mercredi 21 avril 2010

Flash! Flash! Cap-Haitien : Affaire pédophilie, Dossier Douglas Perlitz.


Nous apprenons de collègues journalistes établis  à CONNECTICUT que ce 21 avril 2010, un Grand Jury Fédéral de Bridgeport a signifié un deuxième acte d'accusation à Douglas Perlitz emprisonné  dans un scandale d'abus sexuels sur des enfants de rue de la ville du Cap-Haïtien.


Ce nouvel acte est plutôt spécifique aux dates de voyages effectués par Perlitz dans le but d'avoir des relations avec des enfants haïtiens. Aussi, le gouvernement Américain, entend-il présenter les enfants mineurs victimes d'abus sexuels.


Nous vous invitons à lire, en pièce-jointe, une copie de l'acte d'accusation.


Cyrus SIBERT

RESEAU CITADELLE

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From Colleague Journalist.


Cyrus: The prosecution has obtained a new indictment against Douglas Perlitz adding five more charges. He now faces 14 counts of traveling from Connecticut to Haiti to engage in sex with minors and 10 counts of having sex with minors in Haiti. He will have to come to court within 10 days to enter new not guilty pleas. The indictment lists dates the alleged acts occurred.

 


HONDURAS : Un septième journaliste assassiné par balles dans un climat de menaces toujours plus alarmant/Un séptimo periodista es asesinado a tiros bajo un clima de amenazas cada vez más alarmante /Seventh journalist shot dead in increasingly alarming climate

Français/Español/English
Reporters sans frontières
Communiqué de presse
21 avril 2010

Honduras

Un septième journaliste assassiné par balles dans un climat de menaces toujours plus alarmant


Georgino Orellana est le septième journaliste hondurien assassiné en un mois et demi. Le journaliste, directeur de programme pour la chaîne Televisión de Honduras sortait de sa rédaction quand un inconnu qui l'attendait au dehors l'a tué d'une balle dans la tête, dans la nuit du 20 avril 2010 à San Pedro Sula. Le Honduras se classe depuis le début de l'année au rang de pays le plus meurtrier de la planète pour les professionnels des médias. Cette vague de violence a par ailleurs contraint trois journalistes à l'exil.

Le mobile de l'assassinat de Georgino Orellana reste inconnu et son meurtrier a pris la fuite. Egalement professeur d'université, la victime avait auparavant travaillé au sein du groupe audiovisuel privé Televicentro. Nous exprimons toutes nos condoléances à sa famille et à ses collègues.


Héctor Iván Mejía, chef de la police de San Pedro Sula, a assuré que cet assassinat "ne resterait pas impuni". Pourtant, en dépit de récentes promesses du gouvernement, justice n'a été rendue dans aucune des affaires survenues après le coup d'État du 28 juin 2009, qu'elles soient directement liées ou non à cet événement. Déjà victime d'une insécurité élevée, la presse hondurienne connaît depuis lors une situation encore plus dramatique. 

En témoignent notamment les menaces dirigées contre la rédaction Radio Progreso, occupée par l'armée dans les heures qui ont suivi le coup d'État (http://www.youtube.com/watch?v=y5gyNVeaKbw), pour empêcher toute diffusion d'information relative au putsch. Contactée par l'organisation, la direction de Radio Progreso a souhaité, pour des raisons de sécurité, préserver l'anonymat de ses journalistes et collaborateurs menacés de mort.

Par ailleurs, le 20 avril, la station communautaire La Voz de Zacate Grande a été la cible d'intimidations de la part de la police locale et de vigiles de sécurité privée de l'entrepreneur Miguel Facussé Barjum. Un conflit agraire oppose ce dernier à l'Association pour le développement de la péninsule de Zacate Grande, dont la station plaide la cause.

D'après les informations du Comité pour la libre expression (C-Libre), des coups de feu ont été tirés, le 9 avril, contre le local de la chaîne de télévision Canal 40 à Tocoa, dans la région côtière atlantique. Cet attentat est attribué à deux individus dont le journaliste et présentateur Emilio Oviedo Reyes se plaint d'être la cible depuis le coup d'État. C'est dans cette même ville qu'a été assassiné Nahúm Palacios (http://fr.rsf.org/honduras-un-troisieme-journaliste-assassine-16-03-2010,36714.html). La piste professionnelle paraît la plus plausible dans ce crime qu'Emilio Oviedo Reyes avait justement dénoncé à la police.


Enfin, le 12 avril dernier, une juridiction pénale de Tegucigalpa a relaxé quatre fonctionnaires de la Commission nationale des télécommunications (Conatel), dont son ex-président Miguel Ángel Rodas, de poursuites engagées par le ministère public pour "abus d'autorité". Les quatre fonctionnaires avaient ordonné, en septembre dernier, la fermeture et la confiscation du matériel de Radio Globo et Cholusat TV (Canal 36) - les deux principaux médias d'opposition au coup d'État - au moment de l'instauration de l'état de siège suite au retour clandestin de Manuel Zelaya dans son pays (http://fr.rsf.org/honduras-fermeture-de-deux-medias-et-29-09-2009,34612.html). La juge Martha Murillo a considéré que la liberté d'expression "n'avait pas été entravée dans une situation d'état d'exception". Pourtant, l'article 73 de la Constitution hondurienne interdit toute confiscation de matériel ou interruption du travail d'un média au nom du principe de liberté d'expression. Cette garantie constitutionnelle ne peut, en outre, être suspendue en cas d'état de siège, rappelle C-Libre. 

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Honduras

Un séptimo periodista es asesinado a tiros bajo un clima de amenazas cada vez más alarmante 


Georgino Orellana es el séptimo periodista asesinado en mes y medio. El periodista, que dirigía un programa en la Televisión de Honduras, salía de las instalaciones del canal cuando un desconocido que le esperaba afuera lo mató de un balazo en la cabeza, la noche del 20 de abril de 2010 en San Pedro Sula. Este año Honduras se ha clasificado como el país más peligroso del planeta para los profesionales de los medios de comunicación. Una ola de violencia que ha forzado a tres periodistas al exilio. El móvil del asesinato de Georgino Orellana aún se desconoce y su asesino se dio a la fuga. El periodista, quien también era catedrático universitario, trabajó diez años como reportero de la corporación Televicentro. Expresamos nuestras condolencias a su familia y colegas.


Héctor Iván Mejía, jefe de la policía de San Pedro Sula, aseguró que este asesinato "no quedará impune". Pese a las recientes promesas del gobierno, no se ha hecho justicia en ninguno de los casos que tuvieron lugar tras el golpe de Estado del 28 de junio de 2009, estén o no ligados directamente a este evento. Ya de por sí víctima de una gran inseguridad, la prensa hondureña vive desde entonces una situación aún más dramática.

Testimonio de esta situación son las amenazas dirigidas contra Radio Progreso, ocupada por el ejército horas después del golpe de Estado para impedir que difundiera información sobre éste (http://www.youtube.com/watch?v=bgfbWwLHjI0). Contactados por Reporteros sin Fronteras, los directivos de Radio Progreso solicitaron que los nombres de sus periodistas y colaboradores amenazados de muerte permanecieran en el anonimato por cuestiones de seguridad.


Por otra parte, el 20 de abril la estación comunitaria La Voz de Zacate Grande fue víctima de intimidaciones por parte de la policía local y de los guardias privados del empresario Miguel Facussé Barjum, quien sostiene un conflicto agrario con la Asociación para el Desarrollo de la Península de Zacate Grande, cuya causa defiende la estación radiofónica.


