jeudi 13 juin 2019

Haiti, Que faire? Comment sortir du gouffre? #LeReCit

Haiti, Que faire? Comment sortir du gouffre? #LeReCit 

(Dernier conseil au président Jovenel Moise. Après, on déduira qu’il est paralysé par une forme de chantage qui l’oblige à obéir docilement aux quatre volontés d’un clan antinational.)

Dans le soucis de répondre à la question QUE FAIRE? que des jeunes nous ont posée lors de notre dernier passage au Cap-Haitien, nous avons pris la peine de dactylographier dix (10) pages (203-212) du livre du Professeur Sauveur Pierre-Étienne parlant de l’administration et des réalisations qu’a connues Haiti durant l’occupation américaine de 1915 à 1934.

L’analyse de cette page d’histoire démontre que toute la démarche des occupants américains pour sortir Haiti du chaos total fut basée sur deux (2) points essentiels :
1- l’instauration de la contrainte physique; c’est-à-dire du règne absolu des forces de sécurité sur toute l’étendue du territoire national ;
2- la collecte des impôts et des taxes;
3- la protection du trésor public ou du patrimoine de l’État par une lutte acharnée contre la corruption.

Tels sont les défis que le président Jovenel Moise doit relever s’il veut réussir son mandat et passer dans l’histoire comme un homme digne. 


Pour cela il doit pouvoir :

a) Sortir de l’ombre de l’ex-président Michel Martelly qui pratique un “angélisme enfantin”, plus intéressé — paraît-il — à profiter de l’échec de son successeur pour mieux se présenter en “sauveur incontournable” en 2022.

b) Se démarquer de la bourgeoisie compradore, antinationale et/ou importatrice nette de produits finis. On ne fait pas de production nationale en comptant sur le support de l’aile anti-nationale de la bourgeoisie haïtienne que nous appelons la “bourgeoisie salope”.

Car, l’une des actions majeures de américains en 1915 fut de soumettre la bourgeoisie aux lois d’Haiti. À la page 207 du livre susmentionné, monsieur Pierre-Étienne nous dit: “Ainsi, la bourgeoisie compradore, qui doit s’atteler au dur apprentissage de l’impôt et accepter de n’être plus au-dessus de la loi, prend ombrage de cette nouvelle bureaucratie.”

Lisez cet extrait qui vous aidera à comprendre comment arrêter la disparition progressive de l’État d’Haiti, comment sortir du gouffre; Une approche qui sans doute nécessitera l’adaptation à notre projet démocratique, mais un enseignement historique qui peut nous épargner de réinventer la roue.

Cyrus Sibert, Cap-Haitien, Haiti
#LeReCit @ReseauCitadelle
reseaucitadelle@yahoo.fr
http://reseaucitadelle.blogspot.com

WhatsApp : +509-3686-9669
13 juin 2019


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Haiti sous occupation américaine : 1915 -1934.-

L’effondrement de l’État haitien le 28 juillet 1915 et l’incapacité des élites à opposer une quelconque résistance armée organisée favorisent le déploiement rapide des troupes de l’amiral William B. Caperton. Les points stratégiques et les bâtiments symboliques de la capitale - casernes, ports, bureaux des douanes et des contributions, palais présidentiel, de même que les locaux abritant les ministères et les tribunaux-, sont rapidement investis. Aux mois d’août et de septembre 1915, les renforts nécessaires permettent à l’occupation de s’étendre aux principales villes portuaires du pays. Et la liquidation de l’armée haïtienne et le désarmement progressif de la population garantissant finalement à l’occupant le renforcement de son pouvoir militaire, financier et juridique dans les grands centres urbains. Pour mener à bien la tâche de pacification totale du pays et son occupation locale. Le cadre institutionnel approprié une fois établi, le rétablissement du monopole de la contrainte physique, la reconstruction et la modernisation de l’administration publique, la création d’infrastructures et la reconfiguration de la structure économique et sociale deviennent les éléments essentiels du programme de construction de l’État moderne en Haiti 1915 à 1934.


1.1 Le rétablissement du monopole de la contrainte physique.

La constitution d’un appareil répressif efficace, avec un effectif raisonnable réparti sur toute l’étendue du territoire, centralisé et doté d’une chaine de commandement assurant la coordination de ses activités sur le terrain, est le point de départ du processus qui conduira à la fin de l’instabilité politique chronique, du régionalisme et du caudillisme. La création de la Gendarmerie, la future Garde d’Haiti, comme le prévoit l’article X de la Convention, composée d’Haitiens et dont les officiers supérieurs sont tous des Américains, s’inscrit dans cette perspective. Le programme de formation accélérée de ses cadres nationaux, mis en oeuvre par l’occupant, rend l’institution militaire rapidement opérationnelle. Si au début sa tâche consiste essentiellement à débarrasser la capitale de la présence des Cacos, par la suite elle deviendra l’instrument de pacification du territoire national.

La campagne de désarmement et, surtout, le rétablissement de la corvée pour les travaux publics déclenchent un mécontentement général dans les zones rurales, ce qui provoque l’entrée en scène de Charlemagne Péralte, le héros de la résistance paysanne à l’occupation américaine d’Haiti. Dans les trois premiers mois de l’occupation, on enregistre 200 morts dans les rangs des Cacos. De 1916 à 1918, 250 autres insurgés sont morts au cours d’affrontements avec les forces régulières. En 1919, à l’apogée de l’épopée de Charlemagne Péralte, 1.881 guérilléros sont massacrés par la Gendarmerie appuyée par les marines. Ces succès sont rendus possibles grâce aux renforts dépêchés par la puissance occupante. L’assassinat de Charlemagne Péralte, le 1er novembre 1919, et celui de Benoit Batraville, son successeur, le 19 mai 1920, scellent la fin de la résistance armée.

La pacification du pays, suite au désarmement total de la population, accélère le processus de centralisation militaire et politique. Elle rend possible la concentration des moyens de contrainte et fait de la Gendarmerie l’instrument idéal de la violence du pouvoir d’État : détenteur exclusif de la contrainte physique. En structurant la Gendarmerie de façon à empêcher le développement des solidarités régionales en son sein, en renforçant le pouvoir de la police rurale et en faisant de Port-au-Prince le seul et l’unique siège de détention, de concentration et de centralisation du pouvoir d’État, l’occupant bouleverse de fond en comble l’échiquier politique haitien. Ce tournant établit une nouvelle donne politique : la paysannerie cesse définitivement d’être un acteur majeur du jeu politique.; le militarisme entre en hibernation; le régionalisme disparait du panorama politique du pays. Étant donné que le monopole de la contrainte physique ne va pas sans son pendant, l’occupant se penche, parallèlement, sur l’organisation du monopole de la fiscalité, à travers la construction et la modernisation de l’administration publique.


1.2 La reconstruction et la modernisation de l’administration publique.

Dans le but de créer les conditions permettant à l’État d’extraire de la société les ressources indispensables à son bon fonctionnement, de répondre à ses obligations financières sur les plans interne et externe et de réaliser quelques travaux publics pouvant lui conférer une certaine légitimité, l’occupation se lance dans une entreprise de reconstruction et de modernisation de l’administration publique haïtienne. Et afin de garantir à l’État le monopole de la fiscalité, il met en branle un processus de centralisation administrative que viendra coiffer la promulgation, le 6 juin 1924, de la Loi instituant l’Administration générale des Contributions. Cette nouvelle unité administrative, chargée de la perception des impôts, est destinée à devenir un rouage important dans la gestion des finances du pays (sept au total) entraine une meilleure organisation et une gestion rigoureuse du commerce import-export, assurant de ce fait des recettes douanières beaucoup plus substantielles à l’État.

Avant l’occupation américaine, les impôts internes représentaient moins de 10% des revenus de l’État. Dans un rapport de 1924-1925, le conseiller financier soutient qu’ils devraient constituer 50% des recettes fiscales du pays, et même excéder les sources externes de revenus. Aussi adopte-t-il toute une politique d’augmentation des charges fiscales, de gestion des dépenses publiques, afin d’assurer l’équilibre budgétaire, et de supervision de l’évolution de la dette publique. Ces mesures aboutissent à la stabilisation de la monnaie nationale et à la quasi-disparition des pratiques liées à la corruption dans l’administration publique. Ces deux résultats, à leur tour, entrainent la réduction de la dette étrangère et l’augmentation du budget de fonctionnement et d’investissement de l’État. Mais la modernisation de l’administration publique implique obligatoirement l’augmentation du nombre et de la qualité des fonctionnaires. La création de nouveaux postes et le recrutement de nombreux cadres conduisent à l’élargissement du secteur tertiaire et à l’émergence d’une classe moyenne.

[ Note : La promotion d’une nouvelle classe moyenne en Haiti constitue l’un des principaux éléments de la stratégie américaine visant à transformer les structures économiques et sociale de façon à garantir la stabilité du système politique du pays.]

Les réformes monétaire, fiscale et administrative apportent à l’État une certaine autonomie par rapport à ses anciens créanciers internes dont les intérêts sont lésés. Ainsi, la bourgeoisie compradore, qui doit s’atteler au dur apprentissage de l’impôt et accepter de n’être plus au-dessus de la loi, prend ombrage de cette nouvelle bureaucratie. Le rétablissement de la corvée exigeant la participation des paysans dans les grands travaux d’infrastructures, la répression sanglante et l’élimination du mouvement de résistance armée dirigé par Charlemagne Péralte renforcent le processus de consolidation du nouvel l’État. Avec le monopole de la contrainte physique assuré par la Gendarmerie et le monopole de la fiscalité reposant sur la nouvelle administration publique, l’État haitien n’est plus une fiction ni l’objet de risée de la population. Il inspire au contraire : respect, crainte et même la peur. Ces transformations au niveau de l’appareil répressif et de la machine administrative vont de pair avec l’instauration d’un cadre infrastructurel adéquat.


