques au niveau de la mise en œuvre par la CSCA, ont crée de légitimes frustrations."


Lisez la lettre de Mirlande Manigat, RDNP, en cliquant sur le lien suivant: http://reseaucitadelle.blogspot.com/2015/06/mirlande-manigat-accuse-le-cep.html

Mirlande Manigat accuse le CEP d'incompétence et de copinage.-

RDNP - LETTRE OUVERTE AUX CANDIDATS A LA PRESIDENCE.

19 Juin 2015

Chers Compatriotes,

Je m’adresse à vous, les 70 candidats à la Présidence et non aux 58 sélectionnés. Ce n’est pas une confusion. Je suis de l’opinion que c’est le droit de tout citoyen de se porter candidat à n’importe quel poste électif; il revient à l’électeur, seul souverain en la matière, d’exprimer son choix.

La manière de fonctionner du CEP établi sur la base d’un consensus boiteux, sans aucune assise constitutionnelle – toléré par lassitude -- a souligné à la fois, son incompétence, une carence de professionnalisme et une espèce de légèreté dans la manière de traiter les dossiers de candidature par ses différents organes.

Ces derniers n’ont fait que plomber toute recherche de solution juridique à deux problèmes importants qui devront être réglés de manière sérieuse et objective, à savoir: la nationalité dont le traitement réclame sérénité (en tenant compte des droits de tous les haïtiens de l’intérieur comme de l’extérieur), et la décharge administrative dont les ambiguïtés juridiques au niveau de la mise en œuvre par la CSCA, ont crée de légitimes frustrations.

De plus en plus, des contestations sont soulevées qui étendent un voile de doute sur les élections, si elles devaient avoir lieu. La population attendait l’impartialité de la part du CEP là ou se révèle le copinage ; elle espérait l’intégrité de ses membres, là où transpirent des soupçons; elle croyait, à tort, qu’il pourrait inspirer confiance quant à la transparence du processus - dont il se gargarise dans chaque communiqué - , là où il démontre sa soumission à certaines forces agissant à visière levée ou en sous mains; elle réclamait sa rigueur là où il fait montre de versatilité dans ses sélections et éliminations, suivies de rattrapages puis d’exclusions dans un rythme dicté par des intérêts contradictoires sans explications convaincantes.

Chers compatriotes, je comprends que pour l’instant votre attention porte sur une campagne qui n’a pas encore commencé mais dont les préparatifs occupent vos pensées. Malgré tout, comme moi, vos êtes interpellés par la pénible situation que vivent plus de deux cent mille de nos frères qui sont nés et vivent en République 
Dominicaine, menacés de déportation depuis le 18 juin dernier. Les témoignages bouleversants indiquent qu’ils sont partagés entre la peur, l’humiliation, l’angoissante incertitude pour eux et pour leurs enfants.

C’est une situation lamentable annoncée depuis septembre 2013 avec la publication de la sentence 168-13 du tribunal constitutionnel de la République Dominicaine et le dédain manifesté par le gouvernement voisin à l’égard de toutes les mises en garde, avertissements, menaces de sanction émanant de divers milieux internationaux qui s’étaient mobilisés, cette fois, pour la bonne cause. C’était une question qui relevait des droits de l’homme mais qui devait être traitée sur la base du droit international public, comme l’avait souligné la Commission des Droits de l’Homme de l’OEA. Mais au lieu de s’arc-bouter sur un argumentaire qui lui était favorable, le gouvernement haïtien a choisi la voix bilatérale d’une espèce d’« entente cordiale » portant exclusivement sur les échanges commerciaux.

Les éléments de l’inégalité des rapports entre les deux pays sont bien documentés. Maintenant que nous sommes à la veille d’une déportation en masse, ou à doses calculées, peu importe, il convient de s’organiser et d’aborder la question d’une autre manière.

En effet, il ne s’agit pas de battre frénétiquement le tam-tam de la solidarité ou d’emboucher la trompette nationaliste qui entraînerait vers des solutions émotionnelles, mais de démontrer la capacité d’organiser pour l’instant, matériellement, l’accueil de nos compatriotes, de les identifier, les aider à reconstruire leur vies en Haïti.

En ce qui concerne le déséquilibre entre les 2 pays, il est bon de souligner que notre pays n’est pas dépourvu de moyens. Les dominicains profitent de nos insuffisances pour nous inonder de leurs produits, mais le pays peut s’inspirer de la vieille maxime « qui achète commande ! » Ainsi ne pas leur laisser le bénéfice de la maxime inverse « qui vend commande » (chez nous « menm mete’l ate a si w vle’l wa pran’l). Et on pourrait ajouter que les bras haïtiens contribuent largement à créer cet échange florissant.

Mais le problème global n’est pas conjoncturel, il réclame un examen a long terme qui permettrait de repenser avec des critères plus sains la totalité de nos relations avec le pays voisin, aussi bien le tracé des frontières, la sécurité des eaux du fleuve Artibonite, la réciprocité en matière de visas.

Aussi chers compatriotes, je vous invite à établir une trêve dans la poursuite individuelle de vos activités de campagne ; car le temps n’est plus aux petits calculs personnels. Je crois sincèrement qu’il est opportun, d’organiser une rencontre entre nous afin de discuter des relations haïtiano-dominicaines, non seulement afin d’aborder les solutions à apporter à ce problème immédiat mais aussi pour anticiper l’avenir. Nous avons chacun des idées particulières sur ces deux questions ; mais vu notre désir à tous d’améliorer l’image d’Haiti, leur mise en commun peut aider à construire une politique qui préserve les intérêts de la Nation.

Au nom de notre Patrie commune, des idéaux des Héros de l’indépendance, de notre Histoire de Peuple Pionnier, Je vous invite à nous rassembler ! Unissons-nous, chers concitoyens, comme le commande notre devise, pour défendre l’honneur de notre pays, car la seule campagne qui vaille aujourd’hui c’est celle de redonner à l’haïtien sa fierté et de rétablir Haïti dans sa dignité.

Haïti Vaincra !

Mirlande Manigat
Secrétaire Générale du RDNP