Asimismo, el 9 de abril de 2010 las instalaciones del Canal 40, en Tocoa (región de la costa atlántica), fueron balaceadas, según información del Comité por la libre expresión (C-Libre). El atentado se atribuye a dos individuos, de los que el periodista y conductor de televisión Emilio Oviedo Reyes se queja haber sido blanco tras el golpe de Estado. En esta misma ciudad fue asesinado Nahúm Palacios (http://es.rsf.org/honduras-asesinan-a-tiros-a-un-tercer-16-03-2010,36716.html). Es probable que el ejercicio de su profesión sea la causa del crimen que, precisamente, Emilio Oviedo Reyes había denunciado a la policía.


Finalmente, el 12 de abril pasado una jurisdicción penal de Tegucigalpa liberó a cuatro funcionarios de la Comisión Nacional  de Telecomunicaciones (Conatel), entre ellos al expresidente Miguel Ángel Rodas, acusados por el ministerio público de "abuso de autoridad". Los cuatro funcionarios ordenaron en septiembre pasado el cierre y la confiscación del material de Radio Globo y Cholusat TV (Canal 36) –los dos principales medios de comunicación de oposición al golpe de Estado– en el momento de la instalación del estado de excepción, tras el regreso clandestino de Manuel Zelaya al país (http://es.rsf.org/honduras-cierre-de-dos-medios-y-represion-29-09-2009,34613.html). La juez Martha Murillo consideró que la libertad de expresión "no había sido bloqueada en una situación de estado de excepción". Sin embargo, el artículo 73 de la Constitución hondureña prohibe toda confiscación de material o interrupción del trabajo de un medio de comunicación, en nombre del principio de la libertad de expresión. Además, esta garantía constitucional no puede ser suspendida en caso de estado de sitio, recuerda C-Libre.

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Honduras


Seventh journalist shot dead in increasingly alarming climate 


Georgino Orellana is the seventh Honduran journalist to be murdered in the past six weeks. A programme producer and presenter for Televisión de Honduras, Orellana was slain by a single shot to the head fired by an unidentified person who was waiting outside when he left the station's studios in San Pedro Sula last night.


Honduras has been the world's deadliest country for the media since the start of this year. Three journalists have fled abroad to escape the wave of violence.


Orellana's killer left the scene immediately after last night's shooting and the motive is not yet known. A university teacher as well as a journalist, Orellana used to work for the privately-owned broadcasting group Televicentro. Reporters Without Borders offers its condolences to his family and colleagues.


San Pedro Sula police chief Héctor Iván Mejía insisted that his murder "will not go unpunished." But, despite recent government promises, justice has not been rendered in any of the attacks on the press since the June 2009 coup d'état, whether they were linked to the coup or not. Already bad because of the high level of criminal violence, the plight of journalists has got much worse since the coup.


One of example of this is the threats against the staff of Radio Progreso, which was occupied by the army in the hours following the coup to prevent it broadcasting any information about the president's ouster (http://www.youtube.com/watch?v=bgfbWwLHjI0). When contacted by Reporters Without Borders, Radio Progreso's management preferred, for safety reasons, not to name the journalists and contributors who have received threats.

Community radio station La Voz de Zacate Grande was meanwhile subjected to intimidation yesterday by local police officers and security guards employed by businessman Miguel Facussé Barjum because it has been defending the cause of the Zacate Grande Peninsula Development Association, which is embroiled in a land dispute with Facussé.


According to the Committee for Free Expression (C-Libre), a Honduran NGO, shots were fired at local TV station Canal 40 in the Atlantic-coast town of Tocoa on 9 April. Journalist and presenter Emilio Oviedo Reyes believes the shots were fired by two individuals who have been targeting him since the coup.


It was Oviedo who alerted the police when fellow TV journalist Nahúm Palacios was gunned down in Tocoa on 14 March (http://en.rsf.org/honduras-third-journalist-gunned-down-in-16-03-2010,36715.html). It seems probable that Palacios was killed in connection with his work. 


Finally, a criminal court in Tegucigalpa acquitted four officials with the National Telecommunications Commission (Conatel), including its former chairman, Miguel Ángel Rodas, on 12 April on charges of abuse of authority for ordering the closure of Radio Globo and Cholusat TV (Canal 36) – the two media that had voiced the most criticism of the coup – and seizing equipment from them. This took place last September, when the de facto government declared a state of siege after ousted President Manuel Zelaya secretly reentered the country (http://en.rsf.org/honduras-worse-feared-after-de-facto-regime-29-09-2009,34615.html).


The court's president judge, Martha Murillo, ruled that freedom of expression "was not obstructed in a situation of state of exception." Article 73 of the Honduran constitution nonetheless takes the position that freedom of expression is paramount and forbids any confiscation of equipment from a news media or any interruption of its work. This constitutional guarantee cannot be suspended by a state of siege, C-Libre points out.


Benoit Hervieu
Despacho Américas / Americas Desk
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Reporters sans frontières assure la promotion et la défense de la liberté d'informer et d'être informé partout dans le monde. L'organisation, basée à Paris, compte neuf bureaux à l'international (Berlin, Bruxelles, Genève, Madrid, Montréal, New York, Stockholm, Vienne et Washington DC) et plus de 140 correspondants répartis sur les cinq continents. 

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mardi 20 avril 2010

Mandat international contre l’ex-président haïtien Jean Bertrand Aristide?

Haïti : La justice américaine émet un mandat international contre l'ex-président haïtien Jean Bertrand Aristide

Écrit par Dabouze Figaro
. Dimanche, 18 Avril 2010 16:53

Aristide_1La justice des États-Unis aurait émis un mandat international contre l'ex-président haïtien, Jean-Bertrand Aristide, exilé depuis 2004 en Afrique du Sud, accusé de détournement de fonds public et participation à un trafic de drogue dans son pays.

Selon des informations confiées à radio Scoop FM par une source généralement bien informée, cette décision de l'administration américaine aurait été arrêtée bien avant la conférence des donateurs autour de la reconstruction d'Haïti, le 31 mars dernier.

Ce mandat international lancé contre l'ancien président Aristide serait une mise en garde contre d'éventuel détournement des fonds qui seront débloqués par la communauté internationale dans le cadre de la reconstruction du pays, dévasté par un tremblement de terre survenu le 12 janvier 2010.

Des rapports officiels soutiennent qu'il y a eu effectivement des détournements de fonds publics sous la deuxième présidence d'Aristide.

L'Unité centrale de renseignements financiers (Ucref), un organisme étatique d'Haïti, avait exigé qu'une convocation pour témoigner soit émise par la justice haïtienne contre Jean-Bertrand Aristide et contre des anciens ministres pour « blanchiment des avoirs provenant du trafic illicite de la drogue et d'autres infractions graves et de soustraction de deniers publics ».

En novembre 2005, le gouvernement haïtien a porté plainte contre l'ancien président Aristide, devant un tribunal des États-Unis.

Des anciens hauts fonctionnaires haïtiens sous l'administration de Jean Bertrand Aristide dont Ronald Joseph, un ancien responsable de la compagnie national de télécommunication (Téléco), ont été jugés coupables devant la justice américaine pour trafic de drogue ou blanchiment d'argent. En décembre 2009, Jean René Duperval, ex-directeur adjoint de la Teleco sous le régime d'Aristide avait été extradé vers les États-Unis toujours dans le cadre de ce dossier.

http://www.scoopfmhaiti.com/actualites/972-haiti-la-justice-americaine-emet-un-mandat-international-contre-lex-president-haitien-jean-bertrand-aristide

Les leaders de l'opposition appellent la population à la vigilance.