1.3 La création d’infrastructures

Le rétablissement durable du double monopole de la contrainte physique et de la fiscalité exige un cadre infrastructurel approprié. L’occupant, fort de la « collaboration franche et loyale » du président Louis Borno (15 mai 1922 - 15 mai 1930), se donne la liberté d’action nécessaire pour se lancer dans un vaste programme de construction d’édifices publics, d’établissement d’un réseau routier national comprenant des ponts, de nombreux barrages et canaux d’irrigation. Selon le rapport de l’ingénieur américain en chef des Travaux Publics pour l’exercice de 1929-1930, le bilan des quinze premières années de l’occupation dans le domaine des infrastructures se présente de la façon suivante : 16 casernes et 61 avant-postes pour la Garde d’Haiti; 11 hôpitaux et 133 dispensaires ruraux; 7 douanes ; l’École d’agriculture et 69 fermes écoles rurales; 10 écoles industrielles; deux écoles nationales et 11 écoles religieuses; l’Hotel de Ville de Port-au-Prince et le Palais de Justice; et 1,700 kilomètres de routes.

La comparaison de la situation du pays, en termes d’infrastructures, de travaux d’urbanisation, de transport et de communication, avant et à la fin de la période d’occupation, montre le caractère sérieux et l’immensité du travail effectué. La route reliant Port-au-Prince au Cap-Haitien, inaugurée le 1er janvier 1918, établit pour la première fois la liaison continue entre la capitale et la seconde ville du pays. Celle assurant la jonction entre Port-au-Prince et les principales villes du Centre est inaugurée à son tour le 23 février de la même année. En 1915, trois voitures seulement circulaient dans la capitale, dont celle de l’ambassadeur américain. Vers la fin de l’occupation, on en dénombre quelque 2000 en Haiti. L’usage des camions de transport assurant les activités commerciales entre les principales villes du pays et l’utilisation d’autobus pour le transport interurbain de passagers sont inaugurés et intensifiés sous l’occupation. En 1915, trois phares fonctionnaient en Haiti. En 1934, ils sont au nombre de 15.

L’installation d’un système téléphonique automatique à Port-au-Prince fait de la capitale haïtienne la première ville d’Amérique latine à en disposer. En 1929, Haiti compte 1,650 kilomètres de lignes téléphoniques reliant 26 postes, assurant en moyenne 27,574 appels locaux en une seule journée. À cela, s’ajoutent 210 ponts, les grands travaux du wharf de Port-au-Prince, la modernisation des quais et des sites du haut commerce au Cap-Haitien, aux Gonaives, à Saint-Marc, aux Cayes et à Jérémie. L’aménagement de systèmes d’adduction d’eau potable est aussi l’oeuvre des Américains, sans oublier la construction de l’édifice abritant la Faculté de médecine de Port-au-Prince. Et l’établissement d’un réseau aérien entre Port-au-Prince, Saint-Marc, Gonaïves, Cap-Haitien, Port-de-Paix, Hinche, Jacmel, les Cayes et Jérémie complète le bilan des réalisations de l’occupant.

Il convient de mettre en relief le fait que toutes ces réalisations sont financées grâce à une gestion saine et une utilisation rationnelle des fonds du budget de l’État haitien, sans aucun support financier des États-Unis d’Amérique. Les ressources du pays se révèlent donc amplement suffisantes pour payer les fonctionnaires de l’État, y compris toute une pléthore d’experts américains, réaliser les travaux d’infrastructures et payer la dette. Cela donne une idée de l’ampleur de la corruption et de la contrebande dans l’administration publique en Haiti avant l’occupation américaine de 1915. L’emprunt de 1922, d’un montant de 23,658,041.25 dollars, est essentiellement destiné à payer le solde des prêts français, à rembourser à la Banque nationale les avances de trésorerie faites au gouvernement, à liquider la dette interne et à honorer les obligations contractées auprès des créanciers américains, sans pouvoir en discuter. Ces travaux s’accompagnent aussi de la reconfiguration des structures économique et sociale du pays.


1.4 La reconfiguration des structures économique et sociale.

La création et la modernisation des appareils répressifs et administratifs de l’État par l’occupant visent à créer des conditions favorables à ses intérêts stratégiques et à la pénétration du capital américain dans l’agriculture. Donc, la modernisation politique ne va pas sans la modernisation économique et les changements sociaux en découlant. L’extension de la monnaie haitienne, par la clause fixant le taux de change à cinq gourdes pour un dollar, et la volonté de s’attaquer à la parcellarisation de la terre et de privilégier l’agriculture intensive aux dépens de l’agriculture extensive sont évidentes dans la Constitution de 1918. Moyennant la collaboration d’une partie des élites politiques locales, la plus importante tentative de modernisation économique et sociale du pays est entreprise depuis l’indépendance conquise en 1804. Elle entraine la reconfiguration des structures économiques et sociales impliquant l’émergence de nouvelles catégories économiques et sociales. Porteuses du projet de constitution d’un État moderne, celles-ci favorisent, par voie de conséquence, la stabilité politique, la pénétration et le développement du capitalisme en Haiti.

L’établissement d’un cadre légal approprié étant indispensable à la reconfiguration des structures économique et sociale, 33 mesures législatives sont alors adoptées entre 1915 et 1930, ce qui permet l’expropriation d’une partie des petits cultivateurs, transformés en ouvriers agricoles, et l’installation en Haiti de grandes compagnies s’adonnant à l’agriculture commerciale. De telles décisions conduisent à l’extension des rapports capitalistes de production et au développement d’un secteur de petites et moyennes entreprises commerciales et industrielles dans l’économie du pays. Cette nouvelle dynamique favorise l’apparition de nouvelles catégories sociales : la classe ouvrière et la classe moyenne. La présence progressive d’officiers haïtiens au sein de la Gendarmerie, la création d’écoles professionnelles et le recrutement de socioprofessionnels comme cadres moyens et supérieurs dans la nouvelle bureaucratie administrative contribuent aussi à l’élargissement de cette nouvelle classe moyenne, malgré sa faiblesse. Il en est de même de la classe ouvrière qui, avec le développement du mouvement syndical en Haiti, va s’ancrer dans l’administration publique et dans les compagnies privées.

Mais la reconfiguration des structures économique et sociale bouleverse le paysage politique haitien. Ainsi, la lutte pour le pouvoir devient une affaire essentiellement urbaine et les masses populaires de Port-au-Prince vont en être un acteur influent. Quant à la paysannerie, elle a le choix entre un salaire de misère, l’exode rural et l’émigration. Cependant, malgré l’existence d’une main-d’oeuvre abondante et bon marché, les entrepreneurs américains ne se ruent pas vers Haiti. La faiblesse des investissements privés ne facilite pas la transformation en profondeur des structures archaïques et arriérées du pays. L’oisiveté et la famine règnent dans les zones rurales et, selon certains auteurs : « Criblé de dette, mal alimenté, privé de son lopin de terre, le paysan connait une situation encore plus critique qu’avant l’occupation.» Aussi assiste-t-on à l’augmentation du vagabondage dans les campagnes, à l’exode rural et à l’extension du chômage dans les villes. L’émigration massive vers Cuba et la République Dominicaine, encouragée et organisée par l’occupant, semble représenter une alternative moins angoissante pour les paysans, mais elle s’apparente davantage à une nouvelle traite des Noirs, vu les conditions inhumaines dans les plantations de canne à sucre de ces pays.

(Contrairement à ce que les occidentaux nous disent aujourd’hui sur les immigrants, on peut comprendre que la migration d’Haitiens est dès le début une initiative américaine, capitaliste, au profit des entreprises américaines. C’est d’ailleurs le même objectif poursuivi par l’extermination des cochons créoles au début des années 80…détacher le paysan haitien du milieu rural, provoquer l’exode.—- Notre de #LeReCit)


Les chiffres avancés par les officiels américains montrent clairement que le départ des Haitiens répond à un objectif politico-économique précis. D’après M. Séjourné, inspecteur général des douanes, plus de 300,000 Haitiens abandonnent le pays durant les 19 ans d’occupation et très peu y reviennent. Ce chiffre ne représente que l’émigration légale, car l’émigration vers la République dominicaine, qui demeure hors de tout contrôle, est supérieure à celle en direction de Cuba. Selon certains officiels américains, l’émigration apporte une solution au problème démographique, puisque la population de la République (d’Haiti) se trouve au-dessus de sa capacité productive. Ne disposant pas de manufactures pouvant accueillir une main-d’oeuvre nombreuse et peu coûteuse, disponible et disposée à travailler pour un salaire de misère, l’émigration massive devient une soupape de sûreté pour les crises agraires suscitées par les dépossessions. Ce sont là les conséquences désastreuses d’une tentative de modernisation économique et sociale à marche forcée, dans un pays ayant évolué pendant plus d’un siècle d’indépendance en dehors des avancées techniques et des innovations technologiques du capitalisme mondial.

