Thèmes de l'Emission de la semaineOrlando le 16 avril, 2010Actualités Politiques : Grandes LignesLa présentation du PSSN au Brooking Institute a été un succès. Tous les sièges réservés à la salle de conférence ont été remplis. La participation au débat a été intense et intéressante. Les arguments ont été pertinents.
Les présentateurs sont : -Sénateur Rudolph H. Boulos, Département du Nord-Est, membre du comité de rédaction du plan -Robert Bénodin, Radio Classique Inter à Orlando, membre du comité de rédaction, -Ex-sénateur Turneb Delpé, président du progressif parti national démocratique, membre du comité de rédaction -Elda Pinchinat, présidente de Haitian-American Association du New Jersey, observateur des élections en 2006 et 2009 -Ernest H. Preeg, ambassadeur des U.S.A. en Haïti 1981-83, ancien économiste en chef, Agence pour le développement international, président du Haitian Democracy Project
Les participants sont : State Department US Agency for International Development (USAID) Center for Strategic and International Studies (CSIS) Inter-American Dialogue Manchester Trade National Endowment for Democracy National Democratic Institute Organization of American States (OAS) Program for Appropriate Technology in Health African Methodist Episcopal Church Service and Development Agency
On est allé au-delà du temps prévu pour la conférence, de 10 heures à midi, dû à l'intensité des échanges. L'ambassadeur Ernest H. Preeg a présenté une analyse assez profonde du PSSN et du plan de l'ONU. Des échanges ont eu lieu entre l'ambassadeur, les présentateurs, les représentants du gouvernement américain, les membres des think-tanks et des agences. Mettant en exergue les ambiguïtés que comporte la formation de la Commission Intérimaire de Reconstruction, les relations d'autorité entre les gérants de la commission. Au-delà des problèmes de hiérarchie, il y a ceux inhérents à la nature même des fonds devant financer la reconstruction. L'expérience a montré, que seulement 20% des promesses de dons faites sont tenues. Qu'avec le temps l'enthousiasme et les émotions se résorbent et disparaissent. L'énormité du projet de reconstruction et sa durée, nous amènera inéluctablement à faire face à ces aspects de la réalité.
Au cours de la discussion, des préoccupations ont été exprimée sur les montants alloués au soutien budgétaire du gouvernement par le plan de l'ONU. Il a été suggéré qu'un soutien important pour le gouvernement haïtien serait nécessaire, mais qu'une répartition appropriée des ressources serait critique. Haïti étant en tête de liste des index de la corruption publiés par Transparency International. L'autorité qu'exercera le gouvernement sur les ONG devrait faire l'objet de préoccupation. Cette autorité peut potentiellement augmenter la vulnérabilité des ONG en les exposant aux pressions du chantage. Il est nécessaire pour les ONG de se trouver un moyen de résister à de telles pressions.
Un représentant de think tank a posé une question sur la relation entre les deux plans, le PSSN et celui de l'ONU. Le PSSN ne devrait-il pas se fusionner en un mouvement politique ?
Robert Benodin a répondu à la première, question que celui de l'ONU n'est concerné que par la reconstruction physique, tandis que le PSSN préconise la reconstruction de l'Etat.
Quant à la situation politique, l'ambassadeur Preeg a déclaré qu'une priorité pour la démocratisation, serait les élections à venir. Qu'on devrait former un nouveau conseil électoral indépendant, avec un représentant par secteur de la société. Alors que l'actuel CEP est formé uniquement de partisans du président Préval. Il faut qu'il y ait une interaction entre les Haïtiens et la communauté internationale pour former ce nouveau CEP.
Un participant américain a fait des remarques dans trois domaines.
Premièrement, il y avait des points communs entre les deux plans. Particulièrement dans les domaines suivants, la décentralisation, l'environnement et l'énergie. On devrait, toutefois, être plus concerné par la question des mécanismes d'instauration d'un dialogue national. L'Agence pour le développement international avait soutenu des forums sur la décentralisation. L'exécutif haïtien les a bloqués, mais depuis le tremblement de terre les attitudes ont changé.
Deuxièmement, il y a une demande du PSSN pour une nouvelle armée, et une nouvelle marine. Quelle est la nature des menaces sécuritaires ? Est-ce que le problème sécuritaire n'est pas au niveau du respect de l'ordre et de la loi ?
En troisième lieu, l'objectif serait-il la reconstruction ou la construction d'une nouvelle Haïti ? Au lendemain du tremblement de terre, il y avait eu une absence totale d'une réponse cohérente de gouvernement. Cela a soulevé la question à savoir comment canaliser le soutien international.
L'ambassadeur Preeg a répondu que le point 3, serait à la fois de construire et de reconstruire.
Sur le point 2, les rédacteurs du PSSN ont répondu que la police haïtienne maintenant est insuffisante et est de fait une police urbaine et pas une police rurale. Qu'elle n'a aucune capacité pour répondre adéquatement à la récurrence des désastres naturels, telles que les inondations de la saison cyclonique.
Le sénateur Boulos a évoqué ses conversations avec les paysans dans le département qu'il représente le Nord-est. Il leur avait demandé pourquoi ils n'investissent plus dans l'élevage du bétail, comme ils le faisaient avant. Ils ont répondu que le bétail est volé continuellement. Qu'ils ne peuvent rien contre les voleurs. Qu'il n'y a pas de police rurale. Les voleurs agissent dans l'impunité totale.
Le sénateur Boulos d'ajouter que tandis que la communauté internationale exprime son scepticisme au sujet de la nécessité de l'établissement d'une armée haïtienne, il y a actuellement sur le territoire d'Haïti une armée multinationale de douze mille soldats qui coûte une fortune. Quel vide remplit-elle ?
Robert Bénodin a répondu aux questions sur la décentralisation et de la police. En 2007, le gouvernement Préval n'a pas voulu qu'il y ait d'élections indirectes pour ne pas élire les autorités des collectivités territoriales, pour prévenir la création d'un CEP permanent, pour empêcher la désignation des juges pour les différents strates du corps judiciaire, pour éviter la nomination des délégués départementaux qui auraient droit de siéger avec voix délibérative au conseil des ministres etc. Tout ceci est mandaté par la constitution. La centralisation de la totalité des pouvoirs entre les mains du président à Port-au-Prince est intentionnelle. Quand à la police elle est strictement urbaine. Le paysan et ses biens ne sont pas protégés, la production agricole n'étant pas encadrée, le corollaire est qu'on perd l'autonomie alimentaire pour importer de la Dominicanie.
L'ambassadeur Preeg a déclaré sur le point 1, les forums de décentralisation favorisés par USAID et maintenant, depuis le tremblement de terre, sont apparemment favorisés par l'exécutif haïtien. L'énormité des sommes promis devrait maintenant mettre plus d'emphase sur la question de réforme. Peut-être que la USAID pourrait prendre en considération le PSSN, pour l'intégrer à celui de l'ONU et avoir un dialogue avec le leadership civique haïtien ici.