L'opposition haïtienne veut maintenir la pression après l'approbation de la loi d'urgence par le Parlement. Des chefs de file de plusieurs regroupements politiques dont Alternative, Rasanblé, Libération et Ucadde ont lancé hier un appel à la vigilance pour garantir le respect des libertés fondamentales. L'un des chefs de file de l'Alternative, Victor Benoît, critique la loi d'urgence qui restreint les libertés fondamentales garanties par la constitution.

La conférence de presse des dirigeants de l'opposition a été une première en raison de la présence d'un des chefs de file de l'Ucadde. Les leaders de l'opposition critiquent la décision des législateurs parce qu'elle place le pays sur la voie de la dictature.

M. Benoît dénonce ce qu'il qualifie de transaction entre le président Préval et des représentants de la communauté internationale visant à contrôler toutes les sphères du pouvoir.

Le président de la Fusion des sociaux-démocrates souhaite un regroupement des dirigeants des partis de l'opposition en vue de faire échec au plan de président Préval lors des prochaines joutes.

Dans la perspective des élections, les dirigeants de ces formations politiques réclament au préalable le renvoi des conseillers électoraux qui ne jouissent selon eux d'aucune crédibilité. Ils font part de leur méfiance vis-à-vis du président Préval qui rappelle t-ils n'a jamais organisé des élections honnêtes et démocratiques.

LLM / Radio Métropole Haïti

Le gouvernement veut créer une agence de surveillance des risques sismiques.

Le chef de l'Etat haïtien, René Préval, préoccupé par les risques sismiques annonce la création prochaine d'une agence chargée de la surveillance multirisque. M. Préval a présidé samedi dernier une séance de travail avec des officiels de l'ONU et des sismologues visant à préparer une campagne de prévention face aux risques sismiques.

Le chef de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti ( Minustah), Edmond Mulet, le représentant adjoint du secrétaire général de l'ONU, Niguel Fisher, et le sismologue Eric Calais avaient pris part à cette rencontre déroulée au quartier général de la mission de l'ONU.

Les participants à cette séance de travail ont identifié les évaluations des bâtiments et des menaces sismiques ainsi que la création de l'agence de surveillance comme les axes principaux du programme. Le gouvernement se propose d'approfondir l'évaluation des édifices lancée depuis plusieurs mois dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. Dans une seconde phase les experts devront réaliser une inspection des édifices stratégiques (écoles – hôpitaux etc…) à travers le pays et particulièrement dans les zones se trouvant sur les failles.

Le président Préval révèle avoir sollicité l'appui technique de l'ONU pour la création de l'agence de coordination de surveillance des risques sismiques et de réduction des risques et catastrophes naturelles (séisme, cyclone, inondation. Cette agence ne sera pas une nouvelle structure mais un organe ayant pour tache de coordonner l'action des institutions existantes dont le Bureau des Mines, le Laboratoire National du Bâtiment et la Direction de la Protection Civile (DPC).

LLM / Radio Métropole Haïti

Nouvelles manifestations contre la loi d'urgence et le chef de l'Etat.

De manifestations anti-gouvernementales ont été enregistrées dans trois villes de province, Gonaïves, Miragoane et Hinche, au cours de la journée du lundi 19 avril 2010. Plusieurs dizaines de personnes ont pris part à ces manifestations de protestation contre l'adoption de la loi d'urgence par le Parlement.

Au Gonaïves (Artibonite) le groupe de manifestants avait érigé des barricades de pneus enflammés dans certaines artères de la ville. Tout en lançant de slogans hostiles au président Préval, les protestataires ont réclamé le retrait de la loi d'urgence qui selon eux viole la souveraineté nationale. Ils dénoncent un complot du chef de l'Etat et de la communauté internationale lesquels veulent se servir de la misère du peuple pour s'enrichir.

Les organisateurs de la manifestation ont fait part de leur détermination à poursuivre le mouvement jusqu'à satisfaction de leurs revendications.

A Hinche (Centre) des dizaines de militants de partis politiques de l'opposition ont défilé dans les rues pour dénoncer l'ingérence de la communauté internationale dans la vie politique haïtienne. La manifestation s'est déroulée dans le calme en dépit de l'absence des forces de l'ordre.

Cependant la situation était différente à Miragoane où des individus ont empêché le bon déroulement de la marche. Des tessons de bouteilles et de pierres ont été lancés contre les personnes qui se préparaient à prendre part à la manifestation. Un petit groupe de manifestants a pu tout de même protester contre la politique du gouvernement Préval.

La manifestation réalisée à l'initiative de plusieurs organisations populaires n'a pas bénéficié de l'encadrement des forces de l'ordre. Un climat de tension a régné dans la métropole des Nippes en raison du face à face entre partisans et opposants au gouvernement.

Il s'agit de la deuxième journée de protestation contre la loi sur l'état d'urgence approuvée par les deux chambres du Parlement. Vendredi dernier, des dizaines de manifestants avaient défilé dans les rues de la ville des Cayes pour protester contre le vote de la loi d'urgence et réclamer le départ du président Préval.

LLM / Radio Métropole Haïti

Le général Cruz prend les rênes de la Force militaire de la MINUSTAH.

Ce 9 avril 2010, le général de division Luiz Guilherme Paul Cruz a pris officiellement ses fonctions à la tête de la Force de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH). De nationalité brésilienne, ce général remplace à ce poste son compatriote, le Major général Floriano Peixoto Vieira Neto.

Haïti : Les risques d'un séisme majeur sont relativement minces.

Des sismologues américains de l'US Geological Survey (USGS), ont affirmé ce lundi qu'Haïti n'est pas sous la menace imminente d'un tremblement de terre majeur.

Lors d'une conférence de presse organisée ce lundi par l'ambassade des Etats Unis, les experts ont fait savoir que la fréquence des répliques enregistrées à Port au-prince et dans certaines villes de province ne constitue pas le signe annonciateur d'un puissant tremblement de terre. Cependant, tout risque de séisme majeur, n'est pas totalement écarté.

« En dépit de fréquentes répliques, cela n'augmente pas pour autant la possibilité d'avoir, à court terme d'autres tremblements de terre, par contre elle ne la diminue pas non plus. Les séismes majeurs vont continuer à se produire comme dans le passé », a déclaré le Dr Michael Blanpied coordonateur Associé pour les risques de tremblements de terre du service de Géologie des Etats-Unis.

Selon Susan Hough, Sismologue à l'Agence de Surveillance Géologique des Etats-Unis (US Geological Survey), les probabilités pour qu'il y ait une secousse tellurique de magnitude 6 à 8 sont extrêmement faibles. En ce sens elle invite la population haïtienne à se méfier aux rumeurs alarmistes qui courent actuellement dans le pays.

« Les risques sismiques existent et vont persister. La faille dite de Tiburon à Petion-Ville est toujours en activité. Des experts canadiens et américains ont installé 25 sismomètres le long de cette faille » déclare, de son côté, Dieuseul Anglade, directeur du Bureau des Mines et de l'Energie.

Monsieur Anglade fait remarqué que les spécialistes répertorient chaque jour de nouvelles répliques dans 17 zones se trouvant entre Port-au-Prince et Jacmel. Ces répliques de faible magnitude peuvent néanmoins causer de nouveaux dégâts aux bâtiments déjà endommagés. En ce sens le responsable du Bureau des Mines invite la population à la vigilance.

Par ailleurs, le professeur Dieuseul Anglade indique que des specialistes haïtiens et étrangers surveillent la Faille du Nord capable d'engendrer des Tsunami. Les sismologues recueillent actuellement des informations afin de protéger la population d'une éventuelle catastrophe, poursuit-il.

Interrogé sur l'intense activité sismique observée actuellement un peu partout dans le monde, les experts font remarquer que la fréquence de ces phénomènes n'est pas anormale.»

