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| Richard Coles, Entrepreuneur haitien |
Remarques sur l'intervention de Richard Coles - Projet Haïti 2055
Par Cyrus Sibert - @ajandalakay
J'ai suivi avec intérêt l'interview de l'homme d'affaires Richard Coles sur la chaîne Haïti Inter. Je prends acte que le secteur privé haïtien, que j'ai tant critiqué pour son comportement sectaire, exclusiviste, monopoliste et sa culture du mépris social, puisse enfin décider d'adopter une attitude positive avec un projet de renaissance dénommé "Haïti 2055", visant à moderniser notre pays, à changer de paradigme et à construire avec la majorité nationale un espace de prospérité et de bien-être généralisé.
C'est une réaction normale, car la violence, la destruction et le chaos auxquels il fait face dans la capitale ne pouvaient que provoquer un changement de comportement. L'histoire démontre que la menace collective provoque souvent des prises de conscience. Si aujourd'hui les Chinois travaillent sans relâche à préserver la stabilité sociopolitique et le progrès économique, c'est parce qu'ils sont conscients des conséquences de leurs luttes intestines à travers l'histoire, qui ont engendré invasions et occupations étrangères, massacres, pillages, famines et humiliations de toutes sortes. Il faut donc replacer l'initiative du secteur privé de construire un projet "Haïti 2055" dans son contexte historique. Il est normal que l'enfant prodigue, qui se voit humilié à l'étranger malgré les richesses amassées dans des conditions mitigées, jette un regard sur sa terre natale avec des idées de reconquête du paradis perdu.
Ceci étant dit, adoptons une attitude positive et analysons ensemble cette démarche.
Les deux causes fondamentales
Il faut rappeler que rien ne changera en Haïti aussi longtemps qu'on ne s'attaquera pas aux deux causes fondamentales du chaos actuel : 1. L'exclusion, 2. La culture du mépris social. Je l'ai expliqué dans plusieurs vidéos sur ma chaîne YouTube @ajandalakay :
1- Causes économiques du chaos actuel en Haïti — https://youtu.be/R-h0qWgaKeE
2- Économie de monopoles : Fondement économique de l'échec de la démocratie en Haïti — https://youtu.be/asZCQfPF4hg
3- L'oligarchie haïtienne et sa sous-culture arriérée de société esclavagiste — https://youtu.be/T9s0RvzVCpU
4- Haïti, secteur privé ou agent de la mafia internationale — https://youtu.be/1Hez_dMhOs8
Ce ne sont donc pas les idées magiques d'un intellectuel français controversé qui changeront Haïti. Il faut des actions concrètes visant à attaquer les fondements structurels de l'exclusion économique, par des actions anti-monopoles, et à intégrer la diaspora et la paysannerie.
Sur Jacques Attali et l'ingénierie sociale
Jacques Attali est un intellectuel français qui pratique l'ingénierie sociale. Ce type de philosophes oublie souvent qu'ils ne sont pas Dieu au point de dicter la marche à suivre à une société humaine pour passer d'un point X à un point Y. Dans la réalité, même de bonne foi, ces gens ne maîtrisent pas tous les facteurs. Qui pouvait prévoir le tremblement de terre de 2010 ?
M. Coles, lors de l'émission, vous avez évoqué les problèmes de la France en matière de climatisation des maisons en cet été 2026. Mais le problème de la canicule et des difficultés énergétiques en France est le résultat de l'ingénierie sociale des écologistes, ce type d'intellectuels qui ont poussé les gouvernements français à négliger le nucléaire. L'Allemagne a suivi les conseils de ces ingénieurs sociaux et aujourd'hui son industrie n'est plus compétitive.
Ce que nous vivons en Haïti est le fruit de l'ingénierie sociale des années 80, quand ce genre d'intellectuels, comme Jacques Attali, conseiller du président Mitterrand, recommandait la globalisation, la mondialisation et un gouvernement mondial. Ce sont des gens qui, en 1980, exigeaient du président Jean-Claude Duvalier l'extermination des cochons créoles qui, selon leur calcul caché, devait permettre la "dissolution des communautés agraires" (comme disent les marxistes), favoriser le "développement en largeur du capitalisme" et permettre à l'impérialisme de "mettre fin au sommeil historique".