Sur le deuxième point de l'agenda, le 31 mars, les Nations Unies ont pris un engagement pour verser 5,3 milliards de dollars au cours des dix-huit prochains mois, pour s'engager sur le chemin de la récupération d'Haïti des dommages causés par le tremblement de terre du 12 janvier. Ce montant a été promis pour 2010 et 2011.
Deux instances parallèles ont été créées pour administrer ces fonds :
1. La Commission Intérimaire de Reconstruction (CIR) qui, après dix-huit mois serait remplacé par une Autorité de Développement d'Haïti (ADH), dont le rôle est d'établir des priorités pour l'utilisation de l'aide internationale, coordonner, accélérer et mettre en œuvre les projet de reconstruction. Dans un souci de transparence, la CIR devrait avoir une unité de surveillance garantissant la transparence pour rendre compte à la population d'Haïti et au public international.
2. La Banque mondiale serait l'agent financier, pour les fonds fiduciaires versés par les donateurs. Les participants ont convenu de se concentrer sur les secteurs prioritaires en étroite coordination avec le gouvernement d'Haïti et d'autres donateurs.
Le mandat de la commission intérimaire était de mettre à exécution le plan de reconstruction, portant le cachet du gouvernement, mais manifestement géré par des experts étrangers. Le plan de cinquante-trois- page a été publié le 31 mars. La commission recommandera des projets compatibles avec le plan, mais prendra aussi en considération des suggestions externes. Elle sera coprésidée par le premier ministre et l'ancien président Bill Clinton, comme représentant spécial de Nations Unies, assisté par un directeur exécutif. Une Commission d'environ vingt membres composée de 10 membres haïtiens et de 10 donateurs étrangers, avec le droit de veto réservé au président d'Haïti. Ces fonds administrés par la Banque mondiale qui assurera la coordination entre les besoins de disponibilité s pour assembler des projets trop grands pour un seul donneur. Tous les fonds des organismes bilatéraux et multilatéraux ou d'ONG, ne passeront pas forcément par le biais de ces fonds fiduciaires. Un travail considérable de conciliation des différents mandats de la CIR et l'établissement d'atmosphère de confiance des donateurs n'est pas encore fait.
L'ambassadeur Preeg dit, que le plan de l'ONU ainsi que le PSSN propose également une banque pour financer le développement d'Haïti. Cette banque est pareille au concept des fonds fiduciaires des donateurs du plan de l'ONU. Il y a aussi des parallèles dans les questions de coordination qui se posent pour les deux plans.
Examinant le plan de l'ONU, l'ambassadeur Preeg a trouvé un manque de clarté dans les droits de vote au sein de la CIR. Ce n'est pas clairement énoncé dans le texte si le gouvernement haïtien a trois ou six membres votants. Par conséquent, ce n'est ne pas clair non-plus si les haïtiens peuvent avoir une position majoritaire par rapport aux bailleurs de fonds étrangers. La hiérarchie entre les étrangers a également soulevé des questions. Le vote des États-Unis semble être égal à celui du Venezuela. D'habitude, la gestion de ces fonds opère par consensus. La question quant à la façon dont les choses seront décidées par cette commission, se pose sérieusement.
Le statut du directeur exécutif de la CIR n'est pas clair, dit l'ambassadeur Preeg. Qui sera ce directeur ? Cette personne sera-t-elle haïtienne ? Sera-t-elle indépendante du gouvernement haïtien ? La question de l'indépendance d'un directeur capable, son professionnalisme et son impartialité, est d'une importance majeure.
Abordant brièvement le problème des fonds fiduciaires des donateurs, l'ambassadeur Preeg a fait observer que le contrôle et les procédures de gestion de ces fonds ne sont pas encore clairs. Parlant du mécanisme du plan lui-même, il a déclaré que l'accent mis sur le support budgétaire devrait être un souci continu d'évaluation
Une avocate haïtienne s'est plaint que le peuple haïtien n'a eu aucune participation aux décisions établissant les mécanismes de cette Commission. Elle a jugé que c'est un des moments des plus antidémocratiques dans l'histoire d'Haïti.
Un participant américain, a noté que la structure a rendu possible un "système de cluster" par lequel plusieurs nations ensemble ont pris l'engagement de venir en aide à des secteurs de besoin. Mais en établissant une chaîne d'autorité avec certaines ambiguïtés. Il a ajouté que le totale des engagements a atteint 10 milliards de dollars. Mais dans la pratique seulement 20% des engagements pris seront décaissés. Qu'il serait nécessaire de suivre de prés les promesses de dons. Tous ces dons devront être approuvés par les législatures des pays qui ont pris les engagements, y compris les Etats-Unis. Ce participant, considère que le PSSN soit un plan excellent.
Comme pour le plan de l'ONU, le participant a dit que l'intention déclarée du gouvernement américain est que le gouvernement d'Haïti gérerait les opérations. Le gouvernement américain a en effet dit que, sans aucun doute, qu'il concéderait le leadership au gouvernement haïtien.
Un autre participant américain a noté qu'on peut consulter le site de l'Office of Management and budget et voir les propositions d'allocation de fonds du gouvernement américain au Congrès. Les États-Unis reconnaissent Préval et Bellerive comme les autorités haïtiennes et peuvent travailler ensemble avec eux. Il a ajouté que la conférence a soulevé certains indicateurs pertinents sur les incohérences de l'approche. On pourrait faire un papier pour résumer ces points. Il croit que la prise en charge du budget soit un fait accompli. La question est quelles sont les conditions. Le gouvernement des États-Unis avait fixé antérieurement des conditions de prise en charge du budget, comme l'indépendance de la commission électorale, la désignation d'un juge comme président de la Cour de Cassation, la désignation du Conseil de la magistrature. La question est de savoir si ces conditions sont définitivement établies et respectées.
L'ambassadeur Preeg a déclaré conformément au plan des Nations-Unies 1,2 milliards de dollars irait comme soutien budgétaire durant ces dix-huit mois pour un coût total de 3,9 milliards de dollars (p. 45). Ceci constituant une portion importante de l'aide, on doit l'analyser en détail pour vérifier les fluctuations du budget salarial du gouvernement haïtien.
Un participant représentant d'un think tank a noté qu'une coalition non gouvernementale lors de la réunion de l'ONU a proposé que les ONG aident à déterminer comment les fonds sont utilisés et assurer que ces fonds soient distribués aux secteurs qui en ont le droit. Voilà l'occasion de faire de la coordination. Le PSSN ni le plan de l'ONU n'ont pas de mécanisme à offrir.
Le directeur d'une agence d'aide religieuse a fait la remarquer qu'en Haïti, les ONG se substituent à un gouvernement dysfonctionnel. Une avocate haïtienne pense qu'il faudrait d'un organisme indépendant de la société civile pour superviser les ONG, mais pas la Banque mondiale.
Deux aspects ont été au centre des débats, la première partie du PSSN, sa proposition de réforme structurelle de l'Etat et le plan onusien. Pour le plan onusien on a mis l'emphase sur les failles contenues dans sa structure d'autorité au sommet et au sein de la Commission Intérimaire de Reconstruction et son corollaire un dysfonctionnement prédictible.