EJ/Radio Métropole Haïti

Manifestation anti-gouvernementale aux Gonaïves.


Des dizaines de personnes ont manifesté ce lundi dans la cité de l'indépendance. Les manifestants qui voulaient protester contre l'adoption par le parlement, du projet de loi d'urgence, ont érigé des barricades de pneus enflammés un peu partout à travers la ville.

Les protestataires ont lancé des slogans hostiles au chef de l'Etat qu'ils accusent de fouler au pied la souveraineté nationale.

Notons que ce mouvement de faible ampleur n'a pas paralysé les activités locales ; écoles et commerces continuant à fonctionner normalement dans la métropole du Haut- Artibonite.

EJ/Radio Métropole Haïti

Fin de la présence militaire US, en Haïti.

La présence militaire des États-Unis en appui aux victimes du séisme en Haïti s'achèvera en Juin.

Le commandant en chef des États-Unis du Sud, le lieutenant-général Ken Keen affirme que 2.200 soldats américains sont encore stationné en Haïti, soit 10 fois moins qu'au moment de l'intervention d'urgence qui a suivi le séisme du 12 janvier ou l'on a dénombré jusqu'à 22.000 soldats sur le terrain.

Le général Keen à dit qu'en Juin prochain, il ne restera plus que 500 hommes de la Garde nationale et réservistes afin d'aider les travailleurs humanitaires.

N/ Radio Métropole Haïti

Haïti: 102.000 barils ça gaz !

Bonne nouvelle pour les automobilistes, comme annoncé par le gouvernement la semaine dernière, le pétrolier a jeté l'ancre hier dans la rade de Port-au-Prince avec à son bord 102.000 barils de produits pétrolier, information confirmée par le Ministre des finances Ronald Beaudin.

Dans une interview accordée à Radio Métropole le grand argentier de la république indique par ailleurs que deux navires-citerne devraient arriver en Haïti avec notamment des cargaisons plus importantes. Le Ministre des finances Ronald Beaudin explique :

« Effectivement le bateau est arrivé depuis les environs de neuf heures et immédiatement les opérations de pompage ont débutée, on est en train de remplir les réservoirs à Varreux, on va commencer la distribution aux stations-service de sorte que dans l'après-midi du lundi la distribution aux usagers devrait reprendre sans problème. Pour cet arrivage il y a 102.000 barils mais pour les deux prochains il y aura beaucoup plus de carburant »

A la question de savoir ce que représente ces 102.000 barils, M. Beaudin a répondu :

« Je ne peux pas vous dire exactement parce qu'il y a de tous les produits, il y a du kérosène, il y a du diesel, il y a de la gazoline donc laisser moi recevoir les chiffres de cet arrivage et d'ici demain matin je vous dirais exactement à quoi ça correspond ».

N/ Radio Métropole Haïti

Forum d'affaires et d'investissement pour la reconstruction d'Haïti.

Les Chambres de Commerce: Dominico-Française, Dominicaine et Haitiano-Canadienne organisent les 26 et 27 avril prochain à Santo Domingo, en République Dominicaine le «Forum affaires et investissements pour la reconstruction et le développement économique durable en Haiti».

Les objectifs de ce forum sont les suivants :

Faciliter les investissements et les co-entreprises, en particulier dans les secteurs qui présentent des emplois rapide, entre des entreprises d'Europe, des États-Unis, du Canada et de Taïwan et de leurs homologues en Haïti et en République dominicaine, dans le but de contribuer au développement durable d'Haïti.

Établir des mécanismes pour faciliter la participation des sociétés Dominicaines et Haïtiennes, dans des alliances commerciales et des investissements communs avec l'Europe, les États-Unis, les entreprises canadiennes et taïwanaises, en tant que fournisseurs sur le marché haïtien pour la reconstruction et les programmes de développement à long terme.

Analyser et discuter des principaux obstacles affectant les opérations commerciales et d'investissement entre Haïti et la République Dominicaine, identifier leurs solutions possibles.

Définir les priorités pour un plan d'action pour le développement économique durable et un plan d'action publique-privé, en s'appuyant sur le document «Post urgence Needs Assessment – PDNA», et le plan qui résulte de la Conférence des donateurs, tenue le 31 mars à New York.

N/ Radio Métropole Haïti

Haïti-OXFAM: Achats massif de denrées produites par des cultivateurs locaux.

Le porte-parole d'Oxfam en Haïti, Peleg Charles, témoigne du projet novateur qu'Oxfam est en train de lancer pour fournir assistance alimentaire en rebatissant les moyens d'existence dans les zones sinistrées d'Haïti.

C'est avec une agréable surprise que Monrocher Antoine, 77 ans, qui fait parti des 3,5 millions de sinistrés recensés par la Direction de protection civile haïtienne, constate qu'il y a essentiellement des produits agricoles locaux dans le kit qu'il vient de recevoir. En effet, dix mille kits du même genre sont distribués dans plusieurs villes du pays. Oxfam favorise cette approche afin d'encourager la production locale, identifiée comme un véritable vecteur de développement socio-économique et de décentralisation

« Quand on vit dans ces situations on est prêt à accepter tout ce qu'on offre. Mais c'est mieux si on reçoit ce qui vient de chez soi », relate le vieil homme

Voilà qui justifie l'achat par Oxfam de denrées produites par des cultivateurs locaux pour les redistribuer à d'autres vivant surtout dans des zones rurales affectées par le séisme.

Ce programme a permis à Oxfam d'acheter aux paysans, aux prix du marché,:

78 tonnes de riz TCS
26,86 tonnes de haricots noirs
54,48 tonnes de maïs moulu
239 sacs d'ignames
404,5 douzaines de banane
246 sacs de manioc
9700 sachets de cassaves
10 366 pots de beurre d'arachides.

« Cette manière de faire, permet d'injecter de l'argent rapidement dans le monde rural qui reçoit actuellement une forte pression de la part des populations qui se déplacent de la ville vers la campagne », ajoute le représentant d'Oxfam-Québec en Haïti.

Ce programme permet à 40 mille cultivateurs et cultivatrices de voir l'avenir avec plus de sérénité.

N/ Radio Métropole Haïti

Haiti: Sa Contribution à la Lutte de la Liberté dans le Monde.


Haïti: Sa Contribution à la Lutte pour la Liberté dans le Monde

Jean Sénat Fleury, 4/19/10

http://www.jeansenatfleury.com/

"Haïti berceau de la lutte pour la liberté."

À l'occasion de la journée internationale de commémoration des victimes de l'esclavage et de la traite transtlantique des esclaves, l'Assemblée générale de l'ONU dans un hommage unanime à la première république noire et aux innombrables victimes de la traite négrière a salué la contribution énorme d'Haïti à la lutte pour la liberté dans le monde.

Le fait que la double révolution haïtienne –émancipation et abolition de l'esclavage- selon le professeur Anthony Bogues de la "Brown University" ait posé la question de la liberté, a conféré à ce mouvement une portée mondiale. Aucune autre révolution de cette période, ni l'américaine ni la française n'a posé cette question. Il faut donc cesser de voir Haïti comme une nation marginalisée de l'Occident et commencer à réaliser la contribution "historique" qu'il a apportée à la liberté humaine, élément central de l'édification du monde moderne.

La traite des esclaves et l'esclavage reste l'un des chapitres les plus horribles, brutaux et douloureux, non seulement de l'histoire de l'Afrique, mais de l'ensemble de l'humanité. Aussi, le fait qu'Haïti a réalisé la première révolution anti-esclavagiste dans le monde en chassant les Français de St-Domingue, cette révolution a détourné le coup de l'histoire. En effet, la victoire des troupes indigènes sur les troupes françaises à Vertières, a déjoué le plan de Napoléon Bonaparte dans son ambition d'occuper toute l'Amérique. Cette défaite de l'armée française composée d'un corps expéditionaire mené par son beau-frère Charles Leclerc a été un coup fatal à l'empire français qui dispose à l'époque de la plus puissante armée au monde.

