Proposition de sortie de crise de plusieurs organisations de la société civile
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Proposition de sortie de crise de plusieurs organisations de la société civile
Face à l'ampleur que prenne la crise post-électorale, une dizaine d'organisations de la société civile, propose leur vision de sortie de crise dans une résolution de 7 points. La lumière sur ce qui s'était réellement passé le jour du vote, une opération de vérification et d'évaluation, un consensus entre les acteurs, le départ du chef de l'Etat le 7 février 2011 constituent, entre acteurs, l'essentiel de cette nouvelle proposition.
Haïti: Après plusieurs échanges, les organisations signataires de la présente, dans le souci d'apporter leur contribution à la résolution de la crise électorale, prennent la liberté de faire les considérations et propositions suivantes.
1. Les irrégularités, les fraudes systémiques en faveur d'une formation politique et les actes de violence qui ont entaché le scrutin du 28 novembre ont aggravé la situation catastrophique dans laquelle se trouve aujourd'hui la nation haïtienne. On ne pourra sortir de cette crise électorale, si la lumière n'est pas faite sur ce qui s'est véritablement passé à l'occasion de ces élections, non seulement à l'intérieur et aux abords des centres de vote mais aussi, au niveau du transfert des résultats entre les bureaux de vote, le Centre de Tabulation et le Site du CEP.
2. Une opération de vérification et d'évaluation s'avère donc indispensable. Selon le projet d'Accord entre l'OEA, le Président de la République et le CEP, dont nous avons pris connaissance, une Mission d'experts serait appelée à « réviser les pratiques, procédures et procédés appliqués lors des élections ». Il s'agirait alors d'un travail en profondeur, qui porterait non seulement sur la comparaison des données du Centre de Tabulation et des Procès-verbaux, mais aussi sur tous les documents électoraux à savoir : « listes électorales partielles, feuilles de dépouillement du scrutin/de comptage, déclarations d'irrégularités, documents d'appui de chaque bureau ». De plus, une analyse statistique serait faite des résultats pour « identifier des anomalies dans ces résultats ».
3. Une telle méthode de travail serait certes valable. Cependant, cette initiative présente quatre faiblesses majeures. D'abord, elle ne repose sur aucun fondement légal ou constitutionnel. Seul un consensus politique pourrait lui conférer une certaine légitimité. De plus, l'opération vise seulement les élections présidentielles. Or les élections législatives, qui sont tout aussi importantes, ont souffert des mêmes fraudes et nécessitent les mêmes redressements. Ensuite, la Mission OEA-CARICOM en raison de sa complaisance envers le Conseil Electoral Provisoire et le Pouvoir en place, souffre d'un grave déficit de crédibilité aux yeux du peuple haïtien. En effet, si la Mission avait respecté le premier objectif spécifique de toute Mission d'Observation de l'OEA, qui est d'«Observer la performance des principaux acteurs du processus électoral afin de vérifier leur conformité avec les lois et règlements électoraux du pays hôte » elle aurait dénoncé avec force, les graves irrégularités commises par le CEP. Par exemple : le remplacement illégal des superviseurs, la nomination arbitraire de membres de bureaux de vote, les obstacles dressés pour empêcher les mandataires d'exercer leur fonction, la délocalisation massive des électeurs, qui a privé des milliers de citoyens de l'opportunité de voter. Le CEP a dépassé toutes les limites de la décence parce qu'il était assuré de l'appui inconditionnel de la Mission OEA-CARICOM.
Enfin, si le Secrétariat Général de l'OEA a consulté les Gouvernements du Canada, de la France et des Etats Unis d'Amérique pour composer cette Mission d'experts, il n'a pas fait appel à la partie haïtienne. Des experts haïtiens, connaissant le système électoral haïtien et jouissant de la confiance de la population et des candidats aux différentes fonctions électives auraient pu renforcer l'efficacité et la crédibilité d'une telle opération. Car après tout, il s'agit d'élections haïtiennes qui constituent l'affaire d'abord des Haïtiens.
4. Une bonne vérification-évaluation du processus électoral menée par des experts nationaux et internationaux, acceptés par les différents protagonistes, permettrait de rétablir la vérité et de fixer les responsabilités. La connaissance exacte des faits et des données, aiderait également à prendre une décision rationnelle, juste et responsable par rapport au scrutin du 28 novembre.
5. Pour être viable et opérationnelle, toute solution doit faire l'objet d'un consensus entre les différents acteurs impliqués dans le processus : partis politiques, candidats, représentants de l'Exécutif, du CEP, de la société civile au sens large, de la communauté internationale. L'Initiative d'une concertation dans ce sens devrait être prise.