La liens de dépendance que la Convention haitiano-américaine du 16 septembre 1915 établit entre les deux pays démontrent qu’à la fin de l’occupation en 1934 Haiti dispose d’un État à l’allure moderne, mais ne jouissant que d’une souveraineté externe apparente. En revanche, le rétablissement du double monopole de la contrainte physique et de la fiscalité, de même que l’image de cet État centralisateur, institutionnalisé, surveillant et punissant, doté d’une souveraineté interne réelle, représentent un progrès manifeste par rapport à l’époque précédant l’intervention militaire et l’occupation américaines. En stoppant le régionalisme et le militarisme caudilliste, la fragmentation du territoire et l’instabilité politique chronique - en construisant des infrastructures et en reconfigurant les structures économique et sociale -, les Américains posent véritablement les jalons de la modernisation politique, économique et sociale d’Haiti entre 1915 et 1934. Il appartiendra aux élites politiques locales d’assurer la relève au départ de l’occupant. En 1916, soit un an après l’intervention des marines en Haiti, la République dominicaine fait à son tour l’expérience de l’occupation américaine directe. (Contrairement aux élites francophiles snobes et stériles d’Haiti, la classe dirigeante de la République Dominicaine s’est montrée pragmatique et a su en tirer les leçons positives —- Note de #LeReCit)


N.B.: A l’exception de nos deux commentaires, le texte titré « Haiti sous occupation américaine : 1915 -1934 » est un extrait (pp 203-212) du livre « Haiti, La République Dominicaine et Cuba. — État, économie et société (1492-2009) » du professeur Sauveur Pierre-Etienne. Nous avons reproduit fidèlement dans un but de vulgarisation patriotique. Nous espérons que l’auteur comprendra.

#LeReCit

Alabama becomes seventh state to approve castration for some sex offenses.-

The new law requires the procedure for anyone convicted of sex crimes with children under 13 as a condition of parole.
Gov. Kay Ivey addresses the Alabama Legislature in Montgomery in January 2018. Brynn Anderson / AP file


June 11, 2019, 1:18 AM EDT
By Alex Johnson

Alabama Gov. Kay Ivey on Monday signed into law a measure requiring anyone convicted of sex crimes with children younger than 13 to be chemically castrated as a condition of parole.

Under the new law, offenders required to undergo the reversible procedure must begin the treatment at least a month before their release dates and continue treatments until a judge finds that it's no longer necessary.

Ivey, a Republican, made no public statement about the measure. She had given little indication whether she supported the measure until Monday, the last day she could sign the bill.

The bill was introduced by Rep. Steve Hurst, a Republican representing Calhoun County, who said that if he had his way, offenders would be permanently castrated through surgery.

"If they're going to mark these children for life, they need to be marked for life," Hurst told NBC affiliate WSFA of Montgomery.

"My preference would be if someone does a small infant child like that, they need to die," he said. "God's going to deal with them one day."

The Alabama chapter of the American Civil Liberties Union, or ACLU, opposed the measure as unconstitutional.

"It could be cruel and unusual punishment," Randall Marshall, the chapter's executive director, told WSFA. "It also implicates right to privacy. Forced medications are all concerns."

"They really misunderstand what sexual assault is about," Marshall said. "Sexual assault isn't about sexual gratification. It's about power. It's about control."

Alabama is at least the seventh state allowing or requiring physical or chemical castration of some sex offenders, joining California, Florida, Louisiana, Montana, Texas and Wisconsin. In most of those states, the treatment is a reversible chemical procedure, and in many of them, it is an optional process for which offenders can volunteer to win or speed up their parole.

The U.S. territory of Guam, in the Western Pacific, also allows voluntary chemical castration, although the procedure has never been carried out there. A bill in the Legislature seeks to make the procedure mandatory for offenders seeking parole, NBC affiliate KUAM of Hagatna reported.

Ohio-based mission worker accused of abuse in Haiti.-

June 12, 2019
PETER SMITH
Pittsburgh Post-Gazette
petersmith@post-gazette.com

A Haitian court is hearing allegations that a worker for a large Ohio-based international aid ministry allegedly sexually abused minors in Haiti.
Christian Aid Ministries of Berlin, Ohio — which is supported by various Mennonite, Amish and related groups — said in a statement Tuesday it became aware of “serious allegations” against the worker several weeks ago, when it “promptly discharged” him. It said it has been cooperating with authorities.
The alleged perpetrator left Haiti for the United States amid the allegations, the ministry said. He has not yet appeared before the Haitian court in the city of Petit-Goave to face the allegations.
“We understand that the individual made a confession to leaders in his local church in the U.S. and has reported himself to Ohio state legal authorities,” the Christian Aid Ministries statement said.
Court documents from Haiti, in addition to a pastor and an attorney for alleged victims in that country, have all confirmed the name of the alleged perpetrator as Jeriah Mast, who has roots in Holmes County. The northeastern Ohio county is home to Christian Aid Ministries and to Ohio’s largest concentration of conservative Mennonites and Amish.
Archives of Christian Aid Ministries newsletters and other reports indicate Mr. Mast worked in Haiti for many years. 
The revelations come as survivors of sexual abuse among Mennonites and Amish are increasingly speaking out, calling for church leaders to report abuses to law-enforcement rather than attempting to contain scandals in-house.
As reported in the Post-Gazette’s recent series of reports, “Coverings,” adult survivors of child sexual abuse in those communities say they were often shamed for reporting abuse and pressured to forgive predators who were soon restored to fellowship without safeguards to prevent future abuse.
An advocate for victims in Mennonite and Amish settings, Trudy Metzger of Ontario, Canada, is calling on Christian Aid Ministries to disclose what it knew about Mr. Mast’s alleged actions over the years, and when it knew it.
“I would like their work continue,” Ms. Metzger said of Christian Aid Ministries’ humanitarian work. “But they can’t keep doing this ... looking the other way.”
She traveled to Haiti last week to talk to victims and to observe a court hearing into the charges. While in Haiti, she said she spoke to a longtime worker for another agency in Haiti— Life Literature, where Mr. Mast previously worked part-time — and posted a recording of her interview with him on her blog. In it, the worker said members of both organizations confronted Mr. Mast about such allegations around 2012.
Emmanuel Louiceus, a Haitian attorney, said by email he represents five clients who were allegedly abused as boys by Mr. Mast. He said Mr. Mast faces prosecution and that Christian Aid Ministries faces a civil claim.
Christian Aid Ministries says on its website it aims to be a “trustworthy and efficient channel for Amish, Mennonite, and other conservative Anabaptist groups and individuals to minister to physical and spiritual needs around the world.” It works with orphans, provides humanitarian aid such as food, clothing and medicine to the needy and distributes religious literature.
The organization reported receipts of nearly $130 million in receipts such as donations and grants in 2017, according to its filing under tax-exempt status with the Internal Revenue Service.
The Christian Aid Ministries statement came after several days of ferment about the case on social media and a query by the Post-Gazette.
“We recognize that any form of abuse of a child is both a horrific sin and a serious crime,” the statement said. “We are actively working to investigate and address this situation and to care for those who have been harmed.”
It said the ministries’ representatives have been in contact with relevant U.S. federal agencies.
Brucely Delma, pastor of a church on the outskirts of Petit-Goave, said in a phone interview that Mr. Mast worked at the church and its school between 2008 and 2010. 
He said Mr. Mast’s work ended in 2010 when the pastor learned of his alleged abuse of boys, confronted him and excommunicated him from the church. Pastor Delma said Mr. Mast left for the city of Port-au-Prince after that. He said Christian Aid Ministries would have been aware that Mr. Mast was excommunicated.
“I’m quite certain they knew,” he said.
On June 6, Pastor Delma was summoned before a Haitian court in Petit-Goave on a charge of failing to report the abuse to authorities at the time, which Mr. Delma said he now deeply regrets. 
He said while he followed the biblical teaching to discipline a wayward member, the Bible also mandates that “we have to respect the law of the land,” he said. If he is ever aware of a case of abuse again, “the first thing I will do is report it to the law,” he said. He said his case is pending.
He said American missionary agencies should make sure their workers are trained and screened from “head to toe” before being sent to Haiti. 
Mr. Mast could not be reached for comment. Christian Aid Ministries on Tuesday did not return a request for additional comment.
Peter Smith: petersmith@post-gazette.com or 412-263-1416; Twitter @PG_PeterSmith.

mardi 11 juin 2019

#Haiti : Le Chef de la Police Michel Ange Gédéon commande aux policiers haïtiens de ne pas riposter aux tirs des bandits armés.-

Lè #LeReCit te konn ap denonse ⁦@DG_PNH⁩ Michel-Ange Gédéon, ki nan Gang Nippes ak Nenel Cassy, Anthony Babier + Privert, anpil moun tap kritike nou di sispann anmède nèg la. Jodia, tout moun wè verite a. Tout moun konprann poukisa polisye mouri anpil sou kòmandman DG sa.

https://twitter.com/reseaucitadelle/status/1138446019237224448?s=21

https://www.facebook.com/LeRecitHaiti/videos/1246329728859839/

lundi 10 juin 2019

La dangereuse idéologie Libérale/Libertaire, derrière les “COMEDIES” de l’ex-président Michel Martelly.-

La dangereuse idéologie Libérale/Libertaire, derrière les “COMEDIES” de l’ex-président Michel Martelly.- #LeReCit

Ce n’est pas une mince affaire. Le comportement de Michel Martelly s’inscrit dans une logique idéologique d’individualiste radical, libérale/libertaire excessive, hédoniste, qui place sa personne au-dessus de toutes les institutions sociales : famille, communauté, nation...etc.