Ne disposant pas de moyens militaires suffisants en Amérique après la débâcle de ses troupes à Saint-Domingue, Napoléon a dû abandoner ses projets de reconstruction de l'empire français au Nouveau Monde, et le 11 avril 1803, quatre mois après la défaite de Rochambeau à Vertières, le ministre français du trésor, le marquis de Barbé-Marbois, propose à Livingston la vente de la Louisiane. Le 30 avril 1803, le traité est signé à Paris par Robert Livingston, James Monroe, Barbé Marbois et Michaël Ryan Toussaint. La France officiellement cède la possession de la Louisiane aux Américains et enterre du même coup le projet de conquérir l'Amérique.

Haïti, dès lors, isolée sur la scène internationale par des puissances impérialistes et esclavagistes et menacée par un retour éventuel des Français, n'a qu'un choix : Aider les autres pays de la région à se défaire des jougs de la colonisation. Le 6 janvier 1806, lorsque Ferrand s'avisa de publier un arrêté qui "autorisait les habitants de l'Est et les troupes sous ses orders à capturer tous les Haïtiens qu'ils pourraient rencontrer pour être vendus comme esclaves dans les îles de l'archipel ; Dessalines prépara à la hâte une expédition. Le 5 février, il rentra dans l'Est, et le 7 mars il met le siège devant la capitale Santo-Domingo.

En février 1806, sur l'ordre de Dessalines, Magloire Ambroise a reçu Francisco de Miranda (leader Sud-Américain qui a combattu pour libérer l'Amérique Latine contre le régime espagnol) et donna des munitions à Miranda et des hommes en renforts pour combattre les Espagnols. Le mois suivant, le 12 Mars 1806, le pavillon vénézuélien fut créé dans le port de Jacmel.

Aider à libérer des peuples de l'Amérique Latine

Pétion et Bolivar se rencontrèrent à Port-au-Prince. Aux Cayes, Bolivar reçoit des armes et des munitions ainsi qu'une importante somme d'argent pour reprendre la lutte en vue de libérer les pays de l'Amérique Latine. En promesse à cette offre, il promet d'abolir l'esclavage partout où il sort victorieux. Il commença par appliquer cette mesure sur lui-même. Il libéra les 1.500 esclaves qui travaillaient sur son vaste domaine de San Matheo, près de Caracas sans condition (Mars 1816). Mais quand il décréta la liberté générale, tous les propriétaires d'esclaves, y compris ses lieutenants, se dressèrent, mécontents, et l'abandonnèrent. Battu le 10 juillet 1816, Bolivar se réfugia à Jacmel. Il y resta 6 mois. De retour dans son pays avec le support moral et financier de Pétion, il remporta des victoires à Junin, à Ayacucho etc. et proclama l'indépendance de Vénézuéla, de la Colombie, de l'Équateur, du Pérou, de la Bolivie.

Conclusion

La participation de 6 soldats chasseurs volontaires venus de Saint-Domingue parmi lesquels Henry Christophe pour combattre à Savannah dans l'Est de Georgia pendant la guerre d'indépendance américaine (1776-1783) est un autre fait qui illustre que même avant son indépendance, le pays a toujours contribué à la lutte de l'émancipation des peuples dévoués à l'idéal de justice protestant contre l'inégalité et l'oppresion de l'homme par l'homme. Ainsi, si la communauté internationale a décidé de supporter le projet de reconstruction d'Haïti après le tragique tremblement de terre du 12 janvier 2010, ce geste n'est qu'un remboursement fait à la première république noire pour sa contribution à la lutte pour la liberté dans le monde.

lundi 19 avril 2010

Cap-Haïtien, un Centre de Développement des Affaires - CDA.

Dieudonne Etienne, Malherbe Dorvil, Pierre Brunache, Jn-Bernard Simonet. (Photo by Ronel Obei)

Il existe un Centre de Développement des Affaires - CDA, au Cap-Haïtien.

Par : Cyrus Sibert, souvenirfm@yahoo.fr
Le Ré.Cit.- Réseau Citadelle, Cap-Haïtien, Haïti.
www.reseaucitadelle.blogspot.com

Le vendredi 16 Avril 2010, par devant une assemblée d'hommes et de femmes d'affaires, le Directeur Général du Ministère du Commerce et de l'Industrie - M. Pierre André DUNBAR, le Directeur du Centre de Facilitation des Investissements (CFI)– l'Ambassadeur Guy LAMOTHE, le responsable du projet USAID/MarChE –M. Pierre BRUNACHE, le Président de la Chambre de Commerce et de l'Industrie et des Professions du Nord (CCIPN) – M. Malherbe DORVIL et le Président de l' Association Touristique d'Haïti (ATH) – M. Jean Bernard SIMONET, ont inauguré le Centre de Développement des Affaires dans le Nord d'Haïti.

Pour la circonstance, la Coordonatrice régionale de l'USAID/MarChE - Madame Dieudonne L. ETIENNE a présenté le Centre de Développement des Affaires, son curriculum et sa raison d'être. A partir de sa présentation l'assistance pouvait mieux comprendre que le CDA symbolise une volonté des membres du secteur privé du Nord, de la coopération internationale et de l'État, d'établir une coopération soutenue allant dans le sens du développement du renforcement du secteur des affaires. Si le CDA a pris naissance à partir d'un projet de l'USAID, il est logé au local de la Chambre de commerce du nord à la rue 13 B. Il y dispose d'un espace administration et d'une salle pour la saisie des données. Il a pour mission d'assister techniquement les micro et moyennes entreprises en vue de se renforcer, d'augmenter leur capacité managériale suivant une approche contributive qui est le vecteur d'une économie productive compétitive et durable.

Depuis le mois de Juin 2009, le CDA fournit ses services aux entreprises du secteur de l'agriculture, de l'artisanat et du tourisme. Sur demande de l'USAID, le CDA a recensé dans les 19 communes du Nord 250 petites entreprises avec précisions sur leurs besoins en assistance technique. 30 moyennes entreprises dans le secteur touristique ont reçu une formation en management, entreprenariat, montage de plan d'affaires et gestion de stock. 60 autres entreprises des secteurs de l'agriculture et de l'artisanat ont été formées en entreprenariat, marketing et vente, et sur la technique de production. 20 cadres minutieusement choisis, parmi lesquels des enseignants de l'UNDH, ont été certifiés formateurs. Ils ont reçu une formation en engineering et méthodologie d'enseignement.

Le CDA en tant que fournisseur de service a exécuté un contrat pour le compte du Ministère de la Culture et de la Communication qui consistait à former des enquêteurs et à traiter des données d'une enquête qui visait à inventorier toutes les entreprises culturelles du nord. Le projet MarCHE/USAID a su acquérir l'expertise du Groupe Croissance de l'Economiste Kesner PHAREL. La contribution du Doyen de l'Université Notre Dame d'Haïti – Dr Cary HECTOR a été importante.

Madame ETIENNE a répondu à la question suivante : Pourquoi un CDA ?