6. Par ailleurs, les organisations signataires de la présente recommandent fermement au Président de la République de respecter scrupuleusement les prescrits de la Constitution, qui, dans son article 134.1, fixe la fin du mandat présidentiel au 7 février de la 5ème année de son mandat. Toute prolongation serait non seulement contraire à la Constitution mais aussi préjudiciable pour la paix sociale, la stabilité du pays et la tenue de bonnes élections. L'histoire récente du pays a montré que la présence d'un Juge de la Cour de Cassation à la tête du pays pour organiser les élections, représente une garantie pour la réalisation d'un scrutin acceptable. Ceci a été le cas pour Mes Ertha Pascal Trouillot et Boniface Alexandre.
7. De la fin du mois de décembre au 7 février, on pourrait mener l'opération de vérification-évaluation, identifier les mesures correctives à prendre, y compris les changements indispensables au niveau du Conseil Electoral, qui aujourd'hui a perdu toute crédibilité.
Les organisations signataires de la proposition
Initiative de la Société Civile (ISC), Rosny Desroches
Initiative Citoyenne (IC), Jean Garry Denis
Conseil Haïtien des Acteurs Non Etatiques (CONHANE),Edouard Paultre
Centre OEcuménique des Droits de l'Homme (CEDH), Jean-Claude Bajeux
Office de Concertation pour le Développement (OCODE), Dominique Joseph
Action Citoyenne, Bellegarde Berthony
Centre pour la Promotion des Droits Humains et de la Démocratie en Haiti (CEPRODHD), Jn Gardy Théodore
Barreau de Port-au-Prince, Kedler Augustin
Mouvman Fanm Aktif Kafou, Magdala Jn Pierre
The Joint Mission followed up on the information you brought to our attention concerning the PVs from Ounaminthe which you posted on your web site.
- 13 of the 14 incriminating results sheets (PVs) arrived at the Tabulation Centre (CTV) in their sealed transparent envelopes.
- in accordance with the procedures of the CTV, once the integrity of the sealed transparent envelope had been verified, the results on the sheet were inputted by two separate computer operators;
- the results posted on the web site are identical to the results on the results sheets in the sealed transparent envelopes;
- 4 of the 13 sealed transparent envelopes were opened because of necessary reconstitution we were informed;
- 9 of the 14 results sheets are still in their sealed transparent envelopes in the CTV archives;
- verification of the 14 results sheets indicates that the results in letters and in numbers were falsified in favour of Joazard Claude of Inite party;
- it is noteworthy that though 4 of the 13 sealed transparent envelopes were opened for reconstitution because they were badly written up, in the presence of witnesses we were told as is the required procedure, the obvious signs of fraud/alterations were not picked up;
- the Mission was informed that the CTV had set aside 5 other results sheets in the name of the same candidate totalling 1054 votes which were not included in the preliminary results;
- in the forthcoming verification of the tabulation exercise, attention will need to be paid to the PVs with a winning result under 150. Winning results of 225 and subsequently 150 were the control thresholds used to identify PVs for visual verification by the Legal Control Unit of the CTV. The JEOM had indicated to the CTV officials at the outset that the 225 threshold was was far too high in view of the low voter turnout and the probability of results manipulation at levels lower than gross ballot stuffing;
- the matter has been brought to the attention of the CEP for rectification, for putting in place tighter verification measures, and for taking action against those involved, including the polling station officials, culpable of manipulating the results.
Many thanks for bringing these examples of the fraudulent manipulation of the results to the attention of the Joint Mission.
Best regards
Colin Granderson
Envoyé par mon BlackBerry de Digicel
Il y a près d'un an, le tremblement de terre du mardi 12 janvier détruisait la capitale haïtienne et plusieurs centaines de milliers de vies. Micha Gaillard, militant des droits de l'homme, intellectuel, homme politique haïtien et fils du plus grand historien de l'île, était de ceux-là. Sa mort éclaire les maux antérieurs et postérieurs au séisme. Pendant deux jours, coincé au niveau des cuisses, il parvint, avec calme et courage, à parler avec ses amis venus l'aider mais qui ne trouvèrent jamais l'équipement minimum qui aurait permis de le tirer du ministère de la justice qui s'était effondré. Un Etat fonctionnel, cause pour laquelle il s'est battu toute sa vie, l'aurait peut-être sauvé. Surtout il n'aurait pas du se trouver là. Quelques minutes avant le tremblement, il se précipitait à l'intérieur d'un ministère entièrement vide, pour y déposer d'urgence des demandes de libération d'individus injustement arrêtés. Personne ne put l'accueillir, il se dirigea vers le bureau du ministre, au fond. Il y fut le seul mort. On ne peut que se réjouir que l'effondrement de treize ministères et du palais présidentiel ait fait moins d'une dizaine de morts. Il faut aussi avoir le courage de constater que dans un pays qui était déjà en crise, l'Etat n'était pas au travail.