En 1994, ils ont enfoncé le clou en imposant au président Jean-Bertrand Aristide la signature de l'Accord de Paris, qui consistait à libérer les échanges et à ne plus protéger l'agriculture et la production nationale. Cela a eu des conséquences irréversibles : éclatement du tissu familial à cause de l'appauvrissement des ménages, exode rural, bidonvilisation, délinquance juvénile, clientélisme politique et son corollaire "abolocho", civils armés, gangs terroristes et kidnapping. Dans leur euphorie de la globalisation heureuse, ils ont aussi recommandé la démobilisation des Forces Armées d'Haïti, avec l'espoir que des armées étrangères seraient toujours disponibles pour défendre notre pays. Aujourd'hui, nous sommes face à la réalité : la communauté internationale est indifférente face aux massacres répétés en Haïti.
Avec le président René Préval, l'ingénierie sociale a bouclé la boucle par la "privatisation entre petits copains". Le secteur privé que vous représentez en a grandement profité, aiguisant encore plus la polarisation de l'économie et l'appauvrissement de la classe moyenne, dans une ambiance généralisée d'instrumentalisation de la violence comme moyen de contrôle social, d'exclusion de la diaspora et des couches populaires. L'assassinat du président Jovenel Moïse est la manifestation suprême du retour en force de la violence comme moyen de contrôle socio-économico-politique, comme au temps de la colonie esclavagiste et de la dictature des Duvalier.
Le changement en Haïti passe donc par des réformes institutionnelles visant à colmater et à corriger les dégâts causés par les conseils de ces ingénieurs sociaux. C'est ce que font de nombreux pays face aux dégâts du globalisme marchand. Le président Donald Trump ne remet-il pas en place des tarifs douaniers ?
On ne changera pas Haïti avec des idées farfelues, mais avec des actions concrètes.
Une autre voie de développement
Par exemple, au lieu de continuer à vous entasser dans une zone métropolitaine carcérale, avec des maisons luxueuses entourées de bidonvilles, pourquoi ne pas vous répartir à travers le pays, dans les villes de province abandonnées, afin de développer des pôles de production spécifiques et de créer des emplois qui engendreraient un déplacement inverse de la population ?
Qu'est-ce qui empêche un homme d'affaires haïtien de s'installer dans le Nord-Ouest, de travailler avec les ressortissants de ce département dans la diaspora pour construire des logements décents, des hôtels, des maisons de retraite, des usines agro-industrielles, développer la pêche industrielle, etc. ? Pourquoi pas des projets d'investissements sur l'Île de la Gonâve ? C'est ce qu'a fait la bourgeoisie dominicaine. Elle a décidé de sortir de Santo Domingo pour investir dans d'autres villes comme Santiago, Punta Cana...
Imaginez un instant que les 10 familles les plus puissantes d'Haïti décident de se répartir dans les 10 départements du pays, d'utiliser leur influence pour forcer l'État et la coopération internationale à construire des routes, des héliports et aéroports, des ports, des barrages, des centrales électriques, des hôpitaux modernes, et d'investir dans des centres de production créateurs d'emplois au niveau local. Cette initiative provoquerait une compétition entre les régions, la mise en valeur des côtes paradisiaques et l'intégration de la majorité nationale.
Le développement d'un pays passe par la conquête du marché intérieur. Comme le rappelle Dalila Chenaf-Nicet : "La conquête du marché intérieur est un moteur fondamental du développement économique. Elle permet aux pays de bâtir un tissu industriel robuste, de créer des emplois locaux et de réduire la vulnérabilité aux chocs extérieurs avant de s'ouvrir pleinement à la concurrence mondiale."