Mme Dieudonne L. Etienne (Photo by Ronel Obei)

Selon elle, le CDA est indispensable pour établir des liens plus étroits entre les petites, moyennes et grandes entreprises. Il aidera à renforcer des chaines de valeurs ; rendre l'économie du Nord plus productive et compétitive ; faciliter la création de plus grand nombre d'emplois pour le département du Nord ; améliorer les indices de développement humain ; aider pour la veille stratégique des entreprises du Nord, pour établir des liens plus étroits entre secteurs publics et privés, pour le renforcement des relations commerciales entre le Grand Nord et d'autres régions comme la province de Santiago en République Dominicaine. Globalement, le CDA doit pouvoir jouer un rôle important dans la relance économique décentralisée que nécessite le pays actuellement.

Le Directeur Général du Ministère du Commerce en a profité pour saluer l'initiative qu'il considère comme un élément qui répond aux objectifs de son Ministère. Le Nord doit se développer et constituer un pôle important de développement économique qui servira d'exemple aux autres régions du pays. Il a du même coup annoncé l'inauguration prochaine d'une Direction Départementale du Ministère du Commerce. Une décision longtemps annoncée mais qui tarde à se concrétiser. L'absence d'un bureau de Commerce dans le Nord, depuis près de 15 ans, marque la volonté de la Capitale d'atrophier le commerce, l'industrie et le tourisme dans la région.

Pour l'Ambassadeur LAMOTHE du Centre de Facilitation des Investissements – CFI, la création du CDA dans le Nord est l'exemple édifiant d'une volonté citoyenne qui s'inscrit dans l'impérieuse nécessité de mettre en commun des énergies et des capacités, en vue d'affronter certains défis de la conjoncture économique actuelle. Ses objectifs et ses attentes, tels que définis, font de ce Centre un instrument de développement à double dimension : Régionale et Nationale. Régionale, puisqu'il ambitionne d'être un moteur au cœur de l'activité économique du Grand Nord, axé entre autre, sur la mise en valeur des ressources locales, la valorisation des produits du milieu, la création d'emplois, la structuration des services, en vue de répondre à toute politique éventuelle de déconcentration et de décentralisation économique et géographique. Nationale, en raison des retombées positives qui peuvent en résulter au bénéfice du pays tout entier, dans le cadre d'une vision économique étatique moderne, diversifiée et compétitive. Il est peut être superflu de mentionner ici qu'aucune véritable croissance économique ne saurait être effective en vase clos, et que la progression des activités régionales engendre, forcement, des indices bénéfiques au niveau national.

L'ambassadeur LAMOTHE estime que son institution CFI de par ses attributions constitutives, et compte tenu de son potentiel d'expérimentation, peut constituer un atout majeur dans l'encadrement d'une telle initiative. En somme cette entité se propose de jouer sa partition, en tant qu'interface gouvernementale pour les 250 entreprises mentionnées par Madame Dieudonne L. ETIENNE. En bref, cette partition s'articulerait autour des points suivants :

- Porte parole pour la diffusion des directives gouvernementales en matière d'investissements (cadre juridique et institutionnel).

- Courroie de réception, d'analyse et de transmission avec avis de l'organisme des projets d'investissement.

- Facilitation auprès des services publics au bénéfice de la classe d'affaires, en ce qui a trait aux procédures en usage (formation de sociétés, procédures d'enregistrements de sociétés, fourniture d'informations économiques et commerciales pré-requis important pour la prise de décision en matière d'investissement, etc.)

- Service Conseil pour des questions relatives à l'identification de marchés.

- Promoteur obligé de la vulgarisation à l'extérieur du pays, des possibilités d'investissements étrangers en Haïti, et de la production nationale pour l'exportation.

-Mise à disposition de service en ligne et en un clic sur www.cfihaiti.net.

- Contribuer à la veille stratégique pour les gens d'affaires.

Pierre André Dunbar, Guy Lamothe, Dieudonne L. Etienne (Photo Ronel Obei)

L'Ambassadeur LAMOTHE a continué pour souligner que même quand son institution n'est pas un organisme de financement, elle peut indiquer aux intéressés, certaines filières de financement susceptibles de combler leurs attentes.

Des points accueillis favorablement par l'assemblée. L'assistance, bien que sceptique, a applaudi l'annonce d'ouverture d'un Bureau de Commerce dans le département du Nord. Le Président de l'ATH Nord dans son allocution a exprimé son souhait de voir le CFI installer un bureau dans la Nord.

Quant à la question : Que sera le CDA après la fermeture du projet USAID/ MarChE le 30 Avril 2010? Les présidents de la Chambre de Commerce et de l'ATH/Nord promettent d'œuvrer en vue de trouver les financements nécessaires pour la continuité des activités du CDA. Aux dires de M. Malherbe DORVIL, le CDA est une affaire des gens du Nord. C'est à nous de trouver les moyens.

Un pari gagné pour Madame Dieudonne L. ETIENNE qui, selon les révélations de Monsieur BRUNACHE – représentant de l'USAID, ne voulait pas baisser les bras, malgré l'annonce de la fermeture du projet en avril 2010. Madame ETIENNE voulait que le CDA soit une réalité haïtienne. Le projet MarChE, comme tous les autres, peut disparaitre, mais le Centre pour stimuler le développement des affaires dans le Nord, doit continuer.

Des observateurs comprennent mal cette stratégie des États-Unis qui consiste à fermer des projets de renforcement des secteurs commercial et industriel, à un moment où l'on parle de reconstruction d'Haïti. L'annonce par l'UE (Union Européenne) du programme d'installation de CDE (Centres de Développement des Entreprises) à travers tous les départements d'Haïti est une bonne nouvelle pour les entreprises qui se retrouveront abandonnées après la fermeture du projet MarCHE/ USAID.

RÉSEAU CITADELLE (Ré.Cit.), le 19 Avril 2010, 18 hres 21.


Confusion autour de la tenue d’élections générales en Haïti.

Confusion autour de la tenue d'élections générales en Haïti

Lundi, 19 Avril 2010 Signal FM

L'échiquier politique haïtien sombre dans la plus grande confusion pour ce qui est de la tenue d'élections générales dans le pays d'ici la fin de cette année.

Alors que le président Préval n'a pas encore arrêté pour autoriser l'organisation générale des joutes électorales dans le pays, le président du conseil électoral provisoire, Gaillot Dorsainvil, annonce qu'il pourra organiser des compétitions électorales au terme de 120 jours.

A en croire le numéro 1 du CEP, l'appareil électoral est techniquement prêt pour organiser les élections. Mais, l'arrêté ayant nommé les conseillers électoraux charge ceux-ci d'organiser des élections pour renouveler 1/3 du sénat, la chambre des députés et les élus locaux.

Parallèlement, une mission technique de l'OEA séjournera en Haïti, sous peu, en vue d'étudier la faisabilité des élections générales en Haïti.

L'ambassadeur de France accrédité en Haïti, Didier Le Bret, saluant l'expertise de l'OEA en la matière, laisse entendre que la France attend les résultats de cette mission pour confirmer l'appui de l'Hexagone en ce sens.

Le silence du président Préval, pour l'heure, reste problématique et envenime la confusion alors que le locataire du Palais national a affirmé à maintes reprises sa volonté de quitter le pouvoir le 7 février 2011.

Le chef de l'Etat haïtien n'a pas encore prouvé la démarche visant à démontrer sa volonté politique nécessaire pour passer de la parole aux actes.

Entre-temps, des voix ne cessent de s'élever dans la classe politique haïtienne contre l'organisation des compétions électorales dans le pays. Selon le secrétaire général de la plateforme des partis haïtiens, Himler Rebu, les conditions ne sont pas réunies pour l'organisation d'élections vu les préoccupations de l'ensemble de la population. Cependant, Himler Rebu dit s'attendre à ce que les experts de l'OEA viennent explorer les possibilités d'organiser des élections générales en Haïti.

Réactions défavorables au vote de la loi d’urgence.