On pouvait lire entre les lignes les inquiétudes du gouvernement américain concernant la gestion de l'aide au sein de l'ONU. Ce qui sous-tend cette inquiétude c'est la pertinence de l'influence Sud-américaine au sein de la Minustah. On sent que l'Américain aurait mieux voulu d'une gestion de l'aide au sein de l'OEA où ils peuvent avoir les coudées franches.
Bien que Préval ait pu obtenir, du parlement le plus corrompu des annales de la République, la loi sur l'état d'urgence. La question est de savoir si d'une part c'est une victoire pour Préval. D'autre part ayant les pleins pouvoirs, ce fait par lui-même n'aura-t-il pas la capacité d'amplifier l'énormité et la gravité des ses erreurs ? Préval s'aventurerait- il à mettre la constitution en veilleuse et le parlement en caducité comme il l'avait fait en 1999. Le contexte politique n'est pas le même. Certes, les altermondialistes sud-américains aimeraient que Préval fasse un coup de force contre la Constitution de 1987 comme ses compadres Chavez, Morales et Ortega l'ont fait. N'ayant pas ce qui constitue le pré-requis minimal d'un Etat-nation, le monopole de la force de coercitions et le monopole fiscal, Préval peut-il à son gré entreprendre une action politique, qui soit en conflit ou en contradiction avec les intérêts des pays tuteurs ? Peut-il à 10 mois de la fin de son mandat constitutionnel, dans un état de faiblesse manifeste, faire ce tour de force, prendre le risque de provoquer un chambardement et en prendre avantage, alors qu'il n'a ni le contrôle, ni le monopole de la force de coercition ? Mane, thecel, pharès ! |
dimanche 18 avril 2010
Reportage sur la présentation du PSSN au Brooking Institute. (By Robert Benodin)
Le Matin-Editorial: Ras-le-bol ! par Daly Valet
Éditorial
Ras-le-bol !
Le séisme du 12 janvier a assené le dernier coup de pioche fatal à ce qu'il restait de Port-au-Prince. Notre capitale était devenue une sorte de poubelle à ciel ouvert. En fait, ce tremblement de terre n'a fait qu'apporter une signature naturelle à un acte de décès dressé par les habitants de la ville eux-mêmes et ses gestionnaires successifs depuis 1986. Cette descente ininterrompue aux enfers est à inscrire dans l'ordre des dommages directs et collatéraux de l'incurie et de la mal gouvernance. Les élites militaires putschistes, la gent lavalassienne et cette ribambelle d'objets politiques volants non identifiés de l'ère post-duvaliérienne n'ont fait que se servir grassement, mais non servir gracieusement.
De l'État central aux municipalités, la République dans son entièreté, une et indivisible, périclitait. Jusqu'à l'actuelle dislocation. Désastres transversaux. Marasmes multisectoriels.
Absence de vision ? Incompétence ? Quelle qu'en serait la cause, le bilan de ceux-là qui se disputaient et se tuaient pour le contrôle des vestiges de l'État bancal et atrophié duvaliérien est là. Repoussant. Et catastrophique. Nous en avons eu pour notre compte ! Et avons surtout beaucoup perdu. La crise de gouvernance et l'inconséquence des élites dirigeantes ont induit d'autres phénomènes - gabegies, surpopulation, insalubrité et déficit de planning urbain - lesquels relèvent de facteurs médiats générateurs de distorsions, de tensions et de déséquilibres au même titre que d'autres causes plus profondes et matricielles. Le pays et sa capitale implosaient parce que médiocrement administrés.
Et Port-au-Prince a vécu. Mais faut-il nécessairement que nous perdions Pétion-Ville dans la foulée ? La ville étouffe. Ses résidents sont comme devenus assiégés. Elle a accueilli les sinistrés de Port-au-Prince. Ses grands négociants. Ses sauterelles du commerce informel. Ses plaies. Ses tares. Et des criminels de tous ordres. Nous assistons au démantèlement de cette ville. Des petits marchés comme des champignons sauvages. Des campements de fortune mal entretenus. Atmosphère ambiante pestilentielle. Toilettes mobiles non curées. Des piles de résidus ici et là. Baignades en plein air d'enfants et de femmes nus comme à l'âge de la pierre taillée. Du monde. Eh oui du monde ! De la foule. Une vaste ruche d'abeilles folles. Circulation automobile et piétonne paralysée. Ni jour ni nuit. Uniformité, verticalité et linéarité de l'expérience humaine dans cette galère en déconfiture et cette cité des tentes qu'est devenue l'une des plus belles villes d'Haïti, voire des Caraïbes. Pourquoi doit-on consentir à ce que nos villes s'écroulent en cascade sous le poids de l'anarchie et qu'elles disparaissent comme Port-au-Prince, selon l'effet domino, en tant que centres urbains plus ou moins modernes?
Tout n'est pas à mettre sur le compte du séisme dans le cas de Pétion-Ville. La municipalité devrait avoir des comptes à rendre. Aussi bien de sa gestion que de ses plans d'aménagement et de réaménagement de l'espace pétion-villois. Le pouvoir central doit s'en mêler. Il faut relocaliser les sinistrés dans des centres d'hébergement moins précaires, mieux structurés et surtout pensés pour des êtres humains. Pétion-Ville est en train d'agonir de ses mille et une misères. Elle ne peut tolérer en plus du laxisme dans l'administration de ses édiles. Encore moins, un État central démissionnaire. Il y a ras le bol !
L'avenir d'Haïti sera violent si la communauté internationale se désintéresse du pays.
| ||||
Haiti-ISPAN: Recommandations pour l'avenir du Palais National.
| ||||
Le peuple vaincra! La Révolution triomphera!