Les soldats des Nations unies non plus. Ceux qui purent observer, dont l'auteur de ces lignes, la capitale dans les jours immédiatement après le séisme, furent frappés par l'absence des casques bleus. Ce fait, à ma connaissance, n'a pas été reporté par les médias européens et nord-américains. Sept mille soldats des Nations unies se trouvaient en Haïti avant le séisme, quatorze mille bras qui sont restés croisés dans leurs bases dans les deux jours cruciaux qui suivirent le séisme, y compris un bataillon de génie. Dans une interview encore disponible sur YouTube et qui semble tout droit sorti du XIXe siècle, Nelson Jobim, le ministre brésilien de la défense affirmait aux journalistes que « les Haïtiens » n'accepteraient jamais que des étrangers touchent des morts haïtiens, justifiant ainsi l'ordre surréaliste de rester passif.
Le fiasco le plus récent, l'épidémie de choléra, est aussi le fruit de cette alliance entre un Etat qui n'existe plus, si ce n'est par des têtes parlantes, et des institutions internationales qui n'assument pas leur mainmise, aboutissant à un pays de onze millions d'âmes sans véritable structure exécutive. D'autres désastres suivront, faute d'avoir su analyser les raisons de l'extrême vulnérabilité d'Haïti, de la mort clinique de l'Etat et le bilan déplorable de la communauté internationale.
L'ONU souffre en Haïti d'un discrédit dont les opinions occidentales ont peu l'idée. Quiconque ouvre un journal dans la capitale haïtienne se rend compte du fossé qui sépare la communauté internationale de cette population. (Qui sait d'ailleurs que Bill Clinton, qui occupe un poste central dans le dispositif international de « reconstruction », est, pour dire le moins, une figure controversée dans ce pays ?). Les colères ne dépassent malheureusement pas les rivages de l'île, car aujourd'hui, Haïti est un pays sans voix. Ses intellectuels ne parviennent pas à faire entendre leurs récits, si ce n'est au travers d'intermédiaires, reporters, exilés ou « experts ». Les médias francophones se rabattent sur de vieux écrivains exilés, qu'un sociologue haïtien appelle ironiquement « les intellectuels d'aéroports » et dont les récits trahissent la déconnection d'avec leurs compatriotes. Moins de quatre jours après le séisme, trois des plus grands intellectuels haïtiens en Haïti signaient un texte alarmant, noir de pessimisme, prédisant que, faut d'avoir dressé un vrai bilan, il n'y aurait pas de reconstruction et que les milliards de l'aide internationale à venir n'allaient, avec certitude, servir à rien. Aucun journal aux Etats-Unis n'accepta de publier un article aussi pessimiste ; en France, un seul. A-t-on le droit d'ailleurs de critiquer l'ONU en France ?
LE DROIT D'AVOIR UN ÉTAT
Cassandre avait raison : un an après le séisme, la reconstruction n'a pas eu lieu. Mais le fiasco des organisations internationales est aussi celui des médias internationaux qui, dans l'après-séisme, ont oscillé entre sensationnalisme et optimisme, mais jamais dressé le bilan déjà désastreux de l'aide en Haïti. Cela fait ainsi plus de dix-sept ans que les Nations unies ont une présence massive et presque ininterrompue en Haïti. Cela fait sept années maintenant que la présence des casques bleus et de la communauté internationale (plus de mille ONG !) en Haïti ne s'assume pas, tout en imposant ses choix économiques et politiques (y compris de premiers ministres). En autant d'années, ce pays a gagné sa place en enfer, aucune infrastructure sérieuse n'a été reconstruite et les espoirs d'un futur meilleur n'émergent que dans les discours des leveurs de fonds. Les Nations unies ressemblent à ces trous noirs des astrophysiciens. Rien ne semble ressortir du milliard de dollars consommé chaque année par sa mission de la paix en Haïti, si ce n'est un discours d'autolégitimation et d'autosatisfaction. Croire enfin que des expatriés, dont le salaire de base commence à près de onze mille dollars par mois net d'impôt, peuvent entretenir des relations autres que coloniales avec une population cassée et pas seulement paupérisée, relève du phantasme.
Les Nations unies ne sont pas, et de loin, les seuls responsables ; mais, à l'heure du bilan, force est de conclure que la solution est ailleurs. Qui croît donc qu'il peut y avoir une quelconque sortie de la pauvreté extrême, du naufrage, sans Etat, sans institutions, sans infrastructures ? Il manque la plus importante des infrastructures, un Etat. Depuis vingt-cinq ans, celui-ci a constamment et consciemment été détruit par les gouvernants haïtiens eux-mêmes comme par une aide internationale soumise aux idéologies du jour et à sa propre incompétence. Le premier des droits de l'homme ne serait-il pas le droit d'avoir un État ?