Réactions défavorables au vote de la loi d'urgence

Lundi, 19 Avril 2010 Signal FM

Le vote survenu jeudi au Sénat de la République continue de soulever des réactions tous azimuts. Certains estiment qu'il s'agit d'un plan visant à placer Haïti sous la tutelle de la communauté internationale.

Harry Massant félicite les sénateurs qui avaient fait preuve de fermeté, malgré la pression de la communauté internationale.

« Ce texte de loi ne fait que consacrer une dictature légale en Haïti », commente-t-il. Le porte-parole de l'OPL appelle à la mobilisation pour bloquer un plan de l'Exécutif qui vise à placer le pays sous la garde de l'international.

De son coté, le sénateur de l'Ayiti An Aksyon n'a pas hésité à tirer à boulet rouge sur ses collègues Judenel Jean, Rudy Hériveaux et Céméphyse Gilles dont la défection a permis la confirmation du quorum ayant abouti au vote de la Loi d'Urgence au Grand Corps.

Youry Latortue critique vertement le comportement des trois sénateurs du « Groupe des 13 ». Le président de la Commission des Affaires Politique du sénat de la république taxe ses paires d'irresponsables.

Même lecture de la part du sénateur Evalière Beauplan qui évoque un acte de trahison orchestré par Judenel Jean, Céméphyse Gilles et Rudy Hériveaux contre le groupe des 13 et la population Haïtienne. Cependant, le parlementaire du Nord-ouest appelle ses collègues à rejoindre le groupe.

Le Mouvement Démocratique de la Jeunesse Haïtienne, MODEGAH, s'en prend aux sénateurs Judenel Jean et Rudy Hériveaux qui avaient fini par faciliter le quorum lors de la séance consacrée au vote de la loi d'urgence. Fritz Gustave regrette que ces sénateurs n'aient pas respecté leurs positions initiales. Fritz Gustave croit qu'il n'est pas trop tard de barrer la route à cette loi.

Olicier Pierriche considère comme une gifle infligée au peuple haïtien le vote de la loi sur la prolongation de la période d'urgence.

« En posant cet acte, les sénateurs et les députés font fi des aspirations de la population », craint le responsable du Parti pour la Reconstruction d'Haïti.

Le vote favorable à la loi sur la prolongation de la période d'urgence ne surprend pas Himmler Rébu. Le leader du Grand Rassemblement pour l'Evolution d'Haïti qui parle de trahison dit comprendre mal que la Communauté internationale ait besoin d'une loi pour entreprendre la reconstruction du pays.

Haiti: La Nécessité d'Amender la Constitution de 1987

                                                  
                                                   Jean Sénat Fleury 4/18/10
                                                    www.jeansenatfleury.com
 
La Constitution du 29 mars 1987 très formaliste donne lieu une série d'interprétations tout en laissant place à bien des vides. Cette analyse peut s'avérer pertinente, cependant si je la fait, ce n'est pas pour froisser les egos des honorables constituants qui ont travaillé sur le texte – dans les conditions émotives, difficiles et apparemment pressantes, vécues en 1987 après la chute de vingt-neuf années de régime À Vie des Duvalier – ; ni pour déshonorer le vote des millions d'Haïtiens –dont le mien- qui ont dit oui à cette Constitution. C'est seulement pour transformer des points de vue et explorer les mécanismes qui l'ont créée en vue d'un renforcement institutionnel en Haïti. Et même si l'on estime que mon analyse est hasardeuse, ma longue carrière judiciaire me permet de jeter un regard juste sur certaines limites et faiblesses dans notre charte constitutionnelle avec l'idée que la Constitution d'un pays –acte juridique suprême- n'est pas intouchable. D'autant plus, le principe de l'amendement est prévu dans les articles 282 et suivants au titre XIII de la Constitution de 1987.
 
Déséquilibre Institutionnel –Voie de Résolution
Pour peu que l'on s'interroge un instant, on s'aperçoit qu'un équilibre institutionnel fait défaut en Haïti qui traverse depuis 1986 à nos jours d'une ère d'instabilité politique chronique. Il suffit de considérer le déséquilibre des pouvoirs Législatif et Exécutif et on réalise qu'un renforcement du pouvoir exécutif est nécessaire en Haïti. A côté des pouvoirs traditionnels du président de la République reconnus dans la Constitution de 1987 (promulgation des lois, nomination des directeurs généraux de l'administration publique et des ambassadeurs, droit de grâce pour les prisonniers condamnés…); des droits nouveaux et exceptionnels doivent lui être reconnus. Je propose :
1-      Comme par exemple, le droit de recourir au referendum pour soumettre à l'approbation populaire certaines dispositions législatives doit lui être reconnu.
2-      De plus, s'il est judicieux d'interdire au président le droit de briguer un troisième mandat, pourquoi lui empêcher de participer aux élections pour un second terme tout de suite après la fin du premier mandat. Pourquoi attendre un intervalle de cinq avant sa réélection.
3-      Enfin, lorsque les institutions de la République, l'Indépendance de la Nation, l'intégrité du territoire ou l'exécution des engagements internationaux sont menacés d'une façon grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics est interrompu; le président doit jouir d'une disposition constitutionnelle qui le fait devenir automatiquement détenteur des pouvoirs exécutif et législatif et seul responsable politique de la nation. Ainsi seulement, en qualité de chef de l'Etat, il peut veiller au respect et à l'exécution de la Constitution et à la stabilité des institutions pour assurer le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'Etat. Mais si je pousse un peu plus loin l'analyse: Haïti doit-elle continuer avec le régime parlementaire ou adopter le régime présidentiel selon le modèle américain? Toutes nos crises gouvernementales depuis 1991 ne sont-elles pas les conséquences du système politique haïtien trop compliqué pour un pays qui fait l'apprentissage de la démocratie après des décennies de dictature? 
 
Crise électorale
La Constitution du 29 mars 1987 n'offre aucune solution constitutionnelle pour une sortie de crise en cas d'un conflit postélectoral ou après élection. Loin de fournir des mécanismes, la Constitution de 1987 par ses limites semble plutôt fermer la voie à toute solution constitutionnelle et juridique à un conflit électoral. On a toujours eu en place un conseil électoral provisoire avec un plein droit de décider comme tribunal suprême. On a en mémoire la crise provoquée par l'arrêt de la Cour de Cassation en faveur du candidat à la présidence, Dumarsais Mécène Siméus, et ensuite cet arrêté du gouvernement Boniface/Latortue mettant à la retraite les cinq juges de la Cour de Cassation qui ont tranché dans le dossier. Cette mise à la retraite des cinq magistrats de la Cour de Cassation avait déclenché l'épineux conflit entre l'exécutif et la judiciaire. Magistrats, avocats, arpenteurs, notaires, membres de la société civile, conseil des sages…; ils ont tous été mobilisés pour réclamer le retrait des deux arrêtés présidentiels mettant à la retraite, de manière inconstitutionnelle, cinq haut magistrats de la Cour de Cassation et nommant cinq autres pour les remplacer en les faisant prêter serment au palais national. Conséquences de cette mesure: Les activités judiciaires ont été bloquées pendant près de deux mois à travers le pays.
 
Double Nationalité
La Constitution de 1987 doit être amendée en vue de reconnaître aux Haïtiens de l'extérieur les mêmes droits, privilèges et obligations que ceux de l'intérieur; donc de reconnaître la double nationalité. La nationalité haïtienne doit être reconnue à tous les Haïtiens, qu'ils soient ou non naturalisés étrangers. Il importe donc que des mesures soient prises par l'exécutif  en vue d'amender la Constitution de1987 à cet effet. Il s'agit de rendre justice à cette majorité d'Haïtiens qui, par leur engagement, leur militantisme, leur détermination, leur action et leur apport financier ont contribué au développement social et économique du pays.
 