| Camarades révolutionnaires, militants patriotes, alliés et sympathisants, peuple haïtien! C'est au fond de nos grands malheurs publics exacerbés par la terrible catastrophe du 12 Janvier 2010 que la communauté internationale a dégainé son poignard avec une lame à double tranchant pour asséner un coup mortel à la fière République d'Haïti.Comme elle n'a pas eu le courage de son infamie,elle a fait usage des bras sans grandeur, sans pudeur,sans perspective historique qui polluent la faune politique. Un appel patriotique est lancé aux hommes de loi,les plus intègres et les plus courageux, pour amorcer la résistance sur le plan juridique en dénonçant, à la face du monde,l'illégalite flagrante de la loi proclamant l'Etat d'urgence pour 18 mois à un moment où la mobilisation générale pour la Reconstruction nationale aurait dû être le cri de ralliement. Camarades révolutionnaires, militants patriotes,allié s et sympathisants, peuple haïtien,face à l'Etat d'urgence imposé pour servir les intérêts des nantis,les illustres fondateurs de la patrie nous appellent à la désobéissance civile qui devient, à nos yeux,encore plus urgente. Camarades révolutionnaires, militants patriotes,allié s et sympathisants, peuple haïtien, nous n'avons pas l'omniscience pour anticiper la prochaine infamie des fils dénaturés de la première République noire indépendante du monde.Nous ne pouvons pas déterminer avec précision la durée du règne des ténèbres qui s'offre en contraste avec l'ère de la Reconstruction. Nous ne savons certainement pas l'énormité des sacrifices qui nous attendent pour vaincre les ennemis nationaux et étrangers de la République.Mais nous savons une seule chose: Le peuple vaincra!La Révolution triomphera! Cette victoire ne sera pas le fruit d'une grande richesse,d'une connaissance scientifique ou d'une machinerie militaire sophistiquée. Elle ne sera certainement pas le résultat du courage des leaders politiques,de leur force,de leur intelligence ou de leur habileté à mettre en place une stratégie de lutte. Le peuple vaincra! La Révolution triomphera parce que nous sommes une nation prête à assumer les risques,à en payer le prix et à souffrir l'indignité avec la ferme certitude que les sacrifices consentis contribueront à la victoire. Camarades révolutionnairs, militants patriotes, alliés et sympathisants, peuple haïtien,en ces temps difficiles,soyons courageux,audacieux , intelligents et résolus jusqu'à la victoire finale. En ces temps difficiles, agissons comme des dignes héritiers du patrimoine légué par tous les grands hommes qui ont foulé et arrosé de leur sueur et de leur sang le sol sacré de la patrie bien-aimée. Camarades révolutionnaires, militants patriotes,allié s et sympathisants, peuple haïtien, ces temps difficiles sont favorables à l'émergence des nouveaux héros. A l'aube du 21ieme siècle, le destin nous place dans une situation où le choix n'est pas entre la vie ou la mort.Comme nos ancêtres,nous devons choisir de vivre libre ou mourir.Comme nos aïeux,soyons prêts à mourir en hommes libres luttant jusqu'au dernier souffle plutôt que de vivre comme des lâches qui meurent en se tapissant dans la crainte. An nou rive reve! An nou reve rive! Pou Ayiti bouke drive! An nou touye lawont! Pou lawont pa touye nou! Sel fos nou, se pep-la! Sel pep-la, se fos nou! Bay travay! Travay bay! Vive Haiti! Vive la Révolution! Harry E. Jean-Philippe |
samedi 17 avril 2010
Qui peut consoler Haiti ?
Jean Erich René
17 avril 2010
Ottawa-Canada
Le Parlement haitien vient de nous porter un coup au Coeur en votant la Loi de l'Urgence. Pour répéter Dessalines: "Si les citoyens ne se révoltent pas c'est qu'ils ne sont pas des hommes." Quand les bergers deviennent des loups, il ne reste plus rien du troupeau. Le coup de poing que vient d'asséner le Sénat à la Constitution de 1987 met K.O la souveraineté nationale. Nous assistons à la radicalisation pure et simple de l'ingérence étrangère dans les affaires haïtiennes. La plaie devient suppurante :
- quand la Commission Intérimaire de Reconstruction d'Haiti est majoritairement constituée d'étrangers mandatés pour participer à la gestion du pays pour une période de 18 mois, sous prétexte d'un contrôle scrupuleux de l'aide externe. Littéralement les initiales B.V. sont collées aux dos des dirigeants actuels.
- quand René Préval qui devrait terminer son mandat le 7 février 2011 est habilité à le poursuivre jusqu'en mai 2011, contrairement à l'Article 134.3 de la Constitution stipulant: « Le Président de la République ne peut bénéficier de prolongation de mandat .. En aucun cas, il ne peut briguer un troisième mandat.»
- quand l'ex-président américain Bill Clinton dans 18 mois deviendra le Tsar de l'ADH ou Autorité du Développement d'Haïti avec Jean Max Bellerive comme Co-Tsar, qu'adviendra-t-il de la République? Tutelle, curatelle, occupation ?
Aujourd'hui les vendeurs de la Patrie sont identifiables puisqu'on connait leurs noms et leurs visages. Nous vouons au mépris ces satrapes qui ont ourdi le complot de passer la barre aux mains étrangères. D'ailleurs ils ne font preuve d'aucune qualité commune à l'homo sapiens. Ils n'ont aucun état d'âme et sont dépourvus de capacités politiques. Comme de simples animaux, ils ne s'intéressent qu'aux plaisirs du ventre et du bas-ventre. Cette perversité qui les accable explique cet acte ignominieux qu'ils viennent de poser en votant la Loi de l'Urgence à la fois anticonstitutionnelle et antinationale.
Retournons la roue de l'histoire pour aller à la découverte de la perfidie de ces mêmes acteurs qui prennent des attitudes différentes à chaque séquence de la scène politique. En 1987 René Garcia Préval était membre des 57 organisations qui livraient une lutte sans merci contre les Américains comparés à l'époque au virus du Sida détruisant tout sur son passage pour reprendre textuellement les mots de son mentor Jean Bertrand Aristide. Ainsi fut initiée l'Opération RACHE MANYOK dont la mission calomniatrice était de :
- destabiliser les FAD'H
- détruire les intérêts des Bourgeois Tilolite
- saboter les intérêts des Américains en Haiti
- diviser la hiérarchie catholique haitienne en Gwo Legliz / Ti Legliz.
Passant de la parole aux actes, l'Opération RACHE MANYOK a inauguré sa campagne de déstabilisation en boycottant en 1987 les examens du baccalauréat. Pour remédier à cette situation, le Président Leslie François Manigat a promis la Philo Spéciale combinant les deux examens. Cette mesure réparatrice a été qualifiée de Philo Pèpè par les activistes du RACHE MANYOK, dont la plupart, n'ayant jamais bouclé leurs diplômes de fin d'études secondaires, le regrettent amèrement aujourd'hui. Ils n'ont pas été les seules victimes. Ce virus a gangrené l'Université d'Etat d'Haiti. La FENEH ou Fédération Nationale des Etudiants Haitiens, une machine de destruction massive, a été montée et bien huilée pour chasser les Professeurs macoutes. Certains étudiants étaient ciblés et menacés de subir le supplice du collier. En revisant le générique de ce film d'horreur nous voyons défiler sous nos yeux parmi les acteurs principaux :
Rudy Hériveaux, Faculté de Médecine, actuel Sénateur Lavalas de l'Ouest
Evalière Beauplan, Faculté d'Odontologie, actuel Sénateur de Lespwa du Nord Ouest
Kelly C. Bastien, Faculté de Médecine, actuel Sénateur du Nord, Président du Sénat
Lans Clones, Faculté de Médecine, ancien Sénateur de la Grand'Anse
Prince Pierre Sonson, Faculté de Médecine, Sénateur du Sud Est
Aramick Louis, INAGHEI, actuel secrétaire d'Etat à la Sécurité Publique
Luc Eucher Joseph, Faculté de Droit, ancien Inspecteur de la police,
Ex Secrétaire d'Etat Claudy Gassant Faculté de Droit, non finissant, Commissaire, Secrétaire d'Etat
Ils ont formé le CIF ou Comité Inter-Facultés qui a saboté l'Université d'Etat d'Haiti. Ils étaient tous des membres actifs de la FENEH association des Etudiants dont l'objectif principal était de chasser les bourgeois. Auparavant ils étaient affiliés au PUCH de René Théodore, un communiste progressiste. En 1987 la FENEH a été récupérée par les 57 Organisations sous les baguettes de : René Préval, Père Antoine Adrien, Mgr Willy Romélus, Arnold Antonin, K Plume, Micha Gaillard, Victor Benoit, Serge Gilles, Gérard Pierre Charles, Jean Dominique etc.. Parmi les 57 organisations qui ont pris naissance en Juin 1987, il est important de noter le Groupe Onè Respè Pou Konstitisyon Wan dont le porte-parole était René Préval. Aujourd'hui nous nous posons certaines questions :
Pourquoi le 29 novembre 1987 les élections ont été boycottées parce que le candidat le plus en vue était le Professeur Gérard Gourge, un socialiste modéré, tandis qu'en 2006 Préval un terroriste formé à Tripoli est visiblement facilité par l'Etablishment américain comme le locataire du Palais National et continue à recevoir son appui en 2010 ? Des socialistes ML à peine sortis des réunions secrètes ont été curieusement assassinées!