Des opposants au régime de René Préval ont érigé ce samedi 1er janvier 2011 des barricades, certaines enflammées, au niveau de Lalue, paralysant ainsi la circulation des véhicules.
Depuis le carrefour Poste-Marchand jusqu'à l'intersection avenue John Brown/Martin Luther-King, des barrages constitués à l'aide d'objets hétéroclites sont constatés.
Par endroits, des individus lançaient des pierres et des tessons de bouteilles dans toutes les directions. Cette situation a créé une vive panique au niveau de ces zones où les gens se mettaient à courir à toutes jambes.
Ce mouvement spontané a eu lieu à Port-au-Prince tandis que le président René Préval se trouve aux Gonaïves pour la célébration du 207e anniversaire de l'Indépendance nationale. Mais le chef de l'Etat a été accueilli par deux groupes de manifestants dans la Cité de l'Indépendance.
« Arrêtez Préval, arrêtez Préval », crie un groupe de manifestants opposés. « Préval n'a rien fait pour le pays. Nous devons nous débarrasser de lui », ont-ils scandé.
L'autre groupe de manifestants, constitué de proches du gouvernement, opte pour le maintien au pouvoir du chef de l'Etat. « Vive Préval, vive Préval », chantent-ils à l'unisson.
C'est une véritable cacophonie qui règne sur la place d'armes des Gonaïves en attendant le début de la cérémonie commémorative du 207e anniversaire de l'Indépendance d'Haïti.
En début de semaine, des organisations de base avaient promis d'empêcher la célébration du 207e anniversaire de l'indépendance nationale aux Gonaïves. Jean Pierre, alias Jean Tatoune, avait annoncé qu'il va s'associer à tout mouvement visant à s'opposer à la venue de René Préval dans la cité de l'indépendance
Recount and Review of Haiti's Election Tally Shows Massive Irregularities
Election Outcome In Doubt
For Immediate Release: December 30, 2010 Contact: Dan Beeton, 202-256-6116 Washington, D.C.- An independent recount and review of 11,171 tally sheets from Haiti's November 28 election shows that the outcome of the election is indeterminate. The review, conducted by the Center for Economic and Policy Research (CEPR), found massive irregularities and errors in the tally. A report detailing the recount's findings, and methodology, will be made available next week.
"With so many irregularities, errors, and fraudulent vote totals, it is impossible to say what the results of this election really are," said Mark Weisbrot, economist and CEPR Co-Director.
"If the Organization of American States certifies this election, this would be a political decision, having nothing to do with election monitoring," said Weisbrot. "They would lose all credibility as a neutral election-monitoring organization."
Among the preliminary findings:
While OAS Assistant Secretary General Albert Ramdin was quoted by the Associated Press as saying that "Nearly 4 percent of polling place tally sheets used to calculate the results were thrown out for alleged fraud at the tabulation center," the actual number is closer to 12 percent. CEPR found that 11.9 percent (1,324) of the tally sheets were either never received by the CEP (Haiti's Provisional Electoral Council) or were quarantined by the CEP due to irregularities. These tally sheets added up to more than 15 percent of the total votes counted.
In addition to the 11.9 percent of tally sheets not counted by the CEP, CEPR found that 6.4 percent of the tally sheets were irregular. These tally sheets contained vote counts that were so far outside the distribution of votes that they would not be considered valid. If we add these to the tally sheets not counted by the CEP, there are more than 18 percent of tally sheets – representing more than 22 percent of votes counted -- that are invalid.
In addition, there were widespread clerical errors – mis-recorded numbers – on the tally sheets: 5.4 percent of tally sheets had numbers that were obvious clerical errors. Although these errors did not necessarily affect the distribution of votes among the candidates, they add another element of uncertainty to the vote count. It is clear that with so many mistakes in recorded totals in the tally sheets, there would have to be errors in the candidate vote counts in addition to those that CEPR detected.
Turnout was extremely low: an estimated 22.3 percent of the electorate participated, as compared with 59.3 percent in the last (2006) presidential election. This was partly due to the fact that more than 12 political parties were arbitrarily excluded from participating in the election, including the country's most popular political party.
Internally displaced people (IDP's), who have been made homeless by the earthquake, were especially disenfranchised. In the cities of Port-au-Prince, Carrefour, Delmas and Petionville – which contain 20 percent of Haiti's registered voters – the average participation rate was just 12.4 percent (11.25 percent if we remove additional irregular tally sheets).