Ce comportement fut compréhensible à un stade de sa vie, surtout à sa jeunesse. Mais, s’obstiner à le pousser à l’extrême au point d’en faire un mécanisme permanent de prise de pouvoir dans un pays chaotique, un État en faillite, une économie effondrée, un peuple désespéré, une corruption endémique généralisée, des scandales de détournement d’aides étrangères, c’est condamner notre pays à disparaître.

D’ailleurs, l’offensive de l’idéologie radicale Libérale/Libertaire est à la base de la destruction des états-nations, de la déstructuration des coutumes et traditions qui constituent notre identité nationale, transformant nos enfants en esclaves de la tyrannie des désirs stimulés par la publicité, la culture consumériste et de tous les excès dans un pays pauvre.... l’une des causes principales de la prolifération des gangs. Il est temps de tout réévaluer en vue de construire un rêve haïtien.

Lisez notre texte : 
« Haiti, la première victime de la mondialisation — la cause de l’effondrement de l’État et des structures socio-communautaires.
http://reseaucitadelle.blogspot.com/2019/06/haiti-la-premiere-victime-de-la.html?m=1 »

A 58 ans, l’ex-président Martelly doit réévaluer son comportement pour mieux exercer son leadership de dirigeant politique.


Cyrus Sibert
#LeReCit @ReseauCitadelle
Cap-Haitien, Haiti
10 juin 2019

vendredi 7 juin 2019

Judge approves $60 million settlement in sex abuse lawsuit against Fairfield University.-

Douglas Perlitz (above) operated the now-defunct Project Pierre Touissant School in Cap-Haitien, Haiti.
Douglas Perlitz (above) operated the now-defunct Project Pierre Touissant School in Cap-Haitien, Haiti.(ASSOCIATED PRESS/FILE 2004) 
Judge approves $60 million settlement in sex abuse lawsuit against Fairfield University.-

By Danny McDonald Globe Staff,June 6, 2019.

As many as 170 victims of a convicted pedophile who operated a Catholic school for boys in Haiti are eligible for a share of a $60 million settlement approved this week by a federal judge in Connecticut, according to attorneys involved in the case.

The agreement settles a class-action lawsuit alleging misconduct at Project Pierre Touissant School in Cap-Haitien by its founder, Douglas Perlitz, who is serving a nearly 20-year prison term for sexually abusing boys there.

Perlitz operated the now defunct school with financial support of Fairfield University in Connecticut, the Society of Jesus of New England, the Order of Malta — American Association, and Haiti Fund, Inc.

Under the settlement, those organizations, as well as Rev. Paul E. Carrier and Hope E. Carter, will pay the $60 million, according to a statement released Thursday by attorneys for the victims.

The agreement, which is scheduled to become final on Aug. 27, bundled individual lawsuits into a class action, according to the statement.

The suits alleged that Perlitz would frequently fly back to Fairfield, Conn., to raise money for the school. He used portions of those funds to groom his minor victims and to provide them with gifts or money in exchange for sexual acts, according to the victims’ attorneys.

The Haiti Fund and Fairfield University, which is operated by the New England Jesuit Order, knew Perlitz used substantial portions of such funds to pay for his trips to Haiti, according to the victim’s attorney.

The Haiti Fund is a now defunct Connecticut charity that helped raise money for the school. Such groups failed “to institute generally accepted safeguards — or any safeguards — to prevent the abuses which occurred,” the attorneys said in a statement announcing the settlement’s approval.

The proposed agreement involving misconduct at the school in Cap-Haitien stands out because it will benefit former students in one of the most impoverished nations in the world, the Globe reported in January.

In 2010, Perlitz pleaded guilty to sexually abusing at least eight children over a decade in Haiti and was sentenced to nearly 20 years in US federal prison.

“We are grateful that this process is in its final stages and will provide closure for these brave young men,” said Paul J. Hanly, Jr., an attorney representing the victims, in a statement. “The settlement will allow the survivors to move beyond these horrors, enable them to receive whatever counseling and aid they require, and move on with their lives, as best as they can.”
—————


Laura Crimaldi of Globe staff contributed to this report. Danny McDonald can be reached at daniel.mcdonald@globe.com. Follow him on Twitter @Danny__McDonald.


https://www.bostonglobe.com/metro/2019/06/06/judge-approves-million-settlement-sex-abuse-lawsuit-against-fairfield-university/12zhj4VrPCSqP4gKZGoAcK/story.html

dimanche 2 juin 2019

LakouDekont itilize non Laurent Lamothe pou kache non minis plan kite siyen kontra lise an septanm 2011.-

Poukisa LakouDeKont refize mete non moun kite minis Planifikasyon lè kontra konstriksyon lise sa yo te siyen? Eske se yonn nan moun ak konpayi lap pwoteje yo? Kreten palè nasyonal yo kite INITE, gwoup Blakawout ak Boudon mete tout #Petrocaribe sou do @MoiseJovenel#LeReCit


@LaurentLamothe te minis planifikasyon apati 13 Out 2012. Yo paka retire non moun kite siyen kontra yo epi yap mete non li. Pèp la dwe egzije eksplikasyon sou desizyon Lakoudekont pou pa janm site non moun kite siyen kontra sa yo an septanm 2011 epi angaje leta...

Une petite preuve que les personnes accusées méritent d’exercer leur doit legitime de contestation.-

Une petite preuve que les personnes accusées méritent d’exercer leur doit legitime de contestation.-

Pour la Construction du Lycée National de Hinche, la Cour des comptes nous dit que le contrat a été signé le 7 octobre 2011, et du même coup accuse Laurent Salvador Lamothe comme co-contractant responsable en qualité de Ministre du Plan.
Or, Lamothe est devenu Ministre de la Planification le lundi 13 aout 2012. 


2e Rapò Koudèkont sou #Petrocaribe retire dosye sa nan lari epi mete’l sou wout lalwa ak dokiman.

#LeReCit : 2e Rapò Koudèkont sou #Petrocaribe retire dosye sa nan lari epi mete’l sou wout lalwa ak dokiman. Pandan rapò sa yo demontre gen gagòt kite fèt nan #Petrocaribe, menm lè li gade yon sèl bò, li bay posibilite pou tout moun yo akize san prèv e pa erè yo egzije koreksyon.

Mòd rapò oryante sa yo pwouve kòman Palè Nasyonal pap jere anyen. #LeReCit te di yo atansyon ak mòd ankèt sa yo. Men yo twòp okipe nan reyinyon, gen nan yo kite panse se sèl @LaurentLamothe ki konsène, depi yo fèl pase pou koupab tout bagay fini. Jodia tout moun wè rezita yo.

Kontrèman a sa malveyan vle fè kwè, nou toujou di "si yon moun manje pwa, se nòmal pou’l bay lapire”. Lajan pèp la dwe respekte. Nan sans sa, si yon moun koupab, li dwe peye pou konfyans pèp ak konfyans nou menm nan #LeReCit li trayi.

Men, Lakoudekont rete yon tribinal administratif ak finans piblik. Ki vle di, lalwa bay moun li akize yo dwa ak delè pou demanti ak bonjan prèv oubyen plede koupab. Nap tann reyaksyon.
Epi tou, se moun ki ireskonsab ki reyaji sou yon rapò teknik 612 paj, san li pa li dokiman an.


https://www.facebook.com/LeRecitHaiti/photos/a.10153417078189478/10158685660069478/

samedi 1 juin 2019

Haiti, la première victime de la mondialisation — la cause de l’effondrement de l’État et des structures socio-communautaires.-

Centre de ville de Port-au Prince en 1981.
Centre ville de Port-au-Prince 2019. De l’ordre à l’anarchie.
Haiti, la première victime de la mondialisation — la cause de l’effondrement de l’État et des structures socio-communautaires.- (Texte de Cyrus Sibert)

C’est une réalité, notre pays Haiti est dans une impasse. Un vrai cauchemar. A contrecoeur, la classe moyenne, les jeunes, surtout les plus éduqués, sont obligés de se réfugier à l’étranger. Ceux qui choisissent de rester ont pris un gros risque pour leur avenir et celui de leurs progénitures. La grande majorité qui est contrainte de rester vit dans le désespoir absolu, une torture morale renforcée par l’observation, sur les réseaux sociaux de leur contemporains évoluant en terres étrangères.

A chaque élection, des candidats multiplient des promesses pour ensuite se retrouver coincés au pouvoir, impuissants ou incapables d’arrêter la descente aux enfers. Ceux qui se proposent en alternative adoptent les mêmes stratégies en se présentant comme producteurs d’oeufs (Youri Latortue), de café à Montagne Noire (Reginald Boulos) à l’instar du producteur de bananes devenu président. Ce qui prouve que le problème est mal diagnostiqué. Or, on ne sortira pas de ce trou sans une bonne compréhension du problème, de ce mal qui engendre une succession d’échecs.

C’est dans cet esprit que nous avons construit un plan de recherche, de lecture et d’analyse qui nous amène à découvrir le piège dans lequel est tombé notre pays et les présidents qui se sont succédé.

Tout d’abord, la lecture du livre produit par le professeur Sauveur Pierre-Étienne nous a guidé vers l’essentiel : l’évolution des états de la caraïbe depuis la période coloniale à post-coloniale a trop souvent été influencée par les rivalités et les enjeux politiques du continent européen. Quand l’Espagne est en guerre avec la France, les territoires Cuba, Saint-Domingue et Santo-Domingo connaissent une vague de violence folle. Après l’indépendance de ces colonies, l’occident continue de téléguider les relations dans la région. Ce qui nous porte à penser que le moment est venu pour nous autres indigènes de la caraïbe de discuter sans influences externes et de résoudre nos problèmes en souverains, représentants d’États libres et indépendants.