Comment René Préval qui a sur ses mains le sang des jeunes innocents pour avoir commandité leurs affrontements avec les soldats des FAD'H, organisé leurs sit-in devant l'Ambassade Américaine, qualifié le FMI de Fon Monétè Ipokrit et la BID de péché mortel, puisse-t-il retourner sa casaque avec la Loi d'urgence en les intégrant comme membres proéminents de la CIRH, et s'octroyer seulement un soi-disant droit de veto?
Comment René Préval qui a armé les bras des Brigades de Vigilance avec des machettes, des batons, des pierres, pour briser les vitres des voitures, des bidons de gasoline pour brûler les magasins des Bourgeois, le Marché Salomon, la Douane de Port-au-Prince, inoculer le venin anti-américain dans la tête des jeunes puisse-t-il s'allier aujourd'hui aux Bourgeois et aux Américains de façon aussi spectaculaire? Les mêmes pourfendeurs des américains à la Faculté de Médecine : Rudy Hériveaux, Kelly C. Bastien etc. ont voté la Loi d'Urgence, pour 30 deniers seulement. Ces fils de Judas n'étaient jamais à Gauche. Aujourd'hui d'anciens membres de la FENEH avec la patine du temps, dégoutés de la trahison de leurs anciens meneurs, regrettent amèrement cette folie de jeunesse. Des réalités aussi dures nous chiffonnent tout en nous portant à nous questionner sur le mouvement de certains pions. Existe-t-il un minimum de bons sens , un tantinet d'humanité chez ces acrobates de la scène politique haitienne qui ont fait tant de torts à la Nation, tant de blessures à la jeunesse, tant de violations à la Constitution ?
Ils ont déchiré notre drapeau en lambeaux. La Classe moyenne est démantibulée. Le Socialisme haitien est miné. Où est passé le Groupe Onè Respè Pou Konstitisyon wan ? René Préval a-t-il donc une âme ? Est-il pétri de chair et d'os comme tous les vertébrés ? D'où lui vient sa souplesse reptilienne pour ramper et se faufiler avec une telle aisance entre les deux blocs? Nous ne pouvons pas cacher nos émotions ni distraire nos déceptions en nous réfugiant derrière une élégance de bon ton, tout en laissant les coupables impunis. Leurs objectifs étaient le pouvoir et l'enrichissement illicite. Dans le silence de la nuit retentit le cri de désespoir d'une femme. C'est Haïti ! Elle a perdu son mari, ses enfants, son baptistère, sa maison et ses titres de propriété.Elle a été agressée, pillée,violée par des prédateurs nationaux et internationaux. Qui peut consoler Haïti ?
Haiti: Réconcilier la Nation
| Jean Sénat Fleury Aujourd'hui tout le monde est dévasté par les malheurs d'Haïti suite au tragique tremblement de terre du 12 janvier 2010 qui a détruit en grande partie la capitale Port-au-Prince et plusieurs autres endroits notamment dans le Sud: Delmas, Carrefour, Léogâne, Petit-Goâve, Jacmel…Reconstruire le pays est le discours entendu dans tous les débats à la radio, à la télévision, dans les colloques internationaux et les assemblées des nations mobilisées un peu partout au Canada, à Paris, à Santo-Domingo, à New-York pour réfléchir sur un plan de reconstruction d'Haïti. Mais la question qui reste et demeure en suspens. Comment reconstruire Haïti sans réconcilier les Haïtiens eux-mêmes sur l'avenir de leur pays ? Sans être un prophète de malheur, je me borne seulement à dire si le projet de reconstruction d'Haïti est centré uniquement sur une question de milliards à investir dans les infrastructures pour rebâtir les administrations de l'État, créer des logements pour les sinistrés etc. le pays restera toujours dans la liste des pays les plus instables, les plus pauvres de la planète. En effet, le mal est plus profond. Il réside dans les divisions dont le pays a toujours trainé derrière lui depuis l'indépendance jusqu'à nos jours. Prise en otage dans une guerre de clans entre les diverses couches de la société (riches/pauvres, mulâtres/noirs, paysans/citadins, ouvriers/patrons, travailleurs/chômeurs, intellectuels/illettrés, gouvernants/gouvernés, politiciens/électeurs etc.) la société haïtienne a toujours été une société divisée, marginalisée, torturée. Se déclarant une nation libre et indépendante après 1804, Haïti ne s'est jamais arrivée à se créer comme nation. Les bases de la société ont été sapées au lendemain même de la déclaration de l'indépendance. Le partage des biens après 1804 a été fait au détriment de la grande majorité des noirs devenus libres sur papier mais esclaves à l'intérieur d'une structure rétrograde, archaïque, corrompue. La situation n'a pas évolué depuis la mort de Dessalines jusqu'à date. Luttant contre la plus grande nation colonialiste de l'époque, la victoire de Vertières nous a laissé un pays avec des infrastructures incendiées avec la tactique de guerre de l'armée indigène « koupe tèt, boule kay ». Menacé par un perpétuel retour des Français, le nouvel Etat n'a fait que consacrer toutes ses ressources à défendre son indépendance. Les Français assassinées, partis du territoire haïtien avec leurs avoirs, il n'y avait aucune élite pour éduquer la jeune génération issue de l'esclavage. Le paiement de la dette de l'indépendance est un autre important dommage fait à l'économie nationale. En effet, l'économie haïtienne ne s'est jamais relevée de la forte indemnité payée à Charles X. La France reconnut notre indépendance qu'en échange d'une indemnité de 150 millions de franc-or (la somme sera ramenée en 1838 à 90 millions de francs).Un embargo international imposé sur des décennies par les puissances impérialistes et esclavagistes de l'époque a empêché au pays de négocier avec le monde extérieur. Haïti pendant des années fut isolée sur la scène internationale. Le pays fut exclu dans le concert des nations parce que son action vers l'indépendance fut considérée comme une menace allant à l'encontre des intérêts des puissances impérialistes et esclavagistes. Cette mesure imposée de force par les Français a fragilisé pour toujours la vie économique, sociale, politique de la nouvelle nation. Le gouvernement haïtien s'est acquitté de cette dette injuste, et pendant près de 80 ans, il s'est endetté pour la payer jusqu'aux derniers francs. Ce qui a empêché à la nation de se construire après plus de 200 ans d'indépendance. Victime de coups d'État en coups d'État pour préserver les acquis d'un statu quo rétrograde, archaïque, Haïti ne s'est jamais arrivée à bâtir un environnement social, écologique, économique et politique stables pour le développement durable de la nation. La société divisée, fragmentée, se déchirait perpétuellement pour défendre les intérêts de groupes, de clans, de familles au détriment des intérêts nationaux. Comme conséquences, le pays allait de révoltes en révoltes, de coups d'État en coups d'État. Duvalier, Cédras, Aristide, Groupe 184, Convergence…la polémique des partis entretenait un combat de « chen manje chen » encouragé par plusieurs pays étrangers, plusieurs organismes internationaux, et plusieurs ONG profitant de la fragilité structurelle du pays pour se faire passer utiles et nécessaires sur le terrain. Des milliards de dollars d'aide sont octoyés depuis des decennies chaque année au pays, Haiti est toujours demeurée le pays le plus pauvre de la planète. Des centaines d'ONG sont deployés un peu partout à travers le territoire, on n'a jamais trouvé une solution aux problèmes de santé primaire, d'eau potable, de logement etc. Au contraire plus le pays est appauvri plus cette situation arrange ces ONG. La MINUSTHA a été déployée depuis 6 ans sous le territoire avec un budget de plus de 500.000.000 de dollars par année. On voit très peu de résultat. Que dire des milliards de dollars en transfert envoyés par les Haitiens dans la diapora. Aujourd'hui, la question à l'ordre du jour est comment arriver à concilier la société haïtienne sur un plan de développement national. Comment bâtir une nation à la place d'un pays pour un nouveau départ plus équitable, plus humain et plus démocratique. Trouver la solution à cette équation, c'est là l'unique chance de reconstruire Haïti. |
A Briefing on Haiti for an Esteemed High Ranking U.S.Official: / Omega Staff Writers
Bourik Chaje Pa Kanpe
By
Omega Staff Writers
202-239-6567
Omega Consultants & World News
April 17, 2010
Haiti is a very slippery land on a very slippery slope, says Haitian popular wisdom. Let your guard down for a second, and you will be shocked to experience how suddenly you can fall into the abyss of corruption and crimes for which, in addition to its abject poverty, the country is so well known for. And, says another pearl of popular Haitian wisdom, the higher the mountain top from which you free fall from, the harder and more hurtful your chute and impact on the ground. Isn't this evident?
We could see it coming, will then say most Haitians, as they bestow upon you a humiliating pity for your failure to acquire the most basic of all the knowledge you need to survive in this mystical land in which all religions meet, the individual becomes a god, the god rides the individual, and high ranks evaporate as your clothing dissolves in your chute, revealing the nakedness that speaks also of equality among us all. A basic knowledge, indeed, that behind every visible mountain lurks an even bigger, taller, unseen or yet imperceptible mountain.
In many ways, Haiti may be the most transparent country in the world. For, with the exception of the well guarded secrets of the respected free masons, and those of the feared voodoo priests who compose the inner circle of that religion, secrecy is alien to the culture. Even the government of Haiti doesn't keep secrets. No security clearance is needed to work at any level of the Government of Haiti, for example. And, even the coup d'états of the recent past were always advertised in advance, and executed as planned. Your confidential conversation with the wrong person this evening will be the talk of the town tomorrow morning. In Haiti, the land of crimes and corruption, it can be so easy to knock at the wrong door and befriend the wrong person. The cloth does not the monk make.
In a country like Haiti, when you are an important foreign official, it's unwise to allow your name and your reputation to be ruined with rumors like, for example, that you are out to buy every available plot of land the country still has, for your own personal benefit. Or, that you are already involved well above your head in shady business deals with the most corrupt members of the Haitian establishment. President Obama and Secretary of State Hilary Clinton have clearly chosen to help the people of Haiti, not those who have been murdering Haitians and stealing tens of millions from them in the very recent past. These are the officials who state U.S. policy. So, keep it that way.
Things may be get so bad so quickly in Haiti, that you may compromise your ability to succeed in your mission, as well as President Obama's ambitions for the small impoverished nation, as stated by the U.S. Secretary of State. One former U.S Ambassador to Haiti, Mr. Alvin Adam, quickly earned the respect of Haitians, when, upon arriving at the international airport, he not only spoke Creole to reporters, but quipped at the end of the interview: "Bourik Chaje pa kanpe", which in correct English means: "A loaded donkey got to move on." So, it must be, indeed, for all loaded donkeys.
In Haiti, to this day, Ambassador Adam is affectionately referred to as "Bourik Chaje." How nice!
Omega Staff Writers
April 17, 2010
Haiti : Bill Clinton New Haiti Adventure : Still Naive or purposeful ?
Bill Clinton's New Haiti Adventure: Still Naïve or Purposeful?
By Joel R Deeb CEO
Political and Security Consultant on Africa, Latin America and the Caribbean
Omega Consultants & World News site under construction 202-239-6567 March 28, 2010
To this day, former U.S. President Bill Clinton remains one of the most respected if not revered politician of his home country. His personal charm is the stuff of legend in American politics, and his oratory continues to convey this special empathy that draws and wins people over to his side of a debate.
But, in Haiti, where Mr. Bill Clinton finds himself again in the eye of yet another one of that country's ongoing political hurricane, for the second time in a little more than two decades, and this time in the aftermath of a crippling earthquake, the name of the former president evokes the image of a gentle American political giant whose naivety may lead into another mistake of historical significance, or worse, into a purposeful but unnatural act that creates a wide perception that the United States of America is encouraging and supporting corruption.
In his first encounter with the corrupt crowd of pseudo-neo-communis ts thieves who call themselves a government in Haiti and are still busy robbing their poor country blind, even after a devastating 7.2 magnitude earthquake, Bill Clinton was in his first round in the Oval office when his own entourage coined a neologism to describe these powerful Haitians who had exiled themselves in Washington, D.C., of all places, as well as their economic allies in their home country. They were called the world's "Most Repugnant Elite" ( MRE ) and when then President Bill Clinton used an armada of about 20,000 of the finest U.S. expeditionary forces to impose their safe return to political and economic power in 1994, most Haitians regarded his decision as reflective of an "interesting" political naivety, the costs of which include the thousands of Haitians murdered through the years since, in political kidnappings and assassinations ordered by those still in power in Haiti.