"This election was of questionable legitimacy to begin with because the electoral authorities banned over a dozen political parties, including the country's most popular political party," said Weisbrot. "But with this massive level of irregularity, fraud, and disenfranchisement, it can hardly be considered a legitimate election."
Pour cette nouvelle année nous ne ferons pas de long discours... rappelant de mauvais souvenirs, nous vous dirons simplement Bonne Année et que 2011 soit meilleur que 2010. http://www.haitilibre.com/ pour vous informer !
Haïti - CIRH : Opacité de la commission et marginalisation des haïtiens 31/12/2010 13:49:56
La Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH), avait lors de sa création, affirmée que la population haïtienne seraient informé dans la transparence, des projets de reconstructions approuvés. Dans les faits...
Haïti - USA : Vœux de l'Ambassadeur des États-Unis au peuple haïtien 31/12/2010 07:47:59
Mon pays, les États-Unis, souhaite également qu'un nouveau Président et un Parlement soient élus démocratiquement conformément à la volonté que le peuple haïtien a exprimée à travers son vote...
Haïti - Politique : La Société Civile propose une sortie de crise 31/12/2010 07:07:52
Les irrégularités, les fraudes systémiques en faveur d'une formation politique et les actes de violence qui ont entaché le scrutin du 28 novembre ont aggravé la situation catastrophique dans laquelle se trouve aujourd'hui la nation haïtienne...
Haïti - USA : Vœux d'indépendance d'Haïti et du nouvel an 31/12/2010 05:43:45
Au nom du Président Obama et du peuple des États-Unis, je me joins à la population de la République d'Haïti pour honorer le 207e anniversaire de votre indépendance ce 1er Janvier...
Funérailles, ce jeudi au Cap-Haïtien du Monseigneur François Gayot: Véritable scandale.
(Photo par Cyrus Sibert, Réseau Citadelle)
(Photo par Cyrus Sibert, Réseau Citadelle)
(Photo par Cyrus Sibert, Réseau Citadelle)
(Photo par Cyrus Sibert, Réseau Citadelle) Par Gérard Maxineau
La troisième cérémonie des funérailles de l'archevêque émérite du Cap-Haïtien, Monseigneur François Gayot, décédé le 16 Décembre dernier, à l'hôpital Gemelli, dans la capitale italienne, a été célébrée, ce jeudi, de façon inaperçue, à la Cathédrale Notre-Dame de l'Assomption de l'archidiocèse du Cap-Haïtien, où il a travaillé pendant plus de 25 ans, en présence d'une assistance très restreinte et en absence des autorités gouvernementales et des principaux responsables de l'église catholique, 24 heures après une cérémonie similaire a l'église Saint Louis Roi de France, a Turgeau (Port au Prince).*
Le nonce apostolique en Haïti, Monseigneur Bernadito Azousa, de même que le Président de la conférence épiscopale d'Haïti, Monseigneur Louis Kébreau, également Archevêque du Cap-Haïtien, ont brillé par leur absence. Une source digne de foi, nous apprend que Monseigneur Kébreau a laissé le pays pour Rome, seulement 72 heures avant les funérailles.
La présidence s'est fait représenter par l'ancien Ministre des affaires étrangères et des cultes, Jean Raynald Clérismé, un ancien prête et membre du cabinet privé du président de la république, qui a décrit Gayot, comme un "missionnaire", "modèle", "un monument" qui a su se battre pour le bien-être du peuple de son Pays.
Outre Clérismé, le premier citoyen de la ville, M. Michel Saint-Croix a été brièvement remarqué au cours de cette cérémonie funèbre dont une délégation de la Convention baptiste d'Haïti, de l'église adventiste du septième jour et quelques responsables locaux de la Police Nationale d'Haïti y assistaient également.
Aucun membre du parlement haïtien n'a été remarqué au cours de ces obsèques déroulées en présence d'une délégation de 87 prêtes catholiques, venues de diverses paroisses du Pays et célébrées par l'ancien archevêque émérite du Cap-Haïtien, Monseigneur Hubert Constant et homélie par l'évêque des Gonaïves, Monseigneur Yves Marie Péan.
Des fidèles catholiques n'ont pas caché leur frustration pour la façon jugée " légère " dont se sont déroulées les funérailles du premier Archevêque du Cap.
Selon ces derniers, ces funérailles déroulées à la cloche de bois témoignent les luttes d'influences existant au sein de l'église catholique romaine en Haïti. Ils rappellent que le nom de Gayot a été maintes fois cité pour devenir le Premier Cardinal haïtien. " Ils l'en ont empêché, et, aujourd'hui, ils l'humilient pour les relations privilégiées qu'il a eu, de son vivant avec le Vatican".
