Ce mardi 3 novembre 2026, Alix Didier Fils-Aimé s'est adressé à la nation. Prétexte officiel : clarifier la position du gouvernement sur les opérations militaires contre les gangs. Intention réelle : faire croire qu'il est aux commandes, qu'il est le responsable politique et opérationnel de toutes les interventions contre les gangs Viv Ansanm qu'il a lui-même couvés.
Le discours est un aveu. Trois leçons s'en dégagent.
1. La jalousie d'un politicien sans peuple face à un Président plébiscité
Premier constat : Fils-Aimé est agacé, presque vexé, par la popularité de Nayib Bukele en Haïti. Les manifestations spontanées à travers le pays en soutien au Salvador le rendent jaloux. Il faut dire qu'il n'a jamais connu cela. Politicien raté, candidat malheureux et éternellement rejeté par les urnes, il n'a jamais bénéficié d'un centième de cette ferveur populaire.
Sa nomination elle-même n'est que le produit des magouilles d'oligarques corrompus du secteur privé, qui l'ont achetée à coups de pots-de-vin. À l'entendre bégayer comme un enfant de trois ans, on mesure l'imposture. Comment un homme qui a grandi à Pétion-Ville, au cœur de la capitale, peut-il être aussi nul dès qu'il ouvre la bouche ? En Haïti, avec l'argent sale, tout s'achète. Même un poste de Premier ministre.
2. Le masque tombe : les droits humains comme bouclier des gangs
Second constat, le plus grave : son discours révèle un secret de polichinelle. Il est le parrain de la lettre des trois faux défenseurs des droits humains — en réalité défenseurs de gangs terroristes — et de la requête du boucher de Croix-des-Bouquets à l'ONU.
La célérité avec laquelle la demande de Lamò San Jou a atterri sur le bureau du Secrétaire général des Nations Unies en dit long. Le boucher de Croix-des-Bouquets a bénéficié de canaux diplomatiques d'exception, des canaux qui font cruellement défaut à la société civile haïtienne organisée et dont seul le gouvernement dispose du monopole.
Il n'est donc pas étonnant que ceux qui, au sein du système international, ont encouragé et financé la fédération des gangs en Viv Ansanm, et ceux qui, au sein du gouvernement haïtien — Fils-Aimé y compris — les ont protégés, soient aujourd'hui les mêmes qui s'activent pour les soustraire au sort que leur réserve l'Armée salvadorienne.
Et le mot d'ordre est lâché, comme un signal : « Les opérations doivent être menées dans le respect des lois de la République et des droits humains. » Toujours la même rengaine. Toujours la protection des gangs terroristes au mépris des victimes. Le gouvernement et l'international sont plus préoccupés par les droits de ceux qui massacrent, violent, kidnappent et pillent les familles haïtiennes que par le sort de ces familles.
C'est une attaque frontale contre Nayib Bukele, l'homme que la bien-pensance internationale déteste précisément parce qu'il a été efficace contre les gangs.
Faut-il alors s'étonner que le tweet du Président salvadorien rappelant l'assassinat de Dessalines par les traîtres de Pétion-Ville, quelques heures plus tard, ait résonné comme une gifle directe à cet imposteur de facto qui n'a rien fait pour ramener la sécurité et sauver son pays ?
3. La manœuvre : reprendre la main pour mieux paralyser
Troisième leçon, la plus importante pour l'avenir : en martelant qu'il est « en charge », que son gouvernement est le responsable politique et opérationnel de tout, Fils-Aimé cherche à reprendre la main. Non pour agir, mais pour paralyser l'effort salvadorien.
C'est une stratégie dictée par la bureaucratie internationale. Tous ces cadres de l'ONU, tous ces politiciens du système qui ne veulent pas résoudre des problèmes en Haïti, mais qui utilisent notre misère comme rente pour mener leur guerre idéologique gauchiste, multilatéraliste, globaliste et anti-droite conservatrice. Ils ont besoin de notre chaos pour justifier leurs programmes humanitaires et pérenniser leur système d'assistanat qui leur permet de contrôler Haïti via les ONG.