Ce qui nous pousse à approfondir nos recherches sur l’évolution des idées politiques en occident. Et, sur ce point, le livre critique de Michel Geoffroy, “La super-classe mondiale contre les peuples”, a été d’une importance capitale; une explication détaillée de l’évolution des idées libéralistes/libertaires parues en Europe à partir du siècle des lumières, ayant entrainé la culture hédoniste (l’idolâtrie du désir) et le mouvement hippie des années 60 créant une “Nouvelle classe mondiale/mondialiste” d’intellectuels et d’affairistes jouisseurs arrogants et sans aucun respect pour les traditions, les institutions et les cultures des peuples, jusqu’à sa forme conquérante (impérialiste) de type croisade à partir des années 80 et surtout de l’effondrement de l’URSS.

Résultat : la majorité des États de ce monde sont déstructurés, extrêmement faibles, incapables d’exercer leur obligation de police et de sûreté, donc de sécuriser leur territoire ni de protéger leurs citoyens, incapable de contrôler la circulation des personnes (immigration) et des biens (douane). Des États tellement en décomposition que des groupes criminels, des clans dominent la vie publique, les empêchant de collecter les taxes et impôts indispensables au financement du budget de fonctionnement et d’investissement publics.


D’entrée de jeu, disons que notre pays Haiti est pris au piège de la “super classe mondiale libéraliste/libertaire” (suivant la définition de l’écrivain Michel Geoffroy) qui dans sa stratégie de la mondialisation a détruit Haiti à partir des étapes suivantes :
1- L’extermination des cochons créoles au début des années 80;
2- La chute non-planifiée de Jean-Claude Duvalier en 1986;
3- Ouverture du marché haitien — sous la gouvernance du Général Henry Namphy et de son ministre des finances Leslie Delatour — aux importations libres de produits agricoles (riz, pois) en vue de détruire notre production nationale;
4- La manipulation de l’armée haïtienne contre l’élection de leaders compétents comme Gérard Gourgues et Leslie François Manigat, capables d’inspirer la fierté nationale et de mener une politique nationale progressiste;
5- L’encouragement de l’explosion ou de l’“invasion des ONGs” pour affaiblir l’État haitien suivi du financement de l’instabilité politique en vue de justifier la transite de l’aide internationale au travers de ces entités non-gouvernementales;
6- L’instauration d’un régime anarco-populiste et l’établissement d’une stratégie de chaos permanent au nom des droits de l’homme;
7- La manipulation des généraux pour fomenter des coups d’État jusqu’au putsch de 1991, justifiant embargo économique, un blocus naval, puis l’invasion militaire US et enfin la mise sous tutelle internationale d’#Haiti;
8- La destruction de l’armée et démobilisation de la structure de sécurité nationale (chefs sections);
9- La liquidation des entreprises publiques CIMENT D’HAITI, ACIERIE D’HAITI, MINOTERIE, EDH/VARREUX, au profit d’une mafia d’État;
10- L’Introduction du choléra en Haiti;
11- Le processus d’effacement de la mémoire nationale : Les fêtes nationales d’Haiti sont devenues le rendez-vous pour des manifestations antigouvernementales.

On oublie trop souvent que l’une des conditions du retour du président Jean-Bertrand Aristide était la signature avec la “nouvelle classe mondiale” de l’Accord de Paris qui consistait à liquider les entreprises de l’État sous forme de privatisation. On connait le résultat : Minoterie d’Haiti, Aciérie d’Haiti, EDH ont toutes été vendues à des oligarques représentants de la “nouvelle classe mondiale libérale/libertaire” en Haiti.


Pour atteindre ses objectifs de déstructuration de notre pays, cette classe nouvelle mondiale s’est servie :
- de la bourgeoisie compradore, cette frange anti-nationale de la bourgeoisie haïtienne;
- des organisations de droits humains qui affaiblissent continuellement l’État avec des rapports commandés, souvent fabriqués;
- des médias qui les aident à décourager la population, détruire l’épopée et l’idéale nationales, construire une mentalité défaitiste anti-nationale, remplacer la culture par une sous-culture occidentale de consommation, du plaisir, de bamboche continue, l’exhibitionnisme fou, etc;
- des “intellectuels organiques” et des “idiots utiles” qui font la promotion des idées reçues à travers les médias, les universités, les clubs et forums et les partis politiques;

On rencontre aussi les “idiots utiles” ou les “intellectuels organiques” comme technocrates dans l’administration publique et les cabinets particuliers de dirigeants haïtiens. Leur mission constitue à dire “comment cela se fait au niveau mondial”, i.e. suivant les dictées de la “super-classe mondiale”. Car en réalité, ces intellectuels sont tous, formés sur mesure, dans des universités occidentales, en vue de répéter le dogme de la “super classe mondiale libérale/libertaire” qui cherche à réduire tous les peuples en “ressources humaines” ou main d’oeuvre destinée uniquement à la production capitaliste; de nous formater en consommateurs obsédés par la satisfaction de nos désirs; transformant les nations en un amas d’individus coupés de leurs attachements culturels, coutumiers, historiques, ethniques et identitaires — pour mieux les exploiter.


Avec l’échec de l’URSS, il n’y a plus de gauche pour articuler un discours critique des excès du capitalisme. Gauche et Droite sont devenues “Droit et Gauche”; donc, les deux ailes du faucon qui se nourrit de la chair des peuples.

“Les BoBos” (bourgeois bohèmes) est le nom donné à cette nouvelle classe mondiale qui détruit les peuples. L’écrivain Christophe nous dit : “les bobos forment la nouvelle bourgeoisie et rassemblent les populations intégrées ou connectées à l’économie-monde, travaillant hors sol, dans le tertiaire, dans les métiers intellectuels, les emplois qualifiés (…) Ce qui les distingue de l’ancienne bourgeoisie, c’est qu’ils sont généralement de gauche et ne vivent pas comme classe dominante. Par angélisme ou par ruse, ils refusent d’assumer leur position de domination sociale.” p.90 du livre “La super-classe mondiale contre les peuples” de Michel Geoffroy, ed. Via Romana, 2018

En réalité, un petit groupe de gens qui fréquentent les mêmes universités, fréquentent les mêmes clubs et les mêmes conférences internationales tissent une série de relations pour s’enrichir au détriment des peuples, au mépris des frontières géographiques, culturelles et historiques. Ils sont partout… dans les cabinets particuliers de chefs d’Etat, des premiers ministres et d’institutions financières internationales, et appliquent la même politique visant à affaiblir les États, à effacer l’histoire des peuples, leurs traditions, leurs us et coutumes et à les réduire en objets marchands : main-d’oeuvre ou clientèle. Les noms et les familles n’ont plus d’importance. Nous sommes à l’heure des numéros de matricules, des usernames, les amis sont remplacés par des followers, nous sommes dé-socialisés.

Sans sombrer dans une approche rétrograde et anti-modernité, nous devons reconnaitre que le mépris et l’assaut répétés des entités collectives comme la famille, le voisinage, la communauté, la société et la nation, le piétinement de certaines valeurs culturelles — fondamentales, provoquent désastre et désarroi, et exposent les individus à toute sorte de folie.

Contrairement à ce qu’on nous dit, le système politique de la “nouvelle classe mondiale” n’est pas la démocratie, mais la post-démocratie. Car, elle exerce la tyrannie du marché, de la consommation stimulée par le désir sur l’homme atomisé, (individualisé) i.e. isolé et privé du système collectif de protection, de défense et de survie.

Telle est la cause fondamentale du désastre que nous observons actuellement en Haiti.

De plus, contrairement aux idéaux démocratiques, la nouvelle classe mondiale organise la répression et la perversion de la gouvernance démocratique. A savoir :

- Le “bucher” des médias contre les dissidents. Malheur à celui qui ose exprimer une idée contraire à la l’idée dominante reçue; 
- L’instrumentalisation des tribunaux et des organisations de droits humains pour paralyser l’action des élus. 
- La légitimité électorale ou populaire n’a pas de sens aux yeux des “intellectuels organiques” et des “idiots utiles” qui place leur système d’influence occulte au-dessus du suffrage universel;
- le pouvoirs des lobbyistes;
- l’arrogance de l’argent et de ceux qui ne se présentent jamais devant le peuple pour tester leur légitimité; (Ces dirigeants d’organisations dites de la société civile ou de Droits humains qui se croient autorisés à dicter aux élus leurs quatre volontés.)
- L’abstention — lors des joutes électorales — provoquée par le découragement des peuples à partir des médias et de la non-matérialisation des retombées attendues par la population. En ce sens, il faut toujours empêcher aux élus de concrétiser leur promesse de campagne. Cela fait aussi partir du jeu. Car, finalement, les peuples n’auront d’autres choix que de se livrer aux diktats des technocrates des institutions internationales.

« A rebours de ce que prétendent les tenants de l’oligarchie “éclairée” : en post-démocratie, les gouvernements ne gouvernent plus, l’alternance est un leurre, les lobbies et les intérêts financiers dominent et les médias mentent en diffusant les slogans de l’oligarchie. » op.cit. p. 401


Le livre de Michel Geoffroy permet de mieux comprendre la réalité actuelle d’Haiti. Même quand l’analyse n’innocente pas les dirigeants haïtiens, elle nous permet de comprendre la stratégie de cette “nouvelle classe mondiale” qui cherche à détruire les peuples et les nations, au nom de la liberté, de la globalisation et du libéralisme; un acharnement contre les État-nations, manifesté par un complot permanent contre tout effort de redressement national.