« C'est un scandale !»
Bon nombres de participants ont, également émis des doutes sur le contenu de la bière, venue de Rome, qui n'a pas pas été dévoilée au public.
Rappelons que Monseigneur François Gayot est né le 12 juillet 1927 à Port-de-Paix dans une famille de dix enfants. Il a été ordonné prêtre le 7 février 1954. Il fut nommé évêque du Cap-Haïtien le 22 novembre 1975. Son ordination épiscopale a eu lieu le 2 février de cette même année, le jour de la fête de la Lumière. Mgr Gayot deviendra Archevêque du Cap-Haïtien le 7 avril 1988.
Ayant atteint l'âge canonique, donc 75 ans, il donna sa démission le 4 novembre 2003. Il fut remplacé par Mgr Hubert Constant. Depuis deux ans, Mgr Louis Kébreau, l'actuel président de la CEH, occupe le poste d'Archevêque de Cap-Haïtien.
* Monseigneur François Gayot a eu ses premières funérailles à Rome le samedi 18 décembre 2010, date qui a marqué la Journée internationale de la migration. Il représentait Haïti à la Commission internationale de la migration.
De sources combinées aux États-Unis, nous avions appris qu'il existe des liens extrêmement graves entre l'INITE et des cartels de la drogue opérant dans la Caraïbe.
La plate-forme présidentielle est donc perçue dans certains milieux comme une offensive de certains cartels de la drogue qui avaient perdu le contrôle du terrain en 2004, après les arrestations des officiels du pouvoir Lavalas et de la police, suite au départ du Président Jean-Bertrand Aristide.
C'est aussi le cas pour plusieurs autres candidats opposants du régime.
Selon nos sources, Jude Célestin n'est pas un simple innocent dans ce paysage. Contrairement a d'autres candidats considérés comme des personnalités entourées de trafiquants cherchant a renforcer leur pouvoir, Jude Célestin présenterait un dossier inquiétant. La situation de l'homme et son portrait d'homme faible contrôlé par des "Seigneurs du Sud" mine considérablement le projet de CONTINUITE de René Préval. De plus, pour les législatives, les candidats liés a la drogue sont nombreux.
Des pistes d'atterrissage sont répertoriées un peu partout dans le pays. A partir des élections, les trafiquants comptent interconnecter les différents points de chute en mettant a leur service la flotte de véhicules officiels du parlement et de l'exécutif.
Dans cette situation, la crise électorale offre, a certains pays amis, l'avantage de jouer sur l'échéance constitutionnelle du mandat présidentiel pour se débarrasser de cette continuité empoisonnée. Une transition offrirait l'avantage de faciliter une reprise de contrôle de la situation et la possibilité de nettoyer les écuries d'Augias.
Avec la CIRH présidée par Bill Clinton, il ne serait pas difficile a assurer la continuité de la reconstruction d'Haiti. Préval s'est enfin fait piégé. L'arroseur arrosé!
C'est ce constat d'échec qui encourage le Chef de l'Etat a multiplier ses déclarations contre une transition, critiquant les juges de la Cassation tout en se présentant comme une personne incontournable.
En fin de mandat, René Préval, connu pour son mutisme, devient très bavard. De plus, il est frappé d'amnésie jusqu'à oublier que lui aussi, il est le produit d'un consensus international en violation de la loi électorale de 2005. Donc, il y aurait aucun problème a remplacer un Président illégalement proclamé par consensus par un juge de la Cour de Cassation, suivant l'esprit de la loi mère.
Après le 7 février 2011, la légitimité de René Préval tombera. Il ne restera que des arguments du Chef de l'Etat face a ceux de ces opposants. Une situation qui - en aucun cas - ne saurait empêcher l'application de l'article 149 de la Constitution haïtienne en vigueur.
Préval dénonce des juges inconstitutionnels de la Cour de Cassation
Le chef de l'Etat haïtien, René Préval, affiche son opposition à la formation d'un gouvernement de transition après le 7 février 2011. Il se dit déterminé à conserver le fauteuil présidentiel jusqu'au 14 mai afin de favoriser l'aboutissement du processus électoral.
Toutes les options sont rejetées par le président Préval qui se considère comme la seule voie légale et constitutionnelle. Il soutient que les juges de la Cour de Cassation n'ont pas été nommés suivant les prescrits de la constitution. Un seul juge a été nommé par un chef d'Etat élu, fait-il remarquer.
Cet argumentaire est rejeté par l'ex président Boniface Alexandre. Il explique que les présidents provisoires provenant de la Cour de Cassation sont des chefs d'Etat constitutionnel selon l'article 149 de la loi mère. Les nominations réalisées par un président constitutionnel sont conformes martèle M. Alexandre qui avait mis à la retraite trois juges de la Cour de Cassation impliqués dans l'affaire Simeus. Il rappelle que les deux autres juges mis à la retraite avaient formulé eux même la demande.