Le marché est naturellement là où il existe un problème, et les solutions aux problèmes d'Haïti sont des produits potentiels sur lesquels tout secteur privé sérieux devrait se concentrer pour créer des entreprises et s'enrichir. Les compagnies DIGICEL et NATCOM en ont donné l'exemple. On y reviendra.
Je n'invente rien. Les missionnaires américains et des ONG sont établis dans les localités les plus reculées d'Haïti où ils apportent, en plus de l'évangélisation, éducation, aide humanitaire et un peu de modernité. Si des étrangers le font, pourquoi le secteur privé reste-t-il enfermé dans la capitale pourrie, surpeuplée, remplie d'immondices et de gangs terroristes qu'est la "République de Port-au-Prince" ? De plus, le parc industriel de Caracol et son impact positif sur les villes avoisinantes du Nord et du Nord-Est est un modèle à suivre. Le surplus d'électricité produite pour ses usines est revendu à un prix abordable aux résidents des villes environnantes, faisant d'elles un rare endroit en Haïti où le courant existe 24h/24.
Lobbying utile, mais pas de solution miracle
Certes, un intellectuel comme Jacques Attali peut être utile en termes de lobbying. C'est un homme influent qui a passé sa vie à conseiller des chefs d'État. Mais il suffit de regarder la France aujourd'hui, dépassée économiquement par l'Indonésie en parité de pouvoir d'achat, pour se faire une idée de l'efficacité de ses conseils. Je doute que M. Attali aime plus les Haïtiens que ses compatriotes martiniquais ou guadeloupéens dont le niveau de vie ne cesse de se dégrader, avec la pollution des terres par des pesticides et l'augmentation des prix alimentaires à cause du monopole des békés, ces descendants de colons esclavagistes qui contrôlent encore leur vie, faute de les avoir chassés par une révolution radicale de type dessalinienne.
Ce passé que vous nous conseillez de modérer a donné à la terre d'Haïti cette spécificité : il a sanctuarisé la liberté des Noirs et la majorité nationale reste maîtresse de la situation, même quand elle prend trop de temps avant de réagir. Aucun lobby quasi-mafieux ne pourra écarter la majorité nationale, descendante des "esclaves bossales", de la scène politique.
M. Coles, j'apprécie quand quelqu'un qui pouvait se faire passer pour un étranger assume sa nationalité haïtienne. Je suis vraiment touché par l'amour et la passion de votre fille pour Haïti. Je suis aussi fasciné de voir l'engagement des enfants de missionnaires qui ont grandi dans notre pays en faveur d'Haïti ; j'aime les entendre s'exprimer en créole. Dans la diaspora, nous observons une montée vertigineuse du patriotisme des enfants d'immigrants haïtiens qui souvent ne parlent même pas notre créole. C'est un atout de soft power géopolitique que nous devons mettre à profit dans un projet de renaissance d'Haïti. Beaucoup d'Haïtiens s'expriment en portugais, en espagnol ; l'anglais ne cesse de se renforcer au sein de notre nation.
Vous confirmez d'ailleurs sur Haïti Inter le témoignage d'un membre du secteur privé, cohéritier de l'une des 6 familles les plus influentes, qui m'expliquait un changement générationnel au sein de la bourgeoisie haïtienne. Son père n'arrêtait pas de le mettre en garde contre une participation à la vie nationale ; il lui répétait qu'il devait se contenter de s'enrichir, de profiter en silence. Mais, après ses études aux États-Unis et ses nombreux voyages à travers le monde, il a réalisé qu'Haïti constitue la base de la dimension de sa famille, de ses privilèges et de sa puissance, qu'en dehors du pays il est un anonyme parmi d'autres. Qui pis est, depuis le 11 septembre 2001, son apparence physique de métis syro-libanais tend plus à lui causer des problèmes. En ce sens, il est déterminé à s'intégrer le plus possible.