Tout programme de production ou de renforcement national qui ne correspond pas à la vision de cette nouvelle classe dominante des “Bobos” qui disposent d’espions bien placés au Palais National, à la Primature, au Palais Législatif et dans l’administration publique sera contrecarré, combattu et bloqué. De plus, la bourgeoise nationale étant dominée par des rétrogrades, des importateurs de produits finis qui n’ont aucun intérêt dans la production nationale, les efforts de redressement sont quasi-impossibles.

Les patriotes haïtiens doivent-être conscients de tous ces phénomènes qui affaiblissent l’État haitien et déstabilisent notre société. Les Gangs, la contrebande, les ONGs anti-développement, les assassinats répétés de policiers, la “confusion culturelle” qui essence les “sous cultures de ghettos de grandes villes occidentales” les phénomènes de mode dévalorisant pour l’homme et la femme haïtienne, l’implosion des familles…

A bien suivre, on peut dire qu’il y a un cheminement dans la déstructuration de la société haïtienne et de notre État qui remonte à l’extermination massive des cochons créoles. Pour remédier à cette situation, il nous faut plus que des actions de type pompier, mieux que la réalisation de quelques ouvrages, en dehors de toute réflexion stratégique et structurelle. L’État haitien doit se réinventer. Il doit sortir de ce statut de producteur de main d’oeuvre au profit des pays voisins comme la République Dominicaine, USA, Canada, Bahamas, France, Brésil, Chili… Ces jeunes formés dans les écoles publiques avec les maigres ressources du peuple haitien doivent pouvoir trouver une raison d’être, d’évoluer et de vivre dans leur pays.

Les extraits qui suivent, expliquent clairement, le piège dans lequel notre pays Haiti est empêtré depuis 1980, avec comme objectifs :
1- Détacher l’haitien de sa terre natale — des campagnes;
2- Provoquer l’exode rural des haïtiens au bénéfice de la sous-traitance de Port-au-Prince et de l’exploitation d’une main d’oeuvre mal-rémunérée en République Dominicaine, aux Etats-Unis, dans les Bahamas, etc;
3- Transformer les haïtiens en consommateurs des biens produits par des usines appartenant à des investisseurs occidentaux, établies en République dominicaine.
4- Faire d’Haiti un site de décharge pour les produits usés des Etats-Unis et une réserve de ressources naturelles des puissances occidentales. 

⬇⬇⬇

* « La tyrannie du désir constitue un brise-glace chargé de détruire tout ce qui s’oppose encore à la marchandisation du monde et de l’homme lui-même.
… la réduction de tout à la loi de l’intérêt marchand suppose la destruction préalable des grands signifiants symboliques que sont la morale, la religion, la patrie, la tradition, le devoir, (le civisme)…» p.101]

* « Le révolution libertaire ouvre en effet la voie à “l’économie du désir” selon l’expression d’Hervé Juvin. Un désir jamais assouvi mais toujours entretenu devient le moteur de la consommation sans fin, le moteur du système capitalisme mondial.» p.102

* « Il ne s’agit pas non plus de promouvoir la liberté entendue comme maitrise de soi et de son destin, mais au contraire de livrer l’homme à la ‘‘tyrannie du désir’’, c’est-à-dire au chaos de ses instincts, et de le soumettre aux forces du marché.» p.102

* «… s’attaquer à tout ce qui le réfrénait : les institutions, les traditions, la religion, la morale et la culture qui disciplinaient le chaos des instincts humains.
… c’est une mise en servitude de l’homme. Réduit à l’état d’atome désirant, conditionné par la publicité et le crédit à l’achat compulsif, l’individu devient en réalité l’esclave de ses pulsions et du marché.» p.210

* «… la réduction de l’homme à l’État d’atome social, de consommateur compulsif et de ressource humaine jetable au service du marché.» p.103

* « ….le pouvoir appartient à qui produit, excite, entretient, maintient les histoires du désir. » p.103

* « Selon Aristote, l’oligarchie correspond à l’Aristocratie libérée de la morale et du souci du bien commun.
Le libéralisme sert aussi de justification “économique” à l’oligarchie financière pour déconstruire toutes les protections culturelles et communautaires que l’homme a mis des siècles à bâtir pour se défendre, précisément, du risque de n’être qu’une marchandise, un esclave, c’est-à-dire un homme réduit au statut de marchandise. » op. cit. p.109

* « Le dette devient un mécanisme par lequel la super-classe mondiale entend assurer l’ordre, son ordre au sein du monde chaotique des individus qu’elle a contribué à créer en déclenchant la révolution libérale/libertaire partout en occident. C’est la dette qui enchaine les individus à la société du désir, comme elle enchaine les États au bon vouloir des institutions financières et à l’idéologie qui les anime.» p.222

* « En d’autres termes, les grandes firmes entendent mettre en place partout des dispositifs assurant la possibilité de contester et de sanctionner les législations nationales qui les dérangent. Ce qui revient à imposer la primauté de leurs intérêts sur ceux des États et, à travers leurs législations, sur les peuples. Des dispositifs de justice privée en outre (on dit arbitrale en novlangue) permettent de contester des législations et les réglementations publiques : ne serait-ce pas le stade ultime de la privatisation de la chose publique? » p.227

* « La superclasse mondiale s’est très tôt intéressée en effet à l’instrument d’influence par excellence que constituent d’abord la presse et aujourd’hui les médias, notamment télévisés. Les médias reflètent donc fidèlement l’opinion et les intérêts non de leur public, mais de l’oligarchie financière et publicitaire.» p.301

* « Les médias remplissent plusieurs fonctions essentielles au projet mondialiste, au-delà de leur rôle économique immédiat de vendeur de leur public aux annonceurs publicitaires. D’abord une fonction de propagande,…..Ils ont aussi pour habitude de tourner en dérision les valeurs et traditions nationales et populaires, rôle général dévolu aux humoristes médiatiques…» p.303

* « Les médias cherchent à sidérer la population en l’enfermant dans une bulle (ou une caverne) médiatique et publicitaire contrôlée, qui concrétise sa double soumission : la soumission au pouvoir économique d’abord, par le biais de la publicité, et la soumission à l’idéologie libérale/libertaire cosmopolite ensuite, par le biais de la propagande, du divertissement et de la diabolisation. La dernière fonction des médias est de nature extra-judiciaire : diaboliser les cibles et les dissidents — les opposants au projet mondialiste de la superclasse mondiale — en les vouant au bucher médiatique, prélude au bucher judiciaire. D’ailleurs, les médias et la justice entretiennent des liens étroits.» p.305 - 306. __ Fin de citations!

En ce sens, aucun projet national n’est admissible en Haiti sans une mobilisation nationale et surtout avec un leader responsable, courageux et même intrépide quand il est dans le droit chemin. 

La super-classe mondiale dispose de relais au sein de la bourgeoisie compradore et voleuse qui a toujours servi ses intérêts;
des banques pour manipuler le dollar et provoquer l’inflation;
des politiciens traditionnels qui obéissent à ses diktats d’opposition virtuelle, radicale et subversive;
des ONGs qui lui servent de moyens pour affaiblir l’État en attaquant sa légitimité;
sans compter les appareils d’intoxication culturelle (les sous-cultures consuméristes), cette police dirigée par les ambassades, ces médias soumis, ces journalistes influents qui ne comprennent pas le sens, la dimension, ni le caractère noble de leur travail;
tout un dispositif pour stopper net la moindre velléité d’exécution d’un projet de redressement national.

Cyrus Sibert, Cap-Haitien, Haiti
#LeReCit @ReseauCitadelle
reseaucitadelle@yahoo.fr
http://reseaucitadelle.blogspot.com
01 juin 2019

vendredi 24 mai 2019

Interpol: démantèlement d'un réseau international de pédophiles sur le «darkweb».-

Interpol: démantèlement d'un réseau international de pédophiles sur le «darkweb».-

Par Le Figaro avec AFP 
Publié le 23/05/2019 à 08:58

L'organisation de coopération policière internationale Interpol a annoncé ce jeudi le démantèlement d'un réseau international de pédophiles connectés sur le «darkweb», une opération qui a déjà conduit à l'arrestation de neuf personnes en Thaïlande, Australie et Etats-Unis. Lancée en 2017 après la découverte de matériel pédopornographique sur un site à souscription du darkweb réunissant près de 63.000 membres, cette opération initiée par Interpol a aussi permis de «sauver 50 enfants», ajoute l'organisation sans préciser ni leur âge ni leur nationalité.

Saisis par Interpol au début de l'affaire, des enquêteurs de plusieurs pays ont analysé du matériel publié sur ce site montrant des abus perpétrés sur onze garçons, tous âgés de moins de 13 ans, parvenant à localiser des adresses IP en Thaïlande, Australie et Etats-Unis. De son côté, le département de lutte contre la cybercriminalité de Bulgarie a désactivé le serveur de ce site sur lequel «pendant plusieurs années du nouveau matériel était mis en ligne chaque semaine», précise Interpol.

Des milliers de documents pédopornographiques filmés.-

Parmi neuf suspects interpellés, le principal administrateur du site, basé en Thaïlande, a été identifié comme l'auteur des abus contre les 11 garçons parmi lesquels figurait son neveu. Un autre webmestre résidant en Australie a été arrêté en possession de milliers de documents pédopornographiques filmés en Thaïlande et en Australie. Sur ces images, il était souvent le principal auteur des abus sur des enfants dont l'un n'était âgé que de 15 mois au moment des faits, affirme Interpol. Les deux hommes ont déjà été respectivement condamnés à 146 ans et 40 ans de prison dans leurs pays de résidence.