L'étiquette de juge inconstitutionnel semble designer un juge dont la nomination n'a pas été réalisée suivant la procédure prévue. En raison de l'absence du grand corps en 2005, les candidatures à la Cour de Cassation n'avaient pas été soumises au chef de l'Etat par l'assemblée des sénateurs.
Dans ce dossier le président Préval s'est gardé de faire des commentaires sur son refus de designer des juges constitutionnels parmi les personnalités recommandées par le sénat.
Préval est pratiquement incontournable parce qu'il n'avait pas nommé de nouveaux juges durant son mandat. "J'aurai pu le faire. Mais il y avait d'autres priorités dont l'insécurité qu'il fallait ramener à un seuil vivable et un gouvernement de consensus à faire. J'ai pensé que j'aurai eu le temps mais malheureusement je n'ai pas pu le faire ", a-t-il ajouté.
Members of the local Haitian community arrive at the Richard C. Lee United States Courthouse in downtown New Haven, Conn. to attend the sentencing hearing for Doug Perlitz on Tuesday December 21, 2010. Photo: Christian Abraham, CT Post
NEW HAVEN -- It's a story filled with chapters on hope, dark desires, courage and persistence.
On Tuesday, U.S. District Judge Janet Bond Arterton wrote another one -- on justice -- sentencing Douglas Perlitz, the humanitarian-turned-sex predator, to 19 years and seven months in federal prison for his systematic and prolonged abuse of at least 16 homeless boys in a program he created to shelter, feed and educate them in Haiti.
"Our country places a high value on defending citizens' individual dignity and protecting every child," Arterton told Perlitz, 40, Fairfield University's 2002 commencement speaker. "This was a horrific crime ... In a country that's very hard to live in, he took away the childhood they were never able to have. ..."
But Arterton didn't stop there. She looked directly at Perlitz and told him: "Survivors of sexual abuse have unique, long-lasting, permanent injuries -- for these boys, that's on top of being poor, hungry and homeless in Haiti. Now, they have fingers pointed at them in derision."
Arterton set a March 7 hearing on the restitution that Perlitz must provide to his victims.
Judge Janet Bond Arterton called Douglas Perlitz a serial rapist and molester as she imposed the sentence in New Haven federal court on Tuesday. She said she believed he would commit the same crimes again if he were in a similar position. In a telephone call Perlitz also threatened to kill a prosecutor saying his brother would take revenge.
She feared he might again "injure and abuse" children, so she placed him on 10 years of U.S. Probation Department supervision following his release from prison and banned him from associating with children under 18. She ordered him to enter a sexual abuse counseling program during his confinement, which she recommended take place in the U.S. Bureau of Prisons' medical facility in Devens, Mass.
"This is a vindication of those victimized by this atrocity as well as those who are not yet known," said Joseph M. Champagne, the mayor of South Toms River, N.J., and a member of the Haitian Lawyers Leadership Network, several of whom attended the sentencing. "Now, everyone knows that if you rape and sodomize someone in some other country, you will be brought to the bar of justice."
Before pronouncing Perlitz's sentence, Arterton listened for nearly seven hours to the story of Project Pierre Toussaint.
It was a program of hope for Haitian street boys. It started in a parking lot in Cap-Haitien, the country's second-largest city, whose streets are filled with at least 10,000 abandoned children begging daily for food, clothing and medicine and money and sleeping in courtyards, on roofs or in woods. It grew into an intake center, an enclosed residential school on 10 acres of land and group homes for promising high school students. It was funded with millions of dollars raised by wealthy Fairfield and Westchester county Catholics.
The program began crumbling in 2007 when students went public with accounts of being abused by Perlitz. When funding dried up, the program shut down in the summer of 2009.
On Tuesday, six former students, all victims of Perlitz's abuse, wrote the chapter on courage by describing their years of sexual abuse to the judge. The boys, speaking in their native Creole, which was translated to the judge, related how they would be invited to Perlitz's home, sometimes on their birthday or just before a holiday, sometimes after school on Friday afternoons and sometime when they became disruptive in school.
There, the nightmarish acts would occur. Some would awaken to his abuse, others would be asked to perform sex with him, and some would consent to demands for fondling and for being fondled. To resist could mean expulsion from the program, they said.
Just how many were abused is unknown. The prosecution said they could document 16 cases, but believe there were more.
One boy told how he and others would hear Perlitz's footsteps in their dormitory room and feign sleeping or look for a hiding place "so he wouldn't sleep with us."