Considérant que l'expérience, le savoir-faire et l'expertise de tous les fils et de toutes les filles d'Haïti doivent être mis à contribution dans la reconstruction et le développement du pays.
 
Considérant qu'il est dans l'intérêt du pays que la nationalité haïtienne soit reconnue à tous les Haïtiens :
 
L'article 11 de la Constitution de 1987 devra être ainsi amendé :
 
Article 11 : Est Haïtien, tout individu né d'un père ou d'une mère haïtienne, qui n'a pas renoncé à sa nationalité haïtienne.
 
La double nationalité est reconnue à tous les Haïtiens qui ont acquis une nationalité étrangère et qui veulent reprendre leur nationalité haïtienne en remplissant les conditions et obligations imposées par la loi.
 
Aujourd'hui, la double nationalité est reconnue dans plusieurs pays qui ont eu une large émigration. L'Irlande, l'Italie, le Mexique, le Brésil, l'Argentine, la Colombie,  le Pérou, le Panama,  la Jamaïque, la République Dominicaine, le Venezuela, la Bolivie, l'Angola, le Bénin, la Burundi, le Cap Vert, Burkina Faso, Rwanda, le Gabon, le Maroc etc. reconnaissent la double nationalité et économiquement, socialement, et culturellement bénéficient grandement de cette reconnaissance. La Grèce, la France, la Grande Bretagne, l'Australie, la Suisse, la Turquie, la Tunisie, l'Egypte,  adoptent également la loi sur la double nationalité.
 
En 2002, l'article 39 de la Constitution de 1967 bolivienne a été modifié afin de permettre aux Boliviens de l'étranger d'acquérir la nationalité de leur pays de résidence. « La nacionalidad boliviana no se pierde por adquirir nacionalidad extranjera. Quien adquiera nacionalidad boliviana no será obligado a renunciar a su nacionalidad de origen."
 
Résolution des Conflits 
Amender la Constitution avec les solutions du déséquilibre institutionnel et intégrer la notion de la double nationalité ; cette décision doit être trouvée dans la recherche d'un consensus populaire, une maturité de la classe politique haïtienne et une conscience nationale qui doit accepter l'idée que les intérêts personnels n'ont point de place dans le la reconstruction et le future de notre pays et que dans une démocratie tout se règle par le dialogue, le compromis, l'arbitrage et dans le respect du jeu démocratique. La politique à adopter est la suivante : « Puisse Haïti tirer profit de cette décision d'intégrer la diaspora dans la vie politique, économique et sociale pour une reconstruction d'Haïti par et pour tous les Haïtiens sans distinction de classe, de couleur, d'appartenance politique et religieuse.» Oui. Reconnaissons donc la double nationalité.
 
Pour épargner ces problèmes futurs, un organe à compétence juridictionnelle, le conseil constitutionnel doit être spécialement créé dans l'amendement de la Constitution. Ce conseil doit être chargé d'examiner si les actes du Parlement (c'est-à-dire les lois) sont conformes aux prescrits du texte constitutionnel. Ce conseil constitutionnel sera juge de la sincérité des élections présidentielles et législatives. Il jouira du pouvoir d'examen des litiges nés d'une consultation électorale. Ce conseil constitutionnel veillera sur l'Etat de droit en qualité d'organe régulateur de l'activité des pouvoirs publics
 
Liste de certains binationaux célèbres:
    * Albert Einstein, scientifique, binational helvéto-américain.
    * Ingrid Betancourt, femme politique franco-colombienne (a obtenu la nationalité seychelloise).
    * Willy Brandt, ancien chancelier fédéral allemand, binational germano-suédois.
    * Beatrix, reine des Pays-Bas, binationale néerlando-britannique.
    * Stéphane Dion, ex-chef du parti libéral du canada, binational canado-français.
    * Le Corbusier, architecte, binational franco-suisse.
    * Arnold Schwarzenegger, acteur et homme politique, binational austro-américain.
    * Che Guevara, homme politique, binational, argentino-cubain.
    * Alberto Fujimori, binational japono-péruvien, ancien président du Pérou.
    * Alain Delon, acteur franco-suisse.
    * Hendrick Verwoerd, ancien premier ministre d'Afrique du Sud, binational néerlando-sud africain.

Conclusion
En ces heures difficiles, Haïti a besoin de tous ses enfants pour participer à sa reconstruction. Michaëlle Jean, Wyclef Jean, Garcelle Beauvais, Dumarsais Mecène Siméus, Lil Wayne, Luck Mervil, Pras Michel, Anthony Gavanagh, Patrick Gaspard, Ace Wood, Key James, Marie-Anna Murat, Teri Moïse etc. ; ils ont tous leur place dans ce défi national. Haïti a donné trop de valeurs à l'humanité, elle a trop de ressources intellectuelles à travers le monde, et une culture trop riche pour avoir la réputation  de  pays le plus  pauvre de la planète. Mon message : Haïtiens de partout, naturalisés ou pas, mettons en action notre fierté nationale et réunissons-nous encore une fois pour rebâtir ensemble les piliers de notre nation à partir d'une révolution de paix, de partage, de justice et d'égalité pour tous. Notre future est celle de nos enfants Haïtiens.

Bulletin météo du lundi 19 avril 2010.

Valable jusqu'au 21 avril 2010

Situation synoptique dans la Caraïbe et sur l'Atlantique
Abondance d'humidité demeure en basse couche au niveau des grandes Antilles. Cette situation combinée avec un centre de basse pression en surface au nord de Cuba devrait continuer à encourager une bonne couverture nuageuse par moment et de la pluie isolée sur certaines régions d'Haïti encore ce soir.

Prévisions pour Haïti
- Nuageux au cours de la journée avec des éclaircies par moment ;
- Périodes couvertes notamment pour les pointes de la grand' anse et du nord-ouest, l'ouest et le sud-est;
- Températures clémentes en journée et agréables en soirée ;
Pluie isolée et orages légers possibles pour les 10 départements géographiques d'Haïti.

Prévisions pour Port-au-Prince et environs
· Temps nuageux sur le bassin de Port-au-Prince ce matin.
· Périodes nuageuses en soirée;
· Tº. max. : 32ºC ; Tº min: 22ºC ;
· Chance de pluie isolée légère ce soir.

Lever & coucher du soleil pour Port-au-Prince
Aujourd'hui 19 Avril.
Lever : 05h 29 mn
Coucher : 06h 07 mn

Mardi 20 Avril.
Lever : 05h 29 mn
Coucher : 06h 08 mn

Mercredi 21 Avril.
Lever : 05h 28 mn
Coucher : 06h 09 mn

Esterlin Marcelin, Prévisionniste au CNM

Bulletin météo marine du lundi 19 avril 2010

Valable jusqu'au 20 avril 2010
Prévisions maritimes:
Zone côtière nord :
Lundi & mardi
* Vent du secteur est sud-est : 10-15 nœuds
* Hauteur des vagues: 3 à 5 pieds
* Mer peu agitée ;

Golfe de la Gonâve :
Lundi & mardi
* Vent du secteur est sud-est : 10-15 nœuds ;
* Hauteur des vagues : 3 à 5 pieds ;
* Mer peu agitée ;

Zone côtière sud :
Lundi & mardi
* Vent du secteur est sud-est : 10-15 nœuds ;
* Hauteur des vagues : 3 à 5 pieds ;
* Mer peu agitée ;
* De pluie reste possible par moment sur le littoral des côtes sud

Esterlin Marcelin, Prévisionniste au CNM