Aux Etats-Unis, «plusieurs arrestations concernent des personnes occupant des postes de confiance, ainsi qu'un individu qui a abusé de son demi-frère âgé de deux ans», a déclaré l'attaché régional du ministère de la Sécurité intérieure (HSI) américain à Bangkok Eric McLoughlin, cité par Interpol.

L'enquête, qui mobilise encore près de 60 pays membres de l'organisation policière, pourrait se prolonger pendant plusieurs années tant les ramifications de ce réseau sont nombreuses et étendues. Outre les 50 enfants «sauvés», les enquêteurs tentent d'en identifier une centaine d'autres également susceptibles d'avoir été victimes de ce réseau, indique encore Interpol sans fournir davantage de précisions.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/interpol-demantelement-d-un-reseau-international-de-pedophiles-sur-le-darkweb-20190523

samedi 18 mai 2019

Le juge d’instruction de CAFE TRIO était l’avocat de Moise Jean-Charles.-

L’emprisonnement abusif du Délégué Départemental Nord, Antonio Jules, vise à l’empêcher de récuser le Juge d’Instruction Emmanuel Vertilaire, reconnu comme avocat de Moise Jean-Charles lors des élections de 2009. 

Normalement, le juge Vertilaire devait refuser d’enquêter sur ce dossier, faute de conflit d’intérêt. Malgré tout, il a eu le courage d'auditionner Moise Jean-Charles, accusé aussi par @LatortueYouri dans l’Affaire CAFE TRIO!


vendredi 17 mai 2019

Cyrus Sibert ap reponn yon sitwayen ki di’l resezi’l nan dosye Antonio Jules la.- #LeReCit

Cyrus Sibert ap reponn yon sitwayen ki di’l resezi’l nan dosye Antonio Jules la.- #LeReCit

Monchè Jacky Andre, li mande anpil kouraj pou defann dwa moun. Sitou moun ke advasè politik ap denigre nan radyo ak opinyon piblik. Paske, se nan defann prensip sa yo nap ka defann dwa tout moun an jeneral.

Jodia nou pare pou aksepte ke yon jij enstriksyon gen dwa voye kelkeswa moun nan prizon nenpòt kilè, sitou paske li fache deske sitwayen an deside rekize’l. Demen nap viktim de sa, lè yon jij enstriksyon voye nou nan prizon paske li bezwen pran madanm nou, paske li bezwen pran pitit fi nou, oubyen paske li bezwen pran byen nou.

Nan peyi Lafrans kote yo te envante pòs jij enstriksyon sa, yo komanse refòme’l, kreye lòt pòs jij pou sipèvize’l kontwole, e anpeche deriv. Paske se yon kreyasyon 18e syèk kote lide otokrat, abitrè ak anperè, diktati tap domine lemond.

Nou tout konnen kòman bagay yo ye nan peyi d’Haiti. Si nan peyi Lafrans yo reyalize ke jij enstriksyon yo fè anpil derapaj, se pa an #Haiti kote mwayen prèv yo trè limite. Se yo di, li di, mwen tande, li te di’m, elatriye… Donk, se yon peyi kote li fasil pou monte dosye sou moun pou divès rezon.…jalouzi, rayisman, anbisyon, elatriye. Nan sans sa, tout moun ki gen bon sans dwe egzije ke otorite yo ki gen mwayen nan men yo, chache prèv solid avan yo detri lavi yon sitwayen tankou repitasyon li, byen li ak libète li.

Map di’w tou ke menm moun ki kondane a mò gen dwa. Nan sitiyasyon peyi a ye la tout moun ap mande trase egzanp… se sa tout moun ap repete. Ebyen, egzanp yo dwe trase san pasyon, san kòlè, san rayisman, san enflyans, nan respè dwa ak garanti lalwa.

Mwen pap okipe okenn moun kap kritike pozisyon’m. Paske mwen konnen, 1- Jezi te nan prizon paske yon ti gwoup moun te deside touye’l pou rezon politik,

2- pandan revolisyon fransèz la Robespierre fè anpil abi sou preteks lap defann libète pou pèp. Li kondane Rwa Louis 16 ak yon jijman trike, kote li monte yon tribinal ki deja konnen yo pral kondane Louis 16 ak fanmi li, kèlke swa prèv kontrè ke avoka li pote.

3- Mwen te chita Orlando, mwen tap koute nan radyo Vizyon 2000 Justin Metellus kap di mwen menm Cyrus Sibert te nan reyinion nan vil Okap tandiske mwen pat menm nan peyia.

Lemond gen yon istwa enjistis.

Se pou rezon sa, Cyrus Sibert ap toujou kanpe pou egzije bonjan prèv, ke lalwa respekte, ke lajistis tranche san pasyon ni rayisman ak enflyans politik.

Si yon moun gen pwoblèm ak Antonio paske li pran fanm li, paske li okipe yon pòs ke li anvye, moun sa dwe afwonte li sou lòt teren. Apre sa, si se pou akizasyon CAFE TRIO, mwen pa di li pa koupab, mwen sèlman egzije ke lajistis travay tèt frèt, san pasyon.

E, sepa sa mwen wè! Yo arete Antonio pandan li ale nan pakè Okap pou rekize jij entriksyon an. Kidonk, li tap egzèse yon dwa ke li genyen. Si rekizasyon an pat bon, lajistis te dwe sèlman rejete’l. Men arete’l pandan lap egzèse dwa sa, alòske pat gen manda kite lanse kont li avan sa, pa jis. Se yon zak gwo ponyèt.

- Arestasyon yon sitwayen kap egzèse dwa lalwa bay li pou rekize yon jij paka jis.

- Anpeche yon sitwayen defann tèt li paka jis, paske lajistis chita sou prensip dwa tout moun genyen pou defann tèt yo.

- Arete yon delege ke tout moun konnen kote li rete, ki pa menm eseye kite peyia ak tout yo mete entèdiksyon depa kont li, paka jis.

- Pou fini, fason komisè gouvènman konbat demand libète pwovizwa pou delege a, demontre a klè gen konplo politik. Mwen pa di li te dwe jwe wòl avoka li, men li ta kite se jij la ki tranche.

Mwen konnen Antonio Jules gen yon konpòtman ki ka lakòz moun pa renmen’l. Men, sepa ak lajistis pou konbat li.

Fason w wè’m ap koman dosye sa, se Cyrus Sibert, se konsa mwen ye : mwen toujou gen kouraj di sa’m panse, defann moun ki san vwa, kanpe akote moun kap sibi anba desizyon bout di otorite.

Eksperyans mwen kòm jounalis kap fè ankèt e ki konnen reyalite peyi d'#Haiti banm kouraj pou fouye, pa kouri vale sa tout moun ap di, pa gade bagay yo sou aparans, epi gen karaktè pou kanpe anfas pawòl san prèv tout moun ap repete.

Jodia se Antonio Jules, demen se pral tou pa tout moun w wè kap bat bravo yo. Paske #Haiti gen yon tradisyon zak gwo ponyèt chèf, nou mèt tann tou pa nou. Lè sa, Cyrus Sibert, @ReseauCitadelle ap toujou prè pou defann dwa nou, ak garanti lalwa bay nou.

Sonje se #Haiti nap viv ! Sitou Okap kote gen yon tradisyon yon ti gwoup moun gwo palto kap deside ki moun pou yo arete, sezi byen yo, pran kay ak tè yo, deposede yo, "yon fason fè yo kite frekan."

#LeReCit

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jeudi 16 mai 2019

Preuves d’acharnement contre le citoyen Antonio Jules.- #LeReCit

Preuves d’acharnement contre le citoyen Antonio Jules.- #LeReCit

« Le délégué Antonio Jules entame sa deuxième soirée en détention à la prison civile du Cap-Haitien» …., ce texte du journaliste Quetony Saint-vil contient des preuves de l’acharnement des certaines autorités de la justice contre le Délégué Départemental du Nord.-


1- « Inculpé dans l’assassinat de Jacques Henri Dubois par asphyxie, le 28 avril 2018 à Cap-Haitien, suite au lancement des gaz lacrymogènes dans une salle remplie d’invités… »

- Si vraiment le Juge d’instruction accuse Antonio Jules d’ASSASSINAT, rien n’est plus évident de sa motivation personnelle contre le Délégué Jules. Car, l’assassinat est clairement défini en droit. La mort de Jacques Dubois ne peut pas être qualifié d’ASSASSINAT. Vu les circonstances rapportées dans la presse par les principaux acteurs de l’évènement, il s’agit plutôt d’un homicide involontaire qui ne correspond pas à la définition d’ASSASSINAT.


2- « Notons que le représentant de l’Exécutif dans le Nord, Antonio Jules, a été arrêté le 13 mai 2019 et a été conduit en détention le même jour. Il a été pris de corps, au moment où il s’apprêtait avec ses avocats à déposer une requête de récusation contre le juge instructeur Emmanuel Vertilaire qui instruit l’affaire pour laquelle il est inculpé. »

- Là, il est clair que la mise au arrêt du délégué Antonio Jules, alors qu’il exerçait son droit de récusation conformément à la loi, est une violation des garanties juridicolégales mises à la disposition du citoyen. On peut même parler d’intimidation contre le citoyen-délégué…


3- Comme nous aimons à le répéter, “Antonio Jules est souvent trop AGITÉ pour surveiller ses arrières. Il mérite d’être encadré”.