La bourgeoisie n'a jamais été exclue
En fait, la "bourgeoisie" haïtienne n'a jamais été exclue. Elle a plutôt toujours raté les occasions de prouver sa sincérité et de créer de la confiance. À chaque ouverture de l'histoire, au lieu de jouer son rôle de classe dirigeante, elle préfère des approches court-termistes, exclusivistes, de mépris social, et même racistes. Le président Jean-Claude Duvalier n'a-t-il pas ouvert les portes de son Palais à la bourgeoisie haïtienne, jusqu'à épouser Mme Michèle Bennett Pasquet ? N'a-t-il pas fait de Henri P. Bayard son ami personnel et puissant ministre des Mines ? Le père de Réginald Boulos n'a-t-il pas été l'ami personnel de François Duvalier ?
Durant toute l'histoire d'Haïti, la bourgeoisie a toujours été au pouvoir. De Paul Magloire à nos jours, en passant par René Préval, Michel Martelly et aujourd'hui avec Alix Didier Fils-Aimé, elle se contente de jouir, de s'enrichir et de financer des mouvements subversifs qui lui permettront de reproduire le système de pouvoir corrompu, d'exclusion, destructeur et anti-national. Ceux qui se disent honnêtes sont passifs, ils laissent faire.
Des réformes, pas des vœux pieux
Avançons ! Je crois en la rédemption. Les gens peuvent changer, surtout après ce que nous sommes en train de vivre. On n'a jamais été aussi bas. J'espère que ceux qui s'amusaient à jouer avec le feu de la déstabilisation permanente comme instrument d'enrichissement et de pouvoir finiront par comprendre qu'ils peuvent en perdre le contrôle. Car il existe dans ce monde globalisé des flux mafieux extrêmement sophistiqués et puissants qui profitent des crises ou du chaos pour s'implanter durablement. Et, une fois sur place, ceux qui sont capables de payer sont pour eux des proies privilégiées.
Le projet "HAÏTI 2055" est trop volontariste. Il dépend trop de la bonne volonté d'un secteur, des belles paroles ou des engagements en l'air d'un candidat à la présidence contre qui il n'existe aucun levier quand il sera installé au Palais national. Même quand la volonté compte, c'est utopiste et même naïf de construire un agenda national sur la bonne foi d'un secteur privé aux habitudes sectaires et monopolistes ou d'un leader politique issu d'une classe politique affamée, parasitaire et corrompue. La solution passe par des réformes structurelles.
Vous feriez mieux d'utiliser vos ressources et moyens de lobbying pour exiger :
1- Une législation anti-monopole et de libre concurrence en Haïti (cela existe dans la majorité des pays de la CARICOM) ;
2- Une réforme de la justice. Il faut mettre fin à la balkanisation du pouvoir judiciaire. Que viennent faire des organisations de droits humains, des barreaux, des syndicats, au sein de l'administration de la justice ? Conflit d'intérêts !
3- La sacralisation du droit de propriété et un système de cadastre ;
4- Le droit à l'information à l'instar du Right to Information Act qui existe dans la majorité des États de la CARICOM ;
5- La criminalisation du harcèlement sexuel, des injures racistes et de toutes les décisions à caractère haineux ;
6- Le renforcement des forces de sécurité nationale, FADH et PNH.
Le plus important pour changer Haïti, cela doit se faire par un changement d'attitude. La bourgeoisie haïtienne s'est isolée, elle a refusé tout contact avec la majorité nationale qui se sent exclue de l'économie, de la finance et des opportunités.
Il faut suivre l'exemple de l'industrie de la musique compas. Le chanteur Michel Martelly, malgré son origine "ti rouge" et son cercle d'amis à peau claire dits "mulâtres" de Pétion-Ville, a pu se forger une popularité à travers le pays jusqu'à accéder au pouvoir comme président d'Haïti. Le succès des groupes Ti-Vice, Ti Joe Zenny, en sont d'autres preuves. Le peuple haïtien, dans sa grande majorité, apprécie ceux qui le respectent, qui respectent sa famille, sa communauté, ses valeurs et sa culture. Les missionnaires étrangers peuvent en témoigner. Malgré les troubles politiques, ils se sentent en sécurité en Haïti.