"He never made love to us, he made hate," the boy said.
That boy's descriptive story of being sexually abused over five years, struck an emotional chord with Cyrus Sibert, the Haitian journalist who was the first to report on the scandal in 2007.
Cyrus Sibert is a street-smart investigative reporter, who blogs, broadcasts and otherwise publishes news about Haiti. Sibert, a 38-year old member of the Society of Professional Journalist and Investigative Reporters and Editors Association, was approached by an acquaintance who told him an American helping street kids also was abusing them. He then began talking to employees, who were disgusted at what was happening. They confirmed the stories."People did not report this because they were afraid of losing their jobs,". Sibert was photographed at the radio station Radio Kontak Inter, in downtown Cap-Haitien on Dec. 16, 2009. Sibert's investigative work on the abuse of street children led to the arrest of US citizen Douglas Perlitz, who operated a school in the city. Photo: Christian Abraham /CP
Après un séjour aux États-Unis dans le but d'assister a la condamnation du pédophile Douglas Perlitz, de supporter les jeunes victimes et d'assurer la voie a la réparation des enfants de rue exploités, nous sommes de retour au Cap-Haitien.
Dès notre arrivée a l'aeroport de la ville du Cap-Haitien des chauffeurs de taxi nous rapportaient l'initiative du Sénateur Moise Jean-Charles qui cherchent sans succès une mobilisation en faveur du candidat de l'INITE. A centre ville, ce mardi, la population avait droit a une manifestation d'un groupuscule insignifiant d'hommes armés, qui suivant le voeu de Moise Jean-Charles, provoquaient le reste de la population.
Ce même Moise Jean-Charles qui avait incendié plusieurs maisons dans la 2e ville du pays en 2001, utilise l'argent du trésor public pour provoquer des affrontements au Cap-Haitien.
Des observateurs parlent de plus de 5 millions de gourdes distribuées a des chefs de gangs en ce sens.
Nous rappelons a l'opinion publique qu'une mission de l'OEA avait enquêté sur les crimes de Moise Jean-Charles le 17 décembre 2001. Les recommandations étaient le jugement de ce dernier.
Aujourd'hui l'homme continue ses actions d'agitation. Il cherche a provoquer des affrontements entre certains quartiers de la ville pour prouver au Chef de l'Etat dont il est le laquais, ses capacités a sauver le régime.
Nous sommes dans la ville du Cap-Haitien et nous n'allons pas accepter ces tractations sans les dénoncer.
Le Sénateur Moise Jean-Charles attise la violence dans le Nord. Il sera responsable de toutes les violences et actes de crime politique dans le département.
Réseau Citadelle continuera a faire son travail d'investigation et d'information. Nous sommes de retour dans la ville, nous comptons continuer notre travail malgré vents et marée.
Gaillot Dorsinvil, le Président du Conseil Électoral Provisoire (CEP), avait annoncé la semaine dernière, que la mission de l'Organisation des États Américains (OEA), chargée des vérifications du scrutin du 28 novembre, allait conduire ses travaux du 27 au 30 décembre 2010... Une fois de plus, le calendrier ne sera pas respecté.
Annoncé pour lundi, le début de la mission est reporté à une date indéterminée...
Albert Ramdin, le Secrétaire Général adjoint de l'OEA, a fait savoir hier dimanche, que les termes de la mission « n'ont pas encore été déterminé pour l'instant [...] tant qu'on ne s'est pas mis d'accord sur les termes de cette mission, nous n'enverrons pas nos experts. » Il a dit espéré que la mission puisse commencer sa tâche cette semaine, soulignant que le temps passait...
Rappelons qu'a la demande du chef de l'État Haïtien René Préval, l'OEA a constitué une équipe internationale de six personnes (deux experts juridiques, deux experts électoraux, un statisticien et un spécialiste des technologies de l'information) leur mission : aider les autorités électorales dans la vérification des procès-verbaux et la phase de contentieux électoral. Pour le moment l'équipe, prête à partir pour Port-au-Prince, attend ses instructions...
Albert Ramdin a précisé que l'envergure de cette mission, pourraient évoluer en fonction des termes du mandat, mais qu'il y aurait au minimum ces six experts « L'équipe de l'OEA va devoir vérifier le recomptage des procès-verbaux opérés par le CEP » a fait savoir le Secrétaire Général, « en dehors de cela, des recommandations seront faites, que les résultats reflètent ou non le comptage qui aura été fait. »
À l'évidence, les termes de référence de cette mission, sont source de désaccord entre l'OEA et les autorités haïtiennes concernées, sur ce qui doit être recompté et vérifié. Depuis une semaine, l'OEA «discute» ces fameux termes et rien n'avance...