Trop naïf, il n’arrive pas à percevoir la main invisible de certains Francs maçons puissants de la ville du Cap-Haitien, très influents dans le secteur du Droit, la magistrature et l’avocature…surtout les Tribunaux.

Ce secteur ne lui pardonne pas l’arrestation de leur VÉNÉRABLE Zéphirin, ce comptable des Travaux publics qui avait été arrêté par le Délégué Antonio Jules puis emprisonné pour une affaire de ciments.

Ils ont d’ailleurs manifesté leur joie sur les réseaux sociaux.


#LeReCit @ReseauCitadelle  

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Pwoblematik abitrè Jij enstriksyon nan demokrasi #Haiti.-

Jij enstriksyon peyi d’#Haiti plis motive pa arete moun, mete yo nan prizon olye de konsantre sou prèv. Mwen poko janm tande yon pèkizisyon fèt, nan okenn dosye an #Haiti.

Tandiske lè w gade an Frans 🇫🇷, menm moun ki kondane konn toujou rete an libète, avan yo mete yo nan prizon.

Menm nan ka krim kote moun mouri, si akize a pagen kazye kriminèl, lajitis bay li chans rete an libète jiskaske pwosè fini, paske libète sakre.

An Haiti, nou plis motive pa mete moun nan prizon. Gad sa ki rive Godson Aurelus.

Lejitimite lajistis depann de justès anprizonman yo.

Mwen panse ke nou abize twòp de «emprisonnement préventif». Lè li fèt konsa, li parèt tankou achanman kont yon moun.

Map gade nan dosye pedofil yo. Yonn nan pi gwo pwoblèm ki gen Haiti, jij yo refize fè pèkizisyon, sezi òdinatè ak dosye akize a pou chache prèv an pwofondè.

Tandiske nan tout peyi, depi w gen alegasyon pedofil, reyaksyon lajistis se pèkizisyon, pou anpeche yo efase prèv, pou ede konsève foto ak tout dokiman ki pwouve abi seksyèl yo.

Yon GWO jij enstriksyon nan Pòtoprens te menm di yon blan meriken yo akize : « Sèlman, w di se pa vre! Si mwen ale lakay w, epi mwen wè lekontrè, wap gen anpil problèm avè’m wi.»

Gen moun ki kontan deske sa rive Delege Antonio ki se advèsè politik yo, gen lòt se paske misye te fè arete Zephirin. Men, reflechi yon moman! Ki garanti w gen si yon jij ka mete yon sitwayen nan prizon fasil konsa?

Si yon jij ka anprizone reprezantan Prezidan ki gen adrès, ki nan biwo chak jou ki vle di li konnen kote pou’l jwenn li, ki pa kouri kite peyi a ak li mete entèdiksyon depa, kont li, e w menm senp sitwayen? Ki garanti w gen devan pouvwa jij enstriksyon sa yo?

Nan liv “A Higher loyalty” ke James Comey Jr., yon ansyen Direktè FBI ekri. Misye di : «menm lè w gen prèv ke enfraksyon an komèt, w dwe ka pwouve ke moun nan te konnen li tap vyole lalwa lè li tap komèt li.»

Yon fason pou montre’n nivo reskonsabilite yon ankèt lajistis.

Pagay la paka tikrik tikrak se entèdiksyon depa, prizon prevantif. Epi okenn kondanasyon, paske dosye yo vid. Chak fwa, w tande pakè kase, oubyen dife..

Lajitis nan peyi sa bezwen yon “Direction de l’Administration de la preuve”.. yon jij pou verifye prèv jij enstriksyon yo gen.

#LeReCit

https://twitter.com/reseaucitadelle/status/1128063700445876228?s=2

Arestasyon Delege Antonio Jules, Gwo lit enflyans pou pouvwa nan Nò peyi-a.-


Fason Komisè gouvènman Okap la konbat demand libète Delege Antonio Jules te fè a, jistifye tout analyz #LeReCit te fè nan teks sa nou te piblye senmenn pase sou dosye CAFE TRIO a : « Lit enflyans ant zanmi Prezidan Jovenel ki bezwen Delegasyon Nò a, lakòz yo pyeje Delege Antonio. » 
Malè pou yon militan #PHTK #TETKALE ki panse yap ka fè fas kare ak Gwo zanmi prezidan Jovenel yo.

Sa fè kek ane depi analyz toujou tonbe jis. Bagay fè anpil moun rayi nou. #LeReCit


Sa se teks nou te piblye senmenn pase👇🏾👇🏾👇🏾
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Mwen sot li yon trak sou gwoup WhatsApp kote yon moun ap denonse pèsekisyon politik kont Delege Antonio Jules. Man trak sa, yo akize Youri, yon manb CSPJ ak yon jij enstriksyon Okap.

Bon, eske moun pouvwa sa yo pa wont?

TET KALE se dan pouri pou la jistis? Aristid ak Lavalas gen òdonans kont yo pou asasina Jean Dominique, pagen yon moun ki ka fouti arete yo ni mete entèdiksyon depa kont yo. Yo chaje dosye kidnapin, dwòg, asasina, trafik zam...men okenn moun pa ka mete yo nan prizon.

Nèg TETKALE yo telman konpòte yo tankou yon bann ti jwisè saf, moun ki pat kwè yo tap jann gen pouvwa ak lajan nan lavi, bagay sa lakòz yo pa fouti chita pou jere okenn dosye, ni planifye anyen.
Yo nan reyiniyon tout jounen ap pale de yon bann koze epi yo pa menm ka wè si yap konplote kont yo.

Youri Latortue pase tout tan nan mitan yo ap koute tout sa yo gen entansyon fè, chache konnen sa yap regle, epi fè montaj ak konplo kont yo.
Jodia li pran pòz AAA divize, yon fason pou li nan pouvwa ak nan opozisyon an menm tan.

Mwen menm Cyrus, depi oktòb 2013 mwen konprann mòd fonksyònman majorite moun TETKALE sa yo ki se yon bann kanibal san ideyolojii, ki pap ezite yon segond pou fè konplo kont moun kap defann yo pou kraze yo. Yap detri’w pa jalouzi pou pouvwa, pou lajan ak pou yon seri fanm fatige ki chanje kan apre ansyen nèg yo Lavalas pa kanpe sou anyen.

Se yon bann pate-kwè, arivis, moun kap chache relasyon boujwa salòp, ki refize chita pou planifye ni jere okenn dosye.

W gen pou’w tande yo rive akize prezidan Jovenel nan bagay Cafe Trio sa.. Paske nèg pouvwa sa jwe ak tout dosye, yo kite tout bagay trennen pouri, apre sa yap plenyen sou rezo sosyo oubyen nan radyo pi mal pase opozisyon.

Moun sa yo bay depi!

-Ansyen DGPNH Godson Aurelus ki tap ede konbat kidnapin, ensekirite ak anpeche anakopopilis kapote Martelly pran 3 mwa prizon, apre sa w tande li pa koupab. Sa rive sou pouvwa TETKALE li tap ede a. Menm lè se travay lapolis ke li tap fè, pouvwa TETKALE te benefisye twòp de devouman li pou kite yo fè’l enjistis. Kretin TETKALE yo pa konpran si se strateji entimidasyon lenmi yo ap fè, yon fason pou demontre tout ofisye PNH yo ka mete yo nan prizon lè yo vle, eke TETKALE paka defann yo.

Moun sa yo kite Youri pran kontwòl jistis la. Pandan yap danse nan bal Sweet Miky ak nan kanaval, Youri mete yon bann moun nan sistèm jistis la. Bagay sa yo pa ekri nan okenn liv politik... se TETKALE ki mal konsa.

Pou fini, w ka di sa w vle kont jij la, men kote Pakè a? Ki sa ki nan rapò ankèt préliminè a? Kote’m chita la mwen konnen enflyans Pitit Desalin, Lavalas, Bell Angelot, sou jistis Okap. Se pa san rezon yon seri nèg kap kraze brize nan depatman an, boule traktè, pa janm gen manda kont yo. Pouvwa a tèlman ap voye move siyal sou fòm insosyans, moun nan lajistis nan Nò pè pran reskonsabilite an favè li pou yo pa gen pwoblèm pi devan.

Jodia, y’ap vin plenyen. Yo chita, yo pap jere anyen politik, epi yo sezi lè yo rive sou yo. Depi 2011, yon pakèt nèg kap fè kòb nan pouvwa TETKALE plis flate Aristide ak Lavalas ak lide pou jere lè pouvwa tonbe tan pou yo jere militan ak pouvwa ki mete yo la. Anplis, gen yon obsesyon jere chimè ak chèf gang.

Mwen menm, depi apre moun TETKALE nan Palè nasyonal te fin fè konplo ak Justin pou antere’m tou vivan ak koze gaz nan lise Okap la, mwen pridan ak moun sa yo. Yo te prefere fè konplo ak Justin kont mwen ki tap di yo verite sou gagòt nan kit eskolè ak pwogram PSUGO. Yo telman pa wè lwen, yo pat ka konprann enpòtans travay mwen tap fè a. Yo te prefere detri’m pou kit skolè ak lajan lekòl gratis. Gen yon bann ipokrit ki anba anba tap tann rezilta konplo a ak lide si’m pa la ya jwenn yon lis espas.

Pa sezi si gen nan moun nan pouvwa sa ki kontan paske delege Antonio pran nan cho ak desizyon jij la. Yo plis ap goumen pou ti goud sal ak pouvwa leta pòv delagasyin ap jere a tan yo gade ki sa kap fèt, kisa ki ka fèt, kòman yo kontribye.

Sa nap gade la se negasyon politik!


#LeReCit

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