C'est la nouvelle colonisation. Celle de ce que j'appelle la gauche suprémaciste. Une caste qui décide pour nous, parle au nom du peuple haïtien, décrète ce qui est bon pour nous sans jamais nous consulter. Dans leurs laboratoires, ils fabriquent une ingénierie sociale à nous imposer.
Pour cela, ils s'allient aux pires oligarques corrompus et aux politiciens les plus écervelés — incompétents, sans colonne vertébrale, incapables de les contredire. D'où leur soutien indéfectible à la classe la plus corrompue et à la classe politique nihiliste anti-nationale. Les gangs leur sont indispensables : ils empêchent la participation populaire, bloquent l'émergence de leaders honnêtes et permettent d'imposer une dictature de facto.
N'est-ce pas là une déformation perverse de leur vieux fantasme de « dictature du prolétariat » et de leur « dialectique de la violence » ?
Ces cyniques veulent faire échouer Bukele en Haïti. Fils-Aimé n'est que leur porte-parole. Aujourd'hui, ils multiplient les manœuvres pour décourager les Salvadoriens et protéger le statu quo sur lequel il a bâti son projet électoral. Les Haïtiens doivent rester vigilants.
La bonne nouvelle, c'est que le peuple a déjà tranché.
Le soutien massif en Haïti et dans la diaspora — manifestations, prises de position sur les réseaux, popularité fulgurante de Bukele, gestes de solidarité envers les soldats salvadoriens sur le terrain — fait déjà trembler les hypocrites, les traîtres et leurs complices.
Comme l'écrit le Général Loup Francart dans son livre "Maîtriser la violence", personne ne résiste à un soulèvement populaire généralisé. En Irak, en Afghanistan, partout dans l'histoire, quand un peuple se lève massivement, il faut se replier. Évacuer en catastrophe.
En prouvant qu'avec de la volonté on peut déployer des forces rapidement, mettre les gangs en déroute et obtenir des résultats, le Président Bukele met à nu leur complot qui consiste à détruire les nations par le chaos contrôlé. Chez eux, les droits humains et la démocratie ne sont plus des principes, ce sont des armes géopolitiques, des boucliers pour protéger leurs agents du chaos.
Ce sont des psychopathes sans empathie. Ils réduisent nos morts à des colonnes de statistiques. Pour eux, le massacre de civils sans défense n'est qu'« une régression locale qui peut apparaître, à terme, comme une chance historique ».
Face à la détermination de Nayib Bukele à contribuer à l'éradication des gangs en Haiti, la mobilisation populaire doit s'intensifier. Les jeunes qui veulent reprendre le contrôle de leur pays doivent faire monter la pression sous toutes ses formes pour contraindre l'international et son imposteur Alix Didier Fils-Aimé à respecter le seul agenda qui compte : l'agenda anti-gang réclamé par la majorité nationale.
Cyrus Sibert, Journaliste
04 Novembre 2026
Lisez :
- Bukele en Haïti : Saisissons la chance qui passe.
https://reseaucitadelle.blogspot.com/2026/10/bukele-en-haiti-saisissons-la-chance.html
- Soutien à l’intervention de Nayib Bukele en Haïti
https://reseaucitadelle.blogspot.com/2026/10/soutien-lintervention-de-nayib-bukele.html
- Haïti, champ de bataille entre cartels criminels et axe MAGA- BUKELE
https://reseaucitadelle.blogspot.com/2026/10/haiti-champ-de-bataille-entre-cartels.html
- Et si l'attaque contre les soldats salvadoriens en Haïti venait du Salvador ou des ennemis de Donald Trump?
https://reseaucitadelle.blogspot.com/2026/10/et-si-lattaque-contre-les-soldats.html
- Haïti : Quand Erik Prince protège les chefs de gangs, 5 soldats salvadoriens capturés.
https://reseaucitadelle.blogspot.com/2026/10/haiti-quand-erik-prince-protege-les.html
- La stratégie d'Erik Prince en Haïti risque d'être génocidaire.
https://reseaucitadelle.blogspot.com/2026/10/la-strategie-derik-prince-en-haiti.html
- POUR UN EMBARGO INTERNATIONAL SUR LES ARMES EN RÉPUBLIQUE DOMINICAINE
https://reseaucitadelle.blogspot.com/2026/10/pour-un-embargo-international-sur-les.html
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