With the exception, perhaps, of a few additions like Mr. Jude Celestin[1] and his former girlfriend, now his best friend's wife, Mrs. Elizabeth Delatour Préval[2], and her former brother-in-law, Mr. Patrick Delatour, the current government's minister of tourism, or Mr. Jean Max Bellerive, who maneuvered with great political dexterity to join President Préval's club of gangsters, as prime minister of Haiti, the roster of crooks in power in that country should be familiar to Mr. Clinton. And, yes, this infamous roster also includes Mr. Leslie Voltaire[3], the ultimate neo-communist double agent, now worth a couple of hundred millions U.S. dollars. Is this a crowd that a former resident of the White House should be associating with? How would Mrs. Clinton, the U.S. Secretary of State react to news that her husband is being seen parading with the likes of Bernard Madoff in New York City, or Scott Rothstein in Miami, Florida, in the United States? Yet, unlike the serial and unrepentant criminals of Haiti, Madoff and Rothstein have not murdered anybody.
Yesterday March 27, 2010, it was reported that Haitian architect Ralph Romain was killed by gang members in Port-au-Prince yesterday, as he was trying to defend his wife and 3 children from kidnappers. Also today, Haiti's Metropole Radio announced in his news broadcast that no less than 63 people died from gunshot wounds in the capital city of Port-au-Prince alone during the current month of March 2010 alone, ten times more than in the year preceding the Jan. 12 earthquake, when only 6 such deaths per month were reported by the morgue of the Hospital of the State University of Haiti[4]. For the same period of March 27, 2010, Doctors without Borders reported caring for over 50 victims of gunshot wounds, many of whom also later died. Metropole Radio went on to say that the U.N. Mission in Haiti's assertions just 2 days before, that Haiti is more stable now than before the earthquake, were not simply wrong, but amounted to an outrageous lie.
In Haiti, such violence is political in nature, as any cursory understanding of the country's history and culture will attest to. Unwittingly, may be, you are now swimming in the dangerous waters of Haitian politics, along with voracious and murderous political sharks who have also been stealing millions of dollars in aid from the international community for more than a decade now. Many of these millions come from American taxpayers. In the name of these taxpayers who elected you twice to the presidency of the United States of America, in the name of the thousands of Haitian-Americans who served and died as members of the U.S. military and on behalf of the high moral values and principles embodied in the U.S. constitution, for freedom and for true democracy in faraway places like Vietnam, Iraq, Afghanistan, and as proud Haitian-Americans, we would like to ask you, Mr. Clinton, to give an unequivocal message to these criminals who still call themselves a government in Haiti: America will not support the corruption they still maintain in a country that is now on life support thanks to the generosity of the international community.
It is time for competent and honest leadership in Haiti.
Joel R Deeb March 28, 2010
[1]According to Mr. Amaral Duclona, a notorious criminal and gang leader arrested in the Dominican Republic and remitted to French authorities for his assassination of a French diplomat in Haiti, he also kidnapped and murdered Mr. Robert Marcello, at the request of Mr. Jude Celestin, a profoundly intimate friend of President Préval and former boyfriend of the current First Lady of Haiti, to whom Mr. Marcello, who oversaw Haiti's public bidding process for government contracts, had refused to give a contract worth U.S. $ 97 million dollars without a public and transparent bid. See: http://omegamilitar yconsultant. com/artman/ publish/article_ 41.shtml
[2] President Clinton should wonder why Elizabeth Delatour Preval who is also the registered agent for DRC Group of Alabama in Haiti, as well as the Consultant for Vorbe et Fils , partly owned by her one time very intimate with Jean Marie Vorbe, did bypass every haitian company to give, without a bid, a contract worth U.S. $ 100 million dollars to DRC, Vorbe et Fils.
[3]Mr. Leslie Voltaire who earned his leftist credientials as a political activist on behalf of former president Allende in Chile, has leaned heavily on his friends in Haiti's circle of friends in Haiti's national palace, to amass a fortune estimated at U.S. $ 200 million dollars, and is now believed to have secured a contract worth U.S. $ 30 million dollars per month, through his connection to Mrs. Elizabeth Préval, Haiti's First Lady, to remove earthquake rubbles from the devastated capital city of the country. It is troubling to find Mr. Voltaire as a prominent figure of the Haiti Initiative. See: http://omegamilitar yconsultant. com/artman/ publish/article_ 86.shtml [4] See http://omegamilitar yconsultant. com/artman/ publish/article123.shtml http://www.metropol ehaiti.com/ metropole/ full_une_ fr.php?id= 17335 |
vendredi 16 avril 2010
JE DÉNONCE! By Jean Senat Fleury
| Jean Sénat Fleury Dénoncer ce qui se passe actuellement en Haïti, ce n'est pas un acte d'ingratitude à l'endroit de la communauté internationale qui a manifesté tant de support pour venir en aide au peuple Haïtien après le tragique tremblement de terre du 12 janvier 2010 qui a fait plus de 250.000 mille morts, des centaines de milliers de fracturés et des millions de sans abris; ou un acte calomnieux pour avilir un quelconque groupe impliqué dans la distribution de l'aide humanitaire en Haïti. C'est une nécessité. Une nécessité de rapporter les faits tels que je les ai vus au cours de mon dernier voyage le 15 mars dernier pour alerter les pays amis, les organisations des droits de l'homme, les agences internationales, les Haïtiens de la Diaspora et dans le pays sur la situation intolérable dans laquelle la population vit en Haïti. Là-bas, en Haïti, des millions de gens actuellement meurent de faim ou par manque de soins. L'aide internationale est là mais d'après les témoins sur place, il n'existe aucune structure efficace pour la distribution de cette aide. Le gouvernement haïtien dépassé par les évènements affiche un laxisme, une incompétence, un manque de leadership qui énerve plus d'un au pays. La MINUSTHA ayant la plus forte concentration de troupes sur le terrain pour aider dans la gestion de l'aide est l'objet de beaucoup de critiques quant à sa façon d'intervenir pour coordonner les actions sur place. Il est évident entre le gouvernement haïtien et la communauté internationale il n'existe aucune action coordonnée, aucun plan d'actions à court, à moyens ou à long terme pour débloquer la situation. Port-au-Prince est devenue un immense camp de réfugiés avec des tentes déployées un peu partout, des rues encombrées avec des débris. Pas d'électricité, pas d'eau potable, pas de vivres alimentaires, pas de carburant…Les prix qui grimpent donnent à la vie dans la capitale et dans les villes de province (Cap, Saint-Marc, Gonaives, Cayes, Port-de-Paix, Jérémie…) débordées par les nouveaux venus une image de détresse, de tristesse. Un enfer. L'insécurité, la famine, l'insalubrité, les risques d'épidémies…les conditions de vie sont catastrophiques actuellement dans mon pays. Il y a urgence de faire quelque chose, de coordonner les actions aussi rapides que possible avant la saison pluvieuse car c'est la responsabilité du gouvernement haïtien de mettre un plan d'actions en place pour corriger la situation. Quant à moi, je prends ma responsabilité. J'alerte et je dénonce. |
Bulletin météo du vendredi 16 avril 2010.
Valable jusqu'au 18 avril 2010 Situation synoptique dans la Caraïbe et sur l'Atlantique La zone de haute pression de l'atlantique influence la météo sur une bonne partie de la caraïbe centrale ce matin. Quelques activités de pluie isolée restent toutefois possibles sur Haïti aujourd'hui et demain. Prévisions pour Haïti - Temps partiellement nuageux ce matin ; - Périodes nuageuses cet après-midi et ce soir notamment dans la région sud du pays; - Températures clémentes en journée et agréables en soirée; - Possibilité de pluie isolée ce soir notamment dans le sud-est, le sud, les nippes, l'ouest, le nord et le nord-est. Prévisions pour Port-au-Prince et environs · Passages nuageux au cours de la journée et en début de soirée; · Tº. max. : 31ºC ; Tº min: 21ºC ; · Chance de pluie isolée légère à modérée ce soir. Lever & coucher du soleil pour Port-au-Prince Aujourd'hui 16 Avril. Lever : 05h 31 mn Coucher : 06h 07 mn Samedi 17 Avril. Lever : 05h 31 mn Coucher : 06h 07 mn Dimanche 18 Avril. Lever : 05h 30 mn Coucher : 06h 07 mn Jacquet Jackson, Prévisionniste au CNM Bulletin météo marine du vendredi 16 avril 2010 Valable jusqu'au 17 avril 2010 Prévisions maritimes: Zone côtière nord : Vendredi & samedi * Vent du secteur nord-est à est : 15-20 nœuds ; * Hauteur des vagues: 6 à 9 pieds ; * Mer plus ou moins agitée sur le littoral, mais agitée au large; * Il est conseillé aux voiliers de ne pas s'aventurer en haute mer. Golfe de la Gonâve : Vendredi & samedi * Vent du secteur nord-est à est : 15-20 nœuds ; * Hauteur des vagues : 5 à 8 pieds ; * Mer plus ou moins agitée ; * Les voiliers doivent prendre des précautions en mer. Zone côtière sud : Vendredi & samedi * Vent du secteur nord-est à est: 15-20 nœuds ; * Hauteur des vagues : 5 à 8 pieds ; * Mer plus ou moins agitée ; * Les voiliers doivent prendre des précautions en mer. Jacquet Jackson, Prévisionniste au CNM |
Presentation of Senator Boulos at The Brooking Institution on April 13,2010
The PSSN in Washington. Senateur Rudolph H. Boulos
Since this plan was being introduced for the first time in the United States at a Washington think tank, it was appropriate to begin by quoting another think tank analyst, Dan Erickson of the Inter-American Dialogue. Erickson said at a 2008 meeting that Haiti had a "hollow state." A number of Haitians reflected on that term and the truth of that observation. Out of that came the Patriotic Meeting for a Strategy of National Salvation, a marathon brainstorming session the Haitians held last August in Santo Domingo. Altogether thirty-three Haitian experts convened, twenty from Haiti and thirteen from the Dominican Republic, United States, Canada, and France. From Haiti came leaders of peasants' leagues, universities, political parties, think tanks, business, women's associations, and churches.
The meeting found that not only was the government an empty shell, but the state itself was nonexistent or empty. The reality of that became evident to all on January 12, 2010.
After the meeting in Santo Domingo, eleven intellectuals received a mandate to formulate a plan to salvage the nation-state. Five months later the Strategic Plan for National Salvation was finished with a broad and detailed road map of how to build the Haitian state.
The plan was sent out to forty-four thousand e-mail correspondents and in fifteen hundred hard copies in Haiti and the Diaspora thanks to Bob Benodin.
The next step for the drafting and publicity committee was to make three thousand audio CDs. Sixty percent of the Haitians could not read. A focus group would advise on how to present it to the grassroots and public in all 570 communal sections in the ten departments.
Will conclude that the plan with its broad appeal is becoming the most unifying factor within Haitian civil society today.
On a voté la loi d'urgence.
Après le 12 Janvier écoulé, la situation sur Haïti interpelle, de manière diligente et expresse la conscience avertie de la communauté haïtienne, tous les secteurs complétés. Les Haïtiens doivent s'armer de courage, de loyauté, de persévérance et, surtout de citoyenneté et d'authenticité. Car, la communauté politique, sociale et citoyenne ne saurait cautionner un projet téléguidé et importé, ignorant les exigences de réalités haïtienne spécifiques, et complexes.- Tôt ou tard, ce projet mal connu et précipité peut générer des torts considérables et incontrôlables, pour une très longue durée, sur la République d'Haïti. Que la loi ou le projet passe ou est bloqué, voire rejeté, la collectivité haïtienne, dans sa globalité et au rythme d'une synergie harmonieuse, doit se tenir en vigie Citoyenne jusqu'à la Cassation de ce plan. Quel exemple que vous avez offert, que vous êtes en train d'offrir et que vous offrez. Exemple éloquent, si vous adoptez une attitude foncièrement répulsive, et à la présidence haïtienne en délire et déraison chroniques; et à la communauté internationales dans sa globalité et dans ses influences franco-états uniesiens, il est recommandé d'aborder la problématique haïtienne avec grand tact et circonspection des grands et voisins ou cousins ou partenaires ou des proches. La politique de la couleuvre et celle d'avaler la grosse et venimeuse doivent être écartées sans être négligées, pour permettre à Haïti de construire sa propre voie dans une vision dévelopementiste, constructiviste et endogène. Aujourd'hui se dessine au plus grand jour, momentum parfait que hier. Vote de censure du dit projet qui peut ou doit conduire à l'éviction du Président. Point n'est besoin de tergiversations, point de compromissions morganatiques, « Alea jacta este » Autocratique qui à géré le pays pendant plus de deux décennies. Aucun institution, Président ou Sénat ne saurait déroger aux prescrits de la constitution-qui relève du droit public strict… Il n'y aura aucune repartie, point de quartier, point de remise a demain. La décision doit être sereine, positive, légale et constitutionnelle. Et la décision finale est définitive. Il est important de repenser la gestion des rapports internationaux d'Haïti- Pays Amis et Partenaires privilégiés. Travaillons/Œuvrons ensemble pour l'émergence d'Haïti de cette faune (sauvage), pour la réelle construction du pays. Il est aussi impératif pour la Communauté Haïtienne globale (tous secteurs non confondus, mais inclus) pour clore la tragédie de l'insulte à l'Intelligentsia national. Et recouvrer l'intégrité, la Fierté, l'altérité, la Solidarité, la Fraternité, le Patriotisme, l'Haïtianité, l'Authenticité, la Citoyenneté accomplie doivent tisser le quotidien Haïtien-« Advienne que pourra ». Jean Yves Auguste Etudiant Finissant en Relations Internationales Affaires Internationales Bourad Pou Sove Lavi (BOUSOL) |
Haiti: Reveille-toi! By Jean Senat Fleury
| Haïti: Réveille-toi! (Par Jean Sénat Fleury) Un hymne à l'endroit des dix départements du pays Nord-Est (Notre Espoir) Nord-Ouest (Notre Obligation) Nord (National) Ouest (Œuvrer) Sud-Est (Servir Equitablement) Artibonite (Amour) Centre (Courage) Grand-Anse (Grandeur d'Ame) Sud (Survivre) Nippes (Noblement) Notre espoir, notre obligation nationale, c'est d'œuvrer et servir équitablement avec amour, courage et grandeur d'âme pour survivre noblement. |