Le peuple haïtien est tellement grand qu'il a la capacité de transcender la couleur de la peau. Les dieux du vodou, dans leur grande majorité, sont représentés par des images de personnalités de race blanche. Cela ne dérange pas les masses populaires. Dessalines voulait marier sa fille à Alexandre Pétion pour sceller l'unité nationale, ce n'est pas lui qui a trahi l'Accord de l'Arcahaie avec les mulâtres. Le problème a toujours été le refus de la minorité dominante d'intégrer "ceux dont les pères sont en Afrique". En ce sens, la majorité exclue ne saurait être coupable, avec elle, du résultat chaotique de ses prétentions racistes, exclusivistes ou de mépris social.
Point n'est besoin d'inventer une nouvelle ingénierie sociale avec un intellectuel étranger qui ne connaît même pas la réalité d'Haïti. Il suffit d'aller vers le peuple. Profitez du chaos actuel qui rend Port-au-Prince invivable pour investir dans les villes de province. Cessez de vous entasser dans les villes carcérales bidonvillisées, sortez de votre zone de confort, allez vers le peuple, construisez avec lui de nouveaux pôles de production qui lui permettront de s'intégrer et de participer à la vie socio-économique.
Suivez l'exemple des compagnies de téléphonie mobile qui, malgré leurs imperfections, ont permis de commencer à résoudre le problème de la communication ; DIGICEL et NATCOM, deux compagnies qui, au-delà des profits qu'elles accumulent, permettent à la jeunesse haïtienne d'être présente sur les réseaux sociaux, de s'intégrer, de transférer de l'argent, et surtout, au petit peuple de participer en vendant des cartes de recharge, des téléphones, en les réparant, offrant de petits services qui contribuent à nourrir un nombre incalculable d'enfants, de femmes, de vieillards et de démunis, à travers le pays, dans les recoins où l'État n'existe pas.
Alors que le secteur privé haïtien, trop borné et trop arriéré, s'acharnait à défendre ses monopoles d'importation de produits finis, des investisseurs étrangers ont étudié les potentialités et investi dans la téléphonie mobile.
Quant au problème de la corruption au niveau de l'État, croyez-moi, il existe en Haïti plus de gens honnêtes que de corrompus. Il suffit au secteur privé des affaires d'avoir la volonté de supporter les honnêtes gens.
Cyrus Sibert, Journaliste, #ajandalakay
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Le changement passe par des réformes anti-monopoles en Haiti. L’économie monopoliste est féodale et constitue de la principale cause des péripéties de la démocratie; un système politique qui exige la participation citoyenne, l’intégration de tous ( de l’intérieur comme ceux de la diaspora) et non l'exclusion.— #LeReCit =================
Dans le livre les "Nouveaux Pouvoir” (Power-shift), Alvin Toffler explique la coexistence entre système politique et système économique. La démocratie exige une système économique de marché libre capable de faciliter l’intégration et la participation économique. En ce sens, il est impossible de réussir un processus démocratique avec un système économique neo-féodal monopoliste. La stabilité politique en Haiti passe par des réformes anti-monopolistes. Le systeme économique qui correspondant à la démocratie est la lire concurrence dans un intérieur marché libre. —— Analyse de Cyrus Sibert, Journaliste. ==== Suivez nos réflexions "AGENDA NATIONAL" en vous inscrivant sur notre chaine www.youtube.com/@reseaucitadelle (Subscribe)
Lisez :
Haïti : La continuité du système d'exploitation coloniale prend la forme (mardi 10 août 2010) https://reseaucitadelle.blogspot.com/2010/08/haiti-la-continuite-du-systeme.html
Haiti, Que faire? Comment sortir du gouffre? #LeReCit https://reseaucitadelle.blogspot.com/2019/06/haiti-que-faire-comment-sortir-du.html
Un conseil à la diaspora : Mieux que l'électoralisme, des réformes structurelles en Haïti. https://reseaucitadelle.blogspot.com/2010/08/un-conseil-la-diaspora-des-reformes_